POST-HALL (8)


Curieusement un trou mis à côté tint l’embûche. Une haine traîtresse au cœur du recueillement silencieux que rien, hormis une dangereuse confusion, n’explique.

La transpiration a laissé les draps glacés à en donner un étrange mal-être au tapis.

Quand les animateurs ont dit « Tapez dans les mains » le glas à braquer à contresens.

Vous fûtes décoiffée avant d’avoir senti que je tenais le cheval bien tranquille à votre bride…

La forme noire a tourné sous l’eau toute la nuit en restant dissimulée…

N-L – 21/12/18

POST-HALL (6)


Au commencement le feuillage cherchait dans l’effleure de quoi remonter le ton. La pâleur en affectant la rime rendait la poésie étrangère à la couleur de l’intention coutumière.

Jusqu’au reculé où les pontons gardaient les traversées on sentait le manque ronger.

Des murs blancs où les doigts peignent je couvre la rondeur de votre sein à grands traits. Se pusse-t-il que l’uniforme n’arrive à fondre ?

Je n’ai rien dans ma nudité que cette pulpe de papaye en goût et je sais que c’est assez fade…

N-L – 20/12/18

POst-HALL (4)


Il pourrait y avoir un second univers. Tant contribue la sensation d’ailleurs où vous m’entraînez sans que l’envie de me retenir me vienne

Les oiseaux partis de nos lieux semblent s’être rassemblés ici. Leur proximité non farouche est bienfaisante

J’ai frissonné quand votre sein m’a montré la flore du jardin

Il me tardait de vous en dire comme ça serré quand il vient à éclore dans ma paume

Le grain pastèque a mûrir un bon Jour…

N-L -18/12/18

POST-HALL (1-2)


Le ciel traversé d’abord à nuage est calmement allongé dans un miroir d’eau, entouré des palmes qui sont en plongée

Rien ne souffle plus de turbulences

Vous savez comme en embouteillage on se prend de désir d’issue

Les tons de blancs des maisons s’allient aux verts des pergolas en avantageant l’écru des chemises où battent des envols de tourterelles

Que d’oiseaux migrent…

Niala-Loisobleu – 16/12/18