J’ai la crève, ma différence toute en surface


J’ai la crève,

ma différence toute en surface

 

Ah l’entendre, Marguerite, moi l’homme de ménage que je me sens dans ma façon d’être de surface en tout  explique que l’idée du Beau n’a rien , mais pas du tout du semblant d’être et de se faire voir en usage dans ce monde tartufe…pourquoi on écrase les enfants en les scolarisant le plus tôt possible ? Mais pour être certain qui seront manipulable s à la sortie du moule….

J’ai la crève, ça faisait longtemps mais c’est drôle je reste lucide dans la fièvre…pas de doute j’suis un dépravé…

Niala-Loisobleu – 13 Février 2018

 

Baise ah mes mous t’shows


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Baise ah mes mous t’shows

En démêlant le mollusque de la coquille, alors que rien ne surgissait de la vase, d’une bulle éclata un panel de propositions. Nous y voilà, sur ce point là, pas de doute, on reconnaît tout ce qu’on vit. L’ordure sur le trottoir n’offense pas l’interdiction de déposer, comme l’herbe sur laquelle il venait d’uriner trouvait du plaisir à se faire secouer par un couple-moteur carburant à la libido. J’ai vu un oiseau métallique dégorger ses toilettes dans un bol d’air pur, plus d’une fois par jour. Oui c’est vrai. Mais si on s’écoutait le fond de la pensée, je me demande comment on arriverait à garder le goût de vivre. Rien que de voir tout ce qui entre d’où on sort…imagines, si t’as le courage, attention, l’image peut-être pire qu’un poumon de fumeur en fin de clope. La bouffe vaut mieux la voir dans l’assiette que dans la préparation en cuisine. Derrière le beau du maquilleur, ça purule plus qu’on croît en culture biologique. C’est comme les résolutions prises. Quel rapport peut-on leur trouver dans la réalité. Mais ça vaut sans doute mieux que ça se passe sans se faire. On a pas besoin de changer grand chose pour souffrir. C’est du mal en plus. Un jour je m’en irai me couper les ponts. Bing-Bang, j’ai fait sapeur dans mes années militaires. Je connais l’explosif. C’est pas de la poudre aux yeux. Et que ça saute, Mesdemoiselles au salon, comme y veille cette vieille maquerelle féministe qui se fait l’égérie du harcèlement en ce moment. Tout n’est qu’une question de mode. Si c’est must, pas de problème c’est vendeur.

Niala-Loisobleu – 21/01/18

Des Etats de mon Esprit 2


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Des Etats de mon Esprit 2

 

Toi et moi, avons notre partie cachée posée sur pivot. Elles tournent, ensemble ou chacune leur tour avec le soleil. Sans oublier la lune, fantasque, jalouse, lubrique, libertine, qui forme un bel ensemble paradoxal. La pluie étant un des agréments de la circulation, laissons-là où elle tombe, si le chargement se renverse on ira à l’hôte-aile retenir des draps secs. Reste de face ou tourne-moi le dos, quitte à évoluer,  tes aspérités comme tes creux sont pile et face. No problème. A l’approche des rizières j’ai toujours la partie prenante qui n’hésite pas. Le palmier ploie avec une souplesse acquise dans l’étude du comportement du roseau. Ce qui donne toute latitude au cheval pour ruer. Le premier qui cause n’a pas toujours raison. Tu sais la sente qui douane le bord de mer, elle parle l’embrun comme personne. En passant dans le virage du gouffre, j’entends fondre l’airain de l’océan, quelque chose de tes vertèbres dans la ressemblance du gémissement, me disent mes mains en quête de perfectionnement. J’ai dessiné tant de ce qui se dresse, que l’idée de me rendre m’est devenue étrangère. Ainsi avant que tu rompes le silence n’avais-je reçu que des pulsions positives. A la dernière guerre j’ai vu trop de tortures séparatives pour n’avoir pas retenu le sens trompeur de la présence bidonnée. A propos si je mourais, il ne faudrait pas écouter ceux qui disent qu’ils s’en remettront jamais. Surtout en ce qui te concerne, puisque j’aurai resté là.

Niala-Loisobleu – 16 Janvier 2018

 

Dark was the night : Blind Willie Johnson

C’est un hymne religieux écrit au 18 ème siècle par Thomas Haweis que Blind Willie Johnson a adapté

Dark was the night, cold was the ground, on which my Lord was laid.
Mine was the debt, mine was the crime for which my Saviour paid.
How could He die? How could He die to save a soul like mine?
To save a soul like mine?

