MIROIR MON BEAU MIROIR


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MIROIR MON BEAU MIROIR

La glace de temps phrases je viens de la retourner

derrière sans qu’il y manque un tremblement d’espoir

mes attentes sont intactes

en titre j’ai vu ton nom mon amour

et à toucher contre

cette utopie

Pour l’égalité et la fraternité

Niala-Loisobleu – 08/12/18

LA VACHE DE LA FORÊT


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LA VACHE DE LA FORÊT

Elle est tendue en arrière
Et le regard même arqué,
Elle souffle sur le fleuve
Comme pour le supprimer.
Ces planches jointes qui flottent
Est-ce fait pour une vache
Colorée par l’herbe haute,
Aimant à mêler son ombre
A l’ombre de la forêt?
Sur la boue vive elle glisse
Et tombe pattes en l’air.

Alors vite on les attache

Et l’on en fait un bouquet,

On en fait un bouquet âpre

D’une lanière noué,

Tandis qu’on tire sa queue,

Refuge de volonté;

Puis on traîne dans la barque

Ce sac essoufflé à cornes,

Aux yeux noirs coupés de blanche

Angoisse par le milieu.

Çà et là dans le canot
La vache quittait la terre;
Dans le petit jour glissant,
Les pagayeurs pagayèrent.

Aux flancs noirs du paquebot
Qui sécrète du destin,
Le canot enfin s’amarre.
A une haute poulie
On attache par les pattes
La vache qu’on n’oublie pas,
Harcelée par cent regards
Qui la piquent comme taons.

Puis l’on hisse par degrés
L’animal presque à l’envers,
Le ventre plein d’infortune,
La corne prise un instant
Entre barque et paquebot
Craquant comme une noix sèche.

Sur le pont voici la vache
Suspectée par un bœuf noir
Immobile dans un coin
Qu’il clôture de sa bouse.

Près de lui elle s’affale
Une corne sur l’oreille
Et voudrait se redresser,
Mais son arrière-train glisse
De soi-même abandonné,
Et n’ayant à ruminer
Que le pont tondu à ras
Elle attend le lendemain.

Tout le jour le bœuf lécha
Un sac troué de farine;
La vache le voyait bien.

Vint enfin le lendemain
Avec son pis plein de peines.
Près du bœuf qui regardait,
Luisaient au soleil nouveau,
Entre des morceaux de jour,
Seuls deux grands quartiers de
Côtes vues par le dedans.
La tête écorcbée mauvaise,
De dix rouges différents,
Près d’un cœur de boucherie,
Et, formant un petit tas,
Le cuir loin de tout le reste,
Douloureux d’indépendance,
Fumant à maigres bouffées.

 

Jules Supervielle

T’AURAS DU BOUT D’UN


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T’AURAS DU BOUT D’UN

La nuit un court instant m’a tiré du lit, je me suis pas pour autant levé tard. Au couché les rames savaient pas trop où aller. L’arrêt en pleine campagne, dans un coin sans besoin de gare, au milieu de la nature se suffisait pleinement pour y retrouver son identité. Son réverbère lunaire, m’a reconnu sans fouiller dans mes papiers.

Le terrain dénivelé, sans voisin, mais par moments trop fréquenté par les cigales, incline de hauts-pins que le vent ouvre en parasols. Du vent d’autan plus. Le bois flotté de la plage, vient de lui, posé sur une fleur de sel. Les pierres abritent le glissement de tant de choses fortes, que la vipère s’en sort dans un compromis reconnaissant le besoin du naturel. Le brûlé d’une illumination d’idées reste aux tords partagés des ceps de l’accent local. La robe du relief adouci, recouvre la chair de fruits rouges où la cendre de bûcher maintient l’allumé au palais.

Sous la voûte le plafond se veut bas, il en demeure un chaud qui pousse au déshabille. L’idée nue est majeure. L’abri des dunes la dissimule au défilé troupier d’un mémorial Bastille. Mon arc de centaure en triomphe et Concorde. Ma musique n’est pas militaire j’aurais le bout d’un paisible bonheur sans m’engager en légion étrangère…quoi que la Poésie….

