AU BOIS DE VENT DEBOUT


 AU BOIS DE VENT DEBOUT

Sans autre bruit que le doux gargouillis de la tendre fontaine, au milieu de ton patio, les géraniums tendent le coup depuis les étages . Espoir né d’une simple curiosité ? Que nenni ma chair, besoin viscéral d’humidité, que cette période de l’année excite davantage. Côté rue, du matin jusqu’au soir les formes à la limite du lascif, passent sous les balcons, en cachant si peu, qu’à dessein les pauvres ibis culs mettent tout dans les échasses pour ne pas montrer de signe d’affaissement ostentatoire. Bon, ça c’est dans la calle, puisque vu la chaleur, on pourrait se croire dans la rue de n’importe quel village andalou au moment du zénith.
Sais-tu que ton bruit d’eau, fait buer les tomettes au point qu’en sortant du lit, le pied annonce immédiatement la couleur, en marquant de son empreinte la vieille envie qui passe l’humanité à gué, depuis des millénaires. Dans le fond, sans doute ce qui motive l’espoir
Ah, les hommes, ils en ont trouvé des trucs, des machins et des choses, mais aussi inventifs qu’ils prétendent être, en dehors de certaines pratiques castratives de cons frairies obédientielles où s’amuser conduit à des manèges diaboliques de traitement sévère à base de plusieurs rations de privations diverses par jour
Impossible dans ses conditions que ton p’tit jet d’ô ma Dame, ne foute pas le feu sur une grand échelle….pourquoi ? Ben Bouffi parce la femme, à la fourche, elle a, aile ah, le plus sûr des lance-pierre.
Chat docks ?
Non cale à soutra…
Oh qu’il est con !
Ben tu crois pas si bien dire..
Excuse Milady…et j’ai ramassé mes pro visions, refoutu le cas dit dans la guérite à panier, pour retrouver le bien-être du patio. En plein mois d’Août, 50° à l’ombre au beau milieu de la Sierra Nevada, que si t’en trouve un qui fait son jogging sur la ligne médiane, j’te donne la queue et les deux oreilles d’office. Le patio c’est l’aire conditionnée sans péage. Où, parmi les jarres et le petit jet d’ô, tu restes en apnée un long moment avant de remuer les doigts. Et là, au premier qui bouge, tu vois des papillons bleus qui sortent en même temps que t’entends mieux la mer sortir du coquillage, à côté du dragon sur le Mont. Porté sur le tapis de parfums orientalistes, te voilà qui volute au bout de ton bâton de berger, pour qu’au bout du conte, t’alpes la transhumance à dire niet à l’éternel retour at home. Des fois que l’autre, Jupiter, aurait ses foudres, on pourrait se faire limoger de congés mérités. Baignez-vous dans l’ô séant mes Chéris, la trempette faut en profiter pendant que la mer est gratuite. Avec ou sans caleçon selon vos inclinations. Vive la Liberté !

Eux, entre tant, les arbres n’avaient pas bougé d’une mèche, des verts allant d’un bout à l’autre de la gamme, tenaces comme un amour qui ne veut pas décrocher. Animé par une foi venant de la tripe et tenant à flot, que ce soit une saison ou une autre. On sait que la nature  a un rythme, ses caprices ne lui sont induits que par la main de l’homme. Toujours au travail, les trois-huit, jamais en vacances. Moi, ce que j’en ai appris c’est en suivant ses chemins sur les cinq continents. Une leçon sans égale. Quelque chose qui en matière d’amour porte au respect. Pendant des années à longer, je suis resté debout, allant sans coup férir vers cette clairière où nue, tu m’as un jour d’été, montré le Centre.

Niala- Loisobleu – 2 Août 2017

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Tamara de Tempicka

REVOLUTION SOLAIRE


REVOLUTION SOLAIRE

Déchirée du mât de nuit, la voile, robe blanche, a traversé les vagues, pieds nus. Seul les battements de la lumière marchaient à l’amble d’un anniversaire consacré à rien de général. Dialogue d’un tête à tête onirique, les mots avaient des écailles roses que le bleu de l’ô faisait trembler d’émotion entre les palmes des cocotiers de ma déraison.

Niala-Loisobleu – 27 Mai 2017

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Tire un bord et des doigts dénoues la corde


Tire un bord et des doigts dénoues la corde

Plonge tes mains dans la nuit

le soleil en pleuvra

La couleur est un enfant de Lune

et l’Autre

Des grains se lèvent

à l’Un

quand tu peins

sous ris, loft pour loft !

