J’entends hennir le Cheval d’où je sors


 

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J’entends hennir

le Cheval d’où je sors

 

Chaude, la pierre d’âtre
garde ma pensée dans ses tisons

Je me tais aux braises
un brin de fumet au nez

Et laisse mes autres présences
m’exprimer moi en couleur
doigts l’un après l’autre
pour apprendre dans toutes les positions
mon esprit en ton cœur
et à libre-cours

Souviens-toi me suis-je répété en innovant par la rue donnant dans l’autre

ton esprit s’est égaré du chemin battu au premier croisement du sein et de mes paumes, ce  matin accouché de la nuit, c’était le dernier jour avant de sortir de ta mer. Et sans l’ignorer entrer dans le long voyage autour de la terre empreint d’enfance primordiale. Des chambres sous les toits  le  goût du boucané m’est venu par les suies des sudations des escaliers de service. Cette liberté que seul le travail procure, je l’ai à refaire le chemin du métier. Dire aujourd’hui la teneur du chant de l’ouvrier à l’époque où la machine n’existait pas ne dirait plus rien. Je suis riche d’en avoir appris la partition. L’argent ne passait pas avant le goût du labeur.

Sous l’acclamation d’un vent qui décoiffe, reste en jupe je t’en supplie, voir tes cuisses me donne plus de vie que les envolées fermées du pantalon dans les guêtres parachutistes.

Niala-Loisobleu – 11 Décembre 2017

Je suis un trou de pigeonnier dans le mur de la Vie


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Je suis un trou de pigeonnier

dans le mur de la Vie

 

Bordant la côte et sans amarre, regarder derrière sa carte entre ciel et mer pour comprendre où continuer. L’émotion tient la plus large part. Croisant les regards avec les mots que les tableaux ont fait sortir des murs.

Rien à dire, tout à porter. Ensemencé du grain venu de loin, de tout près, d’ailleurs, pour lever au m’aime endroit.

Le premier tableau tire un si long train d’oeuvres, qu’aucune force motrice autre que l’Amour n’aurait pu le faire avancer à travers des chants, des cris, des sourires et des larmes à la jetée des estrans.

Les premiers visiteurs. On se revoit de si loin, vivants au-dessus d’un moment mis en consigne. Comme de près, neuf, nouveau mais sans question se demandant d’où il vient.

L’Homme n’est que le vivant de ce qu’il préserve en lui, une peinture à venir, en attente dans un univers en sommeil.  Je suis un trou de pigeonnier dans le mur de la vie.

Niala-Loisobleu – 5 Novembre 2017

 

AU BOIS DE VENT DEBOUT


 AU BOIS DE VENT DEBOUT

Sans autre bruit que le doux gargouillis de la tendre fontaine, au milieu de ton patio, les géraniums tendent le coup depuis les étages . Espoir né d’une simple curiosité ? Que nenni ma chair, besoin viscéral d’humidité, que cette période de l’année excite davantage. Côté rue, du matin jusqu’au soir les formes à la limite du lascif, passent sous les balcons, en cachant si peu, qu’à dessein les pauvres ibis culs mettent tout dans les échasses pour ne pas montrer de signe d’affaissement ostentatoire. Bon, ça c’est dans la calle, puisque vu la chaleur, on pourrait se croire dans la rue de n’importe quel village andalou au moment du zénith.
Sais-tu que ton bruit d’eau, fait buer les tomettes au point qu’en sortant du lit, le pied annonce immédiatement la couleur, en marquant de son empreinte la vieille envie qui passe l’humanité à gué, depuis des millénaires. Dans le fond, sans doute ce qui motive l’espoir
Ah, les hommes, ils en ont trouvé des trucs, des machins et des choses, mais aussi inventifs qu’ils prétendent être, en dehors de certaines pratiques castratives de cons frairies obédientielles où s’amuser conduit à des manèges diaboliques de traitement sévère à base de plusieurs rations de privations diverses par jour
Impossible dans ses conditions que ton p’tit jet d’ô ma Dame, ne foute pas le feu sur une grand échelle….pourquoi ? Ben Bouffi parce la femme, à la fourche, elle a, aile ah, le plus sûr des lance-pierre.
Chat docks ?
Non cale à soutra…
Oh qu’il est con !
Ben tu crois pas si bien dire..
Excuse Milady…et j’ai ramassé mes pro visions, refoutu le cas dit dans la guérite à panier, pour retrouver le bien-être du patio. En plein mois d’Août, 50° à l’ombre au beau milieu de la Sierra Nevada, que si t’en trouve un qui fait son jogging sur la ligne médiane, j’te donne la queue et les deux oreilles d’office. Le patio c’est l’aire conditionnée sans péage. Où, parmi les jarres et le petit jet d’ô, tu restes en apnée un long moment avant de remuer les doigts. Et là, au premier qui bouge, tu vois des papillons bleus qui sortent en même temps que t’entends mieux la mer sortir du coquillage, à côté du dragon sur le Mont. Porté sur le tapis de parfums orientalistes, te voilà qui volute au bout de ton bâton de berger, pour qu’au bout du conte, t’alpes la transhumance à dire niet à l’éternel retour at home. Des fois que l’autre, Jupiter, aurait ses foudres, on pourrait se faire limoger de congés mérités. Baignez-vous dans l’ô séant mes Chéris, la trempette faut en profiter pendant que la mer est gratuite. Avec ou sans caleçon selon vos inclinations. Vive la Liberté !

