Attente, vous avez dit Attente


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Attente, vous avez dit Attente

 

La vie cosmique a des critères sans correspondance au fourbi des hommes et encore moins à l’usinage des dieux, cette invention de leurs peurs qui fabrique des interdits

Comme deux insectes volants entendant l’appel de l’autre sur un continent détaché, prennent leur envol pour le lieu de rencontre distant de milliers de kilomètres, nous sommes partis un matin du lendemain de la veille, mains tenant, du m’aime surnaturel

la force d’aimer néantisant l’impossible au seul fait qu’il échappe à sa notion

entité de la réalité vraie du rêve

L’attente prépare à cette odyssée

par le rite initiatique qu’elle induit

par l’épreuve au détriment de l’envie dépourvue de la moindre racine

 

Au plus épais du brouillard

pierre à pierre

j’ai construit les marches une à une, de l’étage où allumer le feu

signal t’indiquant la voie du chenal

Au milieu de nulle part un été sans soleil a renversé printemps dans hiver

tonnant sans mesure

ouvrant en larges fissures le plane taillé à la bosse

ne respectant rien qui plaise à priori

Attente

attente

attente

Que dit le rien ?

Tout

Ta fenêtre ne se trouve dans aucune pochette magique

A se casser les dents

s’arracher les ongles et les genoux

se balafrer le front

se beurrer les yeux

se fracturer aux éboulis, aux chausses-trappes,

dans toutes les suppositions d’une pensée perverse

le cri du lamentable réflexe

l’orgueil du dépit

la vanité de l’égo

il faut surmonter l’écueil et on y arrive

Alors en toute simplicité

effacée comme la présence vraie

je te vois

Non

Je te découvre

écorce humide

feuillu arc-en-ciel

redressée des courbures que le mal t’a fait

telle

cette vérité irracontable qui présidât au premier voyage

branches déployées en rayons de lumière de la nuque aux épaules

au tombé des seins

sur le bombé de la palpitation du ventre

si belle en creux

que je tais mon cri au fond de lui

l’échine traversée de cette émotion donnée par l’insensé espoir qui porte la flamme de l’inconnu à rallumer tous les seoir.

Niala-Loisobleu – 23/01/18

Un si grand petit Mot


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Un si grand petit Mot

 

Le petit bout de papier plié, un bord du bateau qui commence. On gratte les mousses du coin d’ombre, caresse l’arbre sous l’écorce. Tu sens comme ça bat ? Rappelles-toi les bas-flancs des baraquements, la peur gelant la raison même du sang,. La voix de dogue des coups de bottes, l’haine du matricule tatoué  à la hauteur du pouls. Il a tellement neigé sur la vie qu’à la faim on rêvait de fin.

Jusque là où ? D’où vas-ton ? Où c’est le mal moins  ?

Elle m’a dit n’oublies jamais. Je parle bien sûr de ma vie. Qu’est-ce que je ferais du désespoir d’une promesse de pute qui n’as rien que de gratte ?

Qu’il m’appartient ce grain de  le planter.

Dans l’inimaginable pouvoir inventif des moyens de torture et de destruction que l’homme s’applique en en voulant toujours qu’aux autres, si j’avais pas confiance dans mon pouvoir de planter mon existence dans une île qui s’rait pas une traînée d’archipel, qu’est qu’elle orée ma gueule ?. Dans ce trou d’ô qui lave autrement les pieds qu’un Dimanche pascal. Ah les p’tites en glaise pour le bourrage de pipe ça t’ébranle le carillon comme un Westminster. Zazie aile c’est pas que le métro, sa sueur, son contact de boue. C’est Cerise qui te fait l’amour sans tirer la gueule à cause des mi-graines, non, c’est fastoche parce que c’est dans ses gènes, naturliche comme un pont c’est l’Espoir, ce qui relit deux fois, avant de se mettre le corbeau dans la boîte à l’être.

Niala-Loisobleu – 17 Octobre 2017

 

Au Coeur de l’Âtre


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Au Coeur de l’Âtre

Dans la chambre des enfants tout est simple, et poignant. La fenêtre est ouverte. Elle bat, elle respire. L’eau de la pluie ruisselle sur les marches. Il faudrait d’autres paroles pour éponger une eau-mère si amère. D’autres musiques pour danser. Devant la fenêtre ouverte, transportée.
Jacques Dupin (Ecart)
Nous avons fatigué l’orée des bois au point de tarir le brin de sève,
les cheminées refoulent de ragots et la suie nitre le devant-soi d’efflorescences sépia
Le fruit percé sanguine entre les dents du râteau
pourtant il reste dans les reins des vertèbres qui s’opposent à l’abandon.
L’amour n’apparaît que dans de multiples contrefaçons, coeur étouffé au sein de la prothèse mammaire.
J’ai cru et bien que ne croissant plus à mon âge, je rêve toujours du m’aime bleu apparent. Stupide au milieu des petits-hommes, vaillant chevalier au chemin de la croisade enfantine. Le sac de billes au moyeu du vélo, la craie au bâton de marche, des moulins à la sortie du remous des castors. La vague humaine phosphoriphore en gilets obligatoires sur ses routes pour s’inventer un reste de présence. Pauvreté en tous domaines, le drame du bulbe pour lequel le bio n’a plus de recours.
l’imbécillité avance à grand pas vers un néo-no-bel.
Hourra les réseaux sociaux essaiment la solitude en grand-format.
Mes amours pochés  saignent sous les arcades. Le frisson se cherche au long des rues vides d’un centre-ville désaffecté. Vitrines à vendre, parcomètres volubiles et silence coupe-gorge.Refusant de mourir con, je tiens à le rester de tout mon vivant. Ainsi la bile qui ronge l’estomac ne viendra pas pisser dans mon encre. Le monde est décadent. Pas une raison pour sauter du train dans le précipice
Que la flamme vive !
Niala-Loisobleu – 6 Octobre 2017

