ENTRE TIEN EMOI 17


a5ac5ac76d480f42d4dd0e744a5bf8c8

ENTRE TIEN EMOI 17

A peine traversé

le 16 porte ses îles et son pertuis en 17

la quiche note, suis originaire de Lorraine

sel qui fleure en sabots

Quelques échassiers

des rescapées batraciennes

un lézard plus leste qu’un coup de Jarnac

retrouvent les anses de sortie touristique

Et encore un reste de canicule

au bateau-phare de cette Nouvelle-Lune

qui se prépare

dans la chaleur d’une éclade de moule

Reste nue

à maintes portées

mon carreau atout de fleur de celle

valet bien de se passer d’une messe…

Niala-Loisobleu – 17 Août 2018

PÂQUES R’ÊTRE A LA CABANE


IMG_0883

PÂQUES R’ÊTRE A LA CABANE

 

Instinctivement je cueille une mèche à ton front

curieusement elle fouille

remue

et retourne ma poitrine

pour trouver ce peu de terre humaine

où sont restées les marques des courses animales

au travers des pierres

disséminant ici et là

faines et glands

Devoir des lèvres

la nuance insère la teinte de la vibration

au blanc no man’s land

poussant la couleur intérieure a se prononcer

Le silence change de portée

nos doigts au coeur de l’herbe peuvent tresser des paniers

La gorge en feu le soleil irradira les vases des verts maraîchins

pendant qu’avec leur art, les lentilles garderont notre reflet au secret

Le temps d’un nuage transbordeur est unisexe de saisons

envol à tout heur transe continentale

Aux frémissements savamment désordonnés de tes seins

ma langue attrape la cadence

je râtèle ton ventre de mes dents

pour retenir la senteur de ton creux herbu

L’arbre surgit de temps de poussée

sa fourche mirliton dépliant la musique

aux extrémités de ses bras

tranquille

insignifiant

telle cette force qu’aucun pouvoir tramé ne saurait avoir

Un témoignage sans droit de gage qui n’a que foutre des cloches

Niala-Loisobleu – 15 aVRIL 2017

IMG_0888

 

L’OCEAN RESTE A MAREE A LA CABANE


09555ecb2b3947f1025878e7a1c1b4fc

L’OCEAN

RESTE A MAREE A LA CABANE

Les rênes du vent tenus par les nuages tiendront l’embarcation là où te rejoindre.; du moins l’espérai-je dans le doute que la confusion des éléments sème sur la route.Quel jour était t-il ? Lancinante question qui revient à toutes les aurores. Matin d’un début de soirée, quand le pas lourd d’une matinée cherche à se défaire de l’angélus ? Ou bien, juste avant le petit déjeuner, quand les yeux se soulèvent du caramel des pièges à mouches ?

D’aucuns m’ont dit « Nenni l’ami, tu te goures la fillette a bien grandie. »

Que m’importe les mois et les semaines, le temps ne doit s’inquiéter que d’avoir été utile au sujet principal, rien n’est productif en dehors du primordial. Je t’aime aux quatre saisons. Pour mes écumes quelques flocons, mes intentions quelques bourgeons, nous sommes vers.

La plage déserte s’étire de tout son long – Aline est là énième – le transatlantique rayé bien visible, la sieste, n’ayant pas plus à cacher qu’un camp de nudistes, ne fait d’autre  montre que celle de ses crapuleuses tendances

La nacre des coquillages, sautille entre les grains de sable. Je te tiens, tu me tiens par la barbichette frisottant nos coeurs joints, le premier de nous deux qui ira à l’autre trouvera la seule voie qui chante. Les semaines ont posé leurs sets à table du moi. On s’abrite sous le toi.

Sous l’auvent de la grange les fagots sèchent des pluies dans les bras des souches de ceps. Rien n’est vin, qui ne tient pas le temps. L’étiquette sous la poussière du chais disparait de l’annonce mensongère des foires au vain.Du rien que nous sommes au moins faisons un rêve.

Je ne t’ai pas montré  comme un de ces mirages que les livres pieux mettent dans leurs illustrations. Je ne me suis jamais travesti pour entrer dans ta pensée. Quand le soir tombe, mes lèvres caressent les lettres de ton nom, tout comme mes matins épèlent un baiser à ton oreille.

