PEAU TERNE CHERCHE SOLEIL


1d22f60a0586f4355166dc372a976159

 

PEAU TERNE CHERCHE SOLEIL

 

La moiteur d’une vision s’essuie, monotone, sans mouvement évolutif, tremblote sur le point fixe. On dirait que l’appareil de projection passe un film en négatif. Seul dans la cabine, le bruit de l’appareil fait entendre son simulé signe de vie. C’est un ralenti. Les jambes qui courent en laissant sur place, sans rien bouger de l’air pollué. Où trouve-on les recharges pour les kaléidoscopes ? La lanterne magique se fait les poches pour retrouver le caillou du texte à sortir des bulles, Le jour va entre tenir et lâcher. Il faut séparer les corps étrangers du bleu  pour retendre la corde à linge propre. Il y a ces secousses picturales qu’une toile en attente lance pas par hasard. Déplacer les fourmis amassées dans le chevalet. Cette fenêtre qui donne sur la propreté d’un ciel neuf devrait s’exprimer sans se laisser enrouer par une climatisation nocive aux cordes vocales. Répéter les mots creux ça ne redresse pas la tête penchée du tournesol. Le petit chemin qui passe au travers du grillage pour conduire au pied de la forêt, lui il me parle. Il me dit viens, approche, vois comme l’arbuste a grandi, là où tu avais laissé ta semence embrasser la terre. C’était un matin comme tu les peins. Le corsage déboutonné sur les sauts des seins libres. Pas même une culotte à l’herbe, nu à nu couchés debout l’un dans l’autre, se disant joue contre joue, comme la vie est belle. Ignorant le doute douteux qui détourne au lieu de faire avancer. Tu sais comme l’odeur que l’on assemble soi-même en faisant monter le sang aux veines. La sève à soie, son jus. Pour sa racine. A faire vibrer son arbre. Du fond de la rivière souterraine à la surface du derme. Poils dressés par le même frisson qui ne peut se retenir d’avoir un comportement naturel. Loin des consignes d’une politique de manipulation. S’en foutre ? Non, se mettre plein de foutre ! instinct intact. Le bond qui saute le tronc renversé. Attrapé au vol, façon oiseau-lyre, le baiser du vent, avant que les lises l’aient accaparé de leur chant de sirènes. Le réflexe de l’enfant trouvant le morceau de bois à faire jouer dans la glisse du fil du caniveau. Les broussailles ont trop envahies la traversée, les algues retiennent le courant comme des serpents noués autour des chevilles. Casse le bocal pour qu’on respire, tiens ça pourrait le faire avec ton blanc caillou, si tu le lances à l’intérieur de ta mise sous-vide. Je ne peux pas t’embrasser avrc tes deux jambes sur mes épaules, si t’es coincée.

Niala-Loisobleu – 13 Juillet 2017

ENVOL AU VENT


ENVOL AU VENT

L’air d’une sellette

assise le lien de ton rang

Tes pieds sont en accord avec la marche

L’atmosphère ventile

les nues entrent dans l’intégral

l’aile de l’oiseau plane

les mots tueurs avalent leurs échappements

N’aies crainte

monte à sortir de ton bas bord.

Niala-Loisobleu – 20 Juin 2017

1424852390119640

LETTRE A LES LISES


17da3b085f7eeef9a9efef3ffb6cef4f

LETTRE A LES LISES

 

Le couteau tombé sous la table des cartes

A laissé le brouillard intact

Où pointe le compas

Le sexe tant dressé

Confond la lune et le soleil

Au beau milieu d’un océan désalinisé

L’albatros nage en solitaire

Je me souviens des troglodytes de Cadix

De la roche percée

Sur laquelle six cordes tendaient leurs voies

Le ciel andalou sentait les épices d’un comptoir d’Inde

En fumées saurées par les gitanes de Gainsbarre

Que des gosses dans les fortifs

Brinquebalaient à coups de pieds

Dans les gamelles

Noir corbeau coeur de colombe

Les claquements de la faena rebondissent

En ricochets sur le plateau de la Messa

Grenade n’endors pas tes lions

On cherche fortune sur la Plaza del Sol

En rangs d’indignés

Quelque part existe-t-il assez d’amour pour taire l’insupportable injustice ?

