LA TABLE A PIERRES A EAU


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LA TABLE A PIERRES A EAU

Roulant le chevalet sur la droite du tapis, je dresse

Une table à Pierres à Eau

L’eau roule

Dessein qui s’anime

Des hanches l’escalier-roulant-vertébral monte et descend les demies-sphères de l’assise

Les tréteaux du théâtre de tes jambes sont plantés

Je vais entrer en scène…

Niala-Loisobleu – 04/09/18

LE JARDIN AUX COULEURS REMISES


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LE JARDIN AUX COULEURS REMISES

 

L’anémone hors de saison pose des ailes de pigeons

le vent reprend ce qui encombre, laissant au vers ce qui dirige le neuf d’un espoir qui brille

dans  la peine germe ce qui ramène au bonheur

ne reprends rien du don de tes doigts et peins ton jardin de tout ce que la mer lui a promis…

Niala-Loisobleu 19 Juin 2018

JE DEPLACE L’AXE DE MA FENÊTRE


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JE DEPLACE L’AXE DE MA FENÊTRE

L’évanoui se dissout,

où mon regard va-t-il accrocher de quoi pouvoir tenir ?

Je vois haut, une autre altitude où quand le vent s’engouffre,  le son se met à crier allant sortir les forces supérieures du sommeil. La route ne sera plus droite, chaque virage tient la vue accrochée à lui pour s’en imprégner.

Tous les mots que la banalité à tissé autour du quotidien me tordent sur place d’une profonde douleur. Comment peut-on aimer à côté ?

Je veux sortir parmi les pierre au dévalé d’aiguilles de peint, sous le brûlant du vol de l’aigle qui perce la bêtise de son oeil. Vieillir en pays chevalier, allongé sur le ventre d’une liseuse. On ne tire plus les volets pour laisser une place au lit à la lune.

Niala-Loisobleu – 19 Mai 2018

FUT UNE CABANE


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FUT UNE CABANE

 

La mer n’a pas bouge

les nuages sont mobiles

un poisson nage

et vole

De haut il voit ce qui cabane là où plus rien de ce qui fut ne reste à faire,

à présent il faut à venir mains tenant…

Niala-Loisobleu – 18 Mai 2018

LES AMARRES LARGUEES


LA CABANE 2012 - RECOLLETS 004

LES AMARRES LARGUEES

Un soleil gris s’aurait voulu

qu’il n’aurait mieux su accompagner cette triste cérémonie

Faire la toilette du mort

que ce soit cabane

c’est peut-être plus charnel que des zozos se prenant pour des humains…

Niala-Loisobleu – 14 Mai 2018

NOUVELLE L’HUNE


NOUVELLE L’HUNE

Oh terre, terre !

m’écrie-je dans le porte-voix du trou dans la brume

Les vapeurs de couleur qui montent des abysses, ont le bon-pied des grands départs, carguez toute la voilure mes gabiers

on va franchir le tropique

et célébrer le rite de Neptune

Dauphins-pilotes faites remonter les roses jaunes du Capitaine du fond de sa demeure anglo-normandes, Petit-Frère prend la barre et cap au vers

Le sourire dans l’amphore et la cale au ventre plein d’espoir !

Niala-Loisobleu – 17/03/18

 

 

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S’AIMANT SON SEL


S’AIMANT SON SEL

Un bout de route, juste pour voir ailleurs. Mettre l’interro au rencart et le journal par dessus bord. Sans chaussettes se laisser faire par la plante des pieds, une médecine chinoise qui passe-muraille depuis des millénaires. Je me sens las. Besoin d’aller ailleurs.

Il y a tant de lieux qui bougent que s’enliser pâlit l’éclat de la couleur.

Oui, peindre pour retrouver du Fallet, du Tonton Georges, comme un bruit d’étang qui vient du large de la mer. S’aimant son sel. Les gens compliqués en ce moment sortent de chez eux pour rien, je rentre chez moi, peindre mon intérieur. L’amour comme si. L’amour comme ça. Sans tralala citrouille, sans se foutre la gueule  dans des maux inutiles. Dans du bleu il y a toujours une vérité qui pousse.

Niala-Loisobleu – 2 Août 2016

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