Où sommes-nous de l’un, où allons-nous de l’autre ? Partout ma Muse.

Il y a tous ces décors, tous ces costumes de nos théâtres de jour.Le texte fait rôle à part.Nous nous retrouvons entre les allées du spectacle.

La plage a suivi un oiseau qui pêchait. Le marais s’annonce au détour de l’étier. Quelques fers tordus rouillent aux planches blanchies par le sel. Dans des senteurs d’iode, les goudrons des calfatages se raclent la gorge aux filets de la marée montante.

Une marine pousse aux ocres verdâtres de gris bleutés, échoués aux roseurs irisées, en suivant l’arête d’un zig-zag posé en retombées d’écume. Non, là n’est pas naufrage. Là, est posé sur les grands fonds, le mystère entier. Cette énigme de la relation d’amour. Ici nimbée de dépassement, écalée de raison, brossée de conventions, dans son écrin maritime, c’est le noeud métaphysique qui transforme l’au-delà.

Les électrodes de ta peau aux cosses de la mienne, branchent un courant continu.

Evidemment que je t’aime, idiote.

Bien que je fasse la saison de silence.

Des lignes continues en réseau tissé serré.

Comment resterions-nous vivants, morts de l’autre ?

Mon été de qui je suis.

Tu contiens, mer d’ébène, un éblouissant rêve qui pirogue en train de bois de la source à l’estuaire. Chère à l’équilibre que la force réclame comme pilotis où l’amour enracine lacustre son né nu phare

Niala-Loisobleu – 27 Mars 2017

 

P1030955

 

 

 

MOTS DE MAINS CARESSANT Ô JOURD’HUI


dfeb58ba28994ea08805a6fe29e34e41

MOTS DE MAINS

CARESSANT Ô JOURD’HUI

En vaguelettes de petits-sacs de lavande

montent nos caresses

bras de mer canal d’estrans

glissades

descendant sur la rampe de la cale

cuisses ouvertes

du vertical soleil maritime

Aux bords du marais de ton salant

la barque

rêve dans les draps d’une nuit d’amour

en estive de haubans

roidis à la mise en oeuvre animalière

L’instrument chevaleresque

cornemuse

Niala-Loisobleu – 30 Janvier 2017

MON CAP SUD-OUEST


img_0517

MON CAP SUD-OUEST

 

Enfant, je découvris la  Charente-Maritime, ce large, qu’adulte resté innocent je ne cesse de voguer vers l’absolu. J’ignorais alors combien ma vie y serait liée…

1936 – Les premiers congés-payés, les trains de plaisir allaient me faire entrer  au bonheur des vacances familiales…

1939 – De St-Trojan où nous passions l’été, mon père et mon grand-père furent mobilisés…nous rentrâmes à Paris…

1940 – L’exode. Ma mère chargea la grosse C4 et en route pour l’exode…péripéties d’un chemin surchargé, ponts sur la Loire plus qu’aléatoires, Jeux Interdits…on finit par arriver…à Marrans où quelques jours après je vois les premiers soldat allemands entrer…

1945 – Fin de la guerre retour aux premières vacances depuis cinq ans…Mes parents choisissent l’Ile de Ré, où j’irai durant des années au Bois-Plage….

1972 – J’ai définitivement quitté mon Paname et m’installe à St-Georges-de-Didonne, suivront La Rochelle, St-Jean-d’Angély, Cognac et enfin la cabane en Moëze-Oléron…

Tour de Brou le gros noyer garde les pierres, debout au coeur du Marais de Moëze-Oléron, tout près, ma cabane s’y appuie la joue, yeux fermés sur un large tous jours grand ouvert…mon Île, mon Asile de Paix…parmi les oiseaux, le sel et le ciel qui n’en finit pas de joindre son bleu à la mer…

Le Ras d’Eau et Le Tiki à Royan  plus que ma Côte Sauvage, un temps fort de mon épopée, ma mue.

