LA BOÎTE A L’ÊTRE 12


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 12

L’AUTRE VERSANT

Des deux, puisque côté versant il y en a toujours deux, que tu sois seul ou pas, l’un se reluit au soleil pendant que l’autre, pas forcément fainéant, a beau faire, ou il se gèle ou il pâlit de n’avoir pas de couleurs à poser dans son écriture.

Mais qu’à cela ne tienne le plus joyeux des adrets au moment où tu sautes à pieds joints dans la grosse vague qui va enchanter ton bain de mer, t’éclate en pleine poitrine et te roule au fond de l’ubac…c’est la tasse…du sable plein la gorge et les yeux, que quand tu redresses le torse, tu reconnais plus ta tête tant elle elle est cernée sous les poches et dans l’affaissement des moustaches.

C’est la vie, dans le chemin des herbes, celles que tu as choisies folles, sauvages, ignorées du soin esthétique du rasoir ou de la tondeuse, le vrai poêle toujours chaud, qui te laisse comme le sauvage, touffu du partout, généreux sans restriction ni des selles ni du mail ô

J’ai pleuré si souvent avec Grand Jacques, d’avoir, bien qu’avertis, lucides, été trahis et condamnés à perdre une confiance que porte l’innocence naturelle.

Assommés on se retrouve ko debout au milieu de sa joie d’aimer vivre.en aimant aimer.

On n’a plus qu’à ramasser quelques penailles d’un quotidien indifférent, pour les fourrer dans une cheminée vers son ailleurs, en allumant son feu d’aller mourir ce monde-là…

Niala-Loisobleu -20 Septembre 2014

Ce matin en ouvrant son poste, il a trouvé dans sa boîte un faire-part de quarante haine disant les maux qui tuent. N’oublies jamais que je t’aime avait aile dit en sautant librement sur sa branche, toi tu n’es pas un oiseleur, tu m’enlèves toute peur.

N-L – 08/02/17

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A SEL QUE J’AIME


A SEL QUE J’AIME

J’ai des patins dans la langue à roulettes

un tricycle branché patinette

Comme une membrane mes tempes battent macadam

un vasistas percé au plafond des nuits noires

Mitres cheminées aux zincs des percolateurs

ça fume du toi à moi

Un panier d’oeufs durs

une odeur viandox

de la cendre froide

sur le tapis d’un disque de der

autour d’une table de bise trot

mes lèvres te courent après la soupe à l’oignon

des forts des halles

aux douves de Pierrefonds

Le paysage sur l’impérial Prosper

plat comme un Mérimée

comme disait le père Hugo

A hauteur démesurée

j’me dis des pensées ramenées à leur juste proportion

Notre-Dame où est le bon son de cloches

Si Viollet-le-Duc avait pas trouvé du gypse sur tes murs

aurait-il redonné un accent autour de Carcassonne

c’est une bonne question

où ce que j’aime dans la pierre c’est la maladie d’amour

avec cette brune heure de ses cheveux blancs

puis l’âge ça embellit par l’authentique resté intact

m’aime agrandi que je crois

bien sûr faut pas laisser mourir la vie

seulement faut pas confondre retendre l’appeau

avec chasser l’âme au profit de l’apparence

Le paraître ça me fait comme un don qui schoote en touche

au lieu de se foutre à poils

porté par une élévation verticale

Un jeune homme préoccupé par l’existence se cogne à tous les carrefours du sacré

d’où viens-je pas facile à vivre

et quand on se prénomme Piscine

j’te dis pas la profondeur du grand bain

surtout quand t’en arrive à t’embarquer avec un tigre du bain gale

Ceux qui savent tout c’est vrai ça n’existe pas

l’Ô dit sait macache rien de bon

Faites pas attention

quand j’parle en faisant semblant d’être tout seuL

c’est que j’suis avec quelqu’un très proche

Comme cette nuit

où j’ai revu enchanté

L’Odyssée de Pi

pas eu peur

et c’était pas du cinéma trop beau pour être vrai.

Niala-Loisobleu – 19 Janvier 2017

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Vents divers…


Vents divers…

 

Quand au chavire tout, le même jour change de tenue plusieurs fois entre les heurts d’un vent déménageur, se tenir debout dans l’idée demande une conviction d’un autre tant.

Un temps périt…

La nature humaine est ainsi faite. Elle a ses saisons où l’attirance est solidement ancrée, puis les moi émoi où faut passer un ravin soudainement apparu. Sur un pont de singe qui vous vide l’estomac tellement ça balance.

A qui la faute ?

