LES PAUMES D’ADAM


 

 

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LES PAUMES D’ADAM

 

ils s’insérent les peupliers du lé d’une l’écluse à l’autre dans le paysage d’un canal de la mare au rein. Quelque idée de changement vite laissée de côté.

Au cadran le soleil versatile se dépense avec plus ou moins d’avance qu’un peu de retard. Trop souvent mis aux sautes du brouillard

S’ils n’auraient jamais eu d’enfants

mouraient tous seuls

ils auraient pas été heureux

Mais sans que ça dommage la qualité du vrai profil de la terre

et sans atteindre au final

la certitude d’avoir vraiment traversé leur vie en ballon captif dirigé par eux…

 

Niala-Loisobleu – 18/09/18

LES ROSES DE LA MERDE


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LES ROSES DE LA MERDE

 

Mes pieds ont engagé leur pointure marine
Dans des savates s’ulcérant au ciel zonier
Et la zone a poussé tout à coup des palmiers
Comme un enchantement de rose à la vermine
Des gravats efflanqués fleurant la cathédrale
Rosace de misère et gargouille d’oubli
Débriquent à longueur d’épuré et de dépit
Des façades de chaume où le calcaire escale
Il est midi chez la clocharde et ses insectes
Relatent leur folie anonyme et sucrée
En buvant de son sang relatif à gorgée
Curant publiquement leurs trompes architectes
Les graffiti font de la lèpre au mur malade
Pierre est un con
Marie-Madeleine est putain
Et puis vont sentencieux les esclaves des chiens
Emmener leurs patrons pisser sur ces salades
La mer a ses anglais et n’est pas bonne à boire
Les cargos sont à sec et s’en vont du gosier
Klaxonnant leur fureur amère dans l’évier
Où j’ai mis à glacer un melon sans histoire.

Léo Ferré

LA FAUTE NON ACQUISE


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LA FAUTE NON ACQUISE

 

Être mis au plus pressé, s’acide, goût de citron, comme vie-naigre soumise à esclavage. Les oliviers malades se tordent stériles de fruits, faut se passer d’huile, pour ça pas de problème côté grince ça marche pour moi. Des fois le jardin a des secrets qu’il aurait pu garder pour lui. J’lui en aurai pas voulu.

Et comme si la barque était pas assez lourde de derrière la maison éventrée que j’adore pour les odeurs qu’elle garde d’amour a fallut qu’un jeu de colin-maillard fasse l’erreur en croyant reconnaître c’qui était pas derrière le bandeau.

Bof y a des jours pour se lever et d’autre pour pas. Seulement voilà quand on aime pas traîner au lit faut trouver moyen. J’avais sentu que j’avais guéri en me levant ce matin. J’avais faim donc je mangerai et tant pis pour les contre tant, après tout j’ai toujours dit qu’on était décideur de soi, alors merde à vos bans, j’vais côté lumière…

Niala-Loisobleu – 2 Septembre 2018

Maurane – Des graines d’immortelles


Maurane – Des graines d’immortelles

 

Des Graines D’Immortelles
 
Ce n’est plus la peine
Même plus la haine
Il n’y a plus de flamme
Plus de larme
Tout est à l’usure
Devenu trop doux
Pour que les choses durent
Entre nous

J’ai plus la patience
T’as plus la violence
On manque d’impatience
D’envie
La passion, souvent
Fait passer le temps
Mais le temps
La fait passer aussi

Qu’est-ce qui nous retient
Qui nous abîme?
Des manies, des riens
De routine
Si l’amour revient
Cet assassin
J’suis plus la victime
De ces crimes

Mais si les problèmes
Ont coupé nos ailes
C’est toujours la fuite du temps
On sème quand même
Des graines d’immortelles
Qu’on laisse au gré du vent

Tous les courants d’air
Cachent les mystères
Qui changent la poussière
En lumière
Nous, c’est la même chose
Ce s’ra autre chose
Comme la pluie, le vent
Le printemps
Depuis des millénaires
Dans l’univers
Tout revient vraiment
Tout le temps… 
Tout revient vraiment
Tout le temps.