Niala-Loisobleu – 14 Juillet 2018

CES COULEURS INDICIBLES


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CES COULEURS INDICIBLES

Aux marques noires laissées en cerne

cherche vert

tu reconnaîtras mes yeux

et si je bistre un ciel trop lourd pour ses jambes

c’est pour élever le germe qu’il porte

Les petits cheveux de frise

ne ferment pas le chemin

ils piaffent comme de jeunes poulains

que leur jeune herbe nourrit en les dressant sur leurs pattes arrières…

Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2018

 

EN VOL


NIALA L'OISEAU BLEU- 2010 - Acrylique sur toile 46 X 38 008

EN VOL

L’orage en roulant sur la Chaume n’a pas fait peur aux oiseaux. Heureusement pour eux c’est que de la nature, normal, pas comme cet acharnement que mettent le hommes à multiplier les moyens de les détruire. Il y a quelques années le jardin regorgeait d’oiseaux, les hirondelles nichaient, les merles colonisaient, sans que ça dérange la présence de rouges-queues au gros ventre, puis les mésanges jaunes et les rouges-gorges se livraient à des joutes de voltiges aérienne avec toute la famille moineaux.

Aujourd’hui je déplore leur raréfaction sans discrimination de sortes…

Il y a un puissant symbole de liberté attaché à leur présence. Ils sont la raison de l’arbre d’être fou en permanence.

L’ordre du grand désordre avance plus dangereux que l’ont été les guerres de religio et la force atomique dans l’explosion nucléaire. La poésie comment fera-t-elle pour se déplacer si nous n’avons plus les vecteurs du rêve dans la libre-pensée ?

L’amour est sans nul doute une de leur représentation les plus manifestes. De ma branche où je vois venir cette clairière pour la parade, mon sang ne fait qu’un tour. Je sens la réaction chimique traverser mon organisme, des couleurs de tous éclats copulent et gonflent les seins de l’espérance. La pierre a ses hauteurs. Des feux y ont été mis pour détruire un certain état d’esprit. Le mécréant que je suis n’a que faire d’un dieu, d’ailleurs s’il y en avait un, il ne pourrait accepter son oeuvre.

Là derrière mon regard, toi qui sens mes yeux te chercher, prends-en l’entité, baigne-toi le corps dedans, frotte-toi le ventre contre et plonges y ta langue et tes mains, tu peux tout caresser, je n’ai qu’en vie de la garder pour la partager avec toi comme un oiseau fait avec l’air.

Niala-Loisobleu – 23/05/18

POURTANT JE M’ÉLÈVE


POURTANT JE M’ÉLÈVE

Maya Angelou

 

Vous pouvez me rabaisser pour l’histoire
Avec vos mensonges amers et tordus,
Vous pouvez me traîner dans la boue
Mais comme la poussière, je m’élève pourtant,

Mon insolence vous met-elle en colère?
Pourquoi vous drapez-vous de tristesse
De me voir marcher comme si j’avais des puits
De pétrole pompant dans ma salle à manger?

Comme de simples lunes et de simples soleils,
Avec la certitude des marées
Comme de simples espoirs jaillissants,
Je m’élève pourtant.

Voulez-vous me voir brisée?
La tête et les yeux baissés?
Les épaules tombantes comme des larmes.
Affaiblie par mes pleurs émouvants.

Es-ce mon dédain qui vous blesse?
Ne prenez-vous pas affreusement mal
De me voir rire comme si j’avais des mines
d’or creusant dans mon potager?

Vous pouvez m’abattre de vos paroles,
Me découper avec vos yeux,
Me tuer de toute votre haine,
Mais comme l’air, je m’élève pourtant.

Ma sensualité vous met-elle en colère?
Cela vous surprend-il vraiment
De me voir danser comme si j’avais des
Diamants, à la jointure de mes cuisses?

Hors des cabanes honteuses de l’histoire
Je m’élève
Surgissant d’un passé enraciné de douleur
Je m’élève
Je suis un océan noir, bondissant et large,
Jaillissant et gonflant je tiens dans la marée.
En laissant derrière moi des nuits de terreur et de peur
Je m’élève
Vers une aube merveilleusement claire
Je m’élève
Emportant les présents que mes ancêtres m’ont donnés,
Je suis le rêve et l’espérance de l’esclave.
Je m’élève
Je m’élève
Je m’élève !

Maya Angelou

Gracias Violeta, Chilienne de Vie, en réponse à Les mains flâneuses


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Gracias Violeta, Chilienne de Vie, en réponse à Les mains flâneuses

