BRIBES (XXVIII)


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BRIBES (XXVIII)

Le trait tremblant de la rosée

au sol n’est que souhait de fertilité

Dominante fragile dans une trêve de circonstance qui reprendra sa cruauté avant le prochain chant du coq

La main se veut symbole

amour et paix

derrière les yeux mi-clos le bouquet de chant s’apprête à fleurir

Sortir des promesses, des accords sans souffle, des mots creux, en silence

Humble

la vie est forte malgré les attaques incessantes

Un jour où la pierre se dresse par Nous

un Bon Jour

pour bâtir le peindre sourire confiant de son voyage…

Niala-Loisobleu – 1er janvier 2019

ELLE VEUT (Serge Reggiani)


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ELLE VEUT (Serge Reggiani)

Dans un pays où il n’a jamais vraiment plu
Elle est arrivée dans ma vie à l’âge ou rien n’arrive plus
A l’âge où le bonheur est synonyme de défaite
Le passé est fouineur qui vient jouer le trouble-fêteElle m’abandonne son corps, qu’elle rit ou qu’elle soupire
La peur de tout rater encore la peur, la peur voilà le pire

Il peut chavirer le bateau à tanguer sous les souvenirs
Le passé est un vieux couteau mais qui menace la nuit

Mais elle veut, elle veut, elle le veut comme je le veux
Elle veut que s’exauce un unique vœu
Elle veut, elle veut autant que je le veux
Elle veut voir se blanchir nos cheveux

Au fil des jours, au cours des mois, au temps de guerre et de caresses
Quand elle est là près de moi, je tremble pour qu’elle disparaisse
Qu’elle s’en aille n’importe où, ou qu’elle se prenne le maquis
Et le passé ce vieux filou ajoute oui et avec qui

Veiller aux grains de ses envies vieillir au creux de ses plaisirs
Lui faire des petits câlins et oublier nos déroutes
Le passé est un vieux malin qui a fait se joindre notre route

Mais elle veut, elle veut, elle le veut comme je le veux
Elle veut que s’exauce un unique vœu

Elle veut, elle veut autant que je le veux
Elle veut voir se blanchir nos cheveux
Elle veut, elle veut autant que je le veux
Elle veut voir se blanchir nos cheveux

 

MOUVEMENT HORAIRE


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MOUVEMENT HORAIRE

A la recherche d’un vert aboli par décret météorologique, grande-manoeuvre pour changement d’heure ?

Il y a dans la promesse d’etat comme une énigme , un rébus, un labyrinthe, un train fantôme, un bateau-ivre, un palais des glaces, que sais-je encore ?

Les banc de sable préférés des phoques sont au bord de la côte d’Opale c’est la version maritime de la meuh du bocage normand, ils adorent voir passer les chars à voile.

Je cigogne un ventre d’enfant imberbe de pousses de marguerites, le delta lâche des milliers d’oiseaux blancs.

Je suis entre la colonne tronquée et la vertèbre démoellée, sortant de coupe et de taille pour mettre le jardin sous la couette dans la cabane, je me suis gardé quelques bouts de jasmin pour fleurir l’odeur de menthe qui m’est chair, mon coeur est assez chaud pour tenir l’espèce végétale jusqu’au prochain printemps.

A l’instant de rentrer mes doigts ont fait un dessein pieux, ils se sont envolés pour rejoindre le soleil plus rond qu’un sein lourd…

Niala-Loisobleu – 26/10/18

DOUBLE-PLATEAU


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DOUBLE-PLATEAU

 

