Pierre d’Appui


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Pierre d’Appui

 

Des pierres qui ont moussu en roulant

Bordent debout des entrées de regards

 

Aux plaies de la terre le vent frotte sa langue

Pendant que les aiguilles de la pendule majeure ricochent d’une rive à l’autre

 

Quand blanchi des larmes du fruit généalogique le bois grise

Le hoquet d’un ninnin joue au bilboquet sur la grande chaise de l’arbitre

 

Les roues à aube amarrées au ponton du jour s’inscrivent au rôle

Aux pieds d’un tango qui s’étire du Bario avant que le couple se désemboîte

 

Es-tu encore en passe de lointain avant de revenir sanguine à la branche ?

La clef de voûte grince par le trou de mes mains agitées d’envies en déséquilibre.

 

Niala-Loisobleu – 12 Octobre 2017

 

VIE PRIVEE 39


VIE PRIVEE 39

L’enfant-Lumière sent venir l’amour

sans livre de bord

sans notice de montage

hors d’emploi du temps

en toute absence de tant de cuisson

Sa force vient du vide

la mémoire du silence

les marteaux forgent la roue primordiale

du

Centre du Cercle

J’étais sur le marché

tu m’as entendu

au carrefour d’échanges

te parlant à voie haute

pour te dire

« Si je sors tes seins, c’est pour t’été et t’être »

pas pour l’étalage

« Oh oui je le sais bien, vite, viens ! « 

Niala-Loisobleu – 23 Juin 2017

 

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OLFACTOIRE DESSEIN


images

 

OLFACTOIRE DESSEIN

Collé

à vide

à ton

trou de serre hure

plein

de

mon long cours

tous

voiles dehors

j’hûme

et

langue

ce

barbu bleu

où je

conte

bien

mettre ma clef

au

trousse ô

enjeu de la mourre

ambidextre

L’Art est amour fou, seule définition sensée de la vie

Niala-Loisobleu – 22 Février 2017

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Biographie d’Egon Schiele (1890-1918)

Egon Schiele : Peintre et un dessinateur autrichien né le 12 juin 1890 près de Vienne, décédé le 31 octobre 1918 dans la même ville. À la naissance d’Egon, la famille Schiele loge un immeuble situé près de la gare de Tullan. Le père, né à Vienne, est chef de gare des Chemins de fer d’État. Son propre père, pionnier de la construction des chemins de fer, avait participé à la réalisation de la ligne ouest entre Prague et Cheb. La mère de Schiele, née Soukupova en 1861 à Krumlov, est issue d’une famille de paysans et d’artisans de la Bohème du Sud. Egon grandit auprès de ses deux soeurs, Mélanie et Gertrude – l’aînée, Elvire, étant décédée en 1893.

Dès l’enfance, Egon Schiele marque un vif intérêt pour le dessin, auquel il s’exerce régulièrement. Sa scolarité se déroule successivement à l’école primaire de Tullan, au collège de Krems, et au lycée de Klosterneuburg. Dès 1905, année du décès de son père, il exécute ses premières peintures, notamment des autoportraits. Le décès de son père ternit sa jeunesse et lui procurera une vision du monde sombre et torturée. Son oncle, ingénieur et inspecteur supérieur des Chemins de fer d’État, devient alors son tuteur. S’appliquant à respecter les intentions du père d’Egon, il tente, sans succès, d’orienter le jeune garçon vers une carrière dans les chemins de fer, à l’École Polytechnique Supérieure. Cependant, avec l’accord de sa mère et l’appui de son professeur de dessin, Schiele entre en 1906 à l’Académie des beaux-arts de Vienne. Il y apprend la peinture générale auprès du professeur Christian Griepenkerl, peintre académique conservateur. La relation entre les deux hommes s’avère difficile : Schiele, ne pouvant plus supporter la tutelle académique de ses maîtres, quitte l’Académie, suivi d’amis partageant les mêmes convictions.