PROMESSE 4


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PROMESSE 4

Les quais de Seine, voilà bien le théâtre de la promesse que je me suis faite tout petit d’aller au bout, quoi qu’il arrive.

Jamais rompre avec son serment d’être. Tenir.

En fait les promesses c’est avant tout un accord avec soi-même. Moi, en sentant que j’avais du chevalier dans la croisade et un cheval pour le réaliser, je me suis inquiété de toujours lui trouver son picotin.

Les murs tombent et se relèvent, ce sont d’ailleurs souvent lles mêmes mauvais compagnons qui font ce sale travail.

 

Tends ta voile et appareille !

Coque et noyau

tu es, je suis, nous sommes

vague et écume

à la paume de misaine

l’ordre d’un système qui pendeloque

Ebrouons-nous

solitaires d’une meute

L’humidité de mon regard

dissipe la sécheresse humaine

Je sors

je m’envole

je nage

je pars

et cabane

un vélo absent pour seul témoin

et mes mains

calleuses des odeurs de la terre

qui bandent l’arc

pour que la flèche de ma cathédrale

chaudronne

un entonnoir de Lumière

 

De l’amour j’en ai vu les vertes et les pas mûres…le roncier s’y plaît, c’est fou comme on le trouve dans ses jambes. Alors il n’y a que la confusion faite dans le concept du bonheur, pour faire désespérer. On récolte ce qu’on a semé, la chose est tellement indubitable qu’après des millions d’années l’homme en est toujours à penser qu’un jour viendra…le messie…sans s’être posé la bonne question que le mais si ça n’est que Lui.

Les marelles sont bleues sur un sol de Terre sale de pas errants. Les enfants ont la ficelle du cerf-volant qui ouvre sur le Ciel, j’ai grandi de l’avoir jamais coupée.

Niala-Loisobleu – 19 Mai 2017

 

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FORTE NUIT DE BILAN


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FORTE NUIT DE BILAN

Le silence au petit-matin, en couverture, ça rassure les yeux au terme d’une longue conversation qui n’a pas nuit.

La lune demeure expansive et libertaire. Elle se fout des yeux chiasseux qui matent d’une serrure à l’autre en se disant « cachons-nous jusqu’à nous m’aime, faut pas rougir de salaces idées ». Tâchons seulement de tout savoir de ce qui ne nous regarde pas

Lune et l’Autre, n’avons pas à nous souvenir du rêve qui de Nous deux n’a fait qu’Un, le jour le poursuit. Nous restons branchés sans craindre un soupçon libertin rajouté aux poivres d’épanchements de si nos vies (n’étaient pas ce que nous en faisons, nous ne serions que le regret de nous mêmes).

Tout au long de tes  collines je continue à coller à tes flancs. Mains tenant les fauves qui ont le musc des feulements restés accrochés aux branches des voeux érectiles. La chaise sur laquelle mes fesses t’ont prises en amazone, andalouse, cheval à rab au manège ondulant, un toro noir dégainé chauve, traversant lô live à taper au noyau…

Ole ! Anda !

Non, ne parle pas, laisse ta langue allée

principale

par laquelle j’antre

parler à ces oiseaux multicolores qui nous excitent de leur plume hard

puits à ce chat

denseur du grand écart

laisse-moi , croix de bois, crois de faire, le salto de mes dernières pointes, chant de bon signe lancé à la volée, qui n’écrase pas sa balle, out dans le mur…

Ce que j’ai vécu cette nuit me permet ce matin de partir, je n’ai plus rien d’ici à faire, mon Amour est d’Ailleurs.

Je n’aime pas ces portraits psychologiques il font trop beau pour être vrais, la preuve preuve tient dans ce que l’on trouve au bas de la page de sa vie

Niala-Loisobleu – 30 Mars 2017

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Echo bu âge


Echo bu âge

Regardes et que vois-tu

de ces pierres

ton bal  ?

 

D’un crayon vif

je sanguine

le bois mort à la serpe

 

Ton souffle d’un cri sein

remontera sa jupe

jusqu’ô trou de la serrure

Niala-Loisobleu

14/03/16

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