DE L’ESPRIT DEMENAGEUR


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DE L’ESPRIT DEMENAGEUR

 

Sans que le bruit de dents ne gâte l’idée première il faudra pourtant faire face au racisme du fond de parcours

Un masque peut en cacher un autre avant qu’on sache qu’on aurait pu éviter le train qui arrive avec une escarbille en fond d’oeil

Du convoi fantôme l’histoire ivre au gré des entêtements des pouvoirs fallacieux

dans ton petit matin j’ai vu s’ouvrir à ma vue  le bon augure  des rhunes quand tes jambes se sont sorties du lit

Nous marcherons d’un air accordé, les violons et les archets en mesure

Ce que la façade montre ne me dit rien qui vaille à priori de la prendre pour idée intérieure et c’est ainsi à tous les passages préposés au relevé des compteurs. Depuis la naissance de l’eau courante je me lave de bonne humeur sans disposer en priorité au sol un pied plutôt que l’autre

Si j’aime tes seins que par deux c’est bien par absence d’esprit séparateur, il y a dans les deux mains plus à vouloir mettre que dans les hiers aux poches percées. Comme tu me l’as fait remarquer les parites neutres des odeurs de ton corps n’existent pas…..

Niala-Loisobleu – 28 Novembre 2018

LETTRES DE PANDORA 3


LETTRES DE PANDORA 3

Bernadette Griot

1 h, Suva, Les îles Fidji
Douce Athéna,
Ici, ma fenêtre sur le monde est l’océan. Pourtant le bruit de
la terre m’est familier et me concerne.
De la houle, j’apprends la tempête et m’y cogne sans savoir.
La femme,
au rêve habitué
, aime au loin le corps d’un poète dont
la peau, caressée trois jours durant, dessine un horizon dérobé par
la distance.
La
Chair
, dit le
Verbe
, et les mots sous la peau appellent à
respirer le dehors. Mais comment le verbe, jeté hors de la chair,
peut-il incarner la parole ?
Le manque est muet. Le manque est silence.
L’absence, une impropriété.
Athéna, vous savez n’est-ce pas, l’ombre erratique de l’amour ?
Votre Pandora
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J’ai cherché dans la brume à liquider l’opacité des vitres. Des mouches y écrivent des histoires pattes toujours claires. Le style Mata-Hari prête à de multiples interprétations.
C’est le passage de la tempête, n’est-ce pas ?
Oui et non…
La Femme se montre masquée du froid dont elle cherche à se protéger par des mots badins. Le cristal du rire absent est servi dans un godet en carton. Ce verbe vient juste faire diversion pour protéger le silence de toute effraction.
Dans le manque le silence n’est pasconcerné
Qu’est-ce qu’un manque en face de sa présence ?
L’ombre erratique de l’amour n’est rien d’autre que sa partie fragmentaire. Aucune couche formant bloc. Un tout détaché de la formation à laquelle il appartenait.
Niala-Loisobleu – 10 Novembre 2016
p1020271