Les couleurs que l’oiseau porte dans ses vols ne sont pas de plumes en cage


Les couleurs que l’oiseau porte dans ses vols ne sont pas de plumes en cage

Jupiter le Grand Bénéfique voilà des mois qui m’a foutu en quarantaine, j’suis tricard du bonheur renvoyé, enfin celui qu’on doit trouver en équilibre sur l’autre plateau de sa balance par rapport à ce qu’on a mis du sien. Aujourd’hui bien que ce soit pas plus Dimanche qu’hier, le vent passe juste ses bruits de claquements sous les portes. La mauvaise alène, la celle qui coupe les signes normaux de la chaude présence, laisse juste les cuirs de ses erreurs grammaticales. Faut corriger la barre. Cappadoce ? Oui,  la transposition tire de la dérive. Sortir d’une opacité byzantine où le brouillard avale les repères, par la voie claire d’une cheminée des Fées c’est revenir à la base de mes débuts sur le pavé parisiens.

Quand j’ai senti que la peinture manquait de sa poussée pigmentaire naturelle je n’ai pu me cacher que le minerai ne décollait plus de la gangue. Le végétal qu’avait-il fait des talents naturels de l’Arbre à Médecine ? Quelle pâleur pour des primaires !

Les couleurs que l’oiseau porte dans ses vols ne sont pas de plumes en cage.

La métaphysique du vol contient des spécificités qui ne sont en rien comparables à une couleur passée comme la série exsangue « Les Feux de l’Amour » qu’on balance comme si l’éternité était de cette vie. A moins de considérer que l’amour est l’archétype du faux  il n’y a pas un baiser dedans (en dehors du gogo téléspectateur) qui soit vrai.

La Mémoire des Muses c’est pas mon histoire ancienne c’est mon journal de bord de chaque jour avenir avec ses maisons qui volent de luminaire en luminaire. Fleurs sauvages non porteuses de senteurs artificielles, mains tenant.Une générosité sans 49.3 au pied du lit.

Niala-Loisobleu – 11/05/16

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PARTOUT, ENTENDS- TU PAR TOUT MON AMOUR


PARTOUT, ENTENDS- TU PAR TOUT MON AMOUR

De cette nuit franchie tes bras me sont restés pleins des odeurs fortes qu’à ton corps quand il se met à ne vouloir qu’aimer et rien d’autre, puisque aimer est le Tout, qui ne s’encombre pas d’inutile.

Un cerne est un matin bleu des étoiles peints au nocturne de nos jardins sous la lune.
Ceux qui clament être des changeurs de monde ne sont que des allumeurs d’artifices mouillés, de marées sèches, de lunaisons sans fesses où asseoir la pensée positive, de prothèses sociales, de mauvais numéros de transformistes, de dogmes à bannir, qui ne savent absolument rien de la vertu première du sel .

Arguer d’amour en usant des extrêmes de l’illumination obscurantiste, relève uniquement de la démence à l’état pur.

Quelques fils de lin tissés aux poils du bois de mes pinceaux te serviront de cerfs-volants, je t’aime d’une écriture sans maux, je t’aime, d’un regain de vie trouvé au souffle de chaque baiser que tu s’aimes à la volée. je t’aime au nom de la Vie contre la mort qui crût pouvoir frapper dans la plus barbare tragédie.

Au matin du prochain autre jour,

à Elle, à Lui,

innocentes victimes des tyrans, je dis ô en couleurs:

« Partout où ils arracheront je replanterais »

Niala-Loisobleu

16 Novembre 2015

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CHAQUE MATIN D’UN TANT QUI REFAIT SA VITRINE 1


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CHAQUE MATIN D’UN TANT QUI REFAIT SA VITRINE

Chaque matin d’un tant qui refait sa vitrine, le changement d’ouverture se demande à quelle heure il pourrait se vouer l’essaim. Y a toujours les gros titres que le soutif a du mâle à maitriser. Ils font la hune, sans crier taire, vu le rôle d’est-ce-ta-fête qu’on leur a définitivement alloué. Et puis toi qui gonfle du bulbe, as-tu pensé à leur bonté naturelle, les gros ils ont une compassion pour le lecteur myope qui n’existe pas dans les alinéas des conditions d’assurances. Sont que pour des tournées d’inattention. Bien que mes doigts manifestent une émotion non rentrée devant les beaux nibards, là, mes mains con descendent à pas mettre à l’index. J’suis qu’un manuel – n’ayant rien à voir avec le Valls heurt de nôtre roi faits-néant- je me presse de préciser, vu la confusion générale du mot ment, qu’on lance comme une vérité sans appel.

