NOTES A GARDER


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NOTES A GARDER

Je venais de penser à voir sous mes chaussures pour franchir le pas quand en croisant mes jambes devant le grand miroir je vis apparaître des mots mis en vrac aux passages. Des fois quand ta balançoire s’immobilise mon vélo hennie pour aller faire un tour. Il prend le sens des ailes, rapprochant le marais-salant quelque soit le sens du vent. Ils annoncent un refroidissement des routes sur une partie de l’Ouest. Les pluies verglacées je leur souffle comme au bout des doigts quand le brasero démarre pour chauffer les marrons. Un attroupement c’est dissous en me lisant, j’ai vu comme une peur dans leurs yeux, tu sais comme si j’étais fou à ne savoir dire que n’importe quoi. Seul un tout petit-enfant est resté, sans perdre son sourire. Alors j’ai allumé la musique, il a été content. Le cheval était au piano, tu aurais remarqué comme il n’a pas eu l’air étonné du tout. Voilà qui m’a rapproché de toi, tu ne t’étonnes jamais de mes comportements. Je ne connais personne qui laisse mes mains faire comme tu ne leur dis jamais non. Il parait que tu cherches toujours à les faire peindre parce que ça te fait écrire. J’ai trouvé de vieilles cartes postales dans un sac de marin. Les images se disaient vous sans que ça fasse guindé. La chaîne charnelle par laquelle ton ventre construit est vivante Ce soir je vais m’endormir en en rêvant….

Niala-Loisobleu – 14/12/18

LES MUTANTS


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LES MUTANTS

 

Entre midi et l’après plus de chaleur a pu se glisser, entre la virgule et le point

la capacité du rire a un pouvoir gesticulatoire qui balance les hauts sommets

La navette va-et-vient

l’haleine nouée

Question d’empreinte, l’identité se doigt d’agir

le rétameur astique les cuivres du pot de taire, je t’entends à part

Les oiseaux migrateurs en saison abrite le grillon dans la maison

j’écoute ton champ remonter, j’ai envie de l’écobuer en me servant des brûlis pour engrais

Que de pierres taillées au coeur de notre enclos,  j’ai gardé le plus nu de tes mouvements rapprochés pour le retable qui bordera nos signatures au registre d’autel

Le nom que nous sommes sort du vocabulaire ordinaire « Arbre de Vie », je t’accorde l’incompréhension lisible sur le visage de la page de nécrologie

L’effort humain commence ici

prévenons-les que nous navons rien à voir avec un non de paille, nous sommes à part entière pour nous m’aime…

Niala-Loisobleu – 14 Novembre 2018

CORRESPONDANCE


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CORRESPONDANCE

La page tremble à l’endroit marqué par le doigt

un temps d’arrêt

les yeux ont rejoint les mots écrits

Les mots se sonorisent

c’est le vent

c’est le sel

c’est le bois

la lettre minuscule prend toute la place.

Derrière la respiration qui s’accélère la phrase gonfle

on se lit à à voix hôte dans le même lit

Niala-Loisobleu – 13/11/18

SI LE SOLEIL TARDE


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SI LE SOLEIL TARDE

 

Les jours fainéantent, grosse paresse du matin, le froid pousse à rester enfoncé sous la couette. Et puis cette prolongation ramène au vif du sujet. L’instant favorable pour un choix qui nous appartient. Un coin de campagne en pleine ville, le quai d’un départ attendu, pourquoi pas, ce qu’il faut c’est le vivre pas le laisser pour compte au panier à linge sale.

Dans ton visage d’enfant le réveil de tes yeux sur des couleurs n’appartenant qu’à toi c’est une vacance, un coin de cabane juché dans le gros arbre qui ferme le pré aux vaches, un bruit de gamelle d’un jeu à la mariée, ton minois si pur, les mèches de cheveux longs qui s’échappent du rideau que tu fais tenir sur ton crane avec une branche d’églantine, comme tu es belle , le cheval frémit de grelots d’attelage de fête, te voilà vivante dans le rêve de ta .

Le jour se lève comme un spectacle de parade. mené par l’arrière-grand-mère, qu’un jeu de lumière sort de l’ombre des pierres debout du cimetière. où se penche le clocher de cette vieille église où l’on vient pas se mettre à genoux. Si le soleil tarde c’est pas une raison d’arrêter de faire le ménage de son ciel….

Niala-Loisobleu – 24 Octobre 2018

UNE PETITE-FILLE A V L’Ô


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UNE PETITE-FILLE A V L’Ô

Les derniers lambeaux de brume emportés par le flot sanguin d’un cycle immémorial suivent les berges, sans troubler le glissement du silence. Par couple les canard passent sans se laisser tenter par les bateleurs d’une promo sur le poulet. A quelques pas du fleuve l’hypermarché vante à consommer. Avant de redémarrer ta voix s’étend plus que le porte-bagage ma Petite-Fille. Comme pour me laisser peigner ton innocence de mes doigts. Les miens propres.. In Temporalibus, au réveil d’un tunnel, tu as mis ton regard hors de stationnement interdit, la première intention qui t’a mise au monde fut de te débarrasser de l’accusation d’avoir pas été un garçon. Chacun doit pouvoir se reconnaître comme unique et non comme un choix parental. Jouer comme on mise sur enfant ne mérite que du mépris. Ma Petite-Fille et l’amour une histoire pleine de trous d’un livre qui saute entre la réalité et le roman de friction.

