Dire Faire Octavio Paz


3142aa7f121d414942360ddc0341024c

Dire Faire Octavio Paz

Entre ce que je vois et dis,

Entre ce que je dis et tais,

Entre ce que je tais et rêve,

Entre ce que je rêve et oublie

La poésie.

Se glisse entre le oui et le non :

elle dit

ce que je tais,

elle rêve

ce que j’oublie.

Ce n’est pas un dire :

c’est un faire.

C’est un faire

qui est un dire.

La poésie se dit et s’entend :

elle est réelle.

Et à peine je dis

elle est réelle

qu’elle se dissipe.

Plus réelle ainsi ?

Idée palpable,

mot

impalpable :

la poésie

va et vient

entre ce qui est

et ce qui n’est pas.

Elle tisse des reflets

et les détisse.

La poésie

sème des yeux sur les pages.

Les yeux parlent

les mots regardent

les regards pensent.

Entendre

les pensées

voir ce que nous disons

toucher

le corps

de l’idée.

Les yeux

se ferment

Les mots s’ouvrent.

(Trad: Colette)

Decir, Hacer de Octavio Paz

A Roman Jakobson

Entre lo que veo y digo,
Entre lo que digo y callo,
Entre lo que callo y sueño,
Entre lo que sueño y olvido
La poesía.
Se desliza entre el sí y el no:
dice
lo que callo,
calla
lo que digo,
sueña
lo que olvido.

No es un decir:
es un hacer.
Es un hacer
que es un decir.
La poesía
se dice y se oye:
es real.

Y apenas digo
es real,
se disipa.
¿Así es más real?
Idea palpable,
palabra
impalpable:
la poesía
va y viene
entre lo que es
y lo que no es.

Teje reflejos
y los desteje.
La poesía
siembra ojos en las páginas
siembra palabras en los ojos.
Los ojos hablan
las palabras miran,
las miradas piensan.

Oír
los pensamientos,
ver
lo que decimos
tocar
el cuerpo
de la idea.
Los ojos
se cierran
Las palabras se abren.

Le Renverseur


Le Renverseur

 

Horizon happé, s’agite un fantasme hippie, sorte de retour à l’origine. Brouhaha. D’abord ceux qui comprennent jamais mais qui s’expriment en premier tapent du pied. Comment, quoi, il faut accepter de réformer comme un vice sans fin car c’est le seul moyen de faire semblant de vouloir tout en reconnaissant ne pas pouvoir. Dans les temps morts entre deux reprises de réunion on glisse du Johnny caisse qu’elle a ma gueule, un deuil de Céline Dion, un retrait de Lloris, quelques soucis princiers, un gorille sous protection, les promesses de rapport d’une frigide, un aveu menteur, une offre d’affinités en promo, les foires au vain…

Chut rien à dire sur les malades qui renoncent à se faire soigner parce qui sont sans son, pas vers au nique.

Je veux Notre Jardin Bleu…

N-L – 13/09/18

MES JETS BLEUS 1


IMG-2224

MES JETS BLEUS 1

Par résonance  charnelle de l’espace ramené  sous le pied, le miroir se pave du tain d’un désir à repousser l’angoisse et mord à pleines dents les spectres diurnes et nocturnes des ronciers d’une résignation tarissante qui finit par dévorer le doit faire en bonne conscience

le jour s’arrache

l’arbre a trop d’ombre se nomme

livrant son essence

bouche hurlante

Elle se veut là,  Lumière

tranchée palliant aux peurs incendiaires par l’attraction orbitale de l’offrande, ruisselante de sève, à implorer la tige ligneuse en greffe à son porte-écusson

L’oeil brille déjà des sécrétions arborescentes de jeux d’eaux qui convient à se rendre

Je crache à tomber bleu en ton corps, tes venelles devenues mes villages aux maisons blanches ô perchées

Percée, je t’ensouche de cet arbre hors d’âge, cabane d’un oiseau

N-L – 12 Février 2018

 

IMG-2227

Illustrations de Niala – Détails d’ébauches – 12/02/2018

 

