LE TEMPS MORD


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LE TEMPS MORD

Un mouvement est là, dans l’immobile incongru, est-ce la pensée plus forte que les rues qui ont été fermées qui fêle ?

A n’en pas douter, dans l’angle le papier-peint baille, la forme transparaît par l’ouverture du temps. Les quais des trains ratés en quittant leurs vêtements un à un dévoilent la beauté des lieux. On ne part de soi trop tard qu’en restant sous son chapeau.

L’âne qui tourne la noria pense-t-il aux déserts  sur lesquels les sots se répandent, prêtons-lui le bénéfice du doute de l’innocence, l’âne est pas domestique au point de tomber si bas, il a le sien à porter et cela lui suffit.

Il était pas en corps l’heur des seins qui devance le coq qu’à mon oreille j’entendais ton pouls battre. Pour preuve ce bleu qui macule encore mes doigts. La couleur dit clairement d’où l’on sort et où on a l’intention d’aller. Ce petit-linge accroché au dossier de la chaise même avec ce cheveu qu’il a gardé sur la langue, peut dire l’enchantement du coeur de la forêt sans zozoter. Un solide conteur aux veillées que celui-la. Ficelle, vous avez-dit ficelle, ah non, je parlais de soie pas d’un autre.

Illustration: Peinture d’Otto Dix

Niala-Loisobleu – 30/03/18

Ombre Aile


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Ombre Aile

Le porte-perruque m’a soudain fait peur, à le voir, il m’a semblé que le paysage où mon esprit divague risquait de se faire chauve, Je joue de plus en plus mon avenir à avancer dans un espace qui réduit au lave âge, me dis-je, Pourtant bien que m’étant posé cette question il y a longtemps, je ne me souviens pas en avoir tenu compte, Quand je peins j’écris, embarqué à bord du pinceau, ce qui ne me passe pas par la tête mais par le cœur, Ebouriffant la raison sans me gratter la tonsure, Bah, on ne marche pas dans l’ombre d’un autre quand sa lumière la valide, C’est dire que l’une boiterait sans l’autre pour se faire réelle, Les heures passées dans ma prime jeunesse à parler de toi mon vieux Sigmund, ont laissé leur empreinte, Avec Lucie, la mère anglaise de mon meilleur ami qui avait laissé son triste mari, industriel pour refonder des études en psychanalyse, on t’a pioché le sujet, Impressionnant ce qui a pu persévérer en moi depuis cette époque, J’ai fréquenté les endroits proscrits par le conventionnel, C’est fou comme le contraire des choses s’y inverse, Ce qui me conduit à dire que lorsque j’écris je me demande si je vais pas encore plus loin en peinture, Je me mouille, Il y toujours la Femme, elle m’accompagne par tout, C’est vrai que le sujet est vaste, En plus il se régénère constamment, Un peu comme mais dans l’autre sens que les hommes-machines qui eux stagnent, Comme quoi on ne peut faire sans complément, L’abus qu’ils font du superflu en raréfiant le Beau, l’intensifie, Le plus bel exemple est donné par la poésie, Quelle compensation, La crise n’y figure qu’au titre de métaphore, Enorme par rapport à la prose du quotidien qui lui, en fait un usage qui fait peur, Vient de passer un son corporel, Vestige d’humain ? J’en ai assez d’échos pour en tirer mieux qu’un espoir verbal, Sous l’appeau il n’y a pas qu’un contraceptif, Rassurant, me disent la pointe dressée de tes seins, Tiens sors la musique de la guitare, Ce temps pourri mérite de revenir au Sud, L’ibère serait moins triste sans tous ces problèmes séparatistes,

Niala-Loisobleu

23/12/17

Tu as dans le buste l’âme du violon


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 Tu as dans le buste l’âme du violon

 

De ces pas trop courts, restera à l’étendue les traces d’une suite griffonnée de nappes en nappes des tables de passage. Si ce qu’ils n’osent dire est vrai nous n’avons rien à craindre. Notre moulin à eau est à l’étiage. Les gros nuages écrasés sous la meule en pierre ne feront pas de tort à la récolte. Ce n’est pas la marche solitaire qui peut nuire à la vision globale.

