Moelle Epinière


 

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Moelle Epinière

Route lourde d’embûches, cruelle d’animaux cauchemardesques. Leurs cris font parfois peur aux étoiles. Courir à colin-maillard tétanise l’espérance en excitant les formes mammaires. Armés de maisons blanches accrochées aux flancs des sierras, mes ongles ont griffé la terre des couloirs en labyrinthe. Teintés du  rouge de l’arène, pas pour l’estocade, pour la mise amor. Femme à la lanterne,  les deux pieds dans le marécage, les cordes du piano pincent les doigts de ta boule de cristal. As de coeur, pour transpercer, suivre la flèche.

Comme une aube coupant les ténèbres d’un trait rose, tu es là depuis avant tout.

Un escalier vertèbre ton dos au départ. J’entre dans ta bande.

Niala-Loisobleu – 25 Août 2017

Ô RALES


Ô RALES

Vers aime rôde
Sanguine gnôle en
Jaune prune
Fauve êtes
Noir de fumet
Bleu outre mère ?
A la pulpe de la soif interne, mes ongles cherchent la pluie attachée au flacon du soleil, regarde-toi côté lumière face à l’ombre.De l’herbe foulée l’écume au galop porte en flux le reflux du traitement des déchets. Et mes paumes à l’à-plat repeignent d’un rehaut l’appel invisible de l’embrun aux touffes des côtes par mouvements porteurs d’un écho système. Suis en amour au lit de l’insomnie couché sur la pointe des pieds au guet du jour. Oyé, oyé, noir est le geai de ce verbe à voir qui se taire comme mue est. Vieille peau qu’un chemin qui n’avait rien demandé trouve en héritage. Quel glissement que cette idée qui m’a poursuivi toute la nuit jusqu’à la crampe. La venue libidineuse sur le boulevard de ceinture. Quand ça t’attrape et te tord à tresser, tu te prends pour le chanvre de l’accorde à sauter. Et d’un bord à l’autre du lit de la rivière tu fais des ricochets à force de reins. Passeur d’en vie à la pointe du cap ferait.
Le plafond perce une sortie pour cheminer
Toi émoi
Une seule vertèbre
A deux dos
Qui tape d’étalon
Pour se sortir la tête du sot
Les quais appellent au départ des mouchoirs
Niala-Loisobleu – 11 Juillet 2017
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L’AQUEUX DU CHAT 1


L’AQUEUX DU CHAT 1

 

De pieds-nageoires remontant la tension

ses seins au bout de mon souffle pompaient une myriade de poissons par traction

Cet oeil qui reste vif dans le bassin de ses tuileries ne demande qu’à ouvrir son four

tant d’émoi granule ses taches de rousseur,

que d’argile je la saisis à deux mains sur mon tour

pour la pétrir d’un bonheur céramique

Fleur d’entre-cuisses cannibale, l’alarme érigeant l’antenne avale

me voici uni, jambiste, comme un cirque de pékin qui a sorti sa canne de l’amarre

Ô Femme ma seconde nature surréalisée, tu m’es Muse.

Niala-Loisobleu – 1er Juin 2017

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TROU DE MES MOIRES


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TROU DE MES MOIRES

Emporté dans un bagage accompagné, une liste d’objets inutiles s’en est allée au gré du vent. D’où venaient-ils, bof d’ici et de là, un jour de brosse Adam, des espadrilles aux basques d’une chemisette à carreaux de chapelle romane, trempés dans des couleurs vitrail, un mouchoir et ses noeuds (ne perdons pas la mémoire), un trousseau de jeune mariés (trousseau-sang-clefs) de l’espoir et de l’utopie.

J’ai grandi à St-Germain-des-Prés…

De la ficelle, un organe sexuel et son couteau pour sortir des aléas survenant à l’improviste, et aussi des boutons sans fils, de Fred Astaire, de Marguerite Monnod, d’Anémone, de lits las point sonneurs, des boîtes de cachous, de vals d’ah, de bons bons en glaise pour ranger l’herbier des chemins et leurs petits cailloux.

Aussi des bornes, des rames à voiles, des mâts de cocagne, du sable émouvant, deux coeurs tracés entre l’écume du tant, un réverbère et son allume-heur. Dans une montée d’arbres, des cris d’oiseaux et des bruits d’elle, quand ouverte au soleil qui se lève, des rosées lui sortent le parfum des champignons de l’humus trempé, la pt’ite culotte qui sert de sels en cas de pâmoison. Terre ouverte entre deux labours à semer. Sillons s’aimait.

Un papier couché sous le crayon, tressautant de griffonnages mystérieux, indéchiffrables par les disciples exceptés de Freud, emmêle en boucles touffues des aisselles avec des pubis comme un premier temps pileux où l’Homme et la bête désiraient de concert se manger l’un l’autre.Pour survivre.

