MA BELLE OUVERTE


 

5b24ec09c086952c21919059b22d1772

 

MA BELLE OUVERTE

Ma belle ouverte en majuscule
Je sens
La nuit courir sous mes doigts
Ils crient devant toi gesticulent
Et ciel
Je veux mourir dans tes bras

Toi ni jalouse ni méchante
Je peux
Presque tout dire sur toi
Je te fais l’amour je te vante
Oui mais
Je parle d’autres parfois

J’ai au creux des mains les images
Qui font
Que mes accords sont brisés
Merci pour chacun des orages
Que je
Fais sur ton dos de damnée

Je dis ce que je ne dis pas
Le jour
En toi se tue la censure
Je suis l’amour j’ai tous les droits
Ma vieille
Je l’aime oh oui je le jure

Ma belle ouverte aux amertumes
Comme aux
Sentiers de sang sentiers d’or
Je crache un peu sur ton écume
Enfin
Je vois ce que voient les morts

Je te trahis tu m’abandonnes
Et femme
Je me noie dans tes brouillards
C’est grâce à toi que je me donne
A tous
A la fin de toute histoire

Et tant qu’aux néons de tes anges
Tout seul
J’irai me crever les yeux
De toutes les morts qui dérangent
Je ne
Craindrai que la mort des feux

A ce feu qui met en lumière
Les cœurs
Les cris les vœux défendus
Je voudrais faire une prière
Et dire
Merci de m’avoir tenu

L.L.P

CROISEMENT DE JAMBES


9d1da9256c2748a89df5a5a2b7ed19d8

CROISEMENT DE JAMBES

 

La quinconce par où passe l’alignement juxtapose linge et nudité comme le défroissement d’ailes de l’oiseau débusqué

Dans les herbes où je suis le ciel faufile. Il bâtit pour me demander une chambre où dormir. Loin des petits drapeaux d’un hymne chanté faux. Je me rappelle la guerre comme une poésie, voilà le genre de parabole qui ne sera comprise que de travers. Les travers ça me connait depuis que j’ai compris que je suis cheval

je saute à tout bout de chant

Décroisement de jambes mon idée m’est tissée. Je t’assieds sur les genoux de mon jardin pour te raconter comment le caniveau m’a élevé à l’écart des chapelles. Tu te greffes. Un fruit peut toujours remonter à l’origine dès lors qu’il est à noyau.

Niala-Loisobleu – 16 Juin 2018

 

 

Le Grand Passage


376875

 

Le Grand Passage

 

Rassemblés, le vent nous haleine

j’entends de tes bronches l’odeur de tes lèvres

 

Le fond de ta main

moule la mienne

 

A bout de souffle la poussière

cherchera de quoi la satisfaire

 

Nos pierres n’ont pas dit leur dernier mot

celle qui vient a le ventre palpitant d’un nouveau sang

 

Niala-Loisobleu – 30 Décembre 2017