Vent des globes

Ruisselant de larmes

Tire les galères

Aux rames des RER

L’odeur d’ail saucissonne les cauchemars du matin

C’est la traversée de la manche au quotidien

Dans des remontées lointaines

D’un flamenco en corps sauvage

Niala-Loisobleu – 10 Mai 2017

 

PROMESSE 2 / L’espoir ça prend toujours racine au plus bas.


PROMESSE 2 / L’espoir ça prend toujours racine au plus bas.

 

Le cagibi en déballant un effet de veste, offre en dernier recours, de quoi sauver le mal de coeur du vomir par-dessus bord au bastingage. Ma foi, tout est là pour satisfaire le nécessaire à fabriquer un épouvantail qui sauvegardera les oiseaux avec une nourriture non-empoisonnée. Le filet ajouté à la glu de l’oiseleur, trop c’est trop pour l’équilibre du symbole de la liberté absolue. Vole ô mon zoizo, vole et aime la beauté qu’il faut garder dans la perspective avenir. Quand ce fut la guerre et toute sa misère, mondiale, coloniale et sociale, le rationnement a forcé à inventer, pour compenser et maintenir. Le sang versé valant davantage que le sans temporaire. L’espoir ça prend toujours racine au plus bas. Quand t’as tout, vouloir en + c’est hâler le gâchis. M’est avis que le bleu va remonter plus haut dans mes bourses que dans le crack qu’à rentes…

J’aimerais à en mourir plus loin !

Niala-Loisobleu – 26 Avril 2017

P1050292

Le Tant perdu Rattrapé


16532512_5403479_70062741

Le Tant perdu Rattrapé

Non l’inclinaison de la tige ne renseigne pas sur la couleur de la feuille à venir, il reste entre l’attente et la longueur de la part de ce que l’on ignore, l’énigme de la réalité. Dans laquelle en méli-mélo, nos envies et besoins, bien au chaud, montent constamment la garde, prêts pour toute éventualité qui leur ouvrirait un passage. Sur l’assise du vide le pont s’appuie de toutes ses jambes. Le vent porte d’Est bien plus loin que le coin de la rue du couché au moment où le feu passe du rouge à l’avance du vers la sortie du stationnement. Les deux trottoirs de nos rues n’ont pas la même exposition ce qui laisse à la chaussée le choix de la m’aime direction

Au bord de la fenêtre du toit tournent les moulins en celluloïd des grands pavois que le nombre de tours n’influence pas. Il y a du grain ente les pierres des balises comme on trouve heureusement de l’air sous le kiosque scaphandrier du grand bassin de la chanson des sources

Ne me demande pas as-tu mal de l’attendre puisqu’elle est là la présence, même si – parmi les prises en souhaits – ce soit pas celle qui était entrée en programmation.

Les eaux mortes laissent au bateau la vision libre du large, au repos des vagues des bulles prouvent la présence des poumons du sable, la plage suce le ciel sans nuages confiserie d’iode piquée sur un mât. A chacun ses pâques, les miennes ont eu plus que leurs oeufs. Surtout qu’aux sucreries je préfère le sel sans hésitations.

La cabane attendait une soeur qui a changé d’avis sur sa route, en m’aime tant que c’est un fils qui a fait « Coucou j’suis à Royan, peut-on passer te faire un bisou ? » qui est venu… A la surprise, totale, mais pas dans l’inattendu, dans le tant perdu rattrapé

Te savoir à mon souffle lié

mon Patou

me tient bien plus en l’haleine qui préserve du froid de la séparation

que dans la chaleur artificielle d’une présence simulée

ton coeur ventricule le mien de vibrations sanguines au pouls régulier

Les maisons blanches se serrent mieux aux cordes des guitares

qui vont faufiler par les venelles des cheminées

cette odeur particulière que la terre chaude exhale après l’ondée

au seuil des encres du lit des fontaines

Ô Cécile

t’es comme la chanson de Toulouse, devenue ma fille

cerise sur le gâteau tu y as mis Louison

Alors la vie de merde peut tartiner ses jours, y a que les cons qui demeurent sans comprendre le sens intrinsèque du sentiment, les Autres qui s’aiment ils surmonteront comme Pi, l’épreuve, de l’odyssée de la souffrance.