On ne sait jamais combien une histoire d’amour ça peut vous hâler votre tour de vie…

Niala-Loisobleu – 30 Janvier 2017

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/aquitaine/emissions/cap-sud-ouest

PERCEE BLEUE DE TON OEIL VERS


img_66896290657438

PERCEE BLEUE DE TON OEIL VERS

Pour te trouver

tendre la main ne donne rien

il y a l’être là

tout entier

plus vivant

que le rasséréné donné par l’objet présent

Au-delà du calme bousculé

que les pas écrasent du trop pressé

collée à dermes

toi tu es

où que je sois

Au banc des phoques d’une sortie en mer

au carrefour du monde dans une rue du Luxembourg

au parvis d’un forum des halles

aux soupirs des gondoles

propres à la place St-Marc

Et en corps juché sur le rocher

battu par un vent rapprochant

aux oliviers de Filitosa

Ton odeur longe les pierres

grimpe

en se frottant aux marques humaines

froissant la graine à l’ouvrir

pour aller au bord de la rivière boire le ponton

embarcadère de l’estuaire

Qui mieux que toi

saurait extraire le goût du fond de la chair

dans la souillure du sédiment

et m’en enduire

couchée à plat-ventre

à chacun de mes pores

Qui sauf toi

ne laverait pas les draps de nos ébats

pour garder sous les yeux le cerne de leur bleu

et les plis de leurs écumes

Je te garde loin

pour t’avoir en tout

intégrale en moi

plus près

marquée des lignes de mes mains

peintes à l’aquarelle de ton désir

sur mon châssis tendu de lin

Réalité-vraie

de la fission cellulaire d’un noyau

toujours en germe

en dépit des apparences d’une fausse notion du sentiment vif

de l’absolu

Tu es la porte d’une cabane suspendue

où l’énergie bâtit la rampe de l’escalier

Eternité transcendantale

que la mort incorpore sic

sans éteindre les feux

du Tout

que nous sommes devenus

par notre seule volonté

de nous tenir près loin

pour nous rejoindre au plus vite

Niala-Loisobleu – 9 Janvier 2017

LA BOÎTE AU L’ÊTRE 8


LA BOÎTE AU L’ÊTRE 8

L’ÂGE DE

Des couleurs dont je suis né, j’ai le sang des chemins verts

Verts le dépassement, verts la pensée,

verts la transcendance,

verts tout ce qui entre dans l’espoir.

L’espoir pour un monde plus humain, naturellement,

mais l’espoir de faire

sans attendre

d’un Messie

que ça tombe du ciel…

Le ciel nous en sommes le pilote.

Car c’est de notre ciel qu’il s’agit.

Notre ciel incluant notre environnement

quelque

ÎLE

soit.

La vie est belle au naturel d’une saloperie ambiante.

Je ne vais pas dégueulasser les couleurs qu’elle m’a donné.

J’ai à mon âge, les jambes du gamin qui m’a fait découvrir tout seul le trésor

de mon Paname.

J’ai à l’âge que j’ai le m’aime sourire du môme qu’on recevait de plaisir pou lui faire connaître

le savoir à transmettre

J’ai en fin de parcours plus de jeunesse de découvrir qu’avant d’avoir vu

J’ai le coeur à aimer, en dehors de la peur de mourir

Je n’ai pas besoin d’aide

J’appelle pas au secours

Je vais tout traverser du désir d’aimer dans cet

Absolu Vertical

qui refuse

L’aliénation

La trahison

La compromission

L’imposture

La soumission

En chantant de toutes mes cellules et mes viscères qu’il est bon de vivre

Dans le grand bassin

des

Tuileries

mon bateau à l’ô…

Niala-Loisobleu – 7 Mai 2014

____________________________________________

Et comme si je l’avais su

Mai sans le savoir

cet été là, sortit la bicyclette des poubelles

Rayonnement de l’Amour

cabane aux carreaux du sel

N-L – 23/11/16

P1040989

 

L’Autre Rivage


allegory_by_shurikmx

L’Autre Rivage

Fort courant

ascensionnelle

plongée dans le feu

Le cheval d’art son

entre les cuisses

Elle mêle ses eaux intimes

à la semence du cheval marin

où sentant venir la tempête d’une autre rive

elle s’est mise à l’encre

La flamme de leurs mots

crépite de bois vert

de leurs deux mains

 Trois petits poissons les regardent

chacun faisant de son Signe

un s’aima fort Bleu

menant au lointain

Niala-Loisobleu – 11 Septembre 2016