Eux, entre tant, les arbres n’avaient pas bougé d’une mèche, des verts allant d’un bout à l’autre de la gamme, tenaces comme un amour qui ne veut pas décrocher. Animé par une foi venant de la tripe et tenant à flot, que ce soit une saison ou une autre. On sait que la nature  a un rythme, ses caprices ne lui sont induits que par la main de l’homme. Toujours au travail, les trois-huit, jamais en vacances. Moi, ce que j’en ai appris c’est en suivant ses chemins sur les cinq continents. Une leçon sans égale. Quelque chose qui en matière d’amour porte au respect. Pendant des années à longer, je suis resté debout, allant sans coup férir vers cette clairière où nue, tu m’as un jour d’été, montré le Centre.

Niala- Loisobleu – 2 Août 2017

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Tamara de Tempicka

REVOLUTION SOLAIRE


REVOLUTION SOLAIRE

Déchirée du mât de nuit, la voile, robe blanche, a traversé les vagues, pieds nus. Seul les battements de la lumière marchaient à l’amble d’un anniversaire consacré à rien de général. Dialogue d’un tête à tête onirique, les mots avaient des écailles roses que le bleu de l’ô faisait trembler d’émotion entre les palmes des cocotiers de ma déraison.

Niala-Loisobleu – 27 Mai 2017

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SEL SCELLE


SEL SCELLE

Je n’existe que du goût

que le vent cueille sur tes toits

des mousses que tes draps

ont offert aux fenêtres

des matins de palmes

ouverts sur les jalousies fermées

Encore nus

nous écoutons l’oiseau lyre

tendre les cordes des instruments

dans la première parole des cabestans

L’intention de ton pas

va au-devant des marées

blancheur gardée

d’une adolescence caressée au bois flotté

Niala-Loisobleu – 3 Mai 2017

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LA CHAMBRE D’AMOUR


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LA CHAMBRE D’AMOUR

Pendant que j’avais la bouche ouverte, les couloirs de mon subconscient claquaient les portes de la nuit avec une voix du guet. Oyez, oyez, braves gens. A se croire sur la route dans une chanson de chemine ô. L’herbe peut avoir des pouvoirs inattendus me dis-je en m’essuyant la moquette d’un reniflement de mâle femmé, se rajustant le diable au lot au fond de son Dim en trois couleurs. A ce moment là, je vis sortir une main de la poche du kangourou. Vois un peu c’qui arrive quand la libido se mêle d’appuyer sur le bouton, me rappelai-je avoir pensé dans la vapeur où, assis sur le banc du sauna, je me flagellais à base de branches de bouleau. Sans doute des réminiscences d’un contrat de 35 heures remis à l’ordre du jour.

Le jour où j’ai sorti de ma mère, mon père maçonnait la maison de mes grands-parents. J’ai venu au monde dans un Beau Dimanche de Printemps, du Gabin dans la ligne de ma main gauche, celle que je peins quand j’écris. La Marne remuait les nappes à carreaux à deux pas. Les canotiers faisant des galipettes dans l’herbe, saucisson, camembert et petit vin blanc après s’avoir lavé au bain de Nogent, moultes rires, mots de bonne humeur au programme improvisé avec un naturel que plus tard le bio cherchera à vanter pour rouler d’autres braves gens. J’ai été marqué tout de suite au faire.Depuis je combats sans répit pour la dignité de l’homme qu’à vu l’home où loge l’amour. Je n’hésite pas à remonter les bretelles des paons t’allons z’enfants se trouvant toujours à l’endroit du bon moment qui rapporte sans jamais en avoir fait une secouée. Pas opportuniste, je connais mieux les portes qui te claquent à la gueule que les arcs de triomphe. Bof, et alors, ça empêche pas de rester jeune en vieillissant comme m’ont toujours montré mes battements de coeur.

Une fenêtre ouvrant sur un lit non-clos, alcôve tant d’odeurs que les fleurs tapissent la chambre à en faire le berceau de l’amour, les menottes trouvent les fossettes, les lèvres les mailles des langues, jusqu’aux yeux qui vous descendent plus profond que le larynx, la tripe au creux. On peut pas expliquer ce chavire qui m’attrape, me renverse, quand je me trouve face au Beau. J’suis glacé de dehors, bouillant, brûlant au-dedans. La colonne vertébrale me saisissant à la remontée en glissade sur la rampe des vertèbres. Un panard. Que j’en ai les yeux qui mouillent à serrer mon Amour en hurlant de silence.

Niala-Loisobleu – 4 Janvier 2017

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