TABLEAU DE BORD


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TABLEAU DE BORD

Vols de mouettes sourdes aux bruits des canons à eau comme à mitrailles, à n’être qu’en plein sel, la blondeur des dunes servant de caleçon pour le nu que la vieillesse gardera toute son enfance.La mer du grand bassin des Tuileries pour mettre le bateau en papier à l’eau. Oléron dans l’eau, Colomb à bord du caniveau de mon Paname à la découverte de s’amérique émoi , à dos de cheval de bois du manège grande roue universelle dans la putain de vie des guerres en mondiale et en coloniale, près de son Louvre délivré de roi, obélisque et chantent les nuits chaudes à Montmartre au fond de paradis latin, Lutèce sans son maillot de bains reniflant lesbos aux accents de Marguerite cadencée  par la fanfare de l’Ecole des Beaux-Arts sans plus chercher à savoir qui fera du Tabou le crachoir du cimetière où on finira certainement tombé d’une fenêtre de l’Observatoire du genre humain à Montparnasse, avec le seul cri de Jeanne Ebuquerque valant qu’on s’arme pour une cause qui pardonnerait pas l’existence des faiseuses d’anges du dogme pas plus que la peine de mort des républiques bananières, tumulte tueuse de jeunesse. Eperdu on se bat pour ne pas voir tout se perdre, on pleure lacrymogène , on hurle le profit et ses casseurs de paix à la solde de sombres éminences, on vomit et rompu de frustration on s’y remet comme par espoir plus fou que tout à vouloir mettre de l’ordre dans l’injustice. Dans la déception présente en fin de compte l’âge que j’veux au sens littéral est celui de ma jeunesse….

Niala- Loisobleu – 8 Décembre 2018

 

https://www.youtube.com/watch?v=ELgl_lSmXXg

AU MAUDIT ROI


 AU MAUDIT ROI

Ainsi

Sa Sérénissime Altesse Emmanuel Macron

par la voix d’un ses vides-pots vient de nous faire savoir qu’il ne recevra pas les porte-paroles des Gilets-Jaunes au prétexte qu’il ne s’agit pas d’une assemblée constituée…mais pour qui se prend-t-il ce nabot assis sur le trône de la finance que les lobies se tiennent au chaud…se réservant l’exclusivité de s’adresser à cette France dont il ignore l’âme ?

Il se pourrait qu’un matin la Concorde qu’il cru bon d’interdire à la manifestation, se rappelle à lui par son nom originel de Place de Grèves à l’époque d’une certaine révolution française…

Un nom oublié me remonte aux larmes citoyennes…

Olivier Larronde
ou le dernier poète maudit

Niala-Loisobleu – 27 Novembre 2018

 

        Olivier Larronde par Nora Auric

En 1943, en passionné d’une vie non moins « bohème » que lui légua sans nul doute ses parents – une famille pourtant assez bourgeoise -, un certain Olivier Larronde, harcelé en son intériorité la plus profonde, à vif, de caractère jugé timide, cheveux au vent, débarque à Paris avec, en tête, la ferme intention, idée un peu saugrenue, très improbable, de rencontrer Jean Cocteau – son cartable de cancre buissonnier à la main où errent sûrement les prémices des pages encore vagabondes de son premiers recueil : Les barricades mystérieuses, lequel ne sera publié qu’en 1946.

         Né en 1927, il semble important de souligner de nouveau, avec grand intérêt, l’univers où le jeune homme évolue, son entourage familial, dont le cercle affectif, farfelu s’il en est, mais lettré, de bonne concistance, quasi ombilical, un phalanstère débordant de culture et d’art, se compose d’un père journaliste, que l’on dit poète, critique littéraire, ami de Claudel, entre autres, ou de Milosz, et d’une mère soit-disant « excentrique », mystique, obsédée jusqu’à la limite du fantasque, à outrance, de parapsychologie.