Niala-Loisobleu – 18 Mai 2017

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SEL SCELLE


SEL SCELLE

Je n’existe que du goût

que le vent cueille sur tes toits

des mousses que tes draps

ont offert aux fenêtres

des matins de palmes

ouverts sur les jalousies fermées

Encore nus

nous écoutons l’oiseau lyre

tendre les cordes des instruments

dans la première parole des cabestans

L’intention de ton pas

va au-devant des marées

blancheur gardée

d’une adolescence caressée au bois flotté

Niala-Loisobleu – 3 Mai 2017

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LA CHAMBRE D’AMOUR


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LA CHAMBRE D’AMOUR

Pendant que j’avais la bouche ouverte, les couloirs de mon subconscient claquaient les portes de la nuit avec une voix du guet. Oyez, oyez, braves gens. A se croire sur la route dans une chanson de chemine ô. L’herbe peut avoir des pouvoirs inattendus me dis-je en m’essuyant la moquette d’un reniflement de mâle femmé, se rajustant le diable au lot au fond de son Dim en trois couleurs. A ce moment là, je vis sortir une main de la poche du kangourou. Vois un peu c’qui arrive quand la libido se mêle d’appuyer sur le bouton, me rappelai-je avoir pensé dans la vapeur où, assis sur le banc du sauna, je me flagellais à base de branches de bouleau. Sans doute des réminiscences d’un contrat de 35 heures remis à l’ordre du jour.

Le jour où j’ai sorti de ma mère, mon père maçonnait la maison de mes grands-parents. J’ai venu au monde dans un Beau Dimanche de Printemps, du Gabin dans la ligne de ma main gauche, celle que je peins quand j’écris. La Marne remuait les nappes à carreaux à deux pas. Les canotiers faisant des galipettes dans l’herbe, saucisson, camembert et petit vin blanc après s’avoir lavé au bain de Nogent, moultes rires, mots de bonne humeur au programme improvisé avec un naturel que plus tard le bio cherchera à vanter pour rouler d’autres braves gens. J’ai été marqué tout de suite au faire.Depuis je combats sans répit pour la dignité de l’homme qu’à vu l’home où loge l’amour. Je n’hésite pas à remonter les bretelles des paons t’allons z’enfants se trouvant toujours à l’endroit du bon moment qui rapporte sans jamais en avoir fait une secouée. Pas opportuniste, je connais mieux les portes qui te claquent à la gueule que les arcs de triomphe. Bof, et alors, ça empêche pas de rester jeune en vieillissant comme m’ont toujours montré mes battements de coeur.

Une fenêtre ouvrant sur un lit non-clos, alcôve tant d’odeurs que les fleurs tapissent la chambre à en faire le berceau de l’amour, les menottes trouvent les fossettes, les lèvres les mailles des langues, jusqu’aux yeux qui vous descendent plus profond que le larynx, la tripe au creux. On peut pas expliquer ce chavire qui m’attrape, me renverse, quand je me trouve face au Beau. J’suis glacé de dehors, bouillant, brûlant au-dedans. La colonne vertébrale me saisissant à la remontée en glissade sur la rampe des vertèbres. Un panard. Que j’en ai les yeux qui mouillent à serrer mon Amour en hurlant de silence.

Niala-Loisobleu – 4 Janvier 2017

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LA BOÎTE A L’ETRE 10


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LA BOÎTE A L’ETRE 10

MUE

Contretemps, aiguillage à tricoter des déraillements

la preuve par neuf est éculée

quelques crèmes de beauté ridulent aux cerneaux des noyés

L’empêcheur de tourner en rond

forme son dernier carré

Tu sens comme dans le rêve tu m’as bordée la nuit, dis mon Amour ?

Mes reins en courbatures

sont depuis des lignes droites au but que nous ne voyons que mieux

L’automne fait peut-être pas le printemps

mais elle l’aide à pousser le vain hors des vendanges

du sol qui repose et pourri

germe le grain de nos prochains greniers

Je sens le foin

des luzernes de tes alpages, le troupeau va transhumer

en remettant une nouvelle-lune aux marées

Depuis les pierres à feu le volcan couve l’autre matin

dans le déclin du jour fini de Pompéi…

Niala-Loisobleu – 21 Octobre 2014

Déjà 3 ans entamés, que j’ai peint ces mots à la veille des voeux qui allaient naître comme maintenant nous y sommes revenus. L’an tourné un autre s’ouvre. La volonté du passé reste vive. Toute emplie de cette m’aime intention qui l’avait  mise au monde. On ne va, je crois jamais au terme de sa construction, on la porte pierre à pierre, jusqu’à s’en remettre les clefs.