Aujourd’hui c’est lessive si je reviens dans mon enfance. Après un Dimanche propre, chez moi on va pas à la messe, ma mère sort la putain de grosse lessiveuse et se la colle cul au feu, vache. Je me barre top content de retourner à l’école, tellement ça va puer le bouilli de sueur. Elle a mis des boules de bleu dans l’eau. Paraît que ça blanchit le linge. J’aime pas trop. Mon idée du bleu est noble. Elle est loin de vouloir boucher les yeux du contribuable. En aparté, fur et mesure que j’écris, je constate qu’en français énormément de mots commencent par con en première syllabe. Pas étonnant qu’on soit dans cette panade. Aparté, moi c’est le cas fait qui m’intéresse. J’chui pas de la race des causeux, des qui sont en toutes saisons atteints de gastro chronique du verbe. Comme disait Léo, vu que je suis de ceux qu’on jamais de papier sur eux, ça explique. L’herbe ça peut torcher sans que ça remonte polluer la canopée.

A deux mains, si vous l’voulez bien …

Niala-Loisobleu

9 Novembre 2015

Low Tide by Baden Bowen

https://www.youtube.com/watch?v=lAPkO_7kL3k

DEDICACE A VERS Ô


Tomasz Alen Kopera

DEDICACE A VERS Ô

Marchant à l’ambre de sa baleine, une ombrelle hésitait entre s’acheter une machine à bronzer et hâler tout simplement à la plage. On imagine pas ce qu’un objet peut se poser de questions, totalement inhibé par la certitude que l’homme est le seul objet de tourments de la nature. Quel égoïsme. Je me demande d’ailleurs ce qu’il serait possible de détacher de l’homme, sauf bien entendu son indifférence naturelle à ce qui n’est pas lui, ça va de soi. Alors pour sortir de l’impasse (et perd), avisant mon petit vélo, je saute sur la selle – fort heureusement qu’en bicyclette on monte pas à cru si l’on est pas rendu gai par une de ces ivresses un peu ouffes qui font perdre l’esprit de mots des rations- et décide de me faire l’ascension du pile Ah, chui-là m’aime qui sort des rémissions d’espoir, du tout au rêve et du prêt-à-porter de faire jusqu’au juré-craché. Ah, l’aventure me voici donc, abordant les dunes audieres avant d’épingler les cheveux de Marly en période de grands zoos. Un peu martron, l’abord d’ô de chez Nesles, plus du tout gironde, me plaça un clin entre deux montants discutables, genre qu’aurait pu foutre le feu si Halliday on ice avait pas eu un gala au profit de Mamour. Merde, on va pas se gratter les couilles à vouloir à tout prix une psy de sauvegarde, me souffla mon ange-gardien, allez ouste défourrailles bordel. Surtout que si t’aurais pensé trouver un génie attendant sagement que tu le sortes de la lampe à huile, j’te rappelle que les saints-sacrements c’est pas franchement porté sur l’avenir. Lueur. j’avise un gyrophare. Cordouan m’exclamais-je en reconnaissant que s’il est avéré qu’il est éteint, moi j’allume. On franchit la passe, les bancs de sables, les épaves et nous voici mon vélo et moi rendu Bonne Anse. On voit des seins partout. Des gros, des timides, des qui savent plus sur quelle plage y sont, des qui s’en foutent plein l’aréole, des plats, des rebondis, des fripons défripés, toutes essences fruitières représentées, puis des fesses-tivales pas du tout sceptiques que ça regonfle le biniou à recroire à l’Orient…Bingo, nous sommes arrivés chez les nudistes de la Côte Sauvage, on va pouvoir bronzer intègre graal !