         Tout bascule soudainement, avec violence, un déchirement, une double blessure qui ne se refermera jamais ; plaie béante alors ouverte à la rage, à la puissance ou à la grâce des mots et du Verbe. A l’âge de quinze ans, son père meurt lors de la fameuse débacle de la seconde guerre mondiale, suivi de peu par la disparition inacceptable de sa soeur, de deux ans à peine sa cadette, tant chérie, tant adorée, sa Myriam à lui qu’il admire à l’époque, de manière fusionnelle, comme le simple, l’unique amour de sa vie. Il affirmera d’ailleurs à son sujet, au vent mauvais des regrets les plus amers : « Elle était d’une précocité prodigieuse (…) elle écrivait des poèmes (…) Toute mon enfance a été un long match pour la rattraper. Je me dopais pour essayer de grandir. »

         Le choc est irrémédiable. Une certaine littérature, dite « maudite » (désignation, ou classification sociologique, pour la forme ?, fortuite, inopinée, empruntée à même le titre de l’ouvrage « Les Poètes maudits » de Verlaine) hante ses vers, à la rime le sonnet libre, jusqu’aux frasques de ses textes tout aussi structurés que volages, parfois énigmatiques, qui caractérisent souvent son style.

        Le subtil et tendre écorché, adolescent au visage d’archange, se sent comme empoisonné, semblerait-il, tant et bien qu’il abandonne dès la 3ème son cursus scolaire, entamé chez les Frères Maristes, avouant d’un jet de poudre d’encre sulfureux à sa mère : « (…) absolument incapable d’assimiler sans vomissement ce tissus de monstruosité et de balourdise qui forment l’enseignement classique que je ne peux, ni ne veux accepter la moindre transaction avec mes convictions, mes sensations, la moindre transaction de moi-même. »

Je me dispute avec le soir fragile et casse
Casse comme une vitre et j’ai plusieurs cadavres
On me recueille, on me recolle, et on se lasse :
Je couche avec un coin de mur que mon air navre
(Cf. Les barricades mystérieuses)

        Olivier Larronde

Confié à son grand-père, à Saint-Leu, en réfugié des mots et des maux qui le torturent, il oeuvre en dilettante, croirait-on, pour lui-même avec clairvoyance, en juvénile espiègle amouraché à l’extrême d’une verve inqualifiable, d’une justesse résonnante, versifiante à souhait, jamais gratuite, novateur poète de génie qu’il est déjà – le sait-il ? -, possédant une prodigieuse érudition, acquise au gré de son acharnement à « ronsardiser » la Rose-Néant d’un Mallarmé qu’il adule. Tout y passe : Charles d’Orléans, Ronsard bien sûr, Nerval, Baudelaire, Artaud, Jean de Sponde, Maurice Scève… la liste est longue, ne désemplira pas, jusqu’à sa mort.

         Mais il n’est pas encore temps. L’histoire d’un être d’exception, dont l' »âme » s’épanche au seuil des limbes abyssinales, là où certains Albatros, maladifs pour la plupart, se brisent les ailes sur des pontons de fer, savent parfois bousculer, bouleverser, l’ordre établi par les gouvernances terrestres. C’est le cas de Larronde.

         Malgré cette timidité excessive alambiquant prestance et gestuelle, toujours de caractère, peut-être assez charmante pour émouvoir Jean Genet en personne, Olivier Larronde arrive à ses fins, rencontre Cocteau, lui laissant ses pages d’écriture. Ce dernier n’y prête d’ailleurs que peu d’attention. Tout va très vite. Genet, chez Cocteau tombe par hasard sur ces pages d’outre-ciel, ne décolère pas contre son ami, veut retrouver de suite l’auteur de ses feuilles abimées par une poétique fulgurante.

 

Rose et mon Droit

Vos froideurs froissées, héritière
Des rosées, volent une à une.
Aussi le nid du noir sans lune :
Mes toutes-puissantes paupières
Horizon libéral assiège
Moi : ce trou noir debout, colonne
Où l’ombre pensive empoisonne
Un coeur sans main, sans bras d’acier.
Archet-né sonnons plein silence !

Je crache au baiser d’air du temps
Il bruit -flèche-moi – sans parler.
Fais le jeu d’un biceps géant
Ma droiture !
Pour Qui te lance
Sans yeux dehors
Ni au-dedans.

