Le silence est la chose possédant le maximum de contre-emploi


A2-Niala 38

Le silence est la chose possédant le maximum de contre-emploi

Ruban d’eau entourant les arbres aux fronts déridés, je mesure, un rassemblement demeuré après que la chasse a expurgé suffisamment de foi discutable. La longueur est égale au quart d’un seul segment multiplié par la somme enlevée du prix des efforts q’elle a coûté  afin que rien n’y surnage après le temps de cuisson dépendant du bon vouloir de la soupape. Ainsi la marche nuptiale peut être funèbre. Il faut vivre m’a dit Marthe, il faut vivre pour arriver à tuer ce qui en présente tout le contraire. On a des âges comme une taille, une épaisseur, un manque, un désastre, une fez noz. La couleur des voitures change, les accidents restent les mêmes. Je tiens ma main sur le ventre des mauvais moments, vieille histoire d’une enfant qui a du jouer à la grande à contretemps. Le silence est la chose possédant le maximum de contre-emploi. Dans l’exercice d’une prétention des hommes et des femmes font des enfants comme on va au cinéma voir un navet. En sortant y a un chiard dans l’absence de couvert en argent. C’est cendres y ont avant la crémation. Le pôvre (ça s’écrit au féminin aussi) attend d’entendre, mais voilà les chaises sont surdimensionnées, comment qu’il pourrait voir ce qui est sur les tables, elles sont deux fois plus hautes que l’assise?

Bordel on dirait un ban…Le silence comment peut-il être destructeur, t’arrêtes pas de dire que c’est l’expression du beau ?

Bon, je vais pas insister, c’est pareil que l’histoire du pantalon c’est toujours une culotte mais mis à l’envers tu te casses la gueule.

J’ai senti le durcissement de son ventre s’assouplir. La main droite avait gagné sa hanche, la gauche sortait du nombril quand elle sentit le poil frémir. La première vague laissa la blancheur de son écume. Le soleil qui s’était évadé de la pluie fit naître le sel.

-Ne retire plus jamais ta main me dit-elle je suis bien avec ailes… Tu vas peindre ?

Niala-Loisobleu – 11 Juillet 2018

 

Bonjour Marthe


C'était les années70 (8)

Bonjour Marthe

 

A y regarder de près, que le loin inscrit sans intérêt d’inutile en existence, c’est dû pourtant à l’esprit d’usure induit par le profit

Le chinois de cette cuisine passe-t-il vraiment les débris du biliaire ? Mais le monde ne serait pas le monde si j’étais conforme à son concept. Heureusement totalement antipathique à ses adeptes, je n’ai pas sa maladie de pot.

Ils n’aiment pas ta gueule m’a dit Marthe, alors que j’étais en corps que tout petit. La bonne et douce, sur la valeur de l’humain, avait une connaissance que seule la saloperie du genre peut apprendre.

Quand enfin libérée à pouvoir être détachée de son lit de torture, je l’ai prise à pleine bouche pour un baiser qui se décollera jamais du bonheur qu’une misère injuste à tout fait pour détruire, je suis entré dans l’honneur qui lui était dû. Les caniveaux n’ont depuis jamais séchés des eaux claires où son coeur m’avait mis à nager. Marthe petite bonne femme que le pain gonfle toujours de sa mie tendre comme amour sans réserve, je me tartine de toi comme la pesée que me donnait le boulanger quand je signais encore Alain Denèfle.

Niala-Loisobleu –

 

À LA RANI DE JHANSI


LakshmiBai

À LA RANI DE JHANSI

PAR ANDRÉ VELTER

On n’est jamais si bien que dans une autre vie,
Loin de soi, loin de tout, en terrain découvert, À
Gwalior si l’on veut près du temple désert
De
Tali-Ka-Mandir où l’on est sans envie.

