VIE PRIVEE 36


VIE PRIVEE 36

Du coin de fraîcheur que je protège, je trempe ma pensée dans l’air du jour. Marie est à son tour à la planche, comme des milliers d’autres aujourd’hui. Les examens sont ouverts aux quatre coins des études. L’étudiant que je suis resté par choix, en se remémorant les siens, pense que ce qui reste en commun pour tous les candidats c’est la boule au fond de la gorge. A part cela, bien des choses s’écartent les unes des autres. En particulier ce qui procède du concept de la connaissance, de l’utilité des examens par rapport à la valeur des diplômes. .

Le Certificat d’Etudes Primaires qui clôturait la majeure partie du cursus scolaire des adolescents était en soi plus qu’un examen de résultat de communale. C’était la clef qui était donnée à une majorité d’enfants pour devenir des Hommes (des deux genres). Ils allaient passer leurs dernières grandes vacances avant de franchir la porte du monde du travail. Manuels pour la plupart et fiers de savoir qu’ils allaient apprendre à le faire. Une autre partie d’entre eux allait poursuivre jusqu’au Brevet. L’Administration en vue, la banque et les fonctions de bureau de l’industrie. Le reste, quantité bien plus infime partant pour le lycée en quête du baccalauréat, en deux parties. Avec au bout la Faculté et ses spécialités.

Adieu veaux, vaches cochons, nous sommes en 2017.

Il n’y a plus de travail, mais tous les enfants ou presque, passent le bac…enfin, ils traversent, parce le rafiot il prend l’eau de partout.

Ils feront comme un président cinq ans pour quoi ? Là, la réponse est tellement pleine de trous que je ne peux dire que seul le président, aussi nul qu’il soit,  s’en sortira plein aux as et fier de son incapacité…

Niala-Loisobleu – 15 Juin 2017

http://levoyageurdesel.wordpress.com

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PROMESSE A LA VIE


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PROMESSE A LA VIE

Me voici plus tel, le médoc à rebooster la descente des chaussettes. Voici venu le désir de me tenir une promesse qui s’impose d’elle même. Les bois se sont faits les branches à grand force  d’attentes, combien d’hivers par où crois-tu me canaliser le printemps pour arriver ventre contre ventre ou tête-bêche à se sentir heureux de n’avoir plus de mots dans la bouche pour tenir un discours à l’absence ? Qu’importe, je n’ai rien à cirer d’une réponse d’aucuns qui ne ferait qu’allonger la question sans y répondre. Il s’agit là d’une question hautement intime ne pouvant se déshabiller devant tout le monde. Elle a l’odeur de longs sentiers menant pas toujours quelque part, mais ne s’étant jamais égarés du point de départ. Ainsi il peut faire le temps du lieu différent de l’autre, l’heure aura le m’aime rendez-vous permanent si le fond du paysage n’est fondé sur du sable. Pouvant séparés être mieux, que des tas de gens s’emmerdant ensemble . Le touché tiens, sais-tu qu’il peut être d’une empreinte phénoménale sans que la partie concernée te soit au bout des doigts ? On entre là dans la métaphysique de l’Absolu. Tu grattes des ongles les espaces qui se mettraient normalement de travers si tu restais coincé dans un quotidien bienséant, une manière de mourir en vivant. La générale, avant levé du rideau en quelque sorte. C’est vrai qu’il faut être fou pour vivre son rêve sans devoir s’attacher à ce que personne ne vous voit. Mais si je suis pas exhibitionniste j’en demeure pas moins nudiste sans devoir me parquer dans un lieu fait pour t’isoler. La nudité de l’âme, quelle entité ! Les manières et autres simagrées, genre feuille de vigne, laissées sur le palier faut voir comme ça vous grimpe aux étages de la transcendance.. Tu te mets pas à poil en te rasant le derme autour des parties vitales, non mon P’tit-Gars, tu laisses tout pendre de soi. L’élégance du mouvement c’est le rythme de l’expression corporelle qui s’exprime. J’en reviens inévitablement au concept esthétique, la Beauté fait canon sans se la jouer Navarone, modèle gros-calibre dans une baie de faux-anges. Et l’esthétique c’est une entité. On ne peut pas la couper comme un sale ami, ton individu est racé où vulgaire point barre. Ton langage ira avec la forme de ton esprit, lui-même ne souffrant pas de voir une partie de Toi s’aliéner par un tatouage, corporel ou mental, te rangeant dans une perte d’indépendance pour te formater au troupeau.

Mais je m’arrête, tes seins passant un poil louche dans le tombé qui donne un aspect mécanique au déroulé de tes hanches, ça m’alerte. Ce que ton âme me cause après l’apnée du Grand Bleu, tend soudain à virer à la tasse. J’suis pas causeux, tu le sais, je ne braille qu’en manuel. Cependant l’erreur fatale serait d’abonder à la bêtise de croire que je peux être manié comme un bigleux, pinceau, incapable de résister aux couleurs du tant. J’en suis ramené à la promesse qui me titille à présent. La vie dehors est déformée à loisir par des tireurs de ficelles embusqués comme des snipers. C’est que magouilles et embrouilles à tous les coins de la vie. On accuse, on maltraite, comme si la dignité humaine était l’ennemi public à abattre, à un point tel que dans l’intime, se priver de cette m’aime façon de se conduire, semblerait inconvenante et déplacée.

Niala-Loisobleu – 5 Mars 2017

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