POÉSIE ÉLÉMENTAIRE


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POÉSIE ÉLÉMENTAIRE

l’eau qui a l’air d’allumer

le feu sur la terre

l’air d’allumer l’air sur le feu

l’air d’allumer sur l’eau ce qui a l’air de s’éteindre sur terre

l’air d’allumer et d’étreindre

l’eau et le feu en l’air :

le cancer tu

questionne la santé bavarde depuis quand sers-tu

dans la maison de sourds? de puits en puits de vérité :

O vide en exil
A mer suave

I mage
E toile renversée

U topique

Ghérasim Luca

ENTRE TIEN EMOI 8


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ENTRE TIEN EMOI 8

Lever la tête pour la sortir de l’oreiller quand une main qui pourrait y ajouter ses pieds vous appuie dessus c’est pas facile. J’étais absent de la fête qui agite les quais une fois par an à Cognac, c’est donc pas la gueule de bois, mais la vache c’est bien imité. Abruti, les yeux chiasseux et un con de marteau qui joue d’une tempe à l’autre, j’ai rien fait qui mérite de me punir, au contraire. Et le temps froid qui va être trop chaud dans peu de temps, qu’est-ce qui tourne pas rond ?

Niala-Loisobleu – 28 Juillet 2018

L’Appel de l’Oiseau (Promesse)


L’Appel de l’Oiseau (Promesse)

à l’eau à l’eau à l’eau


à l’un une main tient le rang
route de cendre courbe le temps
contre bec écrasé
pas de fuite
enroulé en cercle
sous la peau repliée
tu es dedans

les gouttes à la renverse
l’œil sous la nuit
le blanc à côté
le temps blanc
temps balance silence
ascendance ta bouche
je n’existe plus
mains en rang
cendre du temps
contre fuite versée
dedans l’accroc
tu es dedans
ligne contre courte
sous la peau repliée
à l’eau à l’eau à l’eau
enroulée sous le bec
silence à l’eau renversé

rythme de l’eau
d’un pas l’eau
vent d’une main
sous l’aile la route
où l’œil est cendre
courbe le temps
je suis un ligne
je cherche contre
bec écrasé
pas de fuite une sphère
un cercle enroulé
se repliant sous la peau
pas de fuite tu es dedans
temps de l’accroc
se renverse les gouttes
à goutte de l’air
et l’œil d’un nuit
sous la courbe à coté
le temps blanc
silence rythme ascendant
je n’existe pas
sans ta bouche

Philippe Vallet

Alexandre de Riquer - L_appel de l_oiseau via colourthysoul.tumblr.com

De l’arbre tu

l’écorce tend l’oreille

gravé le coeur saigne

d’un noir geai-bleu

faisant absence

A l’horizon de tes épaules

je remonte

au tombé de tes seins

mano a mano

Lourds, lourds, lourds

je m’y balance

retenu par tes cordes d’aisselles fleuries

je ne suis plus qu’une spirale

que ton ventre ascensionnel

dresse

à la crête humide du cri

Niala-Loisobleu -22 Avril 2017

(L’appel de l’oiseau – Peinture d’Alexandre de Riquer)

Les je sont faits


Les je sont faits

 

J’en allais

du bruit et des odeurs foraines de fin de marché

Remballe

les caniveaux restent seuls avec leurs têtes de poissons

Les paniers où les dames font provisions

fantasment du banc de légumes

au fruit défendu

tenant l’aqueux par la branche

de l’Arbre de Vie

 

Un camelot sans armure ni destrier

tournoie sa langue cette fois avec sa table-ronde

loterie à faire planer le plomb l’instant d’un tour

faites vos je

rin ne va plus

En rentrant des courses cette femme aux yeux cernés

ne trouve pas la main qui l’empêche de bien dormir

Ses seins lourds tombent à plat de son désir

ses pores sont ensablés

 

Mais est-ce la faute à qui ?

On en cause d’abord

on demande à voir

et on se pose

en plein centre de la question

 

Niala-Loisobleu – 02/04/16

 

14x-Svyat Bazyuk. Surrealist Painter.