Ce qui ne se Dit Pas


picture_51e5439e16035

Ce qui ne se Dit Pas

 La nuit cambrée de tes folies

Le jardin clos de nos je t’aime
Une tiédeur où je me plie
Et… Tout ce qui ne se dit pas

Ta lèvre au vert d’où j’émigre
A l’autre bout de tes pensées
Nos pôles au sud en tête à tête
A l’indécence des idées

Ta symphonie qui me rappelle
L’autre rivage sous ta voix
A mes délires à tes pluriels
Dans un voyage au long de toi

Ton souffle tendre où je m’enlise
L’aigre douceur dont tu te pares
Lorsque ton vin m’italianise
Quand tout s’allume sous ton fard

Ton alphabet quand tu m’emmènes
Les mots mouillés qui m’acheminent
Au temple chaud de nos haleines
Au figuré comme une rime

Mon Alpe blanche
Mon altitude
Où je me penche à l’infini…
Au point virgule de tes hanches
Ta vérité comme l’on dit

Des mots voyants de ta lumière
Qui ne sont pas au dictionnaire
Et… Tout ce qui ne se dit pas

****

Et à ton rouge sidéral
Ses profondeurs où tu te mires
Ta barque aux flaques hormonales
Où sombrent au soir les délires

Outre le rêve qui t’incarne
A cette épreuve qui s’immisce
A ton berceau teinté d’arcanne*
La fleur au secret d’un calice

Ce rouge au blanc qui va croissant
Croissant de roux de lune en lune
Aux sources rares au ras des sangs
La corde au mât de ta lagune

Teintée de l’onde où va dormant
Comme un péché sous la dentelle
Aux soirées froides où va longtemps
Une habitude mensuelle

Vingt ans déjà riche de rose
Ce jour aux jours à l’amertume
Le temps de nos métamorphoses
Comme l’époque se consume

De fille en femme
Dans tes carnets
D’orbes infâmes lassée livide
L’ex jeunesse médicinée …
A ses effets d’éphéméride

Et… Tout ce qui ne se dit pas

Mes yeux cachés comme une ride
Qui ne regardent plus que toi

*Arcanne avec 2 « N » : Poudre de traçage de couleur rouge

Jacques Gourvennec (Extrait de Poète sale type)

La Herse


La Herse

par Jacques Dupin
 
 

L’océan rendait ses noyés, les débris de ses barques… J’interrogeais pour deux le délabrement emphatique du ciel au bout du promontoire. Les algues sur ton corps el le
scintillement du sel te disaient complice du turnulle el sœur du silence qui s’édifiait au fond de lui. Mon amour, le vent n’était pas plus rapide au milieu de la mer qu’à
la surface de ton ongle. Mais le vent s’est couché, les oiseaux ne sont plus. Et leurs ailes jonchent la mer. Leurs ailes, leurs griefs : nos impatiences déroutées… Je ne sais
rien de nous, excepté peut-être ce rivage qui s’éloigne dans le matin, excepté cette barque qui n’a pas sombré.

 

Flottant entre les deux zoos du comportement, le tronc commun dérivait  Sur la partie non immergée, on pouvait voir les coeurs que la flèche n’avait pas effacée. Dedans leurs initiales « N’oublies jamais que je t’aime » gardaient l’intime au journal.

Niala-Loisobleu – 20 Septembre 2017

 

3220338-Paper-Old-watch-Stock-Photo-pocket

 

Je ne suis du soleil qui couche ses matins sous l’ô rayé


Je ne suis du soleil qui couche ses matins sous l’ô rayé

A tes boutonnières

je n’ai pas cousu

ce que nous avions à nous dire

comme une légion

que le déshonneur s’empresse d’exhiber

Aucun de mes mots

je t’aime

n’a jamais tenu à un fil

Mes tremblements

sont d’une autre nature

que celles du vouloir lapider

par le reniement

du parapluie alibi

Niala-Loisobleu

28 Février 2016

Trini Schultz

ASPECT DES PARENTHESES


ASPECT DES PARENTHESES

« j’écris bateau et une quille fend la tant vaste mer
et les arbres poussent sur les espaces enneigés
entre regard et regard se meuvent
des animaux retenus à terre par leurs plumages de fer
et de rosée d’or quand la lune s’éclipse
en leur communiquant le rut et la nomade joie de vivre

je pense automne ou hiver
et le feu résineux des pinèdes goutte sur mon visage
sur mon corps en gestes timides
voici le temps
du capricorne réduit à la cachette tatouée
sur l’aile minérale de l’oiseau en plein vol je dis nuages
éclair herbe eaux
homme
sursaut océan sel corps épuisés
transhumantes passions je dis
et surgit déboule goutte se dresse se meut vit
meurt
mais ne croyez pas qu’il soit simple de nommer
ranger et désordonner le monde

pour que ne s’efface pas cette tremblante écriture
j’ai besoin de rêve et de cauchemar
de la proximité vertigineuse des miroirs et
de passer la nuit au fond de moi avec les mains sales
du travail ardu de construire les gestes exacts
de la joie que par négligence dieu a abandonné à la fatigue
de la fin du septième jour »

Al Berto

11220840_10200843961937873_1030505417319810763_n_The old doll par Ryan Conners

Je m’écries pêne aux serrures des étages

qui rampent au levé des couleurs, pourtant mis en face de fissures dans la fertilité des fleuves

il faut trouver le bon tiret entre deux maux

Le bruit des portes condamnées fait froid dans le dos ; la dernière cigarette en brûlant les poumons du rêve

soumet à l’asphyxie du futur

Rien de tout ceci n’a de désespoir en l’huis

les portes sont les gardiennes du mystère ouvert en en-tête

la face cachée des sentiments ne parle pas le langage des choses,

elle procède des devoirs de réserve  pour la sauvegarde de l’humain

Niala-Loisobleu

2 Octobre 2015