Le nécessaire pour pas sortir en vil


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Le nécessaire

pour pas sortir en vil

 

Les roses ont déposées leurs pétales au pied du vase. Sur la table au chevet des lunettes une feuille blanche attend que l’encrier sorte du sommeil. Être sans visage et laisser errer ses pensées dans des ronds de fumée, au travers des carreaux de leur chemise ouverte, ça remonte l’anonymat au statut du déclaré. On a vu passer une petite-culotte en pantalon-long juste tenue à la taille par une ficelle. Elle était suivie  d’un script sans teint dans un vieux film muet où le pianiste s’était tiré.. Des tagueurs repeignent la façade du brouillard à l’aérosol. Le message dit vouloir se frayer un chemin clair. Bée attitude. Si l »opinion reste clouée sur la pensée individuelle, il se pourrait que la soirée fasse un grand numéro de mise en croix au Paradis Latin. Mais dans le désarroi climatique on peut craindre que la fonte des neiges survienne en période de gelée. La miss-météo, s’est fait planter l’érable en formule hein avant même le premier signe annonciateur du cyclone. Un sourire dans les yeux ça fait briller le diamant des dents. Les mails ô c’est pour sortir de chez soi dans une tenue décente par rapport à la situation frustrante du couple retenu à la maison en se demandant pour quoi. Ce qui décoiffe le bien-pensant. J’ai trouvé des goûts de foi dans mes tripes, ce qui prouve que l’organe fait bien la voie et que si tu t’imagines, fillette, fillette hé ben t’as que tout c’qui faux dans ton nécessaire.

Niala-Loisobleu – 27 Novembre 2017

LA BOÎTE A L’ÊTRE 27


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 27

MON JARDIN D’ECRITURE 2

Il n’était je ne sais plus d’heure

Minuit, mi raisin, pleine figue

Debout retournée tu coulais

Chair sablier

Et sans regarder ailleurs je voyais là, ton intérieur

Dépouillé d’artifices

Calcaires en médiane d’une colline d’herbe haute

Glissades du pinceau trempé aux larmes d’une ondée

Humecté de la pâte d’un mamelon de pré-montagne

Frisson de la teinte fluide

Couleur broyée au pilon dans ton ventre mortier

Quel champ de tournesols

Quelle plaine pour nos greniers

Les doigts mélangés aux pigments tissent nos méandres

Sans s’attarder aux barrages du bois mort

Rejoindre la mer

Et voguer coquillage

Comme on va au bout de son rêve

Lèvres gonflées de la grand-voile d’un

« Je t’aime »

L’encre a gratté la palette

De sa plume en profilant la carène

Le tube s’est ouvert à remplir l’assiette du flot remontant

Appétit bleu sur canapé irisé

Les chênes-lièges nous ont jeté leurs bouées

Au moulin l’olive a graissé l’étrave

Je t’ai dit jetons nos peaux mortes, tu m’as donné le sein

Le tableau s’est offert à la marée

Plein de secrets descellés, de malles ouvertes au déroulement du rite

L’Art

Maître des Cérémonies

A conduit le thème aux mouvements des formes, par l’équilibre

de la

Lumière

Accueillant le concept

Immatérielle entreprise

Portée à quatre mains de l’autel du Nord

Au sud par la voix de sortie des brumes

Sous le règne de l’arbre, immémorial gardien

Autour duquel nous accomplissons le cérémonial

Pour nous entrer au coeur du mystère de la Beauté

Cette île d’Amour

Île est perdue

Eperdu

Et je ne saurais toujours pas plus d’heure qu’il est

Le tant de vivre à écrire les mots peints

Peut tromper son adresse au mauvais numéro d’un jour sans facteur

Qui a perdu le sommeil dans une bouteille à l’amer

Poste script t’Homme

D’une nuit où le charme s’est rompu d’un bout à l’autre d’une toile restée blanche