 

 

 

Proximité du Murmure


IMG_2063

Proximité du Murmure

 

Je pose mes diversions dans la fumée d’un rire éteint, une année est à la porte, mais la griserie « Champs-Elysées » ne me l’ouvre pas. En vérité, elle me laisse le gosier sec. J’ai fait bonne figure à la cantonade. Il suffit. L’avion d’Ô… z’a qu’à… continuer de taire les pantalonnades grossières et foutre serpentins et mirlitons dans la catégorie Trompe-l’Oeil. Dans l’an prochain, il n’y aura que ce que nous aurons réussi à mettre, pour le reste les bâtards continueront à se faire passer pour le Messie. Je vous souhaite le joyeux simple et la santé forte, qui regonflent sans ignorer le risque des clous jonchant la chaussée. Le bonheur n’est pas un droit, c’est un devoir. Je me battrais pour en avoir, afin de pouvoir en donner. Dans le droit fil de ce que la Poésie m’offre sans me faire mentir.

N-L  30/12/17

 

Proximite du Murmure

Comme il est appelé au soir en un lieu tel que les portes battant sans fin facilitent ou dénouent le tête-à-tête

hors de la crypte forestière il la traîne au grand jour, ou plutôt il lui parle

il la dénude parmi les rafales de vent

ou plutôt il commence à se taire

avec une telle fureur dans les rayons

ae la lumière verticale

une lelle émission de silence comme un jet de sang

qu’elle se montre nue dans sa parole même et c’est un corps de femme qui se fend

Par une allée d’iris et de boue écarlate descendant à la fontaine la tarir…

mais toute l’humidité antérieure

revêtait la roche comme si

nos lèvres s’étaient connues

jadis

sans le feu de la rosée qui monte,

sa dot, l’innombrable et l’évanouie..

transparence têtue elle flambe

elle environne de ses tresses

un pays qui reprend souffle et feu

N’être plus avec toi dès que tu balbuties

la sécheresse nous déborde

le cercle de tes bras ne s’entrouvre que pour mieux

ne rien dire

selon l’heure et le parfum

et quel parfum se déchire

vers le nord, l’issue dérobée…

peut-être ton visage contre le mien,

quand bien même tu me mènerais,

encapuchonné, sur ton poing,

comme aux premières chasses de l’enfer

Au-delà du crissement d’une sandale dans l’allée

soustraite au silence elle a glissé elle aussi à cet oubli de soi qui culmine

et s’inverse en un massif de roses calcinées

aveuglante énumération de ses haltes et de ses périls

réciprocité de dentelles entre son visage et la nuit

j’extrais demain

l’oubli persistant d’une rose

de la muraille éboulée et du cœur sans gisement

Plus lourde d’être nue

ses vocalises meurtrières son rire au fond de mes os

notre buisson quotidien les balafres de la lumière

A se tendre à se détendre sur les traces secourues

omis se dégager femme tout à fait du bestiaire indistinct qui la presse

parmi tant de pieux incantatoires fichés dans le matin roule et grossit le soliloque

de la noue

fade usurpatrice elle dort et me hait j’ai négligé son dénuement elle se tient un peu plus haut

ombre démesurée d’une roue de charrette sur le mur lourdement vivant

Nulle écorce pour fixer le tremblement

de la lumière

dont la nudité nous blesse, nous affame, imminente

et toujours différée, selon la ligne

presque droite d’un labour,

l’humide éclat de la terre ouverte…

étouffant dans ses serres l’angoisse du survol le vieux busard le renégat incrimine la transparence vire

