ATTRACTION SOLAIRE


4dd1ab72584c3f927fd08f07361d44d9

ATTRACTION SOLAIRE

Aux premières gouttes du jour, j’ai posé mes pieds sur le sol en prononçant ton nom. Quand je dis jour c’est façon de parler, le couloir sortant de la chambre avait toujours l’état général dans la nuit. Première lueur prometteuse, je recevais ton Bon Jour avant le passage du facteur.

J’ai coupé la rose fanée du soliflore en allumant les perspectives sorties de ton enveloppe. La tempête  ayant donné des excuses aux dysfonctionnements du web, il apparait que quoi qu’il advienne je ne peux trouver de réponses justes que dans un échange au bouche à bouche. Un bug + un autre ça peut que rendre les choses confusionnelles.

De la vase qui gomine les parois du chenal, retenant coiffées les algues maritimes, mes doigts ont trouvé le ber qui soutient les vertèbres de ta charpente. Les vibrations de l’herminette y sont si sensibles que je peux faire une impro au xylophone de ton dos. Moulant les coups de frappe par un massage absorbant les douleurs qui ont jalonné la nuit.

Des palmes plongeant leurs nattes dans la racine des pilosités riveraines le dévouement de tes seins s’est offert pour nourrir la mangrove au rythme du ballant des hamacs.

La marée rechargée attend pile au ponton que la lumière fasse chanter la voix du grément.

L’improbable

le supputé

l’égarement

le mauvais sort

abjurés

par la clarté du soleil évacuant les maux brumeux

Au port la vie dépose en cale assez d’amour pour traverser les restes de tempête.

Niala-Loisobleu – 6 Février 2018

 

Le sans d’encre est-il l’expression écrite de la double-croche, l’écriture 007 ?


Le sans d’encre est-il l’expression écrite de la double-croche, l’écriture 007 ?

Ce faisant sauter d’un Bond, Mata a ri quand elle s’est fait coiffer au poteau par le poilu avec son étrille. Mouvance du geste d’entretien classique à portée du Sergent-Major du 3° Hussard, formé au Cadre Noir. Quand le kama-sutra frise la métaphysique, il est fort et même plus que possible que la position ne soit pas comprise par l’ensemble des habitués de la secte du Phallus-le-dire-avant. Probable que les canins chercheront où est l’os, en se grattant les balloches face au rébus. Bah fis-je à mon fidèle destrier, l’essentiel c’est que ton picotin soit toujours à base de ce bon son qui ne viendra pas foutre de colorants dans le crottin. En tant que moineau j’y tiens.

Bref, restons à nos moutons, dehors le vent est si fort que perdre le fil ne pourrait que rendre la scène non navigable.

J’ai dormi comme un changement d’heure que tous les ans c’est pareil mon horloge interne n’entend que par bribes. Il lui faut rater plusieurs trains avant de se rendre compte que le métro ne fonctionne que sous taire. Grâce aux manches dans ses tunnels. Du faux-aveugle à la guitare en play-back du mime de lady Châtelet, dame-pipi du fort home des Halles, la carambouille fait florès. De l’haleine au saucisson à l’ail du premier, à la main baladeuse du dernier, le politain est le roi du bonneteau poli son.

Le sans d’encre va d’un bout à l’autre de la capitale, correspondances pour les gares, banlieues et grandes-lignes + aéroport si affinités pour s’envoyer en l’air. Combien de problèmes de robinets fuient ainsi dans cette vie de merde, qu’il fasse beau dehors où tempête au-dedans. Ici l’ombre ne cesse de répéter le speaker dans le bulletin de santé de la bibi-ci, en envoyant ses messages personnels aux employés de la lumière.

Il y a la mer et la vague, rarement précise pour les petits-baigneurs qui se sont précipités dans un embouteillage de départ vingt-quatre-heures moins une avant de se retourner dans la même attente aux péages retour à la case départ. C’est le serpent qui te mord l’aqueux après t’avoir laissé croire que pour toi l’Eve dans les paumes ça faisait bleu la pilule en moins. La vie alors ça s’rait un mirage ?

Fou pour fou, o.k. prenons-le alors ce meilleur appareil Dassault et débarrassons-nous de cette idée reçue que la vie c’est une peine qu’on doit rembourser, y en marre d’être pris pour des cloches. Sonnons, sonnons clairs les mots bleus !