Niala-Loisobleu

8 Novembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=dSRHSX2lHUk

COMMENT PUIS-JE ?


tumblr_ns1x0n5qtM1qzquyeo1_500_Art by Janus Miralles

COMMENT PUIS-JE ?

Comment puis-je

que mon bleu ne t’aime qui m’ose

au début J’ai rien d’mandé

pourtant de v’nir au monde c’était vouloir

garder le goût de l’ô

âme-néo-tic

J’suis qu’une feuille à écrire

aux nervures sans machine

à la main

Comment puis-je leur dire

vivez d’abord et na mourez

quelques immortelles entre les dents….

Niala-Loisobleu

28 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=ODG2dCwnr00

L’AUTRE PORTE


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L’AUTRE PORTE

Un autre son venu, depuis si longtemps attendu, surgit comme la pointe d’une respiration lointaine. C’est un murmure au lit de l’intime solitude qui casse la croûte pour donner naissance. Le silence tient ce qui précède entre ses mains, les jambes demandent l’aide des bras. Sur ce chemin aussi stable que la chute du premier âge. Me voici mu par la conclusion qui est là, en train d’ouvrir l’autre porte. Moi, qui les accompagne de ce regard vif, conscient, présent aux obsèques qui lèvent.Ma Fin gagnant son Existence, oui c’est ça, Le Bonheur d’avoir gagné la lutte sur l’Ombre. Quelle étrange et magnifique cérémonie, être plus vivant à son enterrement que l’inertie du monde qui s’inscrit en tout ce qui bouge autour de soi.

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L’enfant se passe la main dans la blancheur du poil, les arbres déclinent la vigueur par la voie initiatique où ils engagent leur sève. L’apparat s’est amati, le grand air livre la rue aux cordes vocales du pavé.

L’effondrement général du temps présent n’est plus là que dans son déroulement d’incapables tireurs de ficelles. Ils n’ont pas tué l’Homme, sans fleurs ni couronnes, sans pleureuses, sans déplacements de ministre, sans envolée de manches au Parlement, sans imposture de banderoles et trompettes de supporters déguisés en maquillages nationaux, la tripe sort et parle.

Elle dit, depuis tout ce si longtemps que nous nous connaissons, ce que que vous nous avez donné à devoir savoir par nous-mêmes, là sur les cimaises de ces Recollets, nous lisons le grand A de vérité de ce qui a été votre première intention. Les mots-peints ont portés l’espoir, ils nous tiennent en vie..

Le mur en s’effritant laisse l’amour libre. Je vois ma couleur à pleines mains dans des bras à venir, et j’en pleure comme si il n’y avait d’autre merci plus sincère à te donner  à Toi visiteur, membre d’une m’aime humanité que la mienne.

Niala-Loisobleu

24 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=Y4SWje-lbcU

LE CACHE NÉ



Dans les trous où tu te loges bien mieux que dans le plat d’une vie à deux, nous ne reculons devant rien pour oser l’absence en tout ce qu’elle a d’habitudes. Au questionnement auquel est plus ou moins soumis l’humain nous pourrions répondre à toutes questions du type : là où tu prends chaque jour ton pain j’ai l’odeur de ta mie présente, bien que n’ayant aucune idée du chemin qu’on doit prendre pour le boulanger. Il en va ainsi de gestes par milliers, le bruit du raclement de ta chaise lorsque tu te lèves, la voix du chien si t’en avais un, c.est possible après tout, comme ce qui face à toucher et qu’on ne voit jamais. La vie est un  multiple de recherche permanente du bonheur dont le plus grand nombre court ou trop vite ou ne pars jamais. À rire. Il faut. Tiens à ce propos je ne me tromperai pas de seins quand ta poitrine se laisse aller, alors que je pourrai ne pas t’entendre te rincer les dents. Un instant ouvrir le tiroir. Pour aérer le refoulé ça vaut une place de si né. Les gens s’étonnent à me voir. Je dois reconnaître que la fantaisie est une couleur qui fait peur au plus grand nombre. Je cherche pas. Pourtant ça marche tout seul. Et je ne dis rien. Le bavardage me priverait trop de l’observation. Mis sur le trottoir des sites sociaux, le sentiment humain n´est que du simili.Tiens de te sentir comment tout le fourniment du quotidien te cache, c’est plus proche du beau que de tout ce laid répandu .Et ce que personne ne saura jamais c’est ce que Toi t’es seule à me vivre toute entière dans mon cœur. Toi toute ma Poésie. Mon plus beau parcours d’amour.