 

Olivier Larronde

 

         On cherche. Paris… Larronde se présente de nouveau. Jean Genet est foudroyé. Le jeune homme est bien l’ange pseudo déchu d’avance qu’il avait pressenti. On demande à l’adolescent lecture de ses poèmes.

         Pontalis, présent lors de ce qui paraît pour un Larronde ébouriffé, mal engoncé, une sorte d’exécution capitale, témoigne : « Genet demanda à Olivier Larronde de nous lire un de ses poèmes qu’il avait composé la veille ou la nuit précédente. Je revois Olivier adossé à un radiateur derrière la porte de la chambre, les boucles blondes de ses cheveux lui tombant sur les yeux, aveugle et muet (c’était un feuillage qui parlait)… Olivier Larronde était muet, il ne pouvait rien dire d’autre que les poèmes qu’il portait en lui… Olivier Larronde, était, à n’en pas douter, le dernier rejeton de l’illustre lignée des poètes maudits. » Jean Genet pleure, fond littéralement en larmes, tant il est ému…

         Qu’est-ce donc qu’un « maudit » ? Classification. Oubli. Méandres de la littérature. Existence avortée… Archiver, de poète en poète, trier d’auteur en auteur celui qui sut cependant par sa nature, peut-être, par son vécu et son passé, se forger autre qu’une « âme », dépassant – c’est à débattre – le sens du sens des choses, notre environnement, le quotidien de notre quotidien, redonnant toujours, à chaque lecture, de la force au silence caché derrière les mots, comme s’il y avait une réponse secrète lorsqu’on écoute le vent se plaindre des saisons.

         Epiléptique avéré, aux prises avec l’alcool et l’opium, tenté de répondre sans doute au malaise d’un siècle qui surbanise à revers d’une humanité sans cesse en mouvement, son propre passé, sa destinée hors norme, Olivier Larronde nous quitte physiquement le 31 Mars 1965, à l’âge de 38 ans. L’Albatros s’est brûlé les ailes, maladroit d’être ce qu’il était, piteusement relégué aux oubliettes des bibliothèques insalubres qui s’empoussièrent d’aligner, par inadvertance – ce qui est à espérer, l’inadvertance -, l’abondance d’une curieuse hégémonie par trop souvent normative, lors que certains se défendaient d’en mourir trop vite, vivant parmi les vivants.

         Comparé abusivement à un style rimbaldien, névralgique et nervalien de surcroît, Olivier Larronde jette ses cendres fécondes, enterré au cimetière de Samoreau, en Seine-et-Marne, à quelques allées de la tombe de Mallarmé dont il était un fervant fidèle. Rien voilà l’ordre (un anagrame), publié en 1959, sera illustré, immortalisé, par 31 dessins de Giacometti.

François Reibel

 

Olivier Larronde

 

 

 

 

 

Dessin d’André Beaurepaire avec un quatrain improvisé d’Olivier Larronde LImages 1

Les Temples foudroyés (février 1945) – Encre de Chine sur papier.  

 

 

Plaque sur la tombe d'Olivier Larronde

 

 

Oeuvres d’Olivier Larronde

Rien voilà l’ordre, illustré de 31 dessins d’Alberto Giacometti, L’Arbalète / Barbezat, 1959
L’Arbre à lettres, L’Arbalète, Décines, 1966
Les Barricades mystérieuses, L’Arbalète, Décines, 1990
L’Ivraie en ordre : poèmes et textes retrouvés, Textes réunis par Jean-Pierre Lacloche avec le concours de Patrick Mauriès, Le Promeneur, Paris 2002
Oeuvres poétiques complètes, Le Promeneur, Paris 2002

HAUSSEMENT DES PÔLES


HAUSSEMENT DES PÔLES

SAGESSE

« Si tu veux construire un bateau,

ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres,

pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose…

Si tu veux construire un bateau,

fais naître dans le cœur de tes hommes et femmes

le désir de la mer. »