Première expérience artistique

Il fonde alors le Seukunstgruppe (Groupe pour le nouvel art), se faisant ainsi remarquer par Arthur Roessler, critique d’art du Journal Ouvrier, qui deviendra durant les années suivantes son principal protecteur. Parmi les membres de ce groupe, se trouve Anton Peschka, que Schiele a rencontré à l’Académie. Leur amitié jalonne la vie de Schiele : chacun appuiera l’autre pour promouvoir leurs premières oeuvres, et Peschka épousera en 1914 une des soeurs d’Egon, Gertrude.

Schiele découvre à Vienne un art différent lors d’une exposition d’artistes du deuxième mouvement de Sezession (Sécession en français), plus proche de l’Art nouveau. Âgé de 17 ans, il rencontre en 1907 Gustav Klimt, alors âgé de 45 ans, en qui il reconnaît son modèle et maître spirituel. L’admiration est réciproque entre les deux artistes.

1909 voit la première participation de Schiele à une exposition publique, à Klosterneuburg. Il présente la même année ses oeuvres à l’Exposition Internationale des Beaux-Arts à Vienne (l’Internationale Kunstschau), qui lui permet d’établir ses premiers contacts avec collectionneurs, éditeurs et aussi architectes – tels qu’Otto Wagner et Josef Hoffmann. Ce dernier dirige alors L’Atelier d’art de Vienne, fondée en 1903, visant au soutien des arts et de l’artisanat, pour laquelle travaillera Schiele en 1909 et 1910. Notons qu’une des plus importantes commandes qui lui sera alors faite, ne sera jamais réalisée : le portrait de Poldi Lodzinski.

Indépendance vis-à-vis du Jugendstil

Si à ses débuts, Schiele reste proche du Jugendstil (nom donné au mouvement Sécession en Allemagne par la revue Jugend), il prend peu à peu ses distances. Il peint alors de nombreux portraits d’amis et autoportraits, qui sont exposés dans de nombreuses galeries autrichiennes et allemandes : à la Maison d’exposition de Budapest, avec le « Groupe du Nouvel Art », chez Glozt à Munich, avec les artistes du « Cavalier Bleu », et à l’exposition du « Groupe Particulier » à Cologne. La critique est partagée, une petite partie seulement de l’opinion reconnaissant son talent, l’autre part allant même jusqu’à qualifier ses oeuvres « d’excès d’un cerveau perdu ». Il adhère en 1911 au groupe « Sema », de Munich, auquel appartiennent déjà Klee et Coubine.

Il rencontre en 1911 une jeune femme à la réputation sulfureuse, Wally Neuzil, déjà modèle de Klimt, qui devient son propre modèle et sa compagne. Tous deux emménagent en province, à Krumlov, près de la Vltava, en Bohème du Sud (aujourd’hui République Tchèque). La ville met alors à sa disposition sa plus vaste salle pour qu’il y a réalise ses grands formats. Cependant, les habitants de Krumlov manifestant un antipathie de plus en plus marquée pour la vie et les toiles libres de moeurs de Schiele, l’artiste se voit obligé de quitter la ville, pour s’installer avec sa compagne aux environs de Vienne. L’accueil de l’artiste n’y est guère plus ouvert : la profusion des dessins à caractère érotique de Schiele, couplée à des soupçons de détournement de mineurs à son encontre, conduisent à son arrestation en 1912, ce qui lui vaut de passer vingt-quatre jours en prison, pour outrage à la morale publique. Certaines de des peintures, majoritairement des nus, sont confisquées par le tribunal départemental. L’une de ses œuvres les plus célèbres de cette époque est Le Cardinal et la nonne, paraphrase expressionniste, provocatrice, du Baiser de Gustav Klimt.

En 1913, Schiele rompt avec Wally Neuziel, et voyage dans les Carinthes et à Trieste. Il loge quelque temps chez sa mère à Vienne, avant de trouver un atelier sur la Heitzingerstrasse, au n°101, où il travaillera jusqu’en 1918.