Oui, c’est vrai je n’ai pas mis le « meilleur » de l’enregistrement de cette chanson de Violeta. Mais rassures-toi, Les mains flâneuses, c’est pas par méconnaissance de cette artiste, mais par choix en fonction de ce que j’avais écrit. Concernant le monde en son entier et non quelqu’un par rapport à sa sensibilité propre. Mais l’as-tu lu ? J’en doute. Ce choix qui nous autorise sur ce blog, à faire du notre ce que nous en voulons, ce que nous en décidons en fonction de CE QUE NOUS SOMMES et non en ce qui me concerne,  à me joindre au plus grand nombre du n’importe quoi pour me  noyer dans l’océan de merde qu’est internet. L’anonymat ne me sert pas de couverture. J’apparais clair et net, nom, adresse, profession, âge sur tous mes sites. Et puisque c’est le langage, l’échange et la rencontre prétendues de l’époque, j’ai choisi d’y venir pour défendre les valeurs qui sont miennes.  L’une d’entre elles, touche au respect de l’autre, de ce qu’il fait, dès lors qu’il fait. Je n’entre pas chez un internaute sans « dire bonjour » pour dire non faut faire autrement…et me planter dans mes coms en tapant hors sujet, le tout en repartant sans m’excuser d’avoir laissé ma merde. Je n’imagine pas un instant que tu ne vas pas prendre ça comme je l’entends. A savoir que je ne t’attaque pas, ne te parle de merde qu’au sens du dépôt incongru dont nos trottoirs ont à souffrir par mépris de la règle de respect élémentaire. J’ai partagé sur le vif l’histoire chilienne dans son Pinochet drame. Juste pour dire que je crois savoir de quoi je parle.

J’ai connu Violeta à Paris. Durant son séjour de quelques années, avant qu’elle ne rentre au Chili se suicider…après avoir dit Gracias a la vida…

Je me suis abonné à ton site, parce que j’apprécie  ce qu’il contient. Si cela est possible après mes mots francs, que tu comprennes qu’ils ne changent rien à mon appréciation, nous nous reverrons.

Avec Joie !

Alain

Niala-Loisobleu – 18 Janvier 2018

 

La Jardinera

Para olvidarme de ti,
Voy a cultivar la tierra,
En ella espero encontrar,
Remedio para mi pena.
Aquí plantaré el rosal,
De las espinas más gruesas,
Tendré lista la corona,
Para cuando en mi te mueras.
Para mi tristeza violeta azul,
Clavelina roja pa’ mi pasión,
Y para saber si me corresponde,
Deshojo un blanco manzanillón.
Si me quiere mucho, poquito o nada,
Tranquilo queda mi corazón.
Creciendo irá poco a poco,
Los alegres pensamientos,
Cuando ya estén florecidos,
Irán lejos tu recuerdos.
De la flor de la amapola,
Seré su mejor amiga,
La pondré bajo la almohada,
Para dormirme tranquila.
Para mi tristeza violeta azul,
Clavelina roja pa’ mi pasión,
Y para saber si me corresponde,
Deshojo un blanco manzanillón.
Si me quiere mucho, poquito o nada,
Tranquilo queda mi corazón.
Cogollo de toronjil,
Cuando me aumenten las penas,
Las flores de mi jardín,
Han de ser mis enfermeras.
Y si acaso yo me ausento,
Antes que tu arrepientas,
Heredarás estas flores,
Ven a curarte con ellas.
Para mi tristeza violeta azul,
Clavelina roja pa’ mi pasión,
Y para saber si me corresponde,
Deshojo un blanco manzanillón.
Si me quiere mucho, poquito o nada,
Tranquilo queda mi corazón.
 https://www.youtube.com/watch?v=4mo5SK5nPZs

La Jardinière

Pour t’oublier,
Je vais cultiver la terre,
J’espère y trouver
Le remède à ma peine.
J’y planterai le rosier
Aux plus grosses épines,
J’aurai la couronne prête
Pour quant tu mourras en moi.
Pour ma tristesse, une violette bleue,
Un œillet rouge pour ma passion,
Et pour savoir s’il me correspond,
J’effeuille une camomille.
S’il m’aime beaucoup, un peu ou pas,
Mon cœur est tranquille.
Il poussera peu à peu,
Les pensées joyeuses,
Lorsqu’elles auront fleuri,
Tes souvenirs s’en iront loin.
De la fleur de coquelicot,
Je serai sa meilleure amie,
Je la mettrai sous mon oreiller,
Pour dormir tranquille.
Pour ma tristesse, une violette bleue,
Un œillet rouge pour ma passion,
Et pour savoir s’il me correspond,
J’effeuille une camomille.
S’il m’aime beaucoup, un peu ou pas,
Mon cœur est tranquille.
Bourgeon de pamplemoussier,
Quand mes peines augmenteront,
Les fleurs de mon jardin
Devront être mes infirmières.
Et si jamais je m’absente,
Avant que tu ne le regrettes,
Tu hériteras de ces fleurs,
Viens de soigner avec elles.
Pour ma tristesse, une violette bleue,
Un œillet rouge pour ma passion,
Et pour savoir s’il me correspond,
J’effeuille une camomille.
S’il m’aime beaucoup, un peu ou pas,
Mon cœur est tranquille.