Niala-Loisobleu

20 Octobre 2015


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ILE EST UNE FOI


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ILE EST UNE FOI

Ma foi île est -elle ?
Oui
Elle est île

Nom

Paupières épinglées d’aiguilles de peints

Parent à sol en survolant les pâquerettes
Ascendances du ciel pour le planeur de poitrine
Mèches de ta nuque levées à mon haleine
Les sauvages fleurs des champs de courses lointaines
Le rocher de ton enfance malmenée
La fenêtre givrée de tes départs polaires
Les plages de l’étendue arc-en-ciel de tes yeux
L’aventure de tes inquiétudes soudaines
L’écume de tes pêches nocturnes
La selle de mes découvertes équestres

La piste sableuse de mon zinc à Ulysse
Mes moutons bel an d’écume au pré salé de la naissance du monde
Mon dessein
Mon utopie
Ma cabane
Mon port
L’estuaire de tes membres écartelés ouvert sur le large
Le voyage au creux de tes secrets enfouis
Tu es île dans la constellation de notre ciel
Silence de la beauté
Aux oreilles écho de la symphonie d’un nouveau monde
Ma foi île est toi
Elle est toit
Ile est une foi
Le cerf-volant qui m’élève dans la nacelle de tes seins

Avec assez de folie avancée pour arraisonner le doute de l’âge de mauvaise raison

Ne retenant de l’automne que le contenu du prochain printemps qui fera table-rase du tant perdu

Il est une foi
Le chant du soleil et le crépitement de toi sur mes paupières
Les feuilles de tes bras sur ma peau
Tes perles de pluie allongées sur mes jardins
Tes vents du sud sur mes délires embarqués
Tes embruns accroupis sur mes lèvres
Tes tempêtes en mes reins furieux
Tes navires en mes forêts de chantier naval
Il est une foi
Sur tes côtes herbeuses
Tes fontaines pour breuvage
Tes écorces pour vêtements
Tes sables pâles et fins moulés de mes empreintes
Il est une foi

l’Ile aux mille fragrances

Issue des naufrages pestilentiels
De nos ciels habillés d’envols d’oies sauvages
Il est une foi

nos jungles hostiles
Et nos félines cruautés
L’ouragan de nos crinières mêlées
Le tonnerre de nos bouches
La soif de nos regards intérieurs

Et rien qui ne vaille d’en repousser la bataille

Niala-Loisobleu

13 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=JAv8UPSKF7g

ET TU TE RECONNAÎTRAS


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ET TU TE RECONNAÎTRAS

Sans jamais devoir étiqueter tes composants

quand bien m’aime tu fus en surcharge de sots d’hiommes

génération des cadences oblige

au rire de tes seins déployés

libérée des mâles façons de vouloir dépasser les quarantièmes rugissants

simplement femme

qui veut l’être et le rester

tu te reconnaîtras

sans que je donne le nombre de points de rousses heures

que nous avons fait flamber en ta cheminée

Sans jamais dire le grade de la pierre à franchir

l’usage du bon outil nécessaire à se polir

le tablier de sa peur

d’eau, d’air et de feu

tu testes amanteras l’épreuve philosophique

un peu de sel beaucoup de soufre

et personne pour te tenir la chandelle

juste Toi

à devoir te connaître

Au bord de nous

rien de derrière ne bouche de vent

la traversée ne prend les rides que du temps inutile

Mains tenant

les yeux fermés

ton ventre me porte

sans judas contrôleur d’entrée

Du monde qui s’effrite nous aurons étayé

en nous transvasant l’ô jusqu’à l’estuaire

pour appareiller l’amour au large sans dire de non

Niala-Loisobleu

10 Octobre 2015

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