Niala-Loisobleu – 16 Avril 2017

IMG_1634

MOT A MOT 1


Mot à Mot 1


Louange des insoumis

À profusion se lisent aux fenêtres
les appels à la louange des insoumis

Est un signe de connivence
ce qui dans l’effusion s’improvise
Pays où l’irrationnel triomphe
y apparaissent une multitude d’étrangetés

Pour que s’abolissent les poncifs
il a fallu à tout prix un retour de force

Avant longtemps auront disparu
d’une tragédie les vestiges

Albert Ayguesparse

Comme le mort cérébral qu’on refuse de reconnaître mort, le paysage d’un monde qui a peut-être eu une âme, mais…me sourit de toute l’absence de ses dents. Il conviendrait certainement de reconnaître que j’en suis mordu tout seul. En l’absence de la réciproque. Les fruitiers d’un jardin n’ont de fruits que par la greffe de la semence au sillon qui trace au creux de la veine. Sang lui, rien. L’amour, élément vital de toute espèce, est incompatible au mariage pour tous. Marier son coeur à un cliché décharné de vie, c’est vendre son âme au diable. Il y a tout près, bien plus près qu’on ne le  voit, ce qui ne fait pas de bruit, battant d’énergie rentrée. Et dans ce qui ce montre sur une scène constamment ouverte, rien que du factice. Regarde en toi, la lumière ne fait pas clinquant, elle sourd de l’ô, naturelle, comme source vitale cachée. A force de courir d’un bout à l’autre du rien tu apparais comme une imagination sans scrupules, je te laisse à ton inconséquence, toi qui m’as trompé dès le début, tu ne seras pas ma fin. Être bon rime à tort avec con. J’aime le silence qui n’a rien vieilli du vrai malgré les années. Leur manque, leur vide apparent. Ce qui ne se montre pas est ce qui est visiblement intègrement pur.

Niala-Loisobleu – 7 Avril 2017

85e13a8569a4f2b773faca1e96a3f7bc

 

FORTE NUIT DE BILAN


8246dd43f473185e12388c4e0b242aed

FORTE NUIT DE BILAN

Le silence au petit-matin, en couverture, ça rassure les yeux au terme d’une longue conversation qui n’a pas nuit.

La lune demeure expansive et libertaire. Elle se fout des yeux chiasseux qui matent d’une serrure à l’autre en se disant « cachons-nous jusqu’à nous m’aime, faut pas rougir de salaces idées ». Tâchons seulement de tout savoir de ce qui ne nous regarde pas

Lune et l’Autre, n’avons pas à nous souvenir du rêve qui de Nous deux n’a fait qu’Un, le jour le poursuit. Nous restons branchés sans craindre un soupçon libertin rajouté aux poivres d’épanchements de si nos vies (n’étaient pas ce que nous en faisons, nous ne serions que le regret de nous mêmes).

Tout au long de tes  collines je continue à coller à tes flancs. Mains tenant les fauves qui ont le musc des feulements restés accrochés aux branches des voeux érectiles. La chaise sur laquelle mes fesses t’ont prises en amazone, andalouse, cheval à rab au manège ondulant, un toro noir dégainé chauve, traversant lô live à taper au noyau…

Ole ! Anda !

Non, ne parle pas, laisse ta langue allée

principale

par laquelle j’antre

parler à ces oiseaux multicolores qui nous excitent de leur plume hard

puits à ce chat

denseur du grand écart

laisse-moi , croix de bois, crois de faire, le salto de mes dernières pointes, chant de bon signe lancé à la volée, qui n’écrase pas sa balle, out dans le mur…

Ce que j’ai vécu cette nuit me permet ce matin de partir, je n’ai plus rien d’ici à faire, mon Amour est d’Ailleurs.

Je n’aime pas ces portraits psychologiques il font trop beau pour être vrais, la preuve preuve tient dans ce que l’on trouve au bas de la page de sa vie

Niala-Loisobleu – 30 Mars 2017

a2803824ff518ebb4b37a8810d9b0426