Le palais bat de l’aile.
S’il contemple le vide,
C’est qu’y tomber serait une fin trop brutale,
Trop vive pour le décor de légende fatale
Où la
Rani qui meurt tient d’une main avide

L’épée à embrocher l’Anglais et son empire.
La poussière a passé sur les ors, les émaux,
La gloire a pris congé en un dernier soupir.

Rien n’est triste pourtant et rien ne pousse au pire,
On dirait qu’un absent murmure mot à mot
Un refrain où la brume boit le sang et les os.

INDEFINISSABLE MYSTERE


PHOTO CORNU

INDEFINISSABLE MYSTERE

A la tombée des reins, quand les tâches de manoeuvres méritent la rasade à dépoussiérer le sec, qu’il pleuve ou pas, j’ouvre l’enveloppe d’une condition rêvée.

Les plus gros cailloux juchés à grimpe-moi si t’oses se sont dressés au-dessus du défi des chevaliers de l’autoroute.

J’ai entendu le coq de bruyère sortir du dessous d’un buisson aromatique en déployant son parfum de l’éventail de sa queue. Plus loin des dindons pendaient du glouglou au-dessus du tastevin  comme si la vigne qui s’étirait à flanc de colline avait déjà tiré le pressoir aux pieds nus. Car comme elle me chatouillait la plante le moins que je puisse dire c’est que ce poème de Juillet était plus que prémonitoire. D’aucuns n’auraient pas hésité à nommer ça une publications de bans.

Etrange comme il n’y a pas de distance infranchissable. La notion de tant est insaisissable. L’amour est plus métaphysique que la plus grande des marieuses. Le soir il arrive qu’il dise debout c’est l’heur.

Niala-Loisobleu – 14 Mai 2018

LA BOÎTE A L’ÊTRE 39 / COULE L’EAU


main-header_father-nature

LA BOÎTE A L’ÊTRE 39

COULE L’EAU

Chevilles en gargouilles

Au bord du quai

Les ongles d’une nuit griffent

Les pas qui vont de travers

L’Ile St-Louis cherche où asseoir son chêne

Il n’y a plus d’espace vers la justice

La Conciergerie est dans l’escalier

Les affaires renvoyées en poste restante

Un chat maigre surveille la souris de l’ordinateur

Les yeux enfoncés dans un famélique festin

D’un délire d’affamé

Quand la Seine partit un certain matin du Plateau de Langres

Est-il possible qu’elle ait pu imaginer les peines

Qu’il lui faudrait supporter avant de gagner son Hâvre

J’en doute

Quoique les méandres m’interpellent

Ne sont-ce pas des spasmes

Des ruades

Des j’irais pas plus loin

Si elle a eu des prémonitions

Jehanne mise à part

Mais roue en dedans

Peut-être qu’elle a vu la première

Le mal de France

Sous ses formes géopoliticophysiques

Batelières

Ou maritimes

Quelle drôle d’idée d’avoir donné ce nom là à un transatlantique

Surtout quand on flotte de travers

Qu’on prend l’eau à la première goutte

Alors j’te dis pas quand la tempête arrive

J’ai gardé la verdeur de la mousse des bords de quai

Mes fesses en sont tatouées à jamais

Louis , mon père

M’y a appris à lire l’homme

Rhune pas piqué des foins

C’est fou comme un bon maître est un pont insubmersible

On a été quelques uns à cette école là

Nos fronts en gardent les craies

Coule l’eau

Coule la vie

 

Niala-Loisobleu – 21 Juillet 2011

 

steampunk01

 

L’EPOQUE 2018 – ET DANS LES YEUX DE CEUX QUI DANSENT


P1050591

L’EPOQUE 2018 – ET DANS LES YEUX DE CEUX QUI DANSENT

 

Quand je vis la voiture s’arrêter devant l’atelier, je précédai la sonnerie de la grille d’une coudée d’intuition.

Bonjour je viens du passé, me dit le visiteur inconnu.

J’étais ami des ……… que vous avez bien connu, vous avez fait tant d’expositions ensemble, leur fille a posé pour vous, vous souvenez-vous ?