et s’écrase à tes pieds

et la svelte fumée d’un feu de pêcheurs brise un horizon absolu

Sinon l’enveloppe déjà déchirée avec son précieux chargement

le heurt sous un angle stérile de la hanche qui luit

comme si l’étrave en était lisse sous la ligne de flottaison

mais
Je mouvement de la barque rendit

plus assurés l’écriture l’amour

tels un signe tracé par les oscillations du mât

au lieu des étoiles qui sombrent entre le rideau bruyant

et l’odeur de ses mains sur la mer

Sous le couvert la nuit venue mon territoire ta pâleur

de grands arbres se mouvant comme-un feu plus noir

et le dernier serpent qui veille en travers du dernier chemin

fraîcheur pourtant de la parole et de l’herbe comme un souille la vie durant

Ce qu’une autre m’écrivait

comme avec une herbe longue et suppliciante

toi, toute, en mon absence, là, dans le pur égarement d’un geste hostile au gerbier du sang, tu t’en délivres

tel un amour qui vire sur son ancre, chargé

de l’ombre nécessaire,

ici, mais plus bas, et criant

d’allégresse comme au premier jour

et toute la douleur de la terre

se contracte et se voûte

et surgit en une chaîne imprévisible

crêtée de foudre

et ruisselante de vigueur

Musique éclatée ciel sifflant dans un verre fraîcheur du soleil sous la brûlure de la peau

le même sifflement mais modulé jusqu’au silence qui sourd de tes plissements de granit, scintillante écriture le même sifflement

lance le tablier du pont sur ses piles de feu

où tombera-t-il noir le fruit méridien si je franchis le bras de mer

une pierre l’étreint et s’efface

le livre ouvert sur tes reins se consume avant d’être lu

Agrafes de l’idylle déjà exténuée pour que ce qui fut immergé respire à sa place, dans l’herbe, à nouveau,

et de la terre, toute, presque anéantie

ou comblée bord à bord

par l’enracinement de la foudre

sauf la respiration de cette pierre nocturne, le théâtre tel que je me vois, l’anticipation d’un brasier

sans son cadavre retourné

un autre traversera la passe

dans la mémoire de grandes étendues de neige

brillent

entre chaque massacre

Sorbes de la nuit d’été

étoiles enfantines

syllabes muettes du futur amour

quand les flammes progressent de poutre en poutre sous nos toits

exiguë

la définition du ciel

Nous dégageant, nous, de l’ancienne terreur

ou de cet enrouement par quoi les racines mêmes

s’expriment,- s’allégeant…

que ce soit le silence ce qui était présent, là, trop exposé depuis l’aube, sur le sol fraîchement retourné, l’ingratitude ou la légèreté des
hommes, avec le vent,

je me dresse dans l’étendue, seul, contre cette lumière qui décline, le bâillon rejeté

… que ce soit le silence lentement déployé qui règne déjà nécessaire, déjà opprimant

Par la déclivité du soir le secret mal gardé

je la blesse au défaut de sa lecture le vent répare les accrocs

enclume ou catafalque d’étincelles

avec ce qui naît et meurt au bord

de sa lèvre acide

ciel pourpre et montagne nue

elle se penche et je vois au-delà de la ligne de son épaule

mon enfance troglodyte

dans la paroi violette où le soleil couchant se brise comme un pain.

elle se penche je vois…

Jacques Dupin

Mouillures d’un ciel péri en mer


 shipwreck-7_resultat

Mouillures d’un ciel péri en mer

 

Amarrée basse elle a reculé

plus derrière que de vent

Seule émerge une tête d’étoc au dernier maillon rouillé d’une chaîne stéréo

Sur l’aplati de l’accordéon dont l’air a coulé avec le marin

la chanson met ses paroles en bouteille

Fol espoir à conte d’auteur

laissé au prochain estran de la lune nouvelle

qui sortira en fin de programme du lave-temps

 

Niala-Loisobleu – 18 Décembre 2017

 

La Brûlure de la Douleur


181854

La Brûlure de la Douleur

 

Pris dans le filet d’un brouillard  épais, l’intelligible douleur se débat entre le derrière du rideau et l’avant-scène. De quoi es-tu fait du fond ou tout pour la surface ?

De plus en plus loin, les moulins dont Qiuijote cherchaient la réponse, meulent le grain pour en tirer profit plus que pour essaimer l’Autre.