Bah, je laisse les prédicateurs savants dans l’art de profiter du moment de faiblesse idoine, se faire leurs courses. Un être humain qui souffre (les motifs sont tellement nombreux…) c’est une sensibilité exposée au pire. Prise par l’impératif de sortir du sinistre. La peur n’est pas le visage du vil que la littérature dispense. Moi je crois que c’est le premier sentiment qui arrive à la naissance et qui reste jusqu’à la mort.

La peur elle est le témoin du bien et du mal.

On ne vit pas sans elle, on vit avec ailes.

Ce que je mords de mes dents tellement j’y tiens, peut se relâcher l’instant d’une carie qu’il faut soigner. Ce qui n’a rien à voir avec l’os auquel je tiens.

Je n’oublie rien de ce qui me fait chien.

Niala-Loisobleu – 22 Novembre 2014

 

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CORPS A L’HORIZON


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CORPS A L’HORIZON

Et les ténèbres se sont ouvertes une nouvelle fois, et ont dévoilé un corps :

tes cheveux, épais automne, chute d’eau solaire,

ta bouche et la blanche discipline

de ses dents cannibales

prisonnières des marécages.

Ta peau de pain à peine doré

et tes yeux de sucre brûlé

sites où le temps n’a pas de cours,

vallées que seules mes lèvres connaissent

défilé de la lune qui qui monte vers ta gorge depuis tes seins

cascade pétrifiée de ta nuque

haut plateau de ton ventre,

plage sans fin de ton flanc

Tes yeux sont les yeux fixes du tigre

et une minute après

ce sont les yeux humides du chien

ton dos s’écoule tranquille sous mes yeux

comme le dos du fleuve à la lueur de l’incendie.

Des eaux endormies sculptent jour et nuit

   ta taille d’argile

et sur tes flancs immenses comme les

sables de la lune,

le vent souffle par ma bouche

et sa large plainte couvre de ses deux ailes grises

la nuit des corps

telle l’ombre de l’aigle sur la solitude du désert

Les ongles de tes doigts de pied sont faits du cristal de printemps.

Entre tes jambes se trouve un puits d’eau somnolente,

baie où la mer nocturne s’apaise,

noir cheval d’écume,

grotte au pied de la montagne qui cache un trésor,

bouche du four où sont cuites

les hosties.

Souriantes lèvres entrouvertes et atroces,

noces de lumière et de ténèbres

du visible et de l’invisible

(ici la chair attend sa résurrection et le jour de la vie éternelle)

Patrie de sang,

Unique terre que je connaisse, qui me connaisse,

unique patrie en laquelle je crois,

Unique porte vers l’infini.

Octavio Paz

 

Nous n’avons au creux du ventre que le m’aime oeil pour endiguer la crue des vues contraires à l’accomplissement du bonheur simple. Plus d’arbres qui tombent, de pans de routes qui s’effondrent, de mers qui débordent, qu’il n’en faut pour nous couper l’Un de l’Autre, font barrage. Arrachant nos lèvres du baiser où elles nageaient contre toute angoisse déplacée, inquiétude justifiée. Au doute qui assassine devons-nous ouvrir l’allée ou y a que des ficelles de pantin ?

La brutalité de ce qui tranche est plus souvent le signe d’un attachement profond qui veut sauvegarder de l’anéantissement survenant d’un désastre non prémédité. En frappant entre les omoplates le poignard ne fait pas l’ablation du coeur.

L’infini n’a pas d’impossible il est le contraire du décor d’un mythe consacré.

Niala-Loisobleu – 4 Octobre 2016

 

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La Boîte au l’Être 9


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La Boîte au l’Être 9

ATLANTE IDE

Le sable étendu aux plis du désert

souleve ses épaules à la vue des chameaux

Les yeux enfouis dans toutes les directions

il se dit

– Où que je regarde je ne vois que des bosses

pourtant mon Ami le vent

n’ignore rien de mon penchant à mettre les choses à plat

– C’est vrai mais tu rêves trop, me répondit-il en m’envoyant une poignée de grains dans les yeux

– Vois les choses en face

tu crois qu’il suffit d’être naturellement bon pour que le tant soit beau

c’est pas parce que tu vois le vrai apparaître en dépit des efforts du faux pour paraître

que tu vas initier un autre art de vivre

Cette manie des hommes de faire la roue

elle n’a nul besoin de la générosité

Tu donnes ils prennent

la simplicité ne mène à rien

le compliqué voilà comment l’homme se fait paon

et il adore

Le voilà devenu héros

Les grands mots du Je au nom du Nous

tu parles

c’est l’incroyant qui se devient dieu tout seul

de sa main

réflexe inconscient du mortel qui veut gagner l’éternité

Moi moi moi

c’est bien vrai ça que nous sommes tous égo

Le sable tournant le dos au sot

pris l’appel

et d’un élan du coeur

plongea dans la mer

en laissant les châteaux aux assauts de l’ô

Aux fonds du fond de moi

j’écoute la voix du Capitaine

sortir de son enfoui sous la mer

et lui réponds

Petit-Frérot je te l’avais montré que le bien n’appartient  qu’à soi-seul , que ce n’est pas une exhibition pour que ça rapporte, que le salaire peut en être la peur, que faut donner du dos à grands coups de reins pour en jouir d’Amour Bleu autrement que de pu teint.