Reconnaissance internationale

La renommée de Schiele s’accroît progressivement hors d’Autriche. En 1913 et 1914, il participe à de nombreuses expositions internationales : Budapest, Cologne, Dresde, Munich, Berlin, Düsseldorf, Bruxelles, Paris et Rome. Il est exposé pour la première au pavillon de la Sécession. Entre 1913 et 1916, il publie ses oeuvres et poèmes dans l’hebdomadaire berlinois Die Aktion. En 1916 sera publié un numéro spécial intitulé Cahier d’Egon Schiele, avec ses dessins et gravures sur bois. Schiele consacre ainsi son été 1914, auprès du peintre Robert Philippi, à l’apprentissage de la gravure sur bois, ainsi que l’eau-forte, suite à une recommandation de Roessler, qui espérait en tirer de meilleurs ventes. Cependant, Schiele abandonne rapidement ces deux techniques, les trouvant trop lentes à l’exécution. Il se consacrera au dessin et à la peinture, excepté deux autres lithographies en 1917.

Dès 1914, l’artiste se lie d’amitié avec les deux soeurs logeant en face de son atelier de la Heitzingerstrasse, Adèle et Edith Harms. Sur l’intervention de certains personnages reconnaissant son talent, il est dispensé du service armé, et fait son service de guerre dans l’administration. Il peut ainsi continuer de peindre, et d’exposer en Autriche, Allemagne, et Scandinavie. Quatre jour avant son service de guerre, il épouse Edith Harms, de trois ans son aînée, le 17 juin 1915, inaugurant ainsi une période moins tourmentée de sa création. Le 21 juin, il commence son service à Prague, accompagné d’Edith qui s’installe à l’Hôtel Paris. Elle le suit aussi à Jindrichuv Hradec, où il suit son instruction de base. Schiele est ensuite placé aux environs de Vienne comme soldat de garde, et obtient la permission de passer son temps libre dans son atelier à Vienne. À partir de mai 1915, il exerce la fonction de clerc dans un camps de prisonniers, en Basse Autriche, où il réalise quelques portraits d’officiers détenus. Il est transféré en 1917 dans l’Intendance impériale et royale de Vienne.

1918 : Dernières œuvres et décès

Le 5 janvier 1918, décède Klimt, dont Schiele exécute un portrait sur son lit de mort. En mars doit se tenir la 49e exposition de la Sécession viennoise, devant être présidée par Klimt lui-même. Schiele se charge alors de l’organisation, et propose une affiche, intitulée La compagnie à la table, le montrant entouré d’amis peintres. Il expose 19 huiles et 29 dessins (dont une grande partie est réalisée à l’aquarelle), dans la salle principale du pavillon de la Sécession. L’exposition rencontre un franc succès : une part importante de ses oeuvres est vendue, et Schiele obtient des commandes de portraits de personnalités, ce qui lui permet de louer un second atelier pour ses grands formats, rue Wattmann.

Le peintre n’a pas le temps de réaliser la plupart de ses commandes : le 28 octobre 1918, sa femme, alors au sixième mois de sa grossesse, décède de la grippe espagnole, qui se répand alors dans tout Vienne, et fera des millions de victimes en Europe. Egon Schiele meurt de la même maladie, trois jours plus tard, le 31 octobre 1918.

* Biographie Wikipédia. Présentée par Stéphen Moysan.

LA BOÎTE AU L’ÊTRE 8


LA BOÎTE AU L’ÊTRE 8

L’ÂGE DE

Des couleurs dont je suis né, j’ai le sang des chemins verts

Verts le dépassement, verts la pensée,

verts la transcendance,

verts tout ce qui entre dans l’espoir.

L’espoir pour un monde plus humain, naturellement,

mais l’espoir de faire

sans attendre

d’un Messie

que ça tombe du ciel…

Le ciel nous en sommes le pilote.

Car c’est de notre ciel qu’il s’agit.

Notre ciel incluant notre environnement

quelque

ÎLE

soit.

La vie est belle au naturel d’une saloperie ambiante.

Je ne vais pas dégueulasser les couleurs qu’elle m’a donné.

J’ai à mon âge, les jambes du gamin qui m’a fait découvrir tout seul le trésor

de mon Paname.

