PROMESSE 4


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PROMESSE 4

Les quais de Seine, voilà bien le théâtre de la promesse que je me suis faite tout petit d’aller au bout, quoi qu’il arrive.

Jamais rompre avec son serment d’être. Tenir.

En fait les promesses c’est avant tout un accord avec soi-même. Moi, en sentant que j’avais du chevalier dans la croisade et un cheval pour le réaliser, je me suis inquiété de toujours lui trouver son picotin.

Les murs tombent et se relèvent, ce sont d’ailleurs souvent lles mêmes mauvais compagnons qui font ce sale travail.

 

Tends ta voile et appareille !

Coque et noyau

tu es, je suis, nous sommes

vague et écume

à la paume de misaine

l’ordre d’un système qui pendeloque

Ebrouons-nous

solitaires d’une meute

L’humidité de mon regard

dissipe la sécheresse humaine

Je sors

je m’envole

je nage

je pars

et cabane

un vélo absent pour seul témoin

et mes mains

calleuses des odeurs de la terre

qui bandent l’arc

pour que la flèche de ma cathédrale

chaudronne

un entonnoir de Lumière

 

De l’amour j’en ai vu les vertes et les pas mûres…le roncier s’y plaît, c’est fou comme on le trouve dans ses jambes. Alors il n’y a que la confusion faite dans le concept du bonheur, pour faire désespérer. On récolte ce qu’on a semé, la chose est tellement indubitable qu’après des millions d’années l’homme en est toujours à penser qu’un jour viendra…le messie…sans s’être posé la bonne question que le mais si ça n’est que Lui.

Les marelles sont bleues sur un sol de Terre sale de pas errants. Les enfants ont la ficelle du cerf-volant qui ouvre sur le Ciel, j’ai grandi de l’avoir jamais coupée.

Niala-Loisobleu – 19 Mai 2017

 

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PROMESSE 3 / « Le Coeur Innombrable »


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PROMESSE 3 / « Le Coeur Innombrable »

La vie profonde

Être dans la nature ainsi qu’un arbre humain,
Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l’orage,
La sève universelle affluer dans ses mains.

Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l’espace.

Sentir, dans son cœur vif, l’air, le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre ;
— S’élever au réel et pencher au mystère,
Être le jour qui monte et l’ombre qui descend.

Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du cœur vermeil couler la flamme et l’eau,
Et comme l’aube claire appuyée au coteau
Avoir l’âme qui rêve, au bord du monde assise…

Anna de Noailles – (Recueil Le coeur innombrable)

Profiter, que n’ai-je pas pris assez au sable des parties du goût de ta peau quand tu t’en étais roulée pareille à la vague dans l’éclat de notre m’aime cri, nus l’un dans l’autre, tous les habits de la grimace perpétuelle du monde jetés aux orties ? Profiter, de l’assaut  hors de la mort des guerres que mes parents ont traversé, ma main tenue, je me demande et jamais ne saurait, comment elle a réussi à franchir le feu meurtrier. Profiter, des guitares se collant aux murs des rues qui montent à la lune, accroché comme l’hibiscus mauve de rose tirant au bleu, le toro sans les oreilles ni l’aqueux sorti du labyrinthe. Profiter, éjaculé d’un front populaire ce refus de subir du con j’ai payé. Profiter, de l’équité qui laisse aux femmes les poils qu’un féminisme anti-nature arrache, pour une pseudo éternelle illusion infantile. Profiter, mon libre-arbitre sur tous les terrains de foutre bal comme un ça ira, si on y va, pas si y on reste. Profiter, à bâtir des trous dans les murs. Profiter, dans un monde aveugle de mon oeil visionnaire avant que la surdité ne l’ô raye. Profiter, vivre, vivre, ô oui vivre, debout putain de cheval, ruant des rins au centre d’un univers ne rêvant qu’au profit. Ne laisser au temps que la place légitime qu’il nous accorde, sans perdre le sens de l’heur lisible sur la voûte étoilée. Les jardins n’ont que des voyages au fond des valises et des épines aux bouts des tiges, raison suffisante pour ne rien ignorer de la culture de l’école buissonnière. Ne croire qu’en son âme dès lors qu’en se torchant, on a pas condamné un arbre à devenir victime de la divine comédie humaine.

Niala- Loisobleu – 2 Mai 2017
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(Promesse 3 – 2017 – Niala – Acrylique s/contrecollé, encadré s/verre 40×50)

IL ME TARDE


IL ME TARDE

Ces derniers mots que tu m’as dit, je me les passe en boucle appuyé au balcon des demains, en scrutant au loin ce qui  ce soir fera ou non deux mains. Tout nage dans la non-réponse encore faite à la PROMESSE. Peinte au cuir chaud de ta peau, elle se promène seule en mer. Où ? Quelque part sans avoir laisser le moindre repère d’un reçu cinq sur cinq. Mes pores loin d’avoir brulé leurs derniers vaisseaux s’essuient Mélody Nelson, en grillant les feux d’étthers craquelés. Par la fente du créneau qui nous relie, me voilà qui serpente au torrent de ton col, chacun son tour en tandem appuyant sur les manivelles pour se monter en danseuse, la tête dans le guidons-nous que rien ne se perde. Tudieu heureusement que t’as un double plateau, me v’là qui te monte dans l’abîme à re-culons, à qui qu’aura gagné l’étape en premier pour aller passer la nuit à l’ô tels. Ce que je vais peindre aujourd’hui tiendra notre figuratif en abstrait. Expression m’aime du souffle retenu, qui n’a d’autre chance d’être entendu que par la magie du parfum qu’il exhale. Les fleurs de la fenêtre en ont le pouvoir.

