Ton Pendu


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Ton Pendu

 

Ourlée de poussière d’étoiles et d’herbes de comètes joueuses,

l’aubade du matin a les yeux verts de prose,

quelques oranges vibratiles aux branches du paradis

sont sorties d’un seul cri de la spirale du cahier, l’élan propulsé hors des limites du bienséant.

De l’eau jusqu’à la tasse des écailles, sous le cuir factice d’une âme appeau de fleur, la radio débite les infos à grands renfort de spots publicitaires. Enroulée en volutes de fumée la sève nicotine sa piquouze de nitrate à l’artère qui avale cul sec la connerie qui rapporte, sans demander son reste.

Des vents, que l’abruti que je suis garde comme fanons en grand pavois sur l’écoutille ouverte d’une vue optimisée, tiennent à flot malgré les risées du voisinage, contraires à la navigation à voile. Les nageoires dorsales de tes cuisses ont des sautillements de brasse papillon quand tes yeux gourmands m’ouvrent l’écluse aux regards transhumants d’une chanson de Prévert

Niala- Loisobleu – 16 Octobre 2017

 

CETTE MUSIQUE


CETTE MUSIQUE

Un tant qui ne demande qu’à se pourvoir.

Puisque la lie humaine s’épand mieux que le fumier, ce serait tort de pas y semer la graine du construit. Mains câlées au polissage de la pierre. L’égaré qui prétend connaître, conforte  ma docte ignorance.

jamais rien voulu d’autre que pouvoir traverser sans me faire écraser.

Niala-Loisobleu – 2 Septembre 2017

 

Mots d’Encre 6 et 7


Mots d’Encre 6 et 7

Rien d’un feu télégraphiant des plaines de l’Ouest pour m’indiquer les mouvements caniculaires favorables. Non, mais un instinct me télépathissant de tes nouvelles, ma Muse. Les seules qui me font dépasser l’ordinaire. J’ai pris le chemin de l’Atelier, ton frais m’y attendait. Pas la m’aime chaleur, celle de l’Amour. Une qui porte. qui booste, verticalise, dynamise, envole. La couleur m’a fait retrouver mon vivant de cheval, comme un indien paré de toutes ses plumes et peint de son écriture.

 

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Chant des délices de Tsai-Talee

Je suis une plume dans la clarté du ciel
Je suis le cheval bleu qui court dans la plaine
Je suis le poisson qui tourne et brille dans l’eau
Je suis l’ombre que projette un enfant
Je suis la lumière du soir, l’éclat des prairies
Je suis un aigle qui joue avec le vent
Je suis un nœud de grains luisants
Je suis l’étoile la plus éloignée
Je suis le froid de l’aurore
Je suis le rugissement de la pluie
Je suis le scintillement de la croûte de neige
Je suis la longue trace de la lune sur le lac
Je suis une flamme de quatre couleurs
Je suis un champ de sumac et la pomme blanche
Je suis l’angle des oies sauvages dans le ciel d’hiver
Je suis la faim du loup
Je suis le rêve entier de ces choses
Vois-tu, je suis vivant, je suis vivant
J’ai bonne entente avec la terre
J’ai bonne entente avec les dieux
J’ai bonne entente avec tout ce qui est beau
J’ai bonne entente avec la fille de Tsen-tainte
Vois-tu je suis vivant, je suis vivant

N.Scott Momaday/tribu Kiowa (Poésie Amérindienne – Indiens Navajos)

 

 

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Je suis Mots d’Encre 6 et 7,

animal dans l’univers, homme-cheval dans le cosmos. En croupe du Bleu. Je te chevauche Toi ô ma Vie. Poisson à la nage. De ton île de sein à l’estuaire de tes cuisses. Par le ventre battant la danse du feu dans le marécage des oiseaux-marins debout sur leur espoir migratoire. A déchirer les freins, à mordre les impasses, à repousser la triste médiocrité, donnant le baiser généreux des yeux qui voient le chant s’élever. Les petites maisons-blanches ont toujours une table d’hôtes ouverte sur l’âme d’un violon. Ma chambre est une guitare où tes mains tissent l’odyssée dans la constellation du rêve, seule démocratie poétique au centre d’un esprit altruiste.