L’araignée a pris le ciel en partie dans l’angle du carreau, contre le petit-bois , celui du vélo qui a un caillou dans la poche. Petite-Fille rendue aux portes closes pour bagage, à ouvrir. Non dormir n’est pas que rythme biologique, dormir c’est la menstrue qui remet ovaire . Glissant l’heure d’être dans un passage dérobé, partie du film qu’une forme de censure à bouffé. Il y a eu le moment où sans savoir pourquoi le grillon a été enlevé, quelle rançon . Payer pour ce qu’on a pas fait est la pire mensualité. Les poupées de son peuvent rester dans l’ivraie, ce qu’elle cherche c’est du semis la petite-fille. Boucles raides queue de vache pourquoi ça a pas pu faire meuh ? Manque de train simplement, injuste découpage du paysage. Bataille du raille, pont qui saute. Pas nécessaire de conter Cosette. Les murs ça parle, beaucoup s’en aperçoivent pas. Puis vers midi, le vent d’autan observant sans rien dire à fini par mettre de la couleur dans le suffocant du terne. Un vieux tapis de corde, si tâché de peinture qu’on y trouve l’objet flottant sauvant des trous du navire. Au point de faire naître des montées d’escabeau pour faire prendre le rire aux poplitées qu’un regard caresse du talon à l’aine. comme tout ça danse. L’air d’altitude de l’atelier montre des panoramas sans mort-lente, larges, larges, larges ….

Niala-Loisobleu – 19/10/18

EN CABRURES


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EN CABRURES

Tu viens de ces levers qui couchent la raison

et leurs mi-graines

sous les ruades du sang de l’espoir

cheval absent

aux quais d’arrivées des erreurs de stationnement

présence des mouchoirs

Muselant à la niche les clochers plantés sur les aiguilles

de la férule de Chronos

ne portant plus au poignet que le pouls de l’allant

Libre d’espaces vers lesquels glisse ton ventre coque

tu t’harponnes toutes cales ouvertes

au devant de ta propre découverte

Troussée des habitudes

usinées aux manufactures de guerre lasse

ficelant l’affranchissement

L’interdit laissé au trompe-l’oeil du décor

tu voles de la couleur mimétique des marées montantes

en sel à la conquête de toi-même

Des bois flottants noués aux orées des pontons

font et tapent d’île en île

la traversée de l’anonyme matricule

Niala-Loisobleu

17 Octobre 2018

On dirait qu’un passage libère


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On dirait qu’un passage libère

Sa lumière crémone et coulisse à battants

Regarde la couleur peau de la plage suante d’écume

J’ai de la peine à retenir le flot qui frappe à mes tempes

Il faut que l’embarcadère de tes lèvres me traverse au ressac de ta poitrine

Rien d’autre j’ai décollé la gêne du moteur

Je ne toucherai pas à l’aria de ton cri d’oiseau que ton embrun soulève

Niala-Loisobleu – 16 Octobre 2018

AU PLAISIR DU JOUR LE JOUR


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AU PLAISIR DU JOUR LE JOUR

La perspective d’une route qui s’arrête porte quoi ?

Un pont sur le rien.

Les pots qui tiennent les pinceaux, les tubes qui vont autre part qu’au hit-parade, un chevalet de poésie, tapis-volant

Ô mon caillou qui poche, à te porter tu sais haler à bicyclette sans polluer. Il faut dire qu’on sait se terre, on aime trop vivre pour se perdre en maux inutiles, ces actes qui n’ont que des mots et pas du tout de parole. Comment en si peu de temps a-t-on pu tomber aussi bas. Ils ont tué Jaurès, et puis dévoré 36, pour une société de loisirs pour oisifs. La gueule c’est rien que p’tits-bras pour tenir la maison propre et solide. En être parvenu à introniser un roi sur sur la chaise-percée d’une république de pacotille qui enterre avec faste faute de vie à offrir en toute simplicité, ça fait pu désordre, ça fait qu’il faut y mettre un terme sans attendre. L’écologie c’est depuis la trouvaille du bio, une façon de s’en mettre un peu plus dans les fouilles. On en parle dans le cadre d’une place à garder et à ne pas perdre dans l’élection à venir. A part veiller le poste au pouvoir, qui peux me dire ce qu’on fait en dehors d’en causer. L’écologie c’est pas que vertical, il faut d’abord que ce soit horizontal, que ça soit totalement posé sur le sol à nettoyer. Les rois du commerce libéral sont des dictateurs du pouvoir.

Demain c’est la cible, le leit-motiv….

Niala-Loisobleu – 09/10/18