Ils sont morts tous les trois.

Dans mes yeux embués qui se retournent en arrière, devant moi les voici qui remontent, clairs et toujours joyeux. Amateurs d’Art, mécènes ce couple fut au premier rang de mes créations de salons internationaux. Leur fille en figure de proue….

Et plus de trente ans après, encore là, me voici repartant comme si c’était la première fois….en tant d’aime avec Barbara Auzou.

C’est un signe je crois.

 

Niala-Loisobleu – C’est vrai ça vient d’arriver le 23/04/18 à 14 heures.

 

 

 ET DANS LES YEUX DE CEUX QUI DANSENT

 

La lumière incendie ce qu’il reste d’absence
La couleur de l’instant se confond à demain
Je n’entends plus qu’un arbre au dessus de tes danses
Un sapin décoré de tes ongles sanguins
Entamons la chanson des enfants et des morts
Tout est beau tout est laid je ne sais plus rien dire
Peut-être un peu trop con pour accepter le pire
Le meilleur millénaire est celui où l’on dort

Je rêve seul dans les ruelles
Au seuil d’un vieux soleil tombant
Ce n’est pas que la vie est belle
Mais elle en a tout l’air pourtant
Je sors à peine de mes pleurs
Mes jérémiades musicales
L’eau fraîche a le goût du bonheur
Il n’y a rien de plus normal
Dire qu’il faudra que je meure

Je salue les passants d’un sanglot de fatigue
Sous le vent du sommeil aucun d’eux ne m’entend
Je me soûle en rêvant tout au bout de la digue
Je ne sais qui je suis je ne sais qui j’attends
Les fantômes fardés de mes fruits de mémoire
Se dessinent sans bruit sur les boucles de l’eau
Il ne manquerait plus qu’un oiseau vienne boire
Au cylindre de feu qui me sert de goulot

Les pianos s’accordent tout seuls
Les voix s’élancent du comptoir
Les lunes font ce qu’elles veulent
Le délire fait le trottoir
Faudra-t-il que la nuit s’avance
Jusqu’au midi du lendemain
Pour que le ciel auquel je pense
Trouve sa place dans mes mains
Et dans les yeux de ceux qui dansent

Pourquoi faut-il toujours que les matins s’écroulent
Au fil de ma spirale idiote et sans pitié
Au fond de mon cerveau j’ai des pierres qui roulent
Je ne suis plus très loin de ton château d’acier
La porte de tes seins m’accable de reproches
La porte de tes seins se ferme sur mes doigts
L’air chaud ne trompe pas je te sens tu approches
Pourvu que mon soleil soit resté dans ta voix
Et dans les yeux de ceux qui dansent

L.L.P – Louis Lucien Pascal

 

FENÊTRE SUR HORIZON


ca5bb49347943b2f573255a6a3c7a26e

FENÊTRE SUR HORIZON

Ses cils entre une noire et une blanche, la ville rause ô ma fille nous garrotte

l’oeil d’y voir au bout des cordes de l’aqueux, lâchons l’enclos du ring

Sonne pas l’étroite foi

dis au facteur de s’abstenir et gratte-moi dans le do

Je demeurerai la

Piano forte

Les corps hauts d’une assemblée se constituent, la couleur attire sans traction… Mis dans le jute d’une toile à sac, chaque pièce se cherche. Du satin blanc s’est tissé spontanément, mots-dits-blues vous voici l’harmonique innocence formée à l’expérience de l’usage d’étreints déraillés aux aiguillages trop gavés. Le décor toujours suspendu aux cintres a mis la scène en travaux. Le souffleur est en chaume pour révision de sono chez l’orthophoniste.  Il s’entraîne au Tai Chi dans le kiosque à musique. La partie secrète du jardin invite à se déchausser. Le lieu sacré a fait connaître son passage. Il ne pleut plus ,dis-moi quel est ton nom

Niala-Loisobleu – 04/02/18