Niaia-Loisobleu – 18 Juillet 2017

 

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Mots d’Encre 6 et 7 – 2017 – Niala – Acrylique s/contrecollé, encadré s/verre 30×40

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MON LONG DU LONG


MON LONG DU LONG

La jetée étire le reste de la nuit vers l’interrogation factice du quotidien. L’embarcadère pour touristes vers les îles était une foi, dort encore dans un rêve à laver la voie . Dans quelques heures il y aura la queue pour embarquer. Les haubans s’en foutent des filles de joie des bars à marins. Ils gémissent de jour comme de nuit sans faire semblant de jouir. La petite lumière qui saute est bien tranquille à l’intérieur du phare. Tout en haut des escaliers, comme ceux où la Butte funiculait des battements de Bateau-Lavoir. Le tant où la bohème posait nue entre les mains de la couleur. Mon coeur et moi, nous sommes sortis du sommeil avant d’être étouffé par l’outre-noir. Cet hymne au désespoir qui rapporte. La joie ça coûte seulement. Comme le prix d’une vérité qu’il faut cacher. Tu t’y colles câlin-maille-art. Faut reconnaître sa soeur en fouillant dans la culotte du zouave, Le mariage pour tous c’est l’étroit mousquetaire d’une politique à la vue basse où tout le monde s’engouffre devant comme derrière. Les murs sans fenêtres ça n’accepte pas les appuis pour les géraniums avec les odeurs de roucoulements amoureux. En revanche ça cultive le pigeon au point que les évangélistes en sont dépassés. Vaut mieux se quitter que de vivre dans un paraître imposteur. Qu’est-ce que je pourrai faire de bleu sans l’amour qui le fait naître ? De l’autre-côté du mensonge l’herbe reste vers. Et le bois vert. M’aime la planche de cabane se fout du surf sur la vague de la dernière mode, tant elle sait qu’on ne sel pas un cheval à cru. La mer ne se montre qu’en plongée, en surface c’est que capitaine de St-Tropez. Je retourne au fond des plis d’accordéons, pêcher la nacre des chansons pour retrouver mon vrai Capitaine. Vos chagrins ne collent qu’à l’appeau. Je vis de sel de nos larmes, dans l’estuaire  de la douceur de ta côte sauvage ouvrant grand large.

Niala-Loisobleu – 10 Juillet 2017

 

NOCTURNES


NOCTURNES

Les pas de ta jupe avant qu’elle ne tombât en pâmoison – cygne d’un autre tant – glissent sur l’ininterrompu mouvement de tes hanches, à voie hôte. Musique de seins frottés l’un à l’autre des touches du piano. Dents de mon amer. ö jamais je ne voudrais traverser ton tropique sans aller-retour, je me fous de Neptune et de ses habitudes aquatiques, qu’il aille se faire foutre, nous n’avons rien à voir ensemble, dans ses abysses là. Je t’harponne la petite culotte de dix ongles vampires, langue calais dans les dentelles, ton herbu pour moustaches et la pression sur le bouton de l’ascenseur qui s’y cache à l’étiage du grand magasin du bon heur des dames.

Niala-Loisobleu – 1er Juin 2017

MES ERREURS 3


MES ERREURS 3

Hier, l’inachevable

Notre vie, ces chemins

Qui nous appellent

Dans la fraîcheur des prés

Où de l’eau brille.

Nous en voyons errer

Au faîte des arbres

Comme cherche le rêve, dans nos sommeils,

Son autre terre.

Ils vont, leurs mains sont pleines

D’une poussière d’or,

Ils entrouvent leurs mains

Et la nuit tombe .

Yves Bonnefoy (Extrait Les planches courbes)

Ah parlons-en de l’arbre. Ce fut une armature qu’un palier perdit dans un papier journal inachevé, anonyme fuite qui se donna en scène. La fuite, toujours la fuite qui ne conduit qu’au point de départ. L’amour c’est pas fait pour se faire pareil pour tout le monde. Mélodie n’aile sonne, un oiseau secoue la branche à deux mains. Des feuilles se rempliront, mirliton, chapeau pointu, sous le buisson. Les mains qui peignent l’odyssée saignent tant du bout des ongles, que le temps passe sans que la ménopause coupe les doigts. A faire là où le grain gémit, le mou lin se tend. J’ai la ligne de vie en cicatrice d’une symphonie qui n’a jamais joué. Escarre à baie au do dièse

Niala-Loisobleu – 15 Mai 2017

DANSE A LA LUNE 2009 Huile toile 73 x 60 001