CHEMIN DE HÂLAGE


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CHEMIN DE HÂLAGE

Sous la nappe mon sommeil-corail

disparaît au fond de l’évier du plongeur

l’éponge halête

le dessein d’un calcul d’armature

La porte ailleurs est-elle derrière, devant où immobile sur le fond ?

Ombre tes fards sont étain

rentre tes sirènes quelque part

j’en ai les yeux noyés

au bout de l’onde du ricochet

Niala-Loisobleu – 12 Juillet 2018

 

LES DOIGTS JOINTS


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LES DOIGTS JOINTS

Ils avaient écrit silence en vertu de ce qu’ils cherchaient à terre. Prospecteurs d’impasse où le premier réflexe se veut péage. Les tentes se firent les seules aventurières d’un lien de famille. On les retrouva entre les murs d’un garage municipal

Seul un chien laissait son mufle suivre la fissure originelle

Pendant qu’un camion à frites fumait des huiles de vidange à l’enseigne du bon coin

Hissée au sémaphore la culotte petit-bateau d’une enfant hors d’atteinte des naufrageurs s’était épinglée au signal des doigts joints

Ecueil danger

l’eau-trouble sans s’émouvoir, un tourbillon hisse l’éperon comme une mine flottante. Le choeur des vierges de l’armée du salut dirigée par le Grand Maître détrempe le quai et son mouchoir avec les pleureuses, pendant que les pédophiles construisent un plan de bonne conduite avec l’outil du castor. Les compagnies d’aviation se précipitent, si on doit s’envoyer en l’air on va quand même pas laisser le coup aux fantassins. On réduit le tarif, pas la voilure on pousse la vapeur.

Et ton encre remontée prit ma main en la guidant à l’aine de ta toison

Nous sommes en pleine marge

tes mots me serrant d’une étreinte musicale où tremble l’essence autrement que le faux-palmier de l’oasis reconstituée pour le tournage des mains-sales adaptées d’un drame d’ô tari

Jointures blanches et phalanges sanguines nos paumes dans la position du lotus se tiennent posées à plat sur les nymphéas. Elles  nagent bord à bord.

Le moulin à marées déjà au bon peint, comment faire mieux que multiplier les seins  sans marcher sur l’ô ?

Simple

Point barre.

Niala-Loisobleu – 17/06/18

ESPÈRE ET TREMBLE


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ESPÈRE ET TREMBLE

Bien avant le printemps parfois une chaleur étrangement

lourde
S’élève vers le soir à la corne du bois sans feuilles ou près

de la rivière,
Et rôde entre les chemins creux où brûle un résidu de

soufre.
Halo des milliers d’yeux des milliers de troupeaux qui

remontèrent
Des fonds troubles du temps vers ce qui fut le tumultueux

avenir.
Espère et tremble : qui s’approche ou s’efface encore au

détour,
Couronné d’herbe rude et d’un éclat de bleu plus vif À mesure qu’en bas la nuit dissout les reflets, les réponses
A la question déployée en ton cœur comme un drapeau ?
Espère et tremble au souffle chaud qui rôde ; espère et

tremble.

Jacques Réda

 

La victoire des étalagistes brille de publicité mensongère. L’article loin de répondre aux normes du bon sens du déménageur, a de La Fontaine ce petit à côté fable qui Perette. je coupe du monde sans risque de perdre et surtout sans vanité outrecuidante du footeux merdique.

La première fois que j’ai croisé l’espoir je n’étais normalement qu’un enfant, la façon que j’ai tremblé m’a propulsé dans un autre âge. Sur le dessus de ma tête des stuckas piquaient en déféquant la mort de leurs intestins. Au terme de l’exode rentré chez moi, la Marseillaise chantée juste fusillait des lycéens au bois de Boulogne.

Sur l’estrade de mes humanités à combien de coups de règles grammaticales ai-je du tendre les doigts ? La peine de prison ne menaçait que les parents absents d’éducation corporelle. J’ai tremblé au coup de pied au cul de mon père, ô mon papa comme tu as fait entrer l’espoir en moi.

La clameur d’une extinction de voie remonte les grandes idées avancées. Rappelle-moi la date de la réunion devant fixer la suivante que je ressorte des carons le projet d’embellissement des fausses-couches. L’ozone en réclame.

Niala-Loisobleu – 17/06/18

 

CLARTES TERRESTRES


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CLARTES TERRESTRES

Et encore une autre lumière

Le nombre en augmente toujours

Autant d’étoiles que de jours

J’attends
Que passe là derrière
La voix qui monte la première

Le monde regarde à son tour
Le soleil pourrait disparaître
Un astre nouveau vient de naître

Éclairant le ciel
Un œil immense artificiel
Qui regarde passer les autres
Avec plus de curiosité
Sur le visage inquiet qui change

Un éclair d’électricité

Pierre Reverdy

 

Sur les grands carreaux de mes lunettes elle a écrit qu’aucune bataille n’a val. J’ai tremblé, pareille métaphore trouve rarement ici le moyen de franchir la barrière de l’enclos. Au bout du temps que le silence a pris pour la relire en boucle, je me suis senti comme aile mouillée du martin-pêcheur dans l’amorce du piqué (sans éclaboussures comme un plongeon des tours de La Rochelle, un jour que l’arbitre ne se serait pas nommé Richelieu). En corps ému c’est ainsi que je franchis la goutte qui a que trop d’urée en mon jardin. Aïe mamita la douleur…Je m’enduis de ton soleil, rayon-reine-ouvrière il me ruche royal ! Nous n’étions plus qu’à vol d’oiseau, quand nous vîmes le sel s’étendre en cône pour que les oisillons apprennent à faire de la varappe afin de pouvoir se faire le Mont-St-Michel par toutes les faces. Comme quoi dans la connerie humaine qui cherche trouve un endroit où en sortir…

N-L  15/06/18

 

 

SERRE MONT


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SERRE MONT

 

En tirant sur la haie ils ont anéanti le bocage

rien ne me convaincra que l’espace vide rapproche

 

Au troisième rouleau le vague fait large

l’astérie constelle en troisième chevau-léger de l’attelage

chariot chariot chante le coton

 

A la station sème baby l’home

sur l’échelle de Jacob j’ai grimpé la grenouille

 

Le tant sera ce que nous en ferons

temps qu’a fer croix de bois je le jure

crachons sur les t’ombre…

 

Niala-Loisobleu – 12 Juin 2018