Bon Jour là


Bon Jour là

On sait mieux que jamais où l’on habite quand on a perdu la clef. Ce bruit qu’à la source , nul n’a pareil. Vois la lumière à l’heure des fenêtres.

Que le sens de circulation entre en travaux de dérivation, ne peut couper le sens du fleuve. Ainsi demeure la vie dans la mort croyant passer maître.

Mon père me survit

D’une touche de sa couleur, il précède de quoi je pourrais parler. Tais-toi l’entends-je et j’ouvre la porte. Dehors ce n’est pluie qu’à redresser le soleil dans sa racine.

Niala-Loisobleu – 14 Septembre 2017

 

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PROMESSE 2 / L’espoir ça prend toujours racine au plus bas.


PROMESSE 2 / L’espoir ça prend toujours racine au plus bas.

 

Le cagibi en déballant un effet de veste, offre en dernier recours, de quoi sauver le mal de coeur du vomir par-dessus bord au bastingage. Ma foi, tout est là pour satisfaire le nécessaire à fabriquer un épouvantail qui sauvegardera les oiseaux avec une nourriture non-empoisonnée. Le filet ajouté à la glu de l’oiseleur, trop c’est trop pour l’équilibre du symbole de la liberté absolue. Vole ô mon zoizo, vole et aime la beauté qu’il faut garder dans la perspective avenir. Quand ce fut la guerre et toute sa misère, mondiale, coloniale et sociale, le rationnement a forcé à inventer, pour compenser et maintenir. Le sang versé valant davantage que le sans temporaire. L’espoir ça prend toujours racine au plus bas. Quand t’as tout, vouloir en + c’est hâler le gâchis. M’est avis que le bleu va remonter plus haut dans mes bourses que dans le crack qu’à rentes…

J’aimerais à en mourir plus loin !

Niala-Loisobleu – 26 Avril 2017

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MURMURES MARINS EN COULEES


MURMURES MARINS EN COULEES

Un grand bassin assis par terre, un bout de ficelle à dénouer les noeuds, du liège en bouée, un bout de carreau pour le tablier, du papier à pliage (un bateau peut demander l’entrée pour pouvoir en sortir) du trombone jazzy, de la craie à scions et plein de petits cailloux. Le mouchoir balluchon à bout de bâton c’est la liberté. L’enfant ne mélange rien, il sépare ce qui ne va pas avec… Il sait par nature que les bobos c’est un truc à la con qui vient des grands. Lui il a deviné, avant d’être dévié par l’école qui l’oblige à faire un trait avec la règle, exigeant qu’il oublie d’instinct que le dessin n’a de vérité qu’à main levée. Il s’en fout et contrefout de mettre un nez au milieu de la figure. Une tête pour lui c’est d’abord un gros ventre posé sur le fil des jambes. C’est la belle image qu’il gardera toujours de sa Maman, le gros-ventre. Lui il rit comme si pendant qu’il nageait dans sa mère, il avait tout compris en découvrant, genre sous-marin, comment ça peut tout compliquer un grand. Et pourquoi, se mordre la queue quand chat serre à rien ?

La craie bleue a ses cris d’oiseaux marins. A migre.

Il a son pas-de-porte au marché aux fleurs, parce qu’il n’y a pas d’esclaves. L’enfant tient la rime par le coin de ses ruelles où les maisons se touchent le front pour se chuchoter leurs rêves dans l’oreille. Les poètes marchent en arrosant le temporel à visage ouvert. Voiles carguées sur la route, semelles de vents aux pieds, sans chercher à se perdre dans le forum. Savoir dire du silence. Vivre nu. Pudique de sentiment. L’Âme de Coeur. Les grands arbres en clairière autour de son banc public avec l’accordéon d’une promesse entre les mains

Cours sans répit

devance ton ombre

Et demande-lui de montrer son titre de transport

Faut pas lui laisser loisir de frauder le voyage

des

Murmures Marins en Coulées

Niala-Loisobleu

18 Janvier 2017

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A VÔTRE AVIS QUELLE COULEUR METTRAI-JE SUR LES MAUX ?


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A VÔTRE AVIS

QUELLE COULEUR

METTRAI-JE SUR LES MAUX ?

 

Vert moussu je pose l’instant présent

au ton des pierres prêtent à lécher le dos de la spirale

Des mots tutus remontent les pas de deux

d’un ballet ancestral

Fichtre

le grand écart de l’intention première

un lit que la rivière promène nuit et jour à chaque seconde

et qui fait cheminer l’inconnu à la découverte du haut-dessus du genou

Entrejambes de bonne compagnie

on laisse la gueule aux chafouins et chafouines sournois

Ils ne regardent la vie qu’aux trous de serrures

ceinture de chasteté  à l’esprit verrouillé

ne disant qu’avec la bouche en cul-de-poule

Moi Môssieur

je n’appelle pas ma chatte un chat

Fosse ni touche

voilà en corps la partie génitale de la femme sabrée

petits-fours et chants-pagnes

ce bénitier occit

Quelle abomination

quel affront

au divin coquillage

baignant sa perle en son écrin

Fleur mouvante

au barbu charnu

d’où s’échappent en vrilles et à la nage

des fragrances épicées

Première merveille

du Monde

ton chant permanent

arche le désert en proie au délire

avec l’utopie nécessaire et  contre l’impossible appréhendé

voici l’orbe

grimpant ces roseurs à la lèpre du rempart pudibond

Bleus mes mots-peints encrent l’oreille

à l’écho de tes borborygmes aqueux

Au chaud de ton âtre

l’hiver me promet de ne point défleurir ton lin bleu

comme le carreau du sel maillot-trempé

plaque le frisson porté en lui

J’embrasse ta source à pleine bouche, lié d’âme et de corps

au Centre de ta sphère

Niala-Loisobleu – 12 Janvier 2017

 

A l’écoute


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A l’écoute

Dans le matin qui a sa douleur d’hier, les muscles d’un revirement ont ce réflexe de réchauffement qui lutte contre la renifle du nez qui coule sur son sort. Comment faudrait-il faire ? La terrasse qui a passé la nuit dehors a d’autres raisons d’être que de trouver réponse à tout.Au moins elle se concentre sur ce qui fait son principal. L’accueil. Dans toute sa composante. Un aspect où le positif s’allume avec ou sans télécommande.

