LIBRE A CORDE


cf7538613a3f53452e6aa1d86f07cf05

LIBRE A CORDE

Pesanteur défaite

détachée d’entraves

ô comme tu sautes

gracieuse

volubile taiseuse

à jambes que veux-tu

olé toro

renifle l’été

et capture les crans de l’onde

au lasso !

N-L – 21/06/18

 

 

Ma Boule au Plafond


0db3c084a3e109809d462f2bb3229643

Ma Boule au Plafond

 

Entre le jour qui s’allume et la nuit pas éteinte

la lumière glissée dans ton regard voulu proche

vient de libérer la chaleur particulière qui gîte en ta pierre retenue de dire

Je sens son pouls battant sa cadence à la cuisse de ma poche

pendant que ta rousseur aurorale libère le souffle du parfum de ta rivière

Elle montre mieux les secrets de la géographie de ton corps que la nuisette ne les cache

cette odeur qui femelle ses sels pour premier bain

laissant pressentir la ligne de vie en continu de mes mains

A la manière dont nos langues en se fondant serrent leur noeud coulant

que je sois pendu si je mens

 

Niala-Loisobleu – 23 Décembre 2017

 

Illustration: Les danseurs – Fernando Botero

Un chien lèche


16836280_10209761717212292_5796147141454073510_o

Un chien lèche

Bain des toiles

Ce champ qui monte

Brut de tissage

 

Ô Femme quittée de tout âge

 

Les chemises à fleurs de peau

Déboulonnent la retenue du tango

Subrepticement défaite à la main

 

L’accord de chevalet

Glisse dans le quartier des tissus

 

Feulement rauque

Comme cette voix fauve

 

Boisée à l’orée de ton ventre-guitare

Où mes doigts épongent  de ses fourrés

La larme du parquet

 

Niala-Loisobleu – 13 Novembre 2017

 

 

CANTE Y BAILE FLAMENCO


CANTE Y BAILE FLAMENCO

Rouge gorge

Desseins Carmen nés

Tout dans le rein

Torride lune levée

Sur le soleil exténué

Si gare hier m’avait été conté

Deux mains n’auraient pas sues l’extase de la spirale

 

Niala-Loisobleu – 11 Novembre 2017

 

Muet parmi les mots


guitare_by_gilly2727-dasm7wq

Muet parmi les mots

Assis au banc de chaume, je rends d’un oeil ouvert, ses tisanes au tilleul. Nous voici dans une semaine humide, enfin pas en corps comme j’aime, non, au bord d’une pleine lune de lessive du soleil. Grand barbotage, les quais sont en travaux pour des mois, on aura du mal à se voir les canards et moi.En pleine devanture d’une crise ça doit être incontournable de faire des frais somptuaires.

Manche à air, ya go ?

Non, le traître peut rentrer dans sa loge, la diva se repoudrer l’accorte vocale et le librettiste ranger ses portes-plumes dans l’étui à violon. Comme l’ultime poésie.je vais ouvrir la Grand’ Place au marché aux puces. on dit que l’écarte électronique se met à la gratte. Rock attitude du laver à la St-Marc pour les pigeons. C’est le vivant par réel effaceur de fausse existence. La réalité vivante  l’a défini la 13° Verticale:

Muet parmi les mots,

presque aveugle parmi les regards,

au-delà du coude de la vie,

sous l’emprise d’un dieu qui est absence pure,

je déplace l’erreur d’être un homme

et corrige avec patience cette erreur.

Ainsi je ferme à demi les fenêtres du jour,

j’ouvre les portes de la nuit,

je creuse les visages jusqu’à l’os,

je sors le silence de sa caverne,

j’inverse chaque chose

et je m’assieds de dos à l’ensemble.

Je ne cherche désormais ni ne trouve,

je ne suis ici ni ailleurs,

je me refais au-delà du souci,

je me consacre aux marges de l’homme

et cultive en un fond qui n’existe pas

l’infime tendresse de ne pas être.

Roberto Juarroz

De ce qui balance au-dessus des herbes sauvages, seuls les seins m’intéressent, sans qu’il soit besoin d’amarrer un pompon au proéminent des aréoles. L’nichon fête foraine, paumes de pis, étrenne de barbe à papa, poupée ruse, train fantôme et grand-huit où tu m’fais tunnel pour une cravate. Pourquoi j’irais écouter les prédictions d’une Irma Douce heure, quand tout l’à venir tient dans ces deux globes tournant au plafond du bal du ça m’dit seoir, ouvert le dimanche et chaque jour de la s’maine 24h s/24. La matinée sera bientôt écoulé, le mal d’amour comme vient de me dire mon dentiste ça se détartre pas tout seul. Faut monter au crée n’ô…le bon vouloir de l’Autre faut pas le laisser roupiller, Faut astiquer la guitare, olé, olé, por el ultimo momento  !
Niala-Loisobleu – 10 Janvier 2017

 

 

 

 

 

 

LA ROUTE DU SEL 4


LA ROUTE DU SEL 4

Au bout des doigts
tes cuisses m’ouvrent
à l’arrondi de ta hanche
jusqu’aux poignets de tes seins
ton postérieur vient
tango tango libère-nous…
Niala-Loisobleu
29 Octobre 2014

756298