 

LA BRÛLURE DE LA DOULEUR

La douleur poursuit lancinante
L’ombre de la pensée
Qui enrage dans
Son réduit

Et la grisaille démultiplie
L’idée fixe
Dans un esprit
Lourd qui voudrait
Broyer
Le sens avancé et
Ouvert à la grâce
De l’inconnue

O Frères humains
Que faire de la douleur ?

Pourtant la lumière guette
A l’horizon qui attend
D’être franchi
Et … Revisité – il calfeutrerait
L’humble souffrance
Dans la force
De l’instant…

Belle liberté sans complaisance à soi
On t’accomplit dans la brûlure
D’un poème échappé
Des lourds et petits
Pas ferrés
Par la peur

Tu es clarté et clairvoyance
A la pointe des
Souliers de
Plomb
Qui se transforment en ailes
De Pégase envolées
Contre l’obscure
Trahison de
Tout amour
Par un Narcisse monstrueux

Sans un cri – sans une larme
Juste en déployant
L’énergie de la terre
Pour changer
Le monde
Voici le défi écrit
Sur les cendres incandescentes
Sous le pied

Et le temps macère en poussant
A l’explosion des gonds
Sur les portes
D’acier qui
Abritaient l’orgueil
D’une douleur
Élevée dans
L’ombre de
L’Humain

L’enfer ouvert au regard
Des sans-soucis
Pourrait dire
Leur « sainte émotion » !
Devant la barbarie
De la souffrance
Quand elle se dresse
Face aux monstres
De tout Pouvoir
Il leur faut un miroir
A ces âmes sensibles !

Et les mordants veulent croquer
Les plus beaux fruits de
La misère
Ils se mettent en meutes
Et chassent le reclus
Dans la douleur

« Sentir »  comme ressent
Ce pauvre terrassé de souffrance
Pour le connaître et s’en servir comme
Marche-pied
De sa puissance
Impuissante : cela traverse
Tout « Thénardier »
Qui se vend et
Vend la souffrance
De l’innocent
Aux monstres de richesse !

« Sentir » de l’extérieur de l’art
Ce que ressent le poète
Sans avoir à comprendre comment
Il a pu accoucher dans la douleur
Quelques vers « délicieux » :
Sans viser la renommée
Ni le divertissement
Mondain
C’est comme vouloir faire sortir
De la boue de la vulgate
Le plus beau message
D’Humanité

Ainsi pérorent les petits rois
De la rhétorique qui
S’extasie devant
Le « sensible » génie
Après l’avoir conspué de
Son vivant !

Et la mode de la douleur
N’en finit pas avec
L’apostasie
Du bonheur lequel est quand-même aussi
L’apanage de ceux
Qui s’emploient
A moduler le
Cri de la
Beauté

Ainsi le tourisme de l’art
Juge et encense des valeurs
Déjà ossifiées par
La richesse
Au sacré nom d’un bonheur sensible
Tant de chaînes qui empêchent
De passer outre
La loi du commun : celle qui
Asservit la pensée et
Nie la douleur
Réelle pour
Encenser les prostitués
De tout art

De l’intérieur du poème
S’arrachent ces
Chaînes
Et s’ouvrent les musiques
Et les visions
D’un monde
Toujours à
Refaire …

« La littérature à l’estomac »
Lâchant son souffle
Au rebours de
Toute digestion culturelle
Ouvre au plus profond
De la respiration
Qui bat – bat
Contre la mort
Et surmonte ainsi
La souffrance
Que pas un mot de censeur
Et d’évaluateur ne peut
Sentir comme
Source de
La beauté

 

Alain Minod

LA BOÎTE AU L’ÊTRE 23


main-header_father-nature

 

LA BOÎTE AU L’ÊTRE 23

 

PARCOURS POETIQUES MOSNAC 2014 – 4

La table est dressée, tout autour les arbres se mettent à chanter
Au pied du promontoire
les fourmis sont aux fourneaux
Un levé d’odeurs
alléchantes
ondule les cheveux des branches