Niala-Loisobleu – 23 Avril 2017

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LA BOÎTE A L’ÊTRE 14


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 14

GRAINS DE VENT

SAGESSE

« Si tu veux construire un bateau,

ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres,

pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose…

Si tu veux construire un bateau,

fais naître dans le cœur de tes hommes et femmes

le désir de la mer. »

.Antoine de Saint-Exupéry

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Au ber l’ossature navale s’appuie écoutilles fermées

Le tranchant de l’étrave s’est écarté des filets de pêche

Sur l’horizon les écluses attendent le retour du désir

Aucune invite

Aucun s.o.s

Seule une amarre à l’écoute

Ne quitte l’ancre des yeux

Marée de sans

Odeur de flux

Rien ne dort de l’attente

Les mouettes ont les ailes déployées sur le sillage

Grains de vent loin devant

Niala-Loisobleu

17 Février 2012

 

A VRILLE QUE VEUX-TU


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A VRILLE QUE VEUX-TU

Ceci n’est pas une pipe me dit-elle en refermant la blague à j’t’abas si t’avances à bout portant Si ça sent le poisson c’est pas moi qu’en ai mis un au bout du fil, vu qu’en Avril comme en autre, moi, j’suis pas couvert du moindre A vrille, à vrille, putain c’est déjà l’embryon du prochain président qu’est dans l’oeuf Euphémisme que cette tristounette campagne où l’amer est en plein centre vil Nous n’irons plus aux bois trousser l’ô net passant En politique plus tu mens plus tu sondes haut, à croire que la statistique s’évalue à la canule mise au plus profond du trou à purin, En France on aime pas le Ricain, alors comme dab on va se la jouer Trump pour avoir de quoi s’en plaindre durant un quinquennat L’école publique continuera de laisser croire aux enfants qu’on vit en démocratie tout en leur sapant un peu plus le sillon qui les abreuve La Marseillaise grâce à la Bonne Mère, pourra perpétuer l’enfantement dans la douleur

Je vois l’herbe devant ma porte et je me dis qu’à la cabane j’ai pas besoin de mots quête Sans doute que mon impression de paradis vient de là Quand le feu avale nos forêts et qu’il n’y a pas d’avion dans le pompier, me reste le saut en dehors du vide que je peux peindre grâce au talent personnel de tout un chacun de vouloir aimer vivre Pas plus que toi, Bouffi, j’ai la capacité de refaire ce monde pourri, seulement ce qui pousse dans mon coeur ne dépend que de mon savoir jardiner propre La haine m’excite l’amour Fou et fier de l’être, voilà dans le pire des cas ce que je vous souhaite Et ça ce n’est pas une pipe, m’aime si nous voilà le 1er Avril

Niala-Loisobleu – 1er Avril 2017

1.09.2016 - 1

TOUT CONTE FAIT, SUITE A…


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TOUT CONTE FAIT, SUITE A…

Quand le sabre en lui pénétrant les reins se retourna, il avala sans boire l’eau de là. Une idée défaite du passé. Dans les étuis, les cuivres ternissaient sans plus se prendre la tête à vouloir retrouver l’âme des violons. L’ocarina colle aux quintes, de son air cucurbitacée qui aurait percé ses fonds de culottes, sur un piquet d’école trop fréquenté pour imaginer sans tirer avec une mention très bien.

Son choix presque à terme, juste à deux pas du mûr, montrait comment sans coup férir, on peut se sortir du bilieux mal fréquentable. L’ictère cornue de la famille du crotale au sein se reconnaît aux bonnets 95 B, qui au premier signe de fugue, vous met en moins de 30 secondes, sur le carreau d’un ô cul us des polis tout à la main.

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Marcel à force de vouloir offrir ses pôles sur la poitrine et plus loin que les avant-bras de l’entrecuisse, au vu et au su d’un monde ouvert (que dans sa tête) comme un lit-clos en période de congés annuels, s’en était sans doute pas assez pris dans la tronche, pour qu’à chaque fois il remonte à l’assaut de l’infortune, qui veut gagner des biles lions.

Tout ayant une faim, Marcel, sans que rien ne l’ait laissé paraître se mit à regarder les étiquettes, pour voir ce qui entrait dans la composition du plat du jour. Le profiteur se reconnaît des autres, à ce détail près, qu’il s’imagine pas un instant plus pouvoir se gaver de son légume préféré :le naïf, qu’on trouve en tous climats et en n’importe quel potager du monde.