Pourtant, m’aime avant que tu viennes chanter Nougaro à Cognac, j’avais compris que quoi qu’il advienne…
Mais à quoi bon…
Maurane
Te voilà devenue immortelle
N-L – 11/05/18

 

 

 

QUATRE HEURES DU MATIN


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QUATRE HEURES DU MATIN

 

La tranche d’épave, partie d’un débris qu’on traîne de soi, est là qui tire du lit son fond d’insomnie. Les loups veillent de leurs yeux brillants.

Flux et reflux, l’ô monte et descend en nausée les mots crus à tort par-dessus bord. Du tape-cul tombé un drap solitaire fait linceul sur la couche du gouffre.

Du haut de la vague on distingue l’écume préparer son avaloir la gueule grande ouverte où le vertige précipite.

La mémoire et l’amer reprennent place pour briser les reins du chantier en cours sur le front de mer…

Niala-Loisobleu – 4 Avril 2018

 

 

 

 

 

 

 

D’UN TOI QUI PENCHE


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D’UN TOI QUI PENCHE

 

Par les lames du volet qui baille, des fins d’odeur quittent les draps de la nuit. A partir du menton le froid commence à se faire sentir. Un rêve en morceaux balance au bout de la lampe du plafond. Le miaou matinal d’un glissement de poils passe entre les jambes du portique du jardin. Sur la table non débarrassée, entre des assiettes et un verre renversé, la feuille vierge penche un oeil alléchant sur le plein et délié de l’encrier. Séduction, séduction, marmonne l’inspecteur du roman policier qui tient l’enquête en haleine sur la table de nuit. Les lunettes auront-elles suffisamment de vision pour faire avancer les questions qui dérangent ? Cette silhouette qui fuit quand je l’interpelle a des allures d’enfant qui se cherche. Une ronde en musique amène à rapprocher les mains pour danser au chant du coq qui a échappé à la broche du clocher. Si la lune ne veut pas quitter son coin de ciel, faut pas la chasser. Elle porte sur sa faucille le désir de couper la part du mauvais de la vie. Un rêve ne peut devenir un pêché malgré tout le danger qu’il présente pour la raison. L’idéal, voilà le noeud de la ficelle à laquelle le cerf-volant est accroché. Ce n’est pas la panacée d’un monde qui porte le mal sans jamais le soigner. Je vois malgré tout des embarcations prêtes à narguer les zoos. Ce qu’il restera toujours d’odeur dans ma mémoire ne pourra demeurer prisonnier derrière les grilles de l’indifférence. La hauteur des marches à franchir tient la rampe pour se tenir à l’écart  du vide. Et le peu de jasmin que je garde au né, arrive m’aime à passer par-dessus celle de la merde, comme la folle espérance jetée à la face des salopes du quotidien jamais à l’arrêt.

Niala-Loisobleu – 14 Janvier 2018

Cuando la pena cae sobre mí
Quand il tombe sur moi
el mundo deja ya de existir,
le monde cesse d’exister et,
miro hacia atrás y busco
Je regarde en arrière et regarder
entre mis recuerdos
entre mes souvenirs
Para encontrar la niña que fui
Pour trouver la fille que j’étais
y algo de todo lo que perdí
et certains ont tout perdu
miro hacia atrás y busco
Je regarde en arrière et regarder
entre mis recuerdos
entre mes souvenirs

Sueño con noches brillantes al borde
nuits lumineuses dorment avec le bord
de un mar de aguas claras y puras
une mer d’eaux claires et pures
y un aire cubierto de azahar.
fleur d’oranger et un air couvert.

Cada momento era especial
Chaque moment était spécial
días sin prisas, tardes de paz,
jours sans hâte, les soirées de la paix,
miro hacia atrás y busco
Je regarde en arrière et regarder
entre mis recuerdos.
parmi mes souvenirs.

Yo quisiera volver a encontrar la pureza
Je nouveau trouver la pureté
nostalgia de tanta inocencia
nostalgie tant d’innocence
que tan poco tiempo duró.
qui a duré si peu de temps.

Con el veneno sobre mi piel
Avec le poison sur ma peau
frente a las sombras de la pared
ombres contre le mur
miro hacia atrás y busco
Je regarde en arrière et regarder
entre mis recuerdos,
entre mes souvenirs,
vuelvo hacia atrás y busco
retour en arrière et regarder
entre mis recuerdos.
parmi mes souvenirs.

Y si las lágrimas vuelven
Et si les larmes de retour
ellas me harán más fuerte.
ils vont me rendre plus fort.