L’ANNONCE DU LEVE


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L’ANNONCE DU LEVE

La blancheur me pousse à l’extrême-bleu

quand tôt le froid m’a vu peindre

l’archipel où mon étrave accostait n’avait pas de possibilité de mots à amarrer

Les tôles épaisses qu’ils collent  à l’herbe

le garrot qu’ils nouent à la gorge de l’air

la mort qu’ils métastasent aux cellules vivantes

le pincement qui émascule l’enfant

l’excision qui ampute du genre

le manquement primaire fait au pouls

tout ça et plus en corps

me dit soit bleu mais à partir du blanc

qui dévoile l’accent du vrai sentiment

NOTRE JARDIN BLEU 8

est en voix de le laisser paraître ma Barbara…

Niala-Loisobleu – 4 Novembre 2018

NOTRE COULEUR DE SIGNES


 

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NOTRE COULEUR DE SIGNES

 

Bruit de train dans un clapotis de vagues suivant la route montagneuse du bord de mer, c’est toi qui corniche. Calanques au miroir mis en plongée.

Tu sors d’un roux issu du mortier des ocres, ceinte victoire, vert de pomme ambré de sienne Cézanne

l’accent perdu d’une montagne brûlée au bûcher religieux cendre au cep tordu partageant la rage pacifiste de l’olivier. Ô douleur du tronc qui sève à la veine de sécheresse

L’argent du feuillage crachant sur celui du fric

Rose-sanguine bruni qui vulve gueule ouverte

Tirés du sommeil végétatif des tons déplacés de certaines confusions de langages, les jaunes grimpent au treillis, entourent la tonnelle et se font la rame d’un terre-neuva aussi alerte à la godille qu’au lancé de harpon

Chrome et cadmium adoubés

Ta peau offre sa blancheur au brun de ton épineux. Vagabond comme un vol de passereaux se posant des dalles aux branches

Pâleur où le bleu des veines pose en épandage son réseau d’adduction

Nous sommes le pigment pur de l’expression intime. Rangez vos tubes et crayons ce que notre extrayant végétal en nous minéralisant ne peut avoirde commun avec tout superlatif pompeux, l’accent marchand d’une quelconque flagornerie

et encore moins de donner à quiconque l’idée saugrenue de se mettre au monde en qualité de superstar élue

La couleur est à la poésie la richesse offerte sans limites par l’esprit de métaphore…

 

http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2016/03/nicolas-pesqu%C3%A8s-la-face-nord-de-juliau-treize-%C3%A0-seize-par-ang%C3%A8le-paoli.html

 

Niala-Loisobleu – 13 Juin 2018

 

 

 

 

 

TITI ROBIN/ « Le goût du sel / La terre cet animal »


TITI ROBIN/ « Le goût du sel / La terre cet animal »

De la nuit que nous avions repoussé monta un bruit de chevalet qu’on manivelle. Semblable au drap qu’on va fouiller à tâtons à la seconde où les dernières chandelles ont fermé les yeux, pour la pêche au parfum que l’amour n’a pas en corps séché. Reste au creux de la couche le tressaillement animal des feulements. Le lions n’a rien dénoué. A travers seins il reste des poils en serpentins.Le fleuve suçote le marbre du Taj Mahal en brûlant les encens montant des pores. Cette sérénité est d’un érotisme qui transperce le post-it du frigide air, pas besoin d’un lexique et du recours au philtre, le lotus à sorti son bouton. Nous nous sommes animalement salé dans l’esprit du rite de la parade à plumes.

N/L 12:04:18

Quand j’peins l’écrit


Quand j’peins l’écrit

Quand plus lourd qu’une pierre à porter de légende mytho, ton jour se prend lui-même en filature, que pourrais-tu espérer qu’il en sorte ? Un proverbe dit qu’il faut commencer par balayer devant sa porte.

Et ça porte.

Le faux est devenu une telle vérité, que plus rien ne lui échappe.

On vit un mensonge.

Enorme difFérence avec la forme mensongère connue depuis toujours. A présent quand c’est pas leurre c’est encore leurre. Evidemment ça corrompt autrement qu’une chanson de Bachelet. Pire qu’une usine éco-musée, un terril de campagne aménagé en remonte-pente pour la déprime. On te pique à gogo, l’addiction se fait lourde (sans miracles). Le climat atteint le mental dans sa dégradation. Basta !

Les abus d’amour en tous genres, preuves à l’appui de conduite strictement intêressées font florès.

A tout ce qui aurait du me pourrir la vie – faut dire que depuis un an, l’entreprise a été menée avec une volonté étonnante – je dis ramassez vos billes j’vais continuer à vivre le plus longtemps possible. Quelque soit la durée qui me reste, sachez que je vais la faire plus belle qu jamais. D’une propreté d’autant plus grande qu’elle sera sans vous, les gales, morbacs de dessous sales, chancres mous, rats dégoût. D’autant que chaque jour sera plus dur avec le Macron que vous nous avez scotché pour cinq ans, voilà un motif qui pourrait se suffire à lui-même. Mes faux-amis, faux-témoignages d’attachement, je vous quitte sans regrets, j’ai donné plus que vous avez pris.

L’Amour ne baisse en rien de son grand A

Bien au contraire il grandit

il s’élève

Lumineux

Sacré

Présent au seul endroit qui ne s’étale pas comme un trottoir où l’on racole. Mon Coeur te garde ma Muse, ton jardin est fertile parce que mieux que bio, nature.

Niala-Loisobleu – 31 Août 2017

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RETOUR EN SOI PEINT


RETOUR EN SOI PEINT

Remué des pierres et défait du dos, entre les doigts tant de fleurs aux vertus dont les noms se sont effacés, j’ai sorti mes pieds de la cabane, une douleur trop forte de vélo dans les yeux. J’ai appelé les cordes du bois des guitares, rentrant afin de pouvoir revenir. Peut-être peindre un jour ou d’eux, me nourrir de l’atelier. Ce rien qui comme le tout, possède plus de fibres médicinales que le trou d’aiguille qui coud coeur en vrille. Le vieux con se souvient du pouvoir qu’ont le pouce et l’index empreints aux palettes des fils croisés. Un oiseau dans la paille du chapeau, pond le gai amour sans la moindre idée de lucre. Et puis de dire à voix haute quand le pinceau parle n’est pas qu’exutoire. Rien d’un jeu non plus. C’est un acte où l’écho de l’Autre avance en réponse.

Niala-Loisobleu – 16 Mai 2017

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RETOUR DE PÊCHE


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RETOUR DE PÊCHE

Hormis ce ciel tout gris, j’ai rien vu à sa place aujourd’hui

Pourtant à chaque rond-point et tous feux,

des jeunes lycéens déguisés en Père 100

tentaient de le rosir de leur fête pré-bachelière

nimbée d’insouciance naturelle.

Ma campagne-maritime ne s’y sentant pas, resta étrangère à leur joie

j’en suis revenu privé de sel, seul, la couvée deux cassée

la  cabane à plat en mal de vélo

repliée sur elle-m’aime

cherchant la pompe à chaleur

une terre brûlée dans l’itinéraire en cendres.

Niala-Loisobleu – 8 Mars 2017