Sa Grand-Mère lui en avait eu beau montrer les différentes espèces, il en avait pas tenu compte par excès de bonté, probablement une séquelle judéo-chrétienne, qui avait réussi à l’infiltrer, lui le mécréant consacré (il est prouvé que le vrai mécréant est un croyant souvent plus sincère qu’un pratiquant de la messe du Dimanche à 11h). Son vieux copain Achille, l’étalon, comme l’avaient surnommé les filles, ne manquait jamais de lui réitérer entre deux stations, lorsqu’il voyageaient ensemble.

Je tiens à ma santé, lui renvoya son image depuis la glace de sa toilette, ablution psychique.

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A force de mirages de leurs belles paroles sauf les chameaux, que voyaient ses yeux ? Eh ben rien que des cars à vannes, sans qu’un chien s’y hasarde. Troublant, non ? En un éclair il défoudrayât d’un coup son an blême. Frappé par une brusque apparition du Vésuve, lui projetant un documentaire sur Pompéi, ses maisons closes ouvertes aux partouzes, et où, à présent, l’or gît sous la cendre, sans qu’un phénix ait remédié à la situation depuis l’Antiquité. Surprenant non ?

Ton oeil droit ne connaîtra plus d’amélioration, l’intervention subie il y a maintenant quatre ans, a réussi en ce qui concerne la destruction de la capsule qui l’obstruait, mais a causé un affaissement de la rétine, qui en réduit la vision. Quant au gauche, c’est statu-quo, sa capsule ne s’est pas développée depuis ce même délai, restera-elle ainsi, ou proliférera-elle d’un coup, les deux sont possibles. On ne l’opère pas en l’état, chui là. Nous nous reverrons donc dans un an, si rien ne se produit entre temps…..merci Docteur., cligna-t-il des deux, acide.

Marcel, s’arrêta un instant devant son passé. Il vit dans un coin de la vitrine, une image de cabane, qui se tenait à l’écart des belles peintures à faire croire et des mélis-mélos du Grand-Guignol du quotidien. Il entra et vit un espace ouvert donnant sur la mer. Il avança vers son vélo en chantonnant que la mer on en voit jamais l’bout en apprenant à la prendre par le bon.

J’ai écrit ce billet en réponse à celui d’Océan de Couleur: « Sommeil d’une Vie »

Sommeil d’une vie

Niala-Loisobleu – 14 Mars 2014

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FACE A FACE AVEC MA PEUR


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FACE A FACE AVEC MA PEUR

Mes ongles ont rencontré la peur au contact des tables d’école, sans être alors en mesure de la lier au plongeon dans le vide du ventre maternel.

La peur comme ces odeurs d’encre

se garde dans ses livres d’histoire

de sa géo du patrimoine.

Les unes sur les autres

en estrade

mes peurs ont peint mes couleurs sur le tableau noir des jours.

L’enclume a battu la sève de mes arbres d’amour avec un faire pas toujours forgé à l’intention première. Je me suis tapé sur les doigts à tourner mal le marteau. au point que le savetier chante à perdre alène.

D’où es-tu, me suis-je dit tout tremblant, ce jour d’été où nous nous sommes trouvés face à face, à flancs de poubelles ? De partout, des endroits d’ici de mon pays, à là-bas, par mes racines la couleur de l’accent plantée aux creux des pierres, la peur en pisés, mélange de terre et de paille, s’est mise en planque des siècles sur les terrasses de nos flancs sans rien dire de notre rencontre programmée pour ce jour là. Dans nos natales différences préparées à nous mettre au pied du mur.

Chaque coin de chez-nous

heureusement,

existe autrement que par les tristes gravures de noms à son monument,

l’herbe qui renaît toujours aux bords des ornières

où les roues ont marqué le sol,

montre bien la verdeur de ses chemins

Ce que j’ai appris de la peur m’a suffit à comprendre que nous sommes maîtres et compagnons de notre existence

L’odeur du bois qui brûle sous la poêle de l’oignon roussissant le calcaire d’une vigne aux âtres des garbures, choucroutes, potées, tourtes, et charcutailles fromagères ou pas, plats qui ont mariné dans les cépages de nos crues, ont le tannin de nos chênes, derniers lièges, ultimes bouées. La suie des sueurs de mines, tient mieux les galeries des sources souterraines, phréatique des estuaires,  que les étais branlants d’un refus de surmonter sa peur sous prétexte que ne pas prendre de risques conforte. Et nos charpentes, vertébrales des pêches lointaines, bossoir maritime au vent des flèches vous ne voulez plus les entendre gémir la douleur du vouloir tenir coûte que coûte ? Allons on ne fait pas l’économie de son passé au seul prétexte de rester soumis à la raison du code d’une société.

Aimer ne correspond pas à une taille, une pointure,un étalon, un paramètre, un code de bienséance. Aimer n’est que la réponse d’une âme à l’autre, ayant trouvé le sens de ce qu’est le silence.

Je sais pour l’avoir vécu il y a quelques heures encore que la peur permet de se voir tel que l’on désire être.

 

Niala-Loisobleu – 4 Février 2017