J’ai à l’âge que j’ai le m’aime sourire du môme qu’on recevait de plaisir pou lui faire connaître

le savoir à transmettre

J’ai en fin de parcours plus de jeunesse de découvrir qu’avant d’avoir vu

J’ai le coeur à aimer, en dehors de la peur de mourir

Je n’ai pas besoin d’aide

J’appelle pas au secours

Je vais tout traverser du désir d’aimer dans cet

Absolu Vertical

qui refuse

L’aliénation

La trahison

La compromission

L’imposture

La soumission

En chantant de toutes mes cellules et mes viscères qu’il est bon de vivre

Dans le grand bassin

des

Tuileries

mon bateau à l’ô…

Niala-Loisobleu – 7 Mai 2014

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Et comme si je l’avais su

Mai sans le savoir

cet été là, sortit la bicyclette des poubelles

Rayonnement de l’Amour

cabane aux carreaux du sel

N-L – 23/11/16

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Seins Phonie


Seins Phonie

Restée accrochée pour quelques heures encore, la fraîcheur de la nuit tient les dernières étoiles aux rames de son jardin. Un morceau de lune se courbe dans le virage imminent. Là-bas les rues résonnent du pas tremblant de quelques noctambules en conflit avec le diurne passage.

Le bleu qui m’a jailli du ventre n’a pas péri en mer depuis hier

il est resté tout humide

La toile en est toujours tendue – on entend toujours le bucheron – taper han  forêt

Profitant de ce qu’il faisait noir dehors, j’ai répandu le jaune à grands renforts

Le couteau glissant sa lame de flux au bord de l’écume, qui n’avait pas quitté la partie douce de l’intérieur de tes cuisses, a bordé ta plaie congénitale. Belle ô Belle, ce que tu peux savoir être femme. Pareille aux larges touffes de ces fougères faisant cortège au chemin, tu canalises la vie  par tige. A ce moment là, entrant dans l’atelier, un vent léger a fait onduler tes mèches pour dégager tes seins de leur lourdeur horizontale. J’ai tout de suite pensé à ce champ matinal où sous la flamme qui lève, les montgolfières se gonflent pour l’envol. C’était vraiment un oiseau rouge de sang qui battit des ailes à la porte.

Laisses-moi chair ouverte que je pose la suite des notes de Nous en partition.

Niala-Loisobleu – 10/09/16

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Lettres Eparses…que rien d’autre ne saurait compter


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Lettres Eparses…que rien d’autre

ne saurait compter

Camus à Char:

« Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, et qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver. (…) C’est ainsi que je suis votre ami, j’aime votre bonheur, votre liberté, votre aventure en un mot, et je voudrais être pour vous le compagnon dont on est sûr, toujours. »
(17 septembre 1957).

Char à Camus:

« Ils sont en si petit nombre ceux que nous aimons réellement et sans réserve, qui nous manquent et à qui nous savons manquer parfois, mystérieusement, si bien que les deux sensations, celle en soi et celle qu’on perçoit chez l’autre emporte même élancement et même souci … »
(septembre 1957)

Quelque tant qui soit avant, quand d’un geste malheureux l’insignifiant se met en avant,  l’outil sort du manche, ne laissant que du stérile au reflux de la marée. Ce ne sont plus les m’aime oiseaux qui jouaient en couleurs éclatantes de la confiance. Est-ce une plume qui au départ s’était masquée, est-ce un panache n’ayant jamais existé ? Peut-être des deux mon Capitaine, mais en quoi ceci ferait oublier que soudain la soupe s’acidifie ?

Ce qui attache tient de l’Amour son essence.

Il ne faut que le début de l’effiloche pour que les prémisses du craquement entrent en scène.L’Autre est passé en arrière-plan, un seul tient le rôle titre. Tout lui est bon pour être à la Une.Un caillou parasite est entré dans l’attelage. L’aura du mystère entre dans le domaine public.

De temps à autre, un prétexte se glisse dans la pochette du non-dit. L’élude supérieure fait amphi.A chaque fenêtre on laisse flotter ses drapeaux, c’est le signe de tous bâtiments public qui arbore sa devise « Liberté – Egalité – Fraternité » en toute imposture.

Respirer par transfusion permanente de son poumon à celui de l’Autre, le voilà le mélange gazeux qui met l’unique de chaque individu en double. Air sans passage à vide, non comprimé, qui par bi-haleine fait le moyen de transport le plus sûr qui soit pour franchir les chausses-trappes  d’une vie.

Un m’aime mot sans maux de non-réponse.

Niala-Loisobleu – 9 Septembre 2016

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