Les étagères misent sur roulettes pourront emmenées les bibliothèques en bord de mer, comme sur le dessous des ponts, au faîte de l’arbre, pas le scions.De quoi lire.

Un convoi de liège en route vers Castor a fait un bouchon. J’ai raccourci mes pantalons.In the cabane retourne planter mes choux. Le Mont Parnasse et ses cimes terres.

Niala-Loisobleu – 12 Mai 2017

ATELIER ET MURMURES 2


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ATELIER ET MURMURES 2

La peau
En guise de mémoire
Les rêves filant dans le noir
Des images encore
Au pointillé de l’enfance
Qui semblait
A la vivre
D’une eau si commune et fluide
Que l’on ne comprend plus
Le message
Tout foutu, tout frangé,
Tout dispersé
Et plein d’oublis qui deviennent
Silencieux quand on les regarde
Au fond des yeux
Oh ! on dirait des enfants !

Au soleil d’hiver
Le vieil homme étend son linge
Sa peau qui frissonne
Lui murmure
Que dans l’oubli et l’oubli encore
Il y a la source
D’étonnements toujours

Patrick Dreux

Tes mots m’ont ému à te reproduire , Merci Patrick.

 

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Au matin

que choisir entre pars et demeures

fermeture réflexion

Au soir embouteillage

cas rend volage

la nudité  comme ombre sur le soleil

murmures d’exposition cois

L’évent

attend le ciel sous la surface des ris d’eau tombés

Niala-Loisobleu- 11 Février 2017

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Atelier et Murmures 2 – 2017 – Niala – Acrylique encadré sous/verre 50×40

 

 

 

 

PLUS QU’HIER A LA M’AIME HEURE


 

PLUS QU’HIER A LA M’AIME HEURE

Je n’ai volontairement ouvert que mes volets intérieurs, choisissant de laisser ceux de l’extérieur en dehors. Pourquoi me demandes-tu de cette Voix-Toi, de jet mots,   qui me chamboule à chaque fois ? Oh pour plusieurs raisons, qui dans le fond sont la même, te réponds-je.Tu sais les traces des dessous que tu ne portes jamais, se mettent par tout comme un territoire que tu m’as mis en partage. Je suis en brossage dedans, mijotant, à la nage, ta peinture aux doigts où que je sois. Le jour où je, qu’on s’est Nous, l’un des émois qui m’a intensément traversé c’est ton côté animal. Tu sens par les vertus phénoménales du poil laissé librement occuper ses jardins ouvriers. Tes seins ne supportent pas plus que moi d’être tenus en cage comme des serins. C’est d’ailleurs ce que je vois sur la jetée du bout des pores en venant voir les marées. T’es une criée retour petit-bateau. T’as l’écaille rose en corps ruisselante. Les voix qui accompagnent tes diverses apparitions  ne galèrent pas sous le fouet.Elles sont chansons de marin tirant sur les écoutes en carguant la toile. J’tire un bord, tu viens à la gîte, rase-motte le dessalage. Toute façon comme tu dis t’as déjà vu ma quille, question safran t’épices et tiens bon la barre. J’attends pas les printemps pour t’avoir au nid de ma façade mon Hirondelle. Quand me sachant mécréant tu viens m’évangéliser,  en communiant  dans ma bouche ton hostie, c’est qui qui part le premier en encens voluptueux ? Au  bastingage de tes hanches j’crains rien du coup de tabac. Un coup d’sein en pleine tronche ça vous île grand-large. L’étagère du dessus du lit, où tes cris tiennent dans le serre-livre de tes cuisses, reste ma préférence de chevet. Mon cheval aime l’harnais de tes aisselles, ça le balance à paris mutuel. Je ne sortirai de Toi que pour les commissions nécessaires à te manger. Je te bois vert orée mon Amour.

Niala-Loisobleu – 6 Janvier 2017

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EMPLOI DU TANT


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EMPLOI DU TANT

Entre les presse-livres un petit morceau d’air

sursaute, puis se remonte la mèche

pas vu, pas pris …

Ainsi ce qui ce passe derrière le rideau de faire

va son petit-bonhomme de chemin, s’arrête, repart, jette un oeil

l’autre en marque-page

Le couloir de la porte laissée entrouverte mijote doucement sur le coussin du chat, sans que le laid déborde. Tu peux mailler des caresses intimes de la pelote pendant qu’autour de toi rien ne mouille au dehors. Le taire craquèle.

De la corne insonore fait pencher la plante verte du pied.

Ceci étend le destin en carpette de chaque côté des pages de l’histoire. Le lit s’attache à conserver son ressort pour nous garder en cuillères.

Ta peau ne pèle…j’en vois la vie en ligne.

Niala-Loisobleu – 21 Novembre 2016