Ô d’heur marine


Ô d’heur marine

Il  ou elle n’a pas eu ou su trouver les moyens de faire parler chaque parcelle du corps dans lequel il habite. Ils se squattent chez eux en bernard-l’ermite. Peut-être que l’intime en se dévêtant face à eux et en dehors des autres, préfère contourner le mur plutôt que le démolir, façon de fuir un endroit de qu’ils refusent de voir. Ainsi m’interpella ma pensée après que je l’ai entendu me dire : aujourd’hui occupe-toi de donner de l’aide aux autres. Qu’elle aide ? A vrai dire, ce n’est rien que de plus naturel que d’aider les autres. Seulement chassez le naturel et il vous revient à l’envers, plein la poire. D’un seul coup on devient l’accusé. Chui-là qui montre ce qu’on dissimule. Dans quelques heures je remonterais la côte par la Coubre. Juste à proximité du Zoo de la Palmyre. On peut aussi, comme un animal, avoir son passé en cage, ça rassure de le voir enfermé. Seulement aller passer la journée chez des amis, je peux pas assimiler cela à une visite chez son derrière soi.

M’en fous. Trop de monde cache la mer. Son identité c’est le large. L’horizon comme on le conçoit dans trop de situations présentes, mis derrière un mur, c’est à jamais sans à venir. Eiffel n’aurait jamais pu imaginer qu’on enferme sa tour. Voilà la paradoxale façon de concevoir la vue du haut par le bas d’un présent qui se fait peur….

La plage se balance aux vagues, sûre d’Elle-m »aime. A se lécher le rocher. Que le vent lui soulève l’écume de sa dentelle dans la compagnie des mouettes, le plus loin possible du front de mer et de son béton.

Niala-Loisobleu – 9 Août 2017

 

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PEAU TERNE CHERCHE SOLEIL


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PEAU TERNE CHERCHE SOLEIL

 

La moiteur d’une vision s’essuie, monotone, sans mouvement évolutif, tremblote sur le point fixe. On dirait que l’appareil de projection passe un film en négatif. Seul dans la cabine, le bruit de l’appareil fait entendre son simulé signe de vie. C’est un ralenti. Les jambes qui courent en laissant sur place, sans rien bouger de l’air pollué. Où trouve-on les recharges pour les kaléidoscopes ? La lanterne magique se fait les poches pour retrouver le caillou du texte à sortir des bulles, Le jour va entre tenir et lâcher. Il faut séparer les corps étrangers du bleu  pour retendre la corde à linge propre. Il y a ces secousses picturales qu’une toile en attente lance pas par hasard. Déplacer les fourmis amassées dans le chevalet. Cette fenêtre qui donne sur la propreté d’un ciel neuf devrait s’exprimer sans se laisser enrouer par une climatisation nocive aux cordes vocales. Répéter les mots creux ça ne redresse pas la tête penchée du tournesol. Le petit chemin qui passe au travers du grillage pour conduire au pied de la forêt, lui il me parle. Il me dit viens, approche, vois comme l’arbuste a grandi, là où tu avais laissé ta semence embrasser la terre. C’était un matin comme tu les peins. Le corsage déboutonné sur les sauts des seins libres. Pas même une culotte à l’herbe, nu à nu couchés debout l’un dans l’autre, se disant joue contre joue, comme la vie est belle. Ignorant le doute douteux qui détourne au lieu de faire avancer. Tu sais comme l’odeur que l’on assemble soi-même en faisant monter le sang aux veines. La sève à soie, son jus. Pour sa racine. A faire vibrer son arbre. Du fond de la rivière souterraine à la surface du derme. Poils dressés par le même frisson qui ne peut se retenir d’avoir un comportement naturel. Loin des consignes d’une politique de manipulation. S’en foutre ? Non, se mettre plein de foutre ! instinct intact. Le bond qui saute le tronc renversé. Attrapé au vol, façon oiseau-lyre, le baiser du vent, avant que les lises l’aient accaparé de leur chant de sirènes. Le réflexe de l’enfant trouvant le morceau de bois à faire jouer dans la glisse du fil du caniveau. Les broussailles ont trop envahies la traversée, les algues retiennent le courant comme des serpents noués autour des chevilles. Casse le bocal pour qu’on respire, tiens ça pourrait le faire avec ton blanc caillou, si tu le lances à l’intérieur de ta mise sous-vide. Je ne peux pas t’embrasser avrc tes deux jambes sur mes épaules, si t’es coincée.

Niala-Loisobleu – 13 Juillet 2017