DES ENFANTS VONT ECLORE


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DES ENFANTS VONT ECLORE

 

J’aurai vécu un jardin au long du long, dès le le départ de la découverte de la fleur des rues dans ma prime jeunesse. Au fil des saisons de l’âge, aucun événement n’aura réussi à m’en défaire. La cruauté, l’inhumanité des hommes, leur capacité à détruire, malgré les cris tortionnaires qu’ils m’ont infligé, ont perdu. Plus la laideur se répand sur l’univers plus je sème, n’ayant d’autre réponse que l’amour est la seule fleur qui survit à la coupe rase. Je peins pour rien qui rapporte, ni comme un loisir, un travail, , me bat pour y parvenir, c’est mon credo, ma persuasion que seule la poésie est la solution de sauvegarde. Le sacré dans toute sa manifestation, Lorsque le soir vient j’entends le chant du coq se remonter tout seul.  Des enfants vont éclore

.Niala-Loisobleu – 20/11/18

JE CUISTONNE


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JE CUISTONNE

 

Les herbes s’éveillent, levant leurs fumées dans l’haleine du matin. Des coins de buissons dénudés, frissonnent en perlant des escarbilles du train de nuit Le couvercle non enfoncé, éteint quelque peu la montée des bulles, entre les interstices de l’eau qui bouille me parviennent des langueurs de veau, la langue à l’école du train et la transparence du moulin à sans prières à verse.

« Je t’aime couleur lagon »,

Dans les fleurs du papier-peint je trouve motif à unisexe. L’odeur des champignons que les lardons soulèvent a un coté basilic rougissant comme tomate, j’aime l’olive de Novembre…

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2018

AUX OISEAUX


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AUX OISEAUX

Paroares, rolliers, calandres, ramphocèles,
Vives flammes, oiseaux arrachés au soleil,
Dispersez, dispersez, dispersez le cruel
Sommeil qui va saisir mes mentales prunelles!

Fringilles, est-ce vous, euphones, est-ce vous,

Qui viendrez émouvoir de rémiges lumières

Cette torpeur qui veut se croire coutumière

Et qui renonce au jour n’en sachant plus le goût?

Libre, je veux enfin dépasser l’heure étale,
Voir le ciel délirer sous une effusion
D’hirondelles criant mille autres horizons,
Vivre, enfin rassuré, ma douceur cérébrale.

S’il le faut, pour briser des tristesses durcies,
Je hélerai, du seuil des secrètes forêts,
Un vol haché de verts et rouges perroquets
Qui feront éclater mon âme en éclaircies.

Jules Supervielle

LA NUIT FUT TRAVERSEE


 

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LA NUIT FUT TRAVERSEE

 

On entendait la rivière respirer calmement, à peine si la lune rencontrait un poids mort dans son quartier, la nouvelle, petite-débutante a fait sa rentrée sans bruit, jolie comme tout, passant sur le ventre de la terre un peu gonflé par un pouvoir maléfique. Les marches ont commencées par se mettre en pente, ce qui rend la descente de lit plus glissante, le café quant à lui avait un goût fade à le croire américain. Mes oreilles en partirent sans chercher à comprendre. Mais au fond de l’imprécis retenu pour créer une ambiance favorable aux couleuvres à faire avaler au bon peuple, me souvint sans douter de tes atouts gardés dans ma poche à coeur, la celle où je tiens le caillou: Ô mon guide.

A peine passé la porte, la comptine fait sa ronde, j’attrape d’un baiser la natte du delta, ma copine fait tourner les carreaux de sa saline, culotte petit-bateau, et hop nous voilà partis

Un ange repasse

En pesée

Des quatre fers

Sur le col et les poids niais

Le prochain qui s’y colle

Recopuleras 100 foies

au présent

Les soleils d’automne sont l’or du feuillu, dans le bois elles couchent le champignon sous l’humus, en se mettant en drap de dessus, l’odeur de terre ouverte monte au-dessus des châtaignes pour les marrons chauds des terres à labours. Le cheval monte au devant des semailles, sans gêner les vaches dans leur contemplation d’entrain. Des doigts de peint regardent la Chaume, un tant se met au chevalet.

Quelque chose décoince…ça culbute…

Niala-Loisobleu – 12/09/18

CHANT POUR LE JARDIN DE L’EAU


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CHANT POUR LE JARDIN DE L’EAU

L’eau inaugure le lieu

L’eau, âme libre venant à toi

du moindre obscur

Écoute l’eau

toi

qui passes cette porte

Premier pas

est l’amour

Tous les suivants

gravissent la mémoire

pour saluer les passants

Ici, nul étranger

Tous frères nous sommes

venus glorifier la pureté de l’eau

Ô souveraine

qui veilles à la pureté

n’oublie pas qu’entre tes mains

l’eau fait fleurir l’âme et coule jusqu’à l’infini
Rien ne te sépare de cet air

rien de ce silence

Que je touche une pousse

revient pour moi

à toucher l’étoile

Notre nature est la même

Ici. j’écoute les entrailles qui scandent

Écris le salut

écris l’absence

Si j’étais ici une fois

je serais toujours ici

Les plafonds ne sont pas moins hauts que le ciel

les branches pas plus lentes que l’aile d’une tourterelle

L’escalier qui conduit à ma chambre

mène aussi au théâtre des mots

Scrute cette lumière jaillissant de la pierre
Les coins écartés du jardin se rapprochent les uns des autres
Le courant d’eau les pousse dans la paix de la vasque solitaire

Lente, l’ombre avance

portant nos pas

vers ce que nous ne connaissons pas

Libère-toi de l’allégresse de la fin

Tu es voué à cette marche

d’une âme l’autre

et les revenants ne se rappellent plus qui tu es

Habite la chambre du silence

Comme un sourire retenu

les miroitements reproduisent

des fleurs jamais semblables

Le jardin accueille chaque fois les premiers souffles

A chaque pas

commence

la danse

L’Andalousie n’est pas un vocable
Regarde

ces couleurs de musique

ces traces

d’amants
Ne cherche pas d’autre lieu
Ici

est l’Andalousie de l’eau ton
Andalousie

Le jardin des déserts

recueille

mes amis errants

l’un

après l’autre

Ils sont ici

échangeant des coupes de vin

sans relâche

Les nuits se déversent

sur des pentes descendant

vers les vallées du silence

Mais les amis se réunissent ici

nuit

après nuit

jardin

désert

Mohammed Bennis

Au refus de tomber sous la coupe


Au refus de tomber sous la coupe

Le jardin a toujours nourri mon écriture picturale, normal que je lui peigne le feuillu. Je n’irai plus à la cabane. L’oiseau que je suis  se refait toujours l’ARBRE où vivre.

Les raisons de santé nouvelles qui logent au domicile sont prioritaires, plus possible de partir, le traitement hospitalier est majeur. Puis l’an dernier les mauvais rapports, effractions, vols et abus m’en ont refroidi la chaleur de toutes ces années pleines de joie. L’envahisseur a pris demeure, comme partout,.

je pars reprendre la beauté de l’esprit de solitude, loin de la foule qui arase et bouffe le coin sauvage par son système colonisateur.

Raison impérative de repeindre le jardin at home pour ne pas perdre la vie dans la nature. Aujourd’hui je suis heureux d’y avoir fatigué mon corps. J’ai trouvé un fourmillement de vie que j’ai posé en finissant ma journée créative dans l’atelier.

Niala-Loisobleu – 25/04/18