NAISSANCE AVENIR


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NAISSANCE AVENIR

De l’oeil resté à l’humide de ta fenêtre

je sens le brise-bise  dévoiler l’horizon

Ce bruit de cheval allant à la forge

ventile à faire soufflet n’est pas jouer

A l’abreuvoir, sous les tuiles

le tant clair gargouille de source

naissance avenir

Les algues au rythme

vont andantes sans modération.

Niala-Loisobleu – 23 Avril 2018

 

LA BOÎTE A L’ÊTRE 17


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 17

 

TABLEAU D’UNE PENSEE

Traits d’un frisson

les plus hautes herbes penchent la tête

rien naît en corps

Là-bas

bien plus loin que l’attente

qui pourrait dire ?

A moins que rien ne soit

Aux ardoises les craies qui ne serviraient à quoi

ça n’existe pas

Quelques calcaires ondulant aux courbes des fûts

n’ont pas déshabillé les strates du goût des crûs

Dehors la rivière volage

Le chai tient l’effusion au frais

prêt a embuer le coeur du vert

à pieds

pour la tracée du nouveau chemin

Un bourgeon hiverne sous sa calotte

dans l’humus sphère australe

A la fourche le nid perle

Un peintre tout vêtu de bleu outremer

s’apprête à faire monter la mer

au-delà d’ailes

pinceau à l’encrier d’un autre continent prêt à écrire

en lettres vacantes

pour tirer les pieux émergents du ponton

avec l’archet du violon

Plus qu’un jour

la vie reste éternelle

L’ô séant

Niala-Loisobleu – 9 Août 2013

 

Cette eau d’orages a plein d’espoir dans sa crise de goutte. L’urique acide ne plie pas le je nous. Seulement la transpiration des odeurs louches d’aisselle plus qu’elle ne monte en selle. A vue de nez, il est l’heure de nettoyer l’atmosphère et de rendre aux maux le rejet qu’on en dit.

Niala-Loisobleu – 28 Juin 2017

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LA PROMESSE INITIALE


LA PROMESSE INITIALE

Debout dans tes pas matinaux jusqu’au seoir, ce qui demande toujours de faire un effort, ma Vie, la course de ta lèvre silencieuse chemine d’un souffle qui me rappelle la forêt quand mêlés dans la ramure les langues font monter la sève par respect à la promesse initiale.

J’ai ta joue à la poitrine

et j’entends respirer tes pores tournés vers l’ailleurs

L’écarté des rideaux retenant l’obscurité

fait un rai qui t’ouvre en deux

le corail brillant d’humidité

Tu m’appelles mieux qu’avec des mots de ton regard habité de lumière. Des fois ça pince, mais j’aime que tu me la fasses pas laxiste, sans cadeau faible. Comme ça le peu qu’on gagne on le mérite, c’est pas volé. « Apaises-toi, il n’y a qu’un arc-en-ciel autour de toi pour faire le pont de vos traversées, avec qui tu aimes. ». Les nuages étant suffisamment clairs dans leurs expressions sombres, qu’un dessin serait inutile. Faut rincer en soi, sinon rien. Alors je me sors le bleu de ma promesse, je serais à l’image de l’espoir que tu as mise en moi.

Niala-Loisobleu – 31 Mai 2017

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MES BLANCS CAILLOUX


Abbott Handerson Thayer, Noon - theaujasmin.blogspot.com

MES BLANCS CAILLOUX

Grand magasin, rayon du Printemps, toute la semaine offres exceptionnelles, en promo modèles de Peynet, 1 triple ban de la Place de Furstenberg, une arche à bal êtes ayant appartenu à Eros, des p’tits cochons en pain d’épices, un déshabillé dans l’herbe, le lit de sa rivière et son travers seins, une craie à écrire dans les coeurs sous les préaux des récréations, un couteau à marier les veines, des coucous dans l’angle des portes cochères, une chambre sous les toi émoi, un pinson et des mimis, débourre joie décalée et tout plein de sarments d’amour brodés sur un culotte fendue de rire…

Elles ont les épaules hautes

Et l’air malin

Ou bien des mines qui déroutent

La confiance est dans la poitrine

A la hauteur où l’aube de leurs seins se lève

Pour dévêtir la nuit

Des yeux à casser les cailloux

Des sourires sans y penser

Pour chaque rêve

Des rafales de cris de neige

Des lacs de nudité

Et des ombres déracinées.

Il faut les croire sur baiser

Et sur parole et sur regard

Et ne baiser que leurs baisers

Je ne montre que ton visage

Les grands orages de ta gorge

Tout ce que je connais et tout ce que j’ignore

Mon amour ton amour ton amour ton amour.

Paul Eluard

Pas d’ascenseur pour le 7° ciel, un p’tit escalier de service hélicoïdal, pour la descente : la rampe sans parachute. L’amour c’est pas à l’abri d’un infarctus, samu. Pim-pom, tirez pas sur l’ambulance. Les quat’saisons suivent le bord des trottoirs en charrettes, l’absurde pour cocher, les paires et les impairs pour passagers.