Les tasses
en avons-nous bues….souviens-tu tant ?
Derrière un tronc il y parfois pire que l’obole à donner
Le coeur cogne au coing des haches

Ces ombres ont beau vouloir étendre leurs prises
me voici au seuil de la cabane
Le gros arbre s’est ouvert le bas-ventre
accoucherait-il d’espérance
qu’il ne s’y prendrait mieux
de son vagin réconcilié avec lui-même
l’utérus germe
les sèves qui porteront le cri de la vie au plus loin

J’ai mouché les flammes des girouettes
trop d’étincelles font artifice de leur bois
en galbant le mollet du jambage
pour dire vois ce que j’ai pour toit sous le manteau
Antre entre donc en moi
je suis la sorcière de ton bûcher

La mer partie de l’autre marée
vient à grands seaux laver l’impureté
Du balai
maudite sirène
ton chant naufrageur ne lanterne que le malheur
Je me jette aux écumes pour changer mes jours de destination

La clairière vient d’ouvrir son dôme
un bain de soleil descend
pour m’indiquer la route
le ban publié
fait annonce
il y aura mariage entre la
Poésie et l’Absolu
Le Chevalier, hérault porte la nouvelle sans recours avoir aux anges

L’Araignée silencieuse
omniprésente
ne s’est en rien laissée distraire
Les mythes du monde sont sans dents contre sa toile
Tu peux la maudire comme autant que tu voudras
elle s’en fout
Elle tisse
tirant de l’au-delà un temporel où l’éternité se retrouve

Nous avons du feu pour tous les hivers
la forêt nous couvre de ses flammes chaleureuses
la ressource de l’amour est naturelle
ce que tu coupes repousse en corps plus fort

Niala-Loisobleu
16 Septembre 2014

La trace en corps saignante, impossible de se perdre en ce Dimanche réconcilié avec le paysage. Il m’a suffit d’entrer dans l’estuaire pour ôter des façades la partie fausse de leur architecture. Aux trumeaux le miroir est d’un tain qui dissipe l’ambiguïté du doute contaminé. Quant aux tables saillantes de la pierre, j’ai senti que les colonnes les laissaient parler en raison de leur connaissance du silence. Paix d’une joie simple qui vous prend par l’intérieur. Bonheur macéré dans la confiance. Un Autre matin est à poindre. Sans que les torpilleurs d’une escadre pirate puissent en gâter la pulpe. Il n’y a de vent que celui qui a appris le dessein du sillage en ayant su garder le premier signe de la voix.

Niala-Loisobleu – 7 Août 2017

IMG_0563

LA BOÎTE A L’ÊTRE 21


main-header_father-nature

LA BOÎTE A L’ÊTRE 21

LES CONTES DE L’INVISIBLE

Il y a une fois

qu’il était

un point suspendu se balançait

cerf-volant croisant dans son paradis Bleu

S’il s’interrogea des fois, mit long  à comprendre qu’à vouloir trouver réponse à tout on s’éloigne du Centre, droit dans le mur du Triangle des Bermudes

Bien sûr il y a

les parents

les frères

les soeurs

le mari ou l’épouse

les enfants

le patron

l’épicier

la voiture

les godasses à changer

et l’abscons qui répond toujours pas au téléfon

Mais mon dos

il me fait bien moins mal

quand j’écoute mon coeur à vélo hâler

et que je marche dans le sens de mon âme à bois

en sortant mon oeil de l’herpès pour gratter le besoin de Lumière

J’ai toujours le même âge

dans l’état civil

mais

la vérité

c’est qu’à devoir traverser

mieux vaut garder son tablier et ses culottes courtes

en déchirant tous ses papiers

puisque mourir pour mourir

vaut mieux vivre

Elle est là grande ouverte

a pas bougé

au bord de l’Amour

Ma qu’Aime

large

baie entre

regardant de la bonne moitié de la bouteille

tendue comme un promontoire

pour que j’habite chez Elle

Rut de la Plume d’Encre.

Niala-Loisobleu – 9 Janvier 2013

 

P1000901