-Je m’arrache disais-tu à ta balançoire tout en te trompant sans le vouloir.

J’ai peint dans une vie pleine de dévastations, j’ai peint à la truelle et au fil à plomb, en faisant levier sur la pierre à Sisyphe, pas voleur, pas coupable, juste observateur de justice et gardien de l’amour. Imagine un monde terre qui ne parle que de vers où aller ? Je sais ça doit pas être facile à faire, vu l’incompréhension que ça traîne derrière. Abuser comme une Laetitia qui monopolise tous les médias pour faire du fric avec un faux-sentiment ça c’est reconnu. Bof, j’me sens pas bien en vil, la campagne c’est meuh y’heur.

D’un trait de plume tu es poésie écrite sous ta dictée de pensée.

Rien ne peut dire à grand renfort de points d’exclamation le frisson qui naît à te lire, c’est si charnel que tu deviens l’ensemble de la cellule à faire l’âme.

Une musique aux cordes de hauts-bois, qui fifre et cloue au son du triangle.

Amour sentiment qui conduit à regarder l’autre en jouir. Plus qu’une conquête c’est le pouvoir absolu de mettre au monde..

Sous le gonflement des veines le tronc descend sa racine plus profond, la vie est une pompe à écoper. La douleur se fait plus visible quand on est remué d’une manifestation de la beauté. Cheval fou je cours sans harnais te prendre à cru.

Niala-Loisobleu – 20/10/18

EN CABRURES


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EN CABRURES

Tu viens de ces levers qui couchent la raison

et leurs mi-graines

sous les ruades du sang de l’espoir

cheval absent

aux quais d’arrivées des erreurs de stationnement

présence des mouchoirs

Muselant à la niche les clochers plantés sur les aiguilles

de la férule de Chronos

ne portant plus au poignet que le pouls de l’allant

Libre d’espaces vers lesquels glisse ton ventre coque

tu t’harponnes toutes cales ouvertes

au devant de ta propre découverte

Troussée des habitudes

usinées aux manufactures de guerre lasse

ficelant l’affranchissement

L’interdit laissé au trompe-l’oeil du décor

tu voles de la couleur mimétique des marées montantes

en sel à la conquête de toi-même

Des bois flottants noués aux orées des pontons

font et tapent d’île en île

la traversée de l’anonyme matricule

Niala-Loisobleu

17 Octobre 2018

AU PLAISIR DU JOUR LE JOUR


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AU PLAISIR DU JOUR LE JOUR

La perspective d’une route qui s’arrête porte quoi ?

Un pont sur le rien.

Les pots qui tiennent les pinceaux, les tubes qui vont autre part qu’au hit-parade, un chevalet de poésie, tapis-volant

Ô mon caillou qui poche, à te porter tu sais haler à bicyclette sans polluer. Il faut dire qu’on sait se terre, on aime trop vivre pour se perdre en maux inutiles, ces actes qui n’ont que des mots et pas du tout de parole. Comment en si peu de temps a-t-on pu tomber aussi bas. Ils ont tué Jaurès, et puis dévoré 36, pour une société de loisirs pour oisifs. La gueule c’est rien que p’tits-bras pour tenir la maison propre et solide. En être parvenu à introniser un roi sur sur la chaise-percée d’une république de pacotille qui enterre avec faste faute de vie à offrir en toute simplicité, ça fait pu désordre, ça fait qu’il faut y mettre un terme sans attendre. L’écologie c’est depuis la trouvaille du bio, une façon de s’en mettre un peu plus dans les fouilles. On en parle dans le cadre d’une place à garder et à ne pas perdre dans l’élection à venir. A part veiller le poste au pouvoir, qui peux me dire ce qu’on fait en dehors d’en causer. L’écologie c’est pas que vertical, il faut d’abord que ce soit horizontal, que ça soit totalement posé sur le sol à nettoyer. Les rois du commerce libéral sont des dictateurs du pouvoir.

Demain c’est la cible, le leit-motiv….

Niala-Loisobleu – 09/10/18

PREMIERS SIGNES


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PREMIERS SIGNES

 

Bien que toujours endormi, le jour levé depuis quelques heures attendait au milieu du pont d’y voir plus clair. Un cadenas symbolique posé sur la porte de la clarté tenait leurs corps au chaud. Moment où les peaux tièdes de rêves transposeurs s’associent aux parfums corporels du matin. Comme le soulèvement des paupières, un mouvement vient souder le bonjour à pleines lèvres. Les bustes sont à l’amble des mains rejointes à plat. Les seins lourds ont cette haleine du tant à vivre.

J’entends le courant glisser du bout du lit au chevet

l’empreinte du rêve, collée à l’oreiller est perceptible

je mâchonne une mèche entre l’oreille et le bas de ton cou

à l’épaule vient déjà l’acquiescement de ton sourire, dans le jardin les fleurs se redressent au rythme de l’aspiration intime

ton ventre parle à voix haute à l’odeur de café qui passe.

Complices les deux lirettes se rejoignent en clins d’oeil de chaque côté du lit…

Quand tu passeras le long de la cabane éventrée je serais présent d’un signe fort, celui du cheval qui se réjouit en pensant au travail qui l’attend au coin du champ…

Niala-Loisobleu – 3 Octobre 2018