PROMESSE


PROMESSE

Nouvelle série de mon parcours pictural

L’instant se suspend, décrochage, la réflexion fait sa toilette vespérale. Il y a plus de bruit dans le vent des éoliennes que d’acte lumineux requérant l’énergie. Je suis une fois encore placé nu face à ma nature non exhibitionniste. Poésie, je place ma confiance en toi. Tu m’as appris ce discernement qui produit la nuance. Face au brouhaha de la fumée qui occulte, tu n’habilles pas tes images de falbalas et fariboles trompeurs. Dans ton inimitable jardin le kiosque à musique joue mots z’arts. Toute la vie se trouve résumée dans la promesse. L’homme en fait fi ou foi, mais pas de forfaiture ne passe sa rivière. J’ai peint les prologues de la mienne en différents wagons de mon convoi terrestre. A présent en ouvrant cette nouvelle série sous son vocable, je montre que je tiens parole, en me rapprochant à ma locomotive.

Niala-Loisobleu – 19 Avril 2017

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PROMESSE – Le N°1 de la série en écriture sur la planche à tracé

CANSO


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CANSO

Calcaire penché sur l’ardoise d’un conte particulier

mon coeur-craie

saute-marelle

à la criée

qu’on efface pas son ciel

d’un baîllon

à terre

Quelque perle au ver de l’huître

demeurée au talon

des bouts riches

Je troubade

jongleur de mots

montreur des toiles

en Char io

Puits

plongé

de bas en ô

lance mes quatre vérités

aux marres chants désamours

que taire n’absorbe plus

Noyé sous le flou de prévisions

coulant à pique

un espoir frelaté

dans les labos d’une alchimie

pro-dépressive

Au bourre l’arène

l’écho qu’hue

l’ola

dit sors de là

ton je

ne noue pas l’amble hématite vertu du faire

que les zoos rayent

bassent

Troubadons

ménestrélons

saltimbanquons

en fin’amor

courtois

pas en jouant la fille de l’erre

mal-aimée

snobant les commentaires

Niala-Loisobleu – 21 Mars 2017

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Il n’y a là que Niala/Être personne en fait ça prouverait qu’on a réussi à être quelqu’un/1


Il n’y a là que Niala/Être personne en fait ça prouverait qu’on a réussi à être quelqu’un/1

Je jurai à plusieurs reprises, passant en revue les gens à proximité. Ceux qui n’ont pu partir à cause de l’immortalité acquise par nature, plus nombreux selon les jours avec ou sans, que ceux qui n’en finissent pas de rester en figeant le libre échange. Je me mis à marcher dans une direction, me retournai et repartis dans le sens opposé. Je vis un enfant avec une femme, ouvris la bouche pour parler et m’aperçus que l’enfant était un garçon en fait triple et que la femme n’en était pas une au sens que j’ai dans mon coeur.

Je m’adossai au béton froid qui sort de cette terre, sentant mes genoux se dérober sous moi, parcouru d’une onde bouillante et glaciale, les larmes me piquant les yeux. En manque de respiration, cherchant le retour du souffle en sachant parfaitement où il venait de se déplacer. On me retrouvera sans doute jamais là, me dis-je en aparté.  Il n’y a que moi et mon Autre qui savent où c’est, ce qui fait que mourant tous deux à la même seconde, restera personne.

Être personne en fait ça prouverait qu’on a réussi à être quelqu’un

Je fondis en larmes, le visage entre les mains. Voilà ce que tout ce que tu n’as pas fait te rapporte, me disait une voix intérieure. Voilà ce que ça te rapporte d’avoir été un père à côté de ce qu’on attendait de toi, jamais dans le schéma et pis d’avoir avoué à la mère qui te faisait cocu que tu avais rencontré quelqu’un, que par fidélité tu devais lui avouer pour ne pas la tromper. C’est beau les devoirs. Et ceux de tes enfants les scolaires, en quoi  les as-tu aidé à les aire en étant pas là, t’es qu’un raté, t’aurais au minimum du boire, te shooter, faire le tour de l’aide sociale, mais non t’as fais peintre, artiste la pire des hontes.

J’entendis alors des pas, on marchait dans la mémoire d’une salle obscure, sur l’écran l’Olympia avait DALIDA  au néon de son fronton. Je m’immobilisai dans la voix d’ailleurs, sublime, chaude, une voix qui vous mord la poitrine de ses doigts en y plantant profondément ses ongles, une voix qui chantait « Je suis malade »…Analysant de mon radar médiumnique les images, les sons, les situations qui m’entouraient, je n’eus rien d’une quelconque angoisse. J’étais de plain-pied dans ma vie à moi. Marginale peut-être mais par les autres, pas de mon choix. De tout ce qui m’entourait alors je levai les yeux sur cet Amour absolu que j’ai. Je t’aime fou mon Coeur, allié sans regret à ce que je suis pas d’avoir été.

A suivre…

Niala-Loisobleu -24 Janvier 2017

 

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Entre Mais et Si On… – 2014 – Niala – Acrylique s/toile 65×54 – Collection de l’artiste.