Niala-Loisobbleu – 28/03/16

 

Christian Schloe  Deep Sleep

Printemps, dédicace à s’ailes


 

Printemps, dédicace à s’ailes

Il pleut

c’est le Printemps aujourd’hui

je sais

il pleut qu’au dehors de mon coeur

c’est pour ça que c’est rassurant

ainsi ce jour m’apparait franc et généreux

d’un soleil désir de renaissance

non trafiquée

pure et carrée comme j’aime

Je me souviens

que le jour où j’ai peint cet arbre

presque 10 ans

je mettais un voeu d’amour sur la toile

Il s’exauce avec cette incroyable énergie

de  l’avènement de la vie

En dépit de la lutte et des souffrances

des frustrations

qui en marquent le chemin

la vie

rayonne de Toi mon Amour

mon grand Arbre

Niala-Loisobleu – 20/03/16

A2-Niala 23

Crever l’impasse et percer la voix…


Crever l’impasse et percer la voix…

L’horizon semble disparaître

qui a déversé tous ces gravats sur ma voie

j’enroue

je rauque

j’ai l’extinction

 Ah ce mur impitoyable

 vite qu’on le repousse

j’écrase !!!

10366122_1025503670828878_2393183844596855506_n

Sors de cet oeil-lucarne

le plomb au soleil de ta voix n’y résistera pas

sors de sous cette chape que tu t’es coulée contre toi-même

Parles-moi je suis là !!!

Niaa-Loisobleu

19/03/16

tumblr_nwgfzbtxqY1qflgwpo1_1280

DROÎDE SONG


Saatchi Art Artist Fiona Maclean; Painting, “Redhead”

DROÎDE SONG

Droïde équalisé sans désir ni chaleur
Avec mes sentiments sur microprocesseurs
Parfois dans le silence obscur de mon hangar

Je déchausse mes circuits et débranche mon sonar
Bouillie d’étoiles fondues sur mes lèvres-plasma
De gargouille irradiée revenant du magma
Quand j’ai besoin d’amour ou de fraternité
J’vais voir Caïn cherchant Abel pour le plomberDans l’odeur des cités aux voiles d’hydrocarbure
Les rires sont des ratures qui s’attirent et saturent
Et j’y traîne en réglant ma radio-chimpanzé
Sur fréquence et mépris point zéro nullité
Cosmonaute du trottoir, éboueur en transfert
Je peins mes hiéroglyphes sur les murs des waters
Avant de m’enfoncer plus loin dans les égouts
Pour voir si l’océan se trouve toujours au bout

Droïde, droïde
Machine humanoïde
Aux chromosomes hybrides
Droïde, droïde
Carlingue anthropoïde
Coeur en celluloïd
Droïde, droïde
Regard Polaroïd
Schizoïde et bifide
Droïde, droïde
Rêvant d’astéroïdes
Acides et translucides
Libres
Attirées par le vide

Le jour où les terriens prendront figure humaine
J’enlèverai ma cagoule pour entrer dans l’arène
Et je viendrai troubler de mon cri distordu
Les chants d’espoir qui bavent aux lèvres des statues

.Hubert Félix Thiéfaine
il-tempo-vola-i-sogni-pure
Les lustres plafonnent leurs bougies-bougies électriques, ampoules économes qui ne pondent plus qu’en batteries. A croire qu’ils auraient réussi la mise en boîte des bandonéons, le videur du Bario filtre l’entrecuisse du tango. Plus de petits cris. Plus de soupirs, Casa Nova, vend des gadgets mad in China. L’ombre voudrait supplanter la lueur qui remue de l’aqueux à l’intérieur de mon lamparo d’âme de pêcheur. Bien sûr que rémouler c’est différent d’émousser. J’acère à rien, mais j’acère. D’une race clébard à poils raides, incompatible à la mémère et aux frisettes du caniche. Faut mordre. Râci ou pas dans le peint frais. L’amour des fois c’est bien plus là quand ça cause pas, que quand ça s’exhibe en image religieuse, pleine de chrème. La pâtisserie gourmande en pièce montée est plus menteuse que le biscuit en étape de passer à les maillages du potier.
La vérité ça se creuse avec les dents, parce que ce monde met en taire ce qu’il faut sauver. je te germe en vert et contre tout. On l’aura ce halo, m’aime si la lune est rouge et qu’on est de bleu.
Niala-Loisobleu
28 Septembre 2015
The depth of play