UN CAILLOU DANS LA POCHE 3


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UN CAILLOU DANS LA POCHE 3

La plage endormie laisse toute la place au silence qui parle. Etoile de mer au sein. Shérif la prison vide ne tourne pas la pensée au râtelier à fusils. Il y aura toujours des méchants pour endeuiller les robes de mariées. Restes donc seulement nue. L’habit ne pourra pas alors trahir ta parole, te gardant nette, en donnant à l’encre de ta peau ta nature véritable. Sillons d’argent des mots. Le trait vif de la nageoire, respire à pleins poumons par ses ouïes. Montant l’échelle de corde reliant nos ponts, l’air nous tient en lévitation ancrés l’un dans l’autre. Les pierres lapidaires en triant les défauts de pureté, polissent la façade pour valider l’intérieur. Vertébrale charpente qui fait vibrer les hanches des hauts-bois. Que le mouvement des seins métronomes dièse. Un murmure laisse entrer l’unisson sur sa langue.

Niala-Loisobleu – 12 Août 2017

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Un Caillou dans la Poche 3

2017 – Niala – Acrylique s/Canson Aquarelle, encadré s/verre 30×40

UN CAILLOU DANS LA POCHE 2


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UN CAILLOU DANS LA POCHE 2

Des tourbillons peuvent  soudainement arrêter le courant, plongeant la Lumière dans l’étranglement. Les nuits de pleine-lune sont friandes de ces complications paradoxales. Alors qu’on y voit comme en plein-jour, des éboulis invisibles vous bloquent la voix. Respiration coupée la forêt bat des branches, étouffée par des blocages de la sève respiratoire.

La Voix Bleue sort l’enfant du cauchemar dans lequel ses jambes trop petites n’arrivaient pas à sauter le barrage.

Par la face du carreau, on peut voir le fond du Sel. Les moulins à ô tiennent toujours l’aube à portée de la clef de sol. Ce qui sombre est étranger à ce qui coule, quelque soit la nature du courant.

La gorge se désobstrue. La page est à l’ouvrage, Encre levée. Entends comme le caillou respire dans la poche.Son poumon. L’Oiseau-Coeur respire à plein vent.

Niala-Loisobleu – 12 Août 2017

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Un Caillou dans la Poche 2

2017 – Niala – Acrylique s/Canson Aquarelle, encadré s/verre 30×40

Mise à Jour d’UN CAILLOU DANS LA POCHE 1


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Mise à Jour d’UN CAILLOU DANS LA POCHE 1

« La marée on l’a dans le coeur », tu l’as si profondément chanté Léo, que même l’imbécile que je suis ne pourrait s’oser à en douter. Le bruissement du sel quand ça vous secoue le coeur, rien de ce qui peut se prétendre être anti- séisme n’y résiste. La plage se creuse d’émoi d’été passé, descendant au plus creux de sa cavité reprendre du sel au sein. Le grenier tenant le poids du ciel d’une charpente chenue. Bon cru, on ne change pas la bonne qualité de l’exposition. Dans le grincement des haubans, le claquement des reins de la voilure, il a vu passer tant de bateaux qu’il sait que le matricule de la flotte d’amour ne s’apprend pas au poker. Si les pédalos n’étaient pas sous la coupe des marchands de glace, je suis sûr que les pores ne se boucheraient pas d’un usage de trop d’ombre solaire. Un vélo sur la mer m’amphibie, en me gardant bien hétéro. Il faudrait mettre des puces aux sirènes, on les entendrait venir de loin, là où se tient leur domaine tentaculaire de la séparation. Assis au bord d’une prochaine lune, posé du bout des fesses sur mon cerf-volant, le cri de l’oiseau-hunier scrute, prêt à ne rien taire. Mécréant, je lis dans le texte les pierres de Compostelle qui entourent la cabane. Sans rien dénaturer du Sacré que leurs clochers dressent au centre d’espaces non clos. Sur la corde tendue d’un horizon colin-maillard, l’archet ouvrira  l’aire quand le temps sera venu. Paradoxal mouvement, la silhouette d’enfants innocents, marche sous la protection d’une grand-mère veillant à les protéger des rites sorciers. Leurs châteaux font avec les sceaux et l’appel, le composant du rire aux lèvres de l’écume éternelle. Comme ce  qui reste de ce qui est passé, je procède du monte-lune, machiniste initié à l’emploi des cordes de la Vie, ne cherchant qu’à libérer le poumon du corps-mort .