D’avoir subi

Une intrusion violant la bulle

Dans leurs flots

mes Noëls

traînent sur eux un froid

de

Styx

Niala-Loisobleu

29 Janvier 2014

Et si le brouillard est moins épais, c’est pas par la reconnaissance de leurs fautes que les autres y sont pour quelque chose. Qu’ils s’en mordent la langue et s’empoisonnent. Je tire l’échelle. Une nouvelle fois. Ce qui rampe ne s’envole que le temps de retomber en piqué. Hier la stupidité s’est promenée dans les rues sous la conduite responsable de parents grisés par une fierté déplacée.  Déguiser des innocents pour se faire reluire, c’est dégrader sa famille.. Le monde est devenu laid par une volonté provocatrice étrangère à la Nature. Abrités à l’intérieur des Récollets, les Gardiens de la Transe Mission, se sont montrés vigilants. D’une rencontre importante, une exposition prochaine va naître dans les mois à venir. C’est le Bon Jour pour aller faire dormir la cabane

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2017

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DEGOÛT DE SEL


DEGOÛT DE SEL

 

Des embruns dont tu éclaboussas les rives d’une chimère, j’émascule ton jardin sous la mer

Ô abyssales plongées.

Sable doré où les galets ricochent sur leurs rides pendant que l’oeil noir de l’anémone lascive joue l’ouverture de la marche nuptiale. Des enfants-morts-nés sortis des bocaux de l’Institut Médico-Légal, tiennent la traîne de cette fourbe pensée au sourire de circonstance. Le témoin de la mariée est assis au premier rang en qualité d’amant. Sur l’autel les bouquets jaunes ardents  soupirent à petits cris sous la garde du Suisse. Tout a été arrangé la veille chez le Notaire. La noce est conforme au rite trompeur du savoir-vivre.

Tournoie l’algue à tordre, ses fragrances s’essorent au buvard des phalanges

Doigts humectés couleurs coquillages, l’aplati d’un sein disparait sous l’aventure des ongles sales laissée aux aréoles tenues non sans peine par les bretelles molles

Surgi au-dessus de l’arène dans le  tonitruant  des cuivres

le râle sourd des ténèbres

Il entame la  musique qui sera avalée par abstinence. Je sors par la porte principale, face au soleil, la venelle est large.

Niala-Loisobleu – 3 Septembre 2017

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C’est toujours la m’Aime Chanson


 

C’est toujours la m’Aime Chanson

Les meilleurs coins sont à proximité des vieilles pierres moussues. On ne sait pas quand, qu’importe, on est certain qu’elles ont été maison d’amour dans l’ailleurs proche. Gratte dessus avec ton doigt, tu vas reconnaître la senteur de ce parfum exceptionnel. Dès lors ne t’arrête pas, attise fort la chair de la forge de vie. Chauffe ce point d’énergie. Il va transmettre un flot de fluides extraordinaires. Des images fabuleuses vont apparaître, emmenant tes yeux dans une course où tu vas rebondir, tel l’écho de ton vital enfermé. Dans ces vallonnements tu te reconnaîtras protégé, isolant l’agressivité sans recours aux armes. Unique paix où le voyage a commencé. Tu es entre toi et toi, à fleur de peau, totalement nu. Dévêtu de tes peurs primaires, de tes refus, de tes inhibitions dévoreuses te voici prêt à croire.

Niala-Loisobleu – 26 Août 2017

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A cheval de semailles


A cheval de semailles

D’île en île,

j’ai navigué guidé par le vent d’une seule volonté: que les côtes n’aient d’autre visage que celui du large

Tempête en encolure

les poils de mes crinières ont blanchi aux écumes ourlant les rivages

de tous bois de flottage

entre selle et sel d’une trouée bleue dans les nuages

 

mes pores suent des rancoeurs d’accordéons qui ont le tort de visser les pas du tango au plancher du radeau, un mirage en traversée sous les tournoiements d’une boule dans la gorge

On peut aimer la fumée des escales dans l’écart des cuisses de la brume sans que l’Île au Trésor en sorte comme de l’absoute du confessional