Niala-Loisobleu – 25 Février 2013

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Cette densité qui me chimique les nerfs gît-ailes ?


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Cette densité qui me chimique les nerfs gît-ailes ?

Putain de placards

Abats-les !

Oh Barbe-Bleue rends-my mes bonnes clefs

tu t’as gourré

j’suis que l’Petit-Peintre

pas un cas de nasse à pu teint

ni un compte de Canterbury

en corps moins un des cas mets ronds

« Combien de vaillants hommes, que de belles dames, combien de gracieux jouvenceaux, que non seulement n’importe qui, mais Galien, Hippocrate ou Esculape auraient jugés en parfaite santé, dinèrent le matin avec leurs parents, compagnons et amis, et le soir venu soupèrent en l’autre monde avec leurs trépassés. »

— Boccace, Le Décaméron, Première journée4.

Prends-my par les yeux

et regardes bien au fond

tu verras

que j’as bite à seins germés des prés

que d’Amour

Léo, Philippe, Serge et les Autres

dans le franc-parlé !

Niala-Loisobleu – 23 Septembre 2016

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VIGILANCE


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VIGILANCE

 

Je me lève. Rien. Lavant mes yeux à partir du premier instant pendant tout l’encours de ma pensée, je fais la toilette du sol sur lequel je marche.Mon intention : conserver l’espoir de vivre sur le toit des abysses. Entre les dents du bonheur.

VIGILANCE

A Paris la tour Saint-Jacques chancelante

Pareille à un tournesol

Du front vient quelquefois heurter la Seine et son ombre glisse imperceptiblement parmi les remorqueurs

A ce moment sur la pointe des pieds dans mon sommeil

Je me dirige vers la chambre où je suis étendu

Et j’y mets le feu

Pour que rien ne subsiste de ce consentement qu’on m’a arraché

Les meubles font alors place à des animaux de même taille qui me regardent fraternellement

Lions dans les crinières desquels achèvent de se consumer les chaises

Squales dont le ventre blanc s’incorpore le dernier frisson des draps

A l’heure de l’amour et des paupières bleues

Je me vois brûler à mon tour je vois cette cachette solennelle de riens

Qui fut mon corps

Fouillé par les becs patients des ibis du feu

Lorsque tout est fini j’entre invisible dans l’arche

Sans prendre garde aux passants de la vie qui font sonner très loin leurs pas traînants

Je vois les arêtes du soleil

A travers l’aubépine de la pluie

J’entends se déchirer le linge humain comme une grande feuille

Sous l’ongle de l’absence et de la présence qui sont de connivence

Tous les métiers se fanent il ne reste d’eux qu’une dentelle parfumée

Une coquille de dentelle qui a la forme parfaite d’un sein

Je ne touche plus que le coeur des choses je tiens le fil

André Breton (Le revolver à cheveux blancs)

L’intuitif extraverti que je suis vérifie la couleur des pavillons claquant au vent. Un doigt mouillé pour l’orientation. L’ordre affiché est le plus vieux piège que trouva l’homme pour ne pas annoncer la couleur de ses véritables intentions. La chasse primordiale était ouverte. Les moulins à prière aussi.

Foin de ces manèges, ne cherchant pas le trône, je ne vais pas me tourner vers sa foire. L’aspect politique du monde s’est rendu propriétaire de l’individualité. Piétinant toute conviction propre à chacune des cultures, il est devenu vain de penser renverser la tendance. En revanche le Sentiment intrinsèque doit demeurer sain. Tourner le dos en mettant son coeur de face derrière un grillage c’est travestir son battement. J’accorde toute ma vigilance.à ne rien dissimuler de l’honnêteté du mien.

Niala-Loisobleu – 08/08/16

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Ouais dans le fond que serait devenu l’homme sans son vice sans fin ? Rien d’autre que ce qu’il est Bouffi, un écrou déboulonné.


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Ouais dans le fond que serait devenu l’homme sans son vice sans fin ? Rien d’autre que ce qu’il est Bouffi,

un écrou déboulonné.