Tu as dans le buste l’âme du violon que l »archet déplace en fonction du refus.

Le tempo de ta poitrine en tapant du bout du sein, scande la promesse de ne jamais céder à la facilité. Laissant le sur-place des fuites aux images pieuses. Du calcaire la craie extraira les marelles pour  apprendre aux enfants à monter au tableau. Il n’y a pas de contre-poison en dehors de la poésie.

Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2017

 

Rien que Soi Être


 

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Rien que Soi Être

Contre mes verres embués

ses seins fumaient de l’haleine

de ma consommation répétée

Butant à la hanche de son quai, la coque  de mon corps éperdu ahanait en longs bruissements.

Très loin les distances furent effacées avant que le matin ouvre les yeux. Impossible aujourd’hui de savoir si je suis sorti d’ailes, un ensemble d’émoi n’a pas touché terre. Je vole à l’étalage de mes pensées. Il parait qu’un fantôme épris d’un bateau traverse les océans jour et nuit. Bien que Capitaine il se pourrait que je mousse encore apprenti. Où débarque-on quand on mourre d’amour ? Ni un trou, ni le crématoire doivent pouvoir vous décoller de ce coït ininterrompu de vivre. Si on a aimé, chien on reste par reconnaissance. C’est une idée érectile qui se développe en moi. Illumination de la petite-mort. Je me souviens au début, il y a des lustres de ça, je rosissais des joues devant la grainetière quand, la mandant pour me recharger en pigments, je voyais ses yeux s’écarquiller en visualisant le rêve que j’avais gardé surmoi. A présent l’innocence qui ne me lâche plus m’a ôté toute réaction faussement honteuse.

Niala-Loisobleu – 15 Octobre 2017

 

 

Pierre d’Appui


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Pierre d’Appui

 

Des pierres qui ont moussu en roulant

Bordent debout des entrées de regards

 

Aux plaies de la terre le vent frotte sa langue

Pendant que les aiguilles de la pendule majeure ricochent d’une rive à l’autre

 

Quand blanchi des larmes du fruit généalogique le bois grise

Le hoquet d’un ninnin joue au bilboquet sur la grande chaise de l’arbitre

 

Les roues à aube amarrées au ponton du jour s’inscrivent au rôle

Aux pieds d’un tango qui s’étire du Bario avant que le couple se désemboîte

 

Es-tu encore en passe de lointain avant de revenir sanguine à la branche ?

La clef de voûte grince par le trou de mes mains agitées d’envies en déséquilibre.

 

Niala-Loisobleu – 12 Octobre 2017

 

VIE PRIVEE 35


VIE PRIVEE 35

S’éloigner de l’idée qui ne serait que dans le vent qui vente. Bien qu’en ces dérèglements météorologiques aussi bien qu’ordinaires, le vent est sans nul doute la solution respirable. Ceci suggérant ce qui touche à l’étouffement, je rejoins cette idée dans sa forme métaphorique. Mon petit Séraphin venant m’apporter son concours. Je sors du garrot et de son sens tragique. Ô poésie j’en appelle à ton recours. Désenglue-moi du discours qui en est arrivé à déborder de la page pour nous gaver de fromages. L’oiseleur et sa glu lançant son filet. Respirer qu’on ait la poitrine plate ou bombée c’est un système qui a été induit au départ de la nature puis de l’humanité, avant qu’il ait fallu inventer les Shadocks par désespoir. Que l’élève dans sa majorité, devienne allergique à l’enseignement ne fait que suivre cette tendance à parler pour endormir. Le surréalisme m’a éduqué dans son système à fermeture éclair, conte-indiquant tout lacet qui pourrait étrangler. Le mot doit être ailé, la phrase à hélices et le rythme du chapitre à vapeurs. Sinon bonjour la noyade. On peut quand même pas se faire crever les yeux, châtrer les oreilles et amputer des membres au prétexte qu’il vaut mieux s’abstenir d’entendre comme de dire. Quand je me tais c’est là que je fais l’amour le plus. Je veux pas qu’on me dérange avec un baveux qui prétend changer la justice en étant coupable de ce qu’il accuse.

Niala-Loisobleu – 14 Juin 2017

 

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