 

REPEIGNEUR MODE-D’EMPLOI


REPEIGNEUR MODE-D’EMPLOI

Le soir d’hier en se frottant les yeux fait vibrer le réveil. Au chevet marque-page, mes lunettes s’essuient les derniers lambeaux de brume suspendus aux branches. Un autre jour que rien n’abat. J’ai le présent d’une vieille mémoire attaché au coeur de chaque caillou qui en a marqué le chemin, les chiens ont eu beau changer leur pelage, rien n’a rasé leurs abois, mieux aiguisés, ils repartent m’aime crocs.

Routes d’Espagne venues des Indes, vos couteaux ont ce fil que le tant n’émousse jamais. La lutte pour la paix n’a de force qu’à la pratique des guerres, l’homme, pour être vrai, je veux dire pour se sortir de la banalité inscrite au Rôle des capitaines de profit, s’il n’a pas à risquer sa vie, s’endort aux bercements d’un train mono tonne, un con voie de gare âge. Et la guerre, c’est atroce, mais n’est-ce pas le seul révélateur de sa véritable nature ? Le salopard n’occupe plus toute la place, il laisse à l’intègre une arme pour combattre l’injustice. Je crois que c’est pour ça que j’aie pas la mémoire qui flanche.

Puis qu’est-ce que ça m’a donné de force d’aimer. Sans les torture vécues, je ne crois pas que j’aurai eu cette compréhension de ce qu’est réellement l’amour. Aux enfants, dans les écoles, on apprend plein de choses sur tout en général. Que reste-t-il au bout du conte qu’ils aient vraiment intégré ? Le sentiment c’est la fondation de toute construction, sans lui tu fais des maisons phénix qui sortent jamais de leurs cendres.

Mais les chants de batailles sont couverts de soldats inconnus. Un choeur en roués. Je reconnais que le massacre est le jeu de cons qui, sous différentes formes, est d’une actualité omniprésente. On le joue sans espéranto, mais bien dans toutes les langues vivantes.

Des canards, des oies et des poules, aux traces des chariots, et aux poussières des roulottes mêlent leur plumes aux couleurs du vent. Ces tons mimétiques qui bercent l’espoir qui s’est emparé de mes pinceaux, comme s’octroyant un doit divin que le devoir a créé.à l’unanimité des mécréants. Bleu liberté, ne perd jamais ses dents, il mord au sein cerise pour se nourrir non pas du laid du tripot page, mais du Beau qui sèvre l’inutile par le respect de soi-même.

J’ai de la couleur de tous ces violons que la souffrance a mis à la gorge des chemins pierreux. J’ai les rubans des jupons relevés pour qu’aux grands-écarts des accordéons pour que le bouton de nacre verse sa larme. Des pores pleins des épices véhiculées par les embruns. J’ai naturellement les quatre saisons en cinq continents dans le jour qui naît pas fini de commencer.

Paysan, un ch’val laboureur dans l’échine, j’mourais debout sans tirer sur une laisse pour aboyer. M’aime si ça n’aura servi qu’à moi.

Niala-Loisobleu
4 Janvier 2016

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REFLETS D’ESTRANS 13


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COEUR AU-DESSUS DE TOUT

Longtemps, ensemble chacun de son côté, la désespérance tend sa joue d’accoutumance, finissant par laisser pousser les fleurs artificielles sur ses terres sauvages. On ne peut se mentir à soi-même aussi naturellement qu’au paysage dans lequel on trempe. La société rend plus normal d’être lâche aux autres en décollant toute révolte affichée. Conflit t’es hors ? Non. Pas pour nous mon Coeur, qui ne sommes polis qu’en civilités, pas en âme-pierre brute de notre édifice.Nous sommes guerriers de notre valeur humaine, refusant le paraître qui tue toute vertu en s’y référant. Les va-t-en guerre du verbe ne mènent jamais au passage à l’acte. Le silence n’émousse pas, il aiguise.Comment peut-on aimer en étant détestable avec soi ? En t’aimant, j’ai appris à déchausser mes pieds de la fange, me forçant à aller au courage de nager à contre-courant. Boire la tasse dénoie grâce au sel qui porte. Ah oui mais c’est épuisant, tu passes ta vie à côté du plaisir, quel plaisir sinistre gnome, quel plaisir, celui de participer à établir ce que tu critiques. De te faire l’artisan d’une vaste entreprise de duplicité abusive, travestie des pieds à la tête, de te précipiter aux commémorations racoleuses comme si tu allais donner quitus aux imposteurs qui te manipulent pour tirer les marrons du feu. Je vomis les anciens combattants des victoires mises sous scellés des défaites.J’irai jusqu’au bout mon Coeur jusqu’au denier battement de notre probité. Vois comme tu es apparent dans ce noeud de maléfices qui voudraient te masquer.Tu émerges, rouge ardent, de l’ombre du pouvoir, sans aucune altération. Mon Amour, nous nous éviterons l’un dans l’autre la noyade méprisante de l’irresponsabilité choisie.

Niala-Loisobleu

10 Janvier 2016

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REFLETS D’ESTRANS 13
2015
NIALA
Acrylique et collage s/toile 46×38

Adresse de mon site officiel : http://www.niala-galeries.com/