Mon cheval poursuit le chemin de la quête entamée un matin où l’été s’est promis d’être.

L’écharpe demeure du blanc qui va au bleu en s’en approchant davantage.

N-L – 02/01/17

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Je ne me mords pas l’aqueux, je le pisse au plant de ma semence d’une heureuse traversée ensemble mon Coeur !


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Je ne me mords pas l’aqueux, je le pisse au plant de ma semence d’une heureuse traversée ensemble mon Coeur !

A l’enseigne de chaque jour une image fixe dompte le temps. Elle rythme sa présence aux inégalités de tous bords. Claire dans les brouillards, imperméable sous les averses ou les déficits d’ô, sereinement amarrée dans les colères atmosphériques. L’intemporel me baigne à toucher d’une présence incarnée par cet Amour Absolu qui me fait racines.

S’abstenir des engouements maléfiques d’une inclinaison sévissant en boucle, mise en défi à toutes les promesses humaines. A peine conçue, me semble-t-il, l’intention qui se voulait louable s’autodétruit dans l’irrépressible goût du mal. Toute bonne intention flétrie en simultané. L’invention des dieux n’ayant fait qu’en ajouter en dressant les religions les unes contre les autres.

Revient plus que jamais la nécessité de se polir soi-même. Dans son acte. Au loin du prêchi-prêcha d’une morale hypocrite n’ayant d’autre visée que de servir d’écran de fumée.

J’aime la vie, parce que je la conçois Amour.

Parce que…

Si vous voulez je peux clairement vous parler de tout ce dont l’homme est capable d’inventer en matière de torture. De son penchant pour la trahison, l’imposture, le vol, le viol, l’exploitation des devoirs en ce faisant donnant le droit de passer outre, le lucre colonisateur, le détournement d’opinions, et si détestable encore que le risque d’en pourrir soi-même est énorme.

J’aime la vie, j’aime aimer…

Parce que….

L’oiseau vole en moi, porte l’amer hors de  son désert, regarde le péril sans s’astreindre au couvert de sa tête dans le sable, lance la force du silence contre les mots loueurs de mirages, dénonce la mascarade pour obtenir, donne, donne, donne, simplement pour avoir le goût d’un ventre ouvert pour la tripe à partager.

« L’impasse du désespoir laisse entrevoir quelques lucioles dans le silence des nuits solitaires. L’amour balance de la passion à l’évidence sans jamais toucher terre. J’ai appris la durée avec l’heure qui sonne avant de trébucher dans l’infini miroir du monde. J’ai vu l’oiseau cueillir le ciel dès l’aube naissante. J’entends l’arbre instruire ses racines du souffle nourrissant de la lumière. L’aurore n’a rien d’autre à dire que la faim qui la trésaille. Un instant, hier n’est plus qu’un infime soubresaut. La présence à la vie est entière et plénière. La connivence de l’absolu ne connaît que l’absolu. Mais en même temps sa souveraineté est une fin du monde. Je remarque que les cigales mettent jusqu’à sept ans pour sortir de terre et ne vivent que trois semaines. Choisir l’excès est une excellence, c’est une courte échelle à l’éphémère. L’existence au bonheur impossible ne manque pourtant pas de truculence. Il y a ce qui nourri et ce qui lacère. Entre les deux, le désir se confronte à la volonté. Je te vois comme je t’ai vu. Une amarre est restée sur le port, un parfum iodé colle encore le cordon ombilical. Tu dors et te réveilles dans l’abécédaire de ma chair. » Bruno Odile

Bataille contre le plus grand nombre, plus satisfait d’être seul à ne pas vouloir démordre du vrai qu’auprès de Toi j’ai découvert, qu’être à marcher sur la tête de maux, de douloureuses mi-graines stériles, de mal être en continu.

Je ne me mords pas l’aqueux, je le pisse au plant de ma semence

d’une heureuse traversée ensemble mon Coeur !

Niala-Loisobleu – 10 Décembre 2016