Les pigeons de mes fenêtres fleurissent dans le crottin des géraniums, été comme hiver, serre-moi fort dans les draps, voile de mât de long. Il a des jambes mon bateau à voiles. Avec des mots lés ronds, qui font fleurir les mûres où qui ya que des portes ouvertes sur l’horizon. Certaines rient de moi. C’est un poète celui-là, authentique con, qu’elles disent en levant les yeux. Pour lui, les épines sont des roses, la vie un jardin avec des arbres à cabanes, des oieaux à plume d’encre, des d’ailes tas de ruisseaux, des p’tites maisons blanches, qui vont jamais au bord de l’amer, mais sont toujours en vacances au bord de l’ô. Le Niais qu’ils m’appellent en haussant les épaules du ton qu’on prend pour dire « le pôvre » Moi, ce qui m’étonne, c’est que ce sont toujours eux qui me font l’aumône. Il y a un enfermement chez ces gens là, qu’est paradoxal. Ce doit être les foies qui secrètent ce teint olivâtre que leur suspicion oppose à l’espoir. Quand m’aime, j’arrive pas à croire qu’on puisse vivre sans amour. C’est comme opter pour les fleurs artificielles telle une Le Pen ou un Macron de  carnaval, en disant que ça, ça meurt pas, puisque ça fait Promesse de jamais tenir. Evidemment c’est jamais venu au monde, ça peut pas craindre. Mais le plus dur à vivre pour moi, c’est cet entêtement qu’ils mettent à ne rien vouloir écouter. Ils sont plus têtus que l’âne que je suis.

Niala-Loisobleu – 30 Avril 2017

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ECLOSION


ECLOSION

D’un rêve d’amour

le petit-matin,

laisse aller ses doigts dans la lingerie du mue gai.

Vie sauvage,

le silence garde les murmures de l’ô

hors de la sécheresse des bavardages.

Le bois invite à la danse.

Niala-Loisobleu – 30 Avril 2017

 

IL ME TARDE


IL ME TARDE

Ces derniers mots que tu m’as dit, je me les passe en boucle appuyé au balcon des demains, en scrutant au loin ce qui  ce soir fera ou non deux mains. Tout nage dans la non-réponse encore faite à la PROMESSE. Peinte au cuir chaud de ta peau, elle se promène seule en mer. Où ? Quelque part sans avoir laisser le moindre repère d’un reçu cinq sur cinq. Mes pores loin d’avoir brulé leurs derniers vaisseaux s’essuient Mélody Nelson, en grillant les feux d’étthers craquelés. Par la fente du créneau qui nous relie, me voilà qui serpente au torrent de ton col, chacun son tour en tandem appuyant sur les manivelles pour se monter en danseuse, la tête dans le guidons-nous que rien ne se perde. Tudieu heureusement que t’as un double plateau, me v’là qui te monte dans l’abîme à re-culons, à qui qu’aura gagné l’étape en premier pour aller passer la nuit à l’ô tels. Ce que je vais peindre aujourd’hui tiendra notre figuratif en abstrait. Expression m’aime du souffle retenu, qui n’a d’autre chance d’être entendu que par la magie du parfum qu’il exhale. Les fleurs de la fenêtre en ont le pouvoir.

Niala-Loisobleu – 23 Avril 2017

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Devant la mer, un soir


Devant la mer, un soir

Devant la mer, un soir, un beau soir d’Italie,
Nous rêvions… toi, câline et d’amour amollie,
Tu regardais, bercée au cœur de ton amant,
Le ciel qui s’allumait d’astres splendidement.

Les souffles qui flottaient parlaient de défaillance ;
Là-bas, d’un bal lointain, à travers le silence,
Douces comme un sanglot qu’on exhale à genoux,
Des valses d’Allemagne arrivaient jusqu’à nous.

Incliné sur ton cou, j’aspirais à pleine âme
Ta vie intense et tes secrets parfums de femme,
Et je posais, comme une extase, par instants,
Ma lèvre au ciel voilé de tes yeux palpitants !

Des arbres parfumés encensaient la terrasse,
Et la mer, comme un monstre apaisé par ta grâce,
La mer jusqu’à tes pieds allongeait son velours,
La mer…

… Tu te taisais ; sous tes beaux cheveux lourds
Ta tête à l’abandon, lasse, s’était penchée,
Et l’indéfinissable douceur épanchée
À travers le ciel tiède et le parfum amer
De la grève noyait ton cœur d’une autre mer,

Si bien que, lentement, sur ta main pâle et chaude
Une larme tomba de tes yeux d’émeraude.
Pauvre, comme une enfant tu te mis à pleurer,
Souffrante de n’avoir nul mot à proférer.

Or, dans le même instant, à travers les espaces
Les étoiles tombaient, on eût dit, comme lasses,
Et je sentis mon coeur, tout mon cœur fondre en moi
Devant le ciel mourant qui pleurait comme toi…

C’était devant la mer, un beau soir d’Italie,
Un soir de volupté suprême, où tout s’oublie,
Ô Ange de faiblesse et de mélancolie.

Albert Samain (Recueil : Le chariot d’or (1900))

Un moment que la chandelle éteinte, garde son impression pérenne quelque part en elle. Le premier de PROMESSE revint allumé d’absence, j’ai repeins une heure en corps mais en dehors des lunettes du serpent à sornettes. Habité d’un sentiment de complicité en demande, seul égaré dans le dédale versatile du dernier qui passe. Double je contraire à l’engagement. Je suis entier., comme la mer.

Niala-Loisobleu – 21 Avril 2017

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