.Antoine de Saint-Exupéry

Au ber l’ossature navale s’appuie, écoutilles fermées au fil du ria

Tranchant de l’étrave en figure de proue, spires de l’hélice écartées des filets de pêche

Sur l’horizon les écluses attendent le retour du désir

Aucune invite

Aucun s.o.s

Seule une amarre à l’écoute

Ne quitte l’ancre des yeux, la plume dans dans l’encrier

Marée fidèle aux estrans, tenant les oiseaux blancs en mouvements

Odeur de flux montant le long des seins du môle

Rien ne dort de l’attente retenue au corps mort d’un coupe-vent

Les mouettes, ailes déployées sur le sillage, tracent l’épure du futur

Vents stériles balayés par le prononcé d’une volonté humaine sortie de l’urne.  poussant les cendres racoleuses aux brisants.

Niala-Loisobleu – 21 Novembre 2016

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PHILIPPINE


Philippine,
mon esprit tonnelle ne combine pas avec la chicane qui voudrait gendarmer l’humeur à sa guise et faire des deux genres un seul dominant
Ce que ta poitrine déboutonnée peut avoir de bleu en ses bouts rose bistre grainé par sucions est incompatible
aux desseins armés du pistolet à tracer la courbe en cloque
d’un tir à bout portant
La nacre rose qui me trace un parfum de dentelles écartées, pointant cette larme
envolée de l’haleine du taillis touffu du jardin fleuri de ton ventre
voilà simplement ce qui me tente à jardiner en dehors d’une reproduction animale
Le bzzzzzzzzzzz du bout de doigts butine au point de jaillir en gelée royale
Tiré par ton libre orgasme
tu crieras de tous tes reins, du roulis de tes hanches, du jeté de tes seins aux tétins roides, du séisme de tes fesses en crevasse…
sinon
je devrais me priver de jouir que comme un porc sans attache à ta qualité primordiale
totalement méconnue de mon cocorico.
Ô Femme…mon Egale, mon Autre …Jouissons d’un seul cri !!!
 
Niala-Loisobleu – 20 Novembre 2016
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RESISTANCE


RESISTANCE

J’ai à lutter contre la douleur qui me coupe de peindre jusqu’à perdre la plume de mon encre.

Les matins en s’usant des levés déployés dans les multiples veinules  du vouloir vivre amarrent de grimaçants ténèbres au moyen de mal de dos,, de feu d’oeil  et d’amputations des jambes.

Je ne serais pas responsable de l’errance humaine qu’à l’expresse condition de ne pas m’en repaître pour moi-même tout en la décriant.
 

Allégeance

 

 Dans les rues de la ville il y a mon amour.

Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour.

Chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus, qui au juste l’aima ?

Il cherche son pareil dans le vœu des regards. L’espace qu’il parcourt est ma fidélité.

Il dessine l’espoir et léger l’éconduit. Il est prépondérant sans qu’il y prenne part.

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. À mon insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s’inscrit son essor, ma liberté le creuse.

Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé.

Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima et l’éclaire de loin pour qu’il ne tombe pas ?

René Char (Fureur et mystère, Poésie-Gallimard p.214)

 

J’ai à faire entendre à ma vieille naissance la jeunesse de ma présence. L’acte étant l’heur universel, le discours est rendu inepte par le retard gémissant d’un grincheux Chronos.

Dans un monde qui recule j’ai à jeter sans me freiner le lest qui m’est étranger, on ne peut espérer ranimer ce qui est mort.

 

Niala-Loisobleu – 08/05/16

 
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REPEIGNEUR MODE-D’EMPLOI


REPEIGNEUR MODE-D’EMPLOI

Le soir d’hier en se frottant les yeux fait vibrer le réveil. Au chevet marque-page, mes lunettes s’essuient les derniers lambeaux de brume suspendus aux branches. Un autre jour que rien n’abat. J’ai le présent d’une vieille mémoire attaché au coeur de chaque caillou qui en a marqué le chemin, les chiens ont eu beau changer leur pelage, rien n’a rasé leurs abois, mieux aiguisés, ils repartent m’aime crocs.