 

Alors qu’au loin se rapproche l’incertain, on voit entrer le bruit de l’errance à la grille. Quand bien même il sonnerait juste, qui l’entendrait vraiment tel qu’il est. Sa voix de loup, pelote déjà Petit Chaperon Rouge avec le beurre emballé dans la culotte. Il s’était tapé grand-mère en entrée, dès le début.A moins que ce soit un cardinal de Lyon qui sortirait la tentation du retroussé de la soutane. Mais c’est pareil, tout ça c’est qu’un abominable  suppôt qu’on s’est eu dans l’cul en fin de genèse.

Merde Jérôme c’est Bosch y a plus personne pour essayer d’éclairer la noirceur de l’homme. Hormis les cornes en tous genres se posant comme un brame sur le front des lambdas  toutes catégories, nib de licorne pour apurer une lubricité permanente. J’ai peur que la vierge à l’appeau noir soit plus portée sur l’épaule des gitans au bain de mer, mais vienne tout droit en provenance d’un dégrise-guerre de Bangkok. D’une pédophile sociéty où on s’abonne à curer l’enfant unisexe.

Un qui se prétend religieux ne proférait-il pas ces jours-ci que toute femme qui n’est pas voilée doit-être violée-en tournante recommandée-ben dis donc sous la jupette du derviche faire la ronde ça n’a rien d’un printemps comme dit l’adage.

« …La licorne était connue de par les textes grecs antiques. Dans un passage du Physiologus traduit par M. Freeman la licorne est décrite au bord d’un lac dans lequel les animaux viennent boire. « Mais avant qu’ils ne soient rassemblés, le serpent vient et lance son poison dans l’eau. Alors les animaux remarquent bien le poison et n’osent pas boire, attendant la licorne. Elle vient aussitôt vers le lac et, faisant le signe de croix avec sa corne, elle détruit le poison ». Ce texte est réellement fondateur de la légende de la licorne au moyen-age.  Sur le panneau gauche du triptyque du Jardin des Délices, l’animal totem du diable ayant commis son forfait remonte sur l’arbre de la connaissance à droite du lac… »

Ouais dans le fond que serait devenu l’homme sans son vice sans fin ? Rien d’autre que ce qu’il est Bouffi, un écrou déboulonné.

La couverture Dieu-and-co ça tend à réchauffer que du serpent dans son saint.

Heureusement ma laïque croyance ne m’hameçonnant pas au péché et à enfer à côté d’mes pompes, l’idée profonde qui m’habite est au-dessus de ma ceinture. La femme dévoilée révèle la Beauté intégrale de la Nature. Elle n’en retient pas que le nuage.. Et ceci en dehors des canons. L’amour c’est canon, que tu sois de n’importe quelle taille, de n’importe quel poids et surtout de n’importe quelle couleur.T’es toujours Beau dès lors que tu te respectes tout seul à ne pas voir les Autres sous une quelconque condition.

Ah la lie corne !!!

Niala-Loisobleu – 07/08/16

 

Deja-Vu

D’un soleil habillé en « parti sans laisser d’adresse », l’horizon n’est pas amoindri par la moindre coulure de rimmel.


D’un soleil habillé en « parti sans laisser d’adresse », l’horizon n’est pas amoindri par la moindre coulure de rimmel.

Il est insupportable de se sentir part solidaire et impuissante d’une beauté en train de mourir 
par la faute d’autrui. Solidaire dans sa poitrine et impuissant dans le mouvement de son esprit. 
Si ce que je te montre et ce que je te donne te semblent moindres que ce que je te cache,
 ma balance est pauvre, ma glane est sans vertu. Tu es reposoir d’obscurité sur ma face trop 
offerte, poème. Ma splendeur et ma souffrance se sont glissées entre les deux. 
Jeter bas l’existence laidement accumulée et retrouver le regard qui l’aima assez à son début 
pour en étaler le fondement. Ce qui me reste à vivre est dans cet assaut, dans ce frisson.

 René Char

Alors construire aujourd’hui reposerait sur tout casser à deux mains ? La bravoure du super anar qui du ku-klus-klan n’a retenu que la morale de la cagoule pour te casser la gueule en s’en faisant sa récré. Pauvre je.Rien de ce qui a été construit ne finit en suicide du futur.

Tu peux te faire moche, prendre la langue de travers, te tâcher derrière un condensé de tes restes de  vomis, être à faire peur, t’arriveras jamais à faire fuir ce que d’amour tu possèdes intrinsèquement. Je ne fais pas crédit à l’arnaque quelque soit son déguisement. Tu n’aurais pas été belle sur le fond que j’aurais jamais pleuré d’émotion à te vivre. C’est l’homme qui a inventé les dieux, pas le contraire. L’amour ça passe ni par une apparition ni par la voie de Jeanne d’Arc ! C’est incamouflable !

Niala-Loisobleu – 06/06/16

10t-Dariusz Klimczak