On dirait qu’un passage libère


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On dirait qu’un passage libère

Sa lumière crémone et coulisse à battants

Regarde la couleur peau de la plage suante d’écume

J’ai de la peine à retenir le flot qui frappe à mes tempes

Il faut que l’embarcadère de tes lèvres me traverse au ressac de ta poitrine

Rien d’autre j’ai décollé la gêne du moteur

Je ne toucherai pas à l’aria de ton cri d’oiseau que ton embrun soulève

Niala-Loisobleu – 16 Octobre 2018

L’égyptienne


L’égyptienne

 
 Où tu sombres, la profondeur n’est plus.

Il a suffi que j’emporte ton souffle dans un roseau

Four qu’une graine au désert éclatât sous mon talon.

Tout est venu d’un coup dont il ne reste rien.
Rien que la marque sur ma porte
Des mains brûlées de l’embaumeur.

Jacques Dupin

 

A force de faire des alluvions, la récolte s’est engloutie et la pirogue croule  sous le poids d’une attente qui n’accouche pas. Perdu dans les zoos, le sauvage toutou repousse l’instant du susucre tendu.

Il Gyzeh, érigé sur sa base, le caillou

Quoi de 9 ?

A m’en croire, ce sera le dernier à appuyer le vélo contre le flanc de la mer.

Niala-Loisobleu – 7 Septembre 2017

 

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