Routes d’Espagne venues des Indes, vos couteaux ont ce fil que le tant n’émousse jamais. La lutte pour la paix n’a de force qu’à la pratique des guerres, l’homme, pour être vrai, je veux dire pour se sortir de la banalité inscrite au Rôle des capitaines de profit, s’il n’a pas à risquer sa vie, s’endort aux bercements d’un train mono tonne, un con voie de gare âge. Et la guerre, c’est atroce, mais n’est-ce pas le seul révélateur de sa véritable nature ? Le salopard n’occupe plus toute la place, il laisse à l’intègre une arme pour combattre l’injustice. Je crois que c’est pour ça que j’aie pas la mémoire qui flanche.

Puis qu’est-ce que ça m’a donné de force d’aimer. Sans les torture vécues, je ne crois pas que j’aurai eu cette compréhension de ce qu’est réellement l’amour. Aux enfants, dans les écoles, on apprend plein de choses sur tout en général. Que reste-t-il au bout du conte qu’ils aient vraiment intégré ? Le sentiment c’est la fondation de toute construction, sans lui tu fais des maisons phénix qui sortent jamais de leurs cendres.

Mais les chants de batailles sont couverts de soldats inconnus. Un choeur en roués. Je reconnais que le massacre est le jeu de cons qui, sous différentes formes, est d’une actualité omniprésente. On le joue sans espéranto, mais bien dans toutes les langues vivantes.

Des canards, des oies et des poules, aux traces des chariots, et aux poussières des roulottes mêlent leur plumes aux couleurs du vent. Ces tons mimétiques qui bercent l’espoir qui s’est emparé de mes pinceaux, comme s’octroyant un doit divin que le devoir a créé.à l’unanimité des mécréants. Bleu liberté, ne perd jamais ses dents, il mord au sein cerise pour se nourrir non pas du laid du tripot page, mais du Beau qui sèvre l’inutile par le respect de soi-même.

J’ai de la couleur de tous ces violons que la souffrance a mis à la gorge des chemins pierreux. J’ai les rubans des jupons relevés pour qu’aux grands-écarts des accordéons pour que le bouton de nacre verse sa larme. Des pores pleins des épices véhiculées par les embruns. J’ai naturellement les quatre saisons en cinq continents dans le jour qui naît pas fini de commencer.

Paysan, un ch’val laboureur dans l’échine, j’mourais debout sans tirer sur une laisse pour aboyer. M’aime si ça n’aura servi qu’à moi.

Niala-Loisobleu
4 Janvier 2016

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REFLETS D’ESTRANS 15 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Coup de Tabac / Etat des Lieux après Houle à Là


 

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REFLETS D’ESTRANS 15 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Coup de Tabac / Etat des Lieux après Houle à Là

 

Lourd et poisseux d’une autre angoisse que celle affichée par des propos dépourvus du simple respect humain, le quotidien fait battage de l’événement journalier, sans distinction de gravité comme d’intérêt au sens propre.Le scoop prime, on se fait faussement triste, compatissant, à grand renfort d’infos sur tous les médias. Chacun y va de sa larme….pendant que se déroulent en boucle les pires exactions, les pires abus, les plus  infâmes agissements sur l’espèce humaine sans que, mis à part des passages furtifs vite oubliés, personne ne lève la moindre manifestation collective.

Une femme, jeune, belle, éprise de liberté vient d’être exécutée pour avoir prônée la liberté d’expression…

Excuse-moi David Bowie, je n’ai pas le coeur à pleurer pour toi et j’t’aimais bien, en revanche je suis pas bien du tout de savoir qu’on te met, toi et des confrères, en avant à la place de Ruqia.

http://www.aufeminin.com/news-societe/ruqia-hassan-la-courageuse-journaliste-syrienne-executee-par-daesh-s1705018.html

Que le monde descende dans la rue, seul, sans ses Présidents

 

Niala-Loisobleu

12 Janvier 2016

 

REFLETS D’ESTRANS 15
2015
NIALA
Acrylique et Collage s/toile 46×38

http://www.niala-galerie.com/