AUX OISEAUX


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AUX OISEAUX

Paroares, rolliers, calandres, ramphocèles,
Vives flammes, oiseaux arrachés au soleil,
Dispersez, dispersez, dispersez le cruel
Sommeil qui va saisir mes mentales prunelles!

Fringilles, est-ce vous, euphones, est-ce vous,

Qui viendrez émouvoir de rémiges lumières

Cette torpeur qui veut se croire coutumière

Et qui renonce au jour n’en sachant plus le goût?

Libre, je veux enfin dépasser l’heure étale,
Voir le ciel délirer sous une effusion
D’hirondelles criant mille autres horizons,
Vivre, enfin rassuré, ma douceur cérébrale.

S’il le faut, pour briser des tristesses durcies,
Je hélerai, du seuil des secrètes forêts,
Un vol haché de verts et rouges perroquets
Qui feront éclater mon âme en éclaircies.

Jules Supervielle

Flop


 

Flop

 » La musique n’est rien si l’audience est sourde » 

Walter Lippmann 

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Dans l’injure vers de gris

la maladresse déplacée

d’un coup ternit la lumière étalée tout au long du jour

Trop tard

le petit garçon tiré du jardin des fous

se retrouva dans le cabinet noir des grands

Acte conscient ou inconscient ?

Ne demandez pas à un enfant d’apprendre à jouer pervers.

Niala-Loisobleu – 15 Août 2016