Cold was the night, black was the tomb. They sealed it with a stone.
Still was the air, stilled was His breath, and there He lay alone.
Body and blood, broken and shed; the price of love divine.
The price of love divine.

Dark is my mind, cold is my heart, and black my sin stained soul.
Can it be true, can it be real, that God would make me whole?
Deep is the pain, deep is the fear, so deep the sin in me.
So deep the sin in me.

Earthquake and light, wonder and fear, the stone was rolled away!
Mighty He rose up from the grave. Oh great and joyful day!
Saviour and Lord! Saviour and Lord! His love has set me free!
His love has set me free.

La nuit était sombre, le sol était froid, ce sol sur lequel Dieu était enterré
Cette dette était mienne, ce crime était mien pour lequel mon Sauveur avait payé
Comment avait-il pu mourir ? Comment avait-il pu mourir pour sauver une âme comme la mienne ?
Pour sauver une âme comme la mienne ?

La nuit était froide, la tombe était noire. Ils l’avaient scellée avec une pierre.
Il y avait toujours un souffle, son souffle qui s’apaisait, et il était étendu seul.
Un corps et du sang, cassé et dépouillé, le prix d’un amour divin
Le prix d’un amour divin

Mes pensées sont sombres, mon coeur est froid, et noire est mon âme souillée de péché
Cela peut il être vrai, cela peut il être réel, que Dieu me veuille sain et sauf ?
Profonde est la souffrance, profonde est la peur, et profond est le péché en moi.
Si profond est le péché en moi.

Tremblement de terre et lumière, espoir et peur, la pierre a été mise de côté
Puissant il s’est levé de sa tombe, quel grand et heureux jour !
Le sauveur et Dieu ! le sauveur et Dieu ! son amour m’a rendu libre
Son amour m’a rendu libre

 

Tu es là, raison de plus pour que tu viennes


 

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Tu es là, raison de plus

pour que tu viennes

T’as les pieds dans tes godasses,

regardes quand même si le sens des chaussures est bien à l’endroit.

La signification de l’ensemble a le même fondement, ce qui varie sans doute, c’est sa façon de faire. Tu sais c’est l’application du rêve où tu cours sans avancer. Tout est en place et il manque le principal. Peut-être faut-il monter dans la cabine de pilotage et te mettre à la chek-list ? Rappelles-toi le principe du palais. Tu places l’aliment dans ta bouche et laisse monter son goût, tu sens la saveur des arômes envelopper ta langue, la saveur va descendre dans ta gorge….si rien de ceci ne se passe, tu peux dire que tu as seulement bouffé sans avoir rien goûter.

Voilà c’est exactement ça, t’as trouvé, je suis à table mais pas dans l’assiette, ni dans le vert, je cherche à croquer. Rien. Je veux laisser ma langue fermer les yeux pour glisser à l’entrée du pore. Qu’elle aille reconnaître le relief. S’insinue dans les creux. Se glisse sous les fourrés. Descende les crevasses. Plonge dans le flot d’un battement sanguin. Sous-marine dans le vaste aquarium de la volupté des grands-fonds.

Oui, se laisser retourner la peau des lèvres à l’émail des écailles qui tournoient de haut en bas et de bas en ô. C’est l’onctuosité et le râpeux tout à tour, le sucré-salé, cette rencontre qui ne peut se décrire que tu cherches à retrouver.

Niala-Loisobleu – 10 Novembre 2017

 

Le long des Quais 3


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Le long des Quais 3

 

Toutes dégoulinantes dans leurs petits bois, mes vitres libèrent des flots d’images salées. En noir-et-blanc, grand reportage d’un match personnel, les voici couleurs de toi dans leurs voyages. C’est soleil dans la glace ou bouché dans le reflet. Selon que la scène fut tournée en bouillon de moules ou dans la négresse bleue d’un dimanche à Robinson. Ah je t’en ai soulevé de foi le pan, ma vie. Libertin respectueux de ne froisser que ta robe et pas ton sentiment. Faut dire que tu ne m’as caché les chemins de ton verger, m’invitant dans le moment de l’inculte à t’y foutre la main pour que la chevillette elle bobinera. Foutre comme disait mon père, si tu renies le jus comment pourrais-tu te plaindre de te faire mettre à sec. Parce que dans ce qu’il y a de regrettablement amer dans cette chienne d’existence, tu t’en dois une bonne part. As-tu déjà eu le courage de calculer le pourcentage qui te revient ? Les regrets éternels sont des maux justes bons à écrire sur les couronnes. Ose, nom de dieu qu’il te plaira de prendre ou de laisser, ose te regarder dans les yeux, pas dans ta soupe.

Niala-Loisobleu – 21 Octobre 2017