D’AVANT T’ÂGE


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D’AVANT T’ÂGE

 

Les trains des quais où sans bagages on a déposé une part de soi, consignent des moments qui reviennent tôt ou tard. Il y a des morceaux qui savent s’auto-détruire, la mémoire n’a que faire des nanars. A quel moment ce qui compte réellement se met met-il au monde ? C’est un merveilleux voyage que celui d’aller regarder en soi. Tout marque, souvent sans qu’on le remarque; à l’empreinte notre jardin n’a pas attendu le progrès de la technique, il reconnaît nos distinctions, nos inclinaisons, nos dégoûts, notre vrai seul vouloir.

Ma rue de Verneuil à Paris 7° m’a propulsé tellement tôt que je suis sûr qu’elle a servi d’instrument à ce qui fait l’évasion qui m’est essentielle. Je sais que je suis venu au monde parce que j’avais à le découvrir. Je ne me souviens pas d’avoir été fatigué de nager, sorti de la mienne, j’ai senti un impératif besoin de recadrage, je me suis trempé dans toutes les mères qui pouvaient m’accoucher pour connaître. Au point de pallier à l’éloignement d’un littoral en ayant la capacité d’en inventer une pour pas rester sec. L’imaginaire est tout ce qui donne accès, quand en plus on appartient comme moi à la race que le matériel ne concerne pas ça focalise drôlement plus.

Le temps de gestation diffère pour chaque type de ses aspirations, pour l’amour, qui occupe le premier rang c’est étrange ment long. L’initiation semble devoir ne jamais se terminer. En fait c’est plusieurs vies qui se juxtaposent pour parvenir à celle qu’on devait suivre à l’origine. Je te connais , bien avant Toi qui sais, d’avant  t’âge.

Que de passages à travers des maisons-communicantes il faut franchir, j’ai du Lyon en moi, ma vie  est une vraie traboule.

http://loges-vieux-lyon.com/decouvrir-lyon/les-traboules-lyonnaises-156150

Niala-Loisobleu – 15/10/18

EAU-VIVE


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EAU-VIVE

 

Un ciel ici si chargé

caler là où la langue embrasse avant de parler

transe porte sans se le cacher

Tu sens comme un liseron

grimpante et recouvrante

fraîche de peau sauvage

touffures d’aisselle fouettées de vent

 

Niala-Loisobleu – 12/03/18

MEMOIRE SANS VISAGES


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MEMOIRE SANS VISAGES

En pile ou en détails, comme des bras co-liés, dans le ruban par lequel les mots à la suite se retiennent, alors que glisse la clef qui garde le t’aime  d’actualité. Le rose tourne aux contorsions des lianes qui balancent entre-deux zoos. Bel animal sauvage que la cage matte aux cris. Un reste d’odeur fauve exhale de temps à autre l’idée qu’on en a gardé ou l’image qu’on s’en fait. La notice donnant deux options d’emploi selon la conviction et le doute qu’on peut avoir devant soi. La voix geint et rit, attendant la preuve que seul l’écho porte en lui.Des cailloux, trouver  le moyen de aire la part entre ceux qu’on a posé et ceux que l’on a reçu. L’amour quand il danse sur le fil rouge a le flou de la vapeur et la fascination de l’arbre en fleurs. Que conclure de l’absence ? A moins de revenir au début trier le faux du vrai, le vide en grandissant n’éclaire qu’en clair-obscur. Lueur des bougies, sur la blancheur où les ombres grandissent. Nous voici à la fin de l’hiver, le pont est déjà en vue, comment sera la rivière à l’embarcadère pour l’autre bout de la nuit ? Quelque soit la situation, l’herbe tremble toujours de la même émotion végétale. Peut-être devrais-je entendre avec mon oeil qui habite l’inconnu, en remontant l’ombilic que la vague fait aller-et-venir ?

Niala-Loisobleu – 17 Février 2017

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REFLETS D’ESTRANS 11 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Algues Longs cheveux Flottants


REFLETS D’ESTRANS 11 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Algues Longs cheveux Flottants

ALGUE

la relance ici se fait

par le vent qui d’Afrique vient

par la poussière d’alizé

par la vertu de l’écume

et la force de la terre

nu

l’essentiel est de sentir nu

de penser nu

la poussière d’alizé

la vertu de l’écume

et la force de la terre la relance ici se fait par l’influx plus encore que par l’afflux

la relance

se fait

algue laminaire

Aimé Césaire

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GO AIMONS
Tresse des fonds
racine
des mauvaises herbes
que tu arraches  des abysses
Ce ruban des chapeaux d’illusion
se débande de ta frange
pour que tu l’abandonnes
au sable-philtre de ta plage intime
go aimons
Niala-Loisobleu
8 Janvier 2016
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REFLETS D’ESTRANS 11
2015
NIALA
Huile et collage s/toile 50×50

Adresse de mon site officiel : http://www.niala-galeries.com/