Aucune odeur de cendre froide ne pollue. C’est vert autour de la cabane comme en un lieu de renaissance. Les pigeons résidents au plumage qui roucoule donnent un ton gris bleu au feuillage. Ambiance campagne-maritime, le vent toujours présent porte en lui des traversées chargées de toutes les épices humaines.Il débarque ce que le sel a mis aux mains. De la souffrance qu’un rire peut cacher en lui, comme du bonheur feint d’un prédicateur monté au phare d’un passage à risques. Les fourmis elles, me semblent complètement prises par un système de construction perpétuelle. Sans doute le monde le plus remuant sans le moindre bruit. Entre noir et blanc il y a le ton qu’on va s’éplucher. Quelques cailloux ont le pouvoir de la marche. Le mouvement étant plus un sens qui varie, le résultat me paraît à proprement parlé tenir de la capacité qu’on garde de savoir écouter l’énergie que la pompe du dehors propose..

Niala-Loisobleu  07/05/16

 

POISON D’AVRIL


Larissa Morais - Tutt'Art@ (45)

POISON D’AVRIL

Dédicace aux pierres qui respirent

Où iraient les voyages sans des lieux étrangers aux valises

Pâles images liées à l’anse d’une crique absente

Au grand dam d’un catalogue r’anse

Sables blancs qui ne peuvent transpercer l’opaque restez aux adieux de fontaine belle

Myopes galets

Varechs exploités

Goémons ramasse-miettes

Nageoires de métal pour leurre d’oisobleu

Eh Coco as-tu vu les cernes des noyers

Quand les-dits gars gars coulent à pique

Maître Coq joue à carreau

Un coeur à quatre feuilles

D’une pollution coiffant le fond clair d’un golf en dérive d’atolls

J’ai du linge de rechange contre la laideur des chemises fanées de fleurs

Ô que la sueur trouvée au travers des cases d’un village dressé sur pilotis

A de parfums de vie propre

Passé la barrière des immondices d’aujourd’hui

Un gosse sale

Tout nu

Aux yeux brillants

D’un rire propre

A des milliers de kilomètres

M’écarte du monde pourri

Primitif

Serait-ce le signe

Que j’existe

Le silence n’est jamais à sa place au soleil de mauvaises énergies

L’ombre des fuites le court-circuite

Ici, là, n’importe où

L’ailleurs où qu’il réside

L’Orient est au zénith du levé d’un ru né de la source

Caché sous la toison végétale de l’humus

Au pied de la montagne

Passionnément j’épile les pétales d’éternels vingt ans

L’oeil entre les oreilles d’une poussée verticale des reins

Un chemin de couleurs romanes frappe au tympan de St-Jacques

Chapiteau dorique

Rite au bâton

Le Maître introduit la Cérémonie

La porte basse perspective un rai

La pierre sonne à la volée

Ailes déployées sors du poisson d’Avril

Prends le prochain voyage comme l’arbre qui sourd au désert

Niala-Loisobleu

1et Avril 2015

Larissa Morais - Tutt'Art@ (29)

CHEMINS DE TAIRE


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CHEMINS DE TAIRE

Où que ce soit, il y a toujours un violon qui cogne dans l’étui,

des brûlures de cordes en mal d’archet.

L’âge n’est rien, pas plus que la provenance du sable,

les grains de quartz déambulent sur le tapis lapidaire du tant

un  manque mis en boucle.

Les oreilles des voies romanes semblent refuser l’érosion naturelle, bourdonnant de gestes, fraîches de vieilles peintures, empreintes malgré l’athéisme  naturel de symbolisme religieux, architecture, fresques, sculptures à intention pédagogique : tympans et chapiteaux, demeurant la « Bible des Pauvres », comme au Moyen-Âge toujours illettrés malgré les efforts de Jules Ferry.

L’espace lui s’est aboli des constructions de la simplicité.

La lumière y fait défaut, le rythme des colonnes a été tronqué en même temps que les absides

Le style reste néanmoins en accord avec la sensibilité d’aujourd’hui.

Il s’illustre par l’absence absolue.

Un outre-noir dressé à l’orient a coupé les cordes vocales du coq made in taïwan.

La ceinture verte des fortifs de mon enfance est interdite à la libre circulation, plus plombée qu’une hors d’âge de la rue St-Denis que le sidaction contrôle,

L’an pire décence est atteint.

Bien sûr il y eut des ô rages, comme seul le Grand Jacques demeure témoin, du Jef coincé dans la paume d’Adam.

Sans doute y avait-il comme dans l’amer, cette fonction naturelle de cycle propre à lever la tempête, pour épanouir les premières fleurs du printemps que la Poésie tient au cas où.

Contrairement à la vie, la mort n’a jamais portée de liberté.

Mes yeux voguent aux gouttières des ornières, l

le droit plus que l’autre, une escarbille le squattant,

tous deux tendus dans la quête de la larme espérée,

un demeurant de sel venu de l’iode

collé à la planche blanchie du dos de la cabane

des verdeurs de cheval dans l’amble espérée

et des vols d’oies sauvages à la rencontre du continent d’ailleurs.

Toujours porteurs de résurrection.

Niala-Loisobleu

28 Mars 2015

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