Les couleurs du tant galopent sur la crête des canopées en suivant le mouvement des ailes des perroquets, des tape-culs et des misaines toutes voiles hissées gonflées du vent des chemins de liberté écrits au burin à l’encre des pierres

Niala-Loisobleu – 23 Août 2017

 

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ENTRETIEN D’EMBAUCHE


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ENTRETIEN D’EMBAUCHE

Un claquement aux flancs de la ligne de mire, remue la torpeur d’une conversation mise en consigne. Le voyage des mots est au quotidien la vacance des problèmes de circulation. Ni la vitamine pas plus que l’extase scie ne savent conduire à l’équilibre qui tient sur le fond de la liaison continue. Tous ces portables qui ne savent plus se taire, causent en continu à tort et à travers. Tu peux te faire renverser à tous moments par un quidam collé à son mobile. Regardant la façade des maisons, je cherchais dans le linge accroché aux fenêtres, le souvenir d’un coup de battoir au lavoir. Le fessier mouillé jusqu’aux genoux les lavandières se racontaient leurs amours d’une voix en ayant gardé l’odeur. Ah, fallait voir l’eau claire comme elle te rinçait  les pores qui s’étaient mis à la colle sur la literie. Le sain était grand ouvert, je me souviens comme j’aimais y poser mes yeux à téter. Curieux du bon côté. L’herbe se tendait à deux pas, toute languissante de voir et d’entendre la nature parler sans qu’un besoin de prompteur, la machine à faire lever et applaudir, se mette à diriger la conduite à tenir. Nature, bordel ce que tu sens bon. T’as autre chose dans la pigmentation qu’une fausse idée de bulbe en panne d’imagination. L’aisselle c’est fait pour ne pas s’évanouir. Aussi ce matin que je te pense, chaude de l’oreiller, tu devrais bien comprendre mon envie de te passer à travers seins, pour un raccourci qui rallonge le chemin du terminal. L’eider ou l’oie qui t’as marqué la joue, me fait sa plume pour t’écrire en corps tout le long du long de tes vallons.

Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2017

Ah Connaître !


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Ah Connaître !

La solitude est un état qui, pour être gardé intact en tant que vertu – car s’en est une – doit se découvrir enfant et être cultivé en dehors de tout intervenant. N’est-elle pas l’image de soi que le miroir nous renvoie. Je n’ai que faire des fausses solitudes, bien qu’elles soient les plus nombreuses. Elles sont quasiment toujours négatives. En fait leur vrai nom c’est atermoiement de l’égo. Manifestation d’une détresse dépendant de soi-même. Le monde n’est pas toujours responsable. Certes il a le don de sale gueule, mais enfin soyons honnête. Que ferais-je de personnellement créatif dans une réunion de personnes. Il y aura l’esprit classe d’école où le sujet ne sortira pas des diverses influences l’entourant. La solitude est l’épreuve initiatique fondamentale. Elle est formative. Dans la solitude l’amour est sublimé, il devient alors le solitaire qui navigue pour atteindre le but qu’il s’est fixé. Les souffrances lavent les faux-semblants pour montrer la moelle. Quelle lutte dans laquelle la frustration doit démolir le jouet et parvenir à l’extase du transcendé plus charnel que l’os jeté au chien.

Mon vélo pour destrier, je fus par bois, flotté au-delà d’un échouage provoqué par l’accoutumance de déchets-mangroves multiplié par le gâchis de consommation humaine. Abondance égocentrique indigeste l’humilité au point de la néantiser. Point n’est besoin forcément d’une morale enseignée. En tant qu’homme la nature a tout prévu. Ses tares, ses vices, comme ses qualités. Mon rivage accepte la diversité de communion spirituelle, j’y séjourne où m’en écarte, sans mettre le feu ni poser des mines dans le cas où il est contraire à mon individu. Parce qu’étant unique, nous pouvons avoir une pensée personnelle qui n’en appelle pas au pouvoir des autres.. Connaître voilà bien le sens d la quête. Je t’aime alors prend tout son sens.

Niala-Loisobleu – 7 Mai 2017

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