Niala-Loisobleu – 11 Août 2017

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Un Caillou dans la Poche 1

2017 – Niala – Acrylique s/canson Aquarelle marouflé, encadré s/verre 40×50

Je suis de Monts-Usés


Je suis de Monts-Usés

Ils sont de ma famille ces gens de rien-qui-se-fait-mousser, qui, depuis des millénaires, se sont accrochés aux à-pics de quotidiens sans pitié. Solidement encordés pour laisser à leur amour de la vie toute Liberté d’être. Dans la plus grande force nécessaire au moment le plus critique. Ce moment où le cerveau ne s’irriguant plus, envoie à tout le corps des messages d’arrêt. Plus du tout contré par le coeur, qui divague dans les lises boulimiques. Je suis de monts-usés, que la bêtise humaine a laminé de toute sa puissance lapidaire.. Lorrains par ma mère, auvergnats par mon père. Mon sang coule dans la seule ligne Maginot qui ait su repousser l’envahisseur sous quelque forme qu’il ait choisi. Ballons des Vosges sur la ligne de crêtes d’un Chemin Bleu, feux intérieurs de volcans usés seulement en surface. A quelle époque de l’Humanité a-t-on connu la félicité ? L’Homme ne fait allusion à l’esprit humain que dans ses discours, jamais dans ses actes. Son nombril l’en empêche d’une manière ou d’une autre, aidé en cela par le plus bel organe de mauvaise foi qui soit: sa fourberie. L’unité perverse se fait autour de lui. L’homme a toujours coupé des têtes dites ennemies en criant à la barbarie dans la rue, dans les tribunes, dans les écrits et pire du haut de prêchoirs placés au choeur de ce qu’il a eu la suprême hypocrisie d’appeler « lieu sacré ».

Et pourtant l’Espoir existe.

Bien sûr puisque c’est de la seule volonté de chacun qu’il devient réel et que ça n’a absolument rien à voir avec un foutu paradis mercantile offert dans un loto tenu par une mafia du temple., éleveuse de serpents.

Je suis donc c’est vrai de Monts-Usés qui contiennent le diamant, la Veine de la Pureté.

La tête dans le seau de la méchanceté je recrache le venin à la gueule du Monstre. Si je t’aime mon Coeur, c’est parce tu es la Beauté que la souffrance est seule à pouvoir créer. j’abandonne à la masse toute prétention de refaire le monde. Elle l’entraînera seule à sa perte. Sans qu’un instant mon cheval est cessé de tirer le sillon pour s’aimer.

Niala-Loisobleu – 1er Août 2017

 

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Rêve – Tamara de Tempicka

LA BOÎTE A L’ÊTRE 21


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 21

LES CONTES DE L’INVISIBLE

Il y a une fois

qu’il était

un point suspendu se balançait

cerf-volant croisant dans son paradis Bleu

S’il s’interrogea des fois, mit long  à comprendre qu’à vouloir trouver réponse à tout on s’éloigne du Centre, droit dans le mur du Triangle des Bermudes

Bien sûr il y a

les parents

les frères

les soeurs

le mari ou l’épouse

les enfants

le patron

l’épicier

la voiture

les godasses à changer

et l’abscons qui répond toujours pas au téléfon

Mais mon dos

il me fait bien moins mal

quand j’écoute mon coeur à vélo hâler

et que je marche dans le sens de mon âme à bois

en sortant mon oeil de l’herpès pour gratter le besoin de Lumière

J’ai toujours le même âge

dans l’état civil

mais

la vérité

c’est qu’à devoir traverser

mieux vaut garder son tablier et ses culottes courtes

en déchirant tous ses papiers

puisque mourir pour mourir

vaut mieux vivre

Elle est là grande ouverte

a pas bougé

au bord de l’Amour

Ma qu’Aime

large

baie entre

regardant de la bonne moitié de la bouteille

tendue comme un promontoire

pour que j’habite chez Elle

Rut de la Plume d’Encre.

Niala-Loisobleu – 9 Janvier 2013

 

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LA BOÎTE A L’ÊTRE 19


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 19

MOUVEMENTS DE LUNE AU BALCON…

Ma pensée coureuse dévale

Au long de tes dunes

Dans un élan périlleux

Chutant au bas de tes riens

Sables émouvants

Que mes doigts agrippent aux oyats

Graminées qui retiennent tes parfums

De vent marin

En me poussant vers le lointain

Tout en me tenant au coeur du marais

D’où tu t’évapores

Avant de me noyer dans tes vagues

Blanc d’écume

Comme on boit flottant

Au travers du philtre de varech luisant

Niala-Loisobleu – 2009

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Kisette au balcon – Tamara de Tempicka

Je vous le dis avec des Fleurs !


Je vous le dis avec des Fleurs !

Repoussant dehors la fausse plante-verte de la fenêtre, jetant les miettes des fosses-nouvelles au vide-ordures, ainsi que l’étoile à régner présidentielle dépassant largement du  plafond, mon for-intérieur en pleine manifestation du transit hurla, fais-chier, en s’ouvrant d’un désir de vivre autrement que dans un incendie, un coupe-gorge où un parlement de néophytes incompétents

-Si j’offrais des fleurs ?

_Ah oui mais à qui

-Ben à la Vie Bouffi, moi je la trouve gironde sous ses dessous mal foutus !

Niala-Loisobleu – 27 Juillet 2017

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