TOI EMOI PIEDS A VIF


mail_nee_de_la_vague-1967catelier_lucien_clergue

TOI EMOI PIEDS A VIF

 

Sans que rien ne me désenlise du marécage que j’ai déchiré au bas de ton ventre, te voilà émoi avec à me remonter en plein des dents

Oeil au centre de ton bûcher

sur les bouts durcis de tes seins

poils de ton carré d’aromates dressés

yeux en orbite du délire des rétines

une focale ne pouvant plus restée en chasteté

 

je te s’aime à mains plaines

au sillon de ton isobarique isocèle

comme on laboure au cheval pour en fer porte bonheur

Autre Vie

peinte sur le seuil de ma folie que ton échine asile

par refus d’accompagner d’un champ en jachère

ce que nous avons ouvert  aux ô séants

Ton âtre qui ronfle telle un go d’un à l’autre

ne peut se coudre d’un terni de bleu à paupière

Que nenni

d’un lit mis en cendres froides

fausse-note qu’un mal habite en con tr’eux

Nageons en corps

plongés au fond du dernier sceau

l’encre au diapason des feuilles de la partition

où nous nous perdrons

mordus dans l’aqueux charnel

du seul duo musical

 au vibrant  orgasme

Niala-Loisobleu – 10 Octobre 2016

 

 

Les je sont faits


Les je sont faits

 

J’en allais

du bruit et des odeurs foraines de fin de marché

Remballe

les caniveaux restent seuls avec leurs têtes de poissons

Les paniers où les dames font provisions

fantasment du banc de légumes

au fruit défendu

tenant l’aqueux par la branche

de l’Arbre de Vie

 

Un camelot sans armure ni destrier

tournoie sa langue cette fois avec sa table-ronde

loterie à faire planer le plomb l’instant d’un tour

faites vos je

rin ne va plus

En rentrant des courses cette femme aux yeux cernés

ne trouve pas la main qui l’empêche de bien dormir

Ses seins lourds tombent à plat de son désir

ses pores sont ensablés

 

Mais est-ce la faute à qui ?

On en cause d’abord

on demande à voir

et on se pose

en plein centre de la question

 

Niala-Loisobleu – 02/04/16

 

14x-Svyat Bazyuk. Surrealist Painter.