Flop


 

Flop

 » La musique n’est rien si l’audience est sourde » 

Walter Lippmann 

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Dans l’injure vers de gris

la maladresse déplacée

d’un coup ternit la lumière étalée tout au long du jour

Trop tard

le petit garçon tiré du jardin des fous

se retrouva dans le cabinet noir des grands

Acte conscient ou inconscient ?

Ne demandez pas à un enfant d’apprendre à jouer pervers.

Niala-Loisobleu – 15 Août 2016

Mon Héros Scope de ce 13 d’Août que j’suis ce jour


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Mon Héros Scope

de ce 13 d’Août que j’suis ce jour

Vous êtes spontanément généreuse, mais du coup, vous avez parfois l’impression de vous faire avoir. Il est vrai que certaines personnes n’hésitent pas à abuser de vos largesses et ne savent pas doser leur demande. Vous avez pourtant un atout majeur dont vous ne vous servez pas assez, c’est votre flair. Vos intuitions et vos instincts sont d’excellents guides si vous savez y être attentive. N’hésitez donc pas à suivre votre première impression, qui est souvent la bonne !

Merde serais-tu passé cage aux folles ?

Te v’là au féminin

Non, Bouffi, comme dab t’as rien compris.

Moi j’ai toujours été Androgyne et je m’en flatte

pour mieux comprendre les deux genres. Pour le flair ça me l’affûte.

Pas superstitieux non plus le fait que la prédiction citée en haut soit pour un 13 me fout pas le traczir. Je passe sous les échelles sans tourner la tête.

Mon grand-père a été chui là qui m’a mis en garde contre les abus naturels des hommes. Tout petit, il m’a dit, tu auras des problèmes, tu donnes d’abord, sans te faire de réserves. Surtout ne change pas. Ouvres ton nez en grand pour repérer le profiteur qui va t’abuser. Pour repérer le fond de la nature humaine t’es super doué mon P’tit-Gars !

Je l’ai toujours dans mon présent mon René. Avec Marthe. Tous les deux ils m’ont donné l’innocence qui n’a pas pris une ride après un sacré bout de route. Je roulotte toujours, le coeur sur la main, passant au milieu d’une pourriture qui ne départira jamais. Oh des je t’aime j’en trouve plus qu’il n’y a de pétales à une marguerite. Les coups dans la gueule que les menteries me donnent ça me fait si mal que je le tairais. Je tiens à ne pas ternir mon bleu.

La vie monte ses murs, moi je fais des trous dans le plafond pour m’envoler. Que l’haleine des fleurs me tricote des arias si le choeur couac de sécheresse. J’tiens debout comme je suis et suis pas une béquille à paumés, encore moins un jouet..

Niala-Loisobleu – 13 Août 2016

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Combien sont-ils à tendre l’oreille en coupe de mains, vain espoir qu’ils se sont plantés au coeur ?


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Combien sont-ils à tendre l’oreille en coupe de mains, vain espoir qu’ils se sont plantés au coeur ?

Le bruit de l’horreur monte en flèche. L’emballage en papier métallisé, bolduc de circonstances, décline ses promesses. Le Président se gargarise. Quelle aubaine que l’obscurantisme pour se relancer en campagne après un mandat de nul. Néron lui aussi est en vacances sur la côte d’azur. Que ça flambe. Hollande va retrouver l’incendiaire, je le promets qu’il a dit le ouistiti !

Viens dans mon humilité il y a un grand bain limpide. Plus bleu qu’un lagon. Plus banc d’amoureux que banc de sable conduisant au naufrage. Juste un simple tabouret celui de mes genoux pour t’asseoir mon Coeur. Le frémissement d’ailes des deux pigeons de ta poitrine au derme d’une randonnée à la mienne.

Nous avons laissé les automobiles aux impasses. Quand tu marches sur l’herbe des landes, que je vois comme tes seins balancent, j’entends venir les abeilles pour tirer le nectar. Gelée royale. Au plus large de l’estuaire de ton ventre ouvert j’embarque pour l’odyssée.

Nous rêvons bien sûr. Preuve que notre Amour est totalement lucide. Les conditions difficiles qu’il entraîne ne nous sont imposées par personne. Choisir un amour marginal c’est refuser un amour de comédie du quotidien. La souffrance est naturelle au bonheur. Ce qui est anormal c’est quand il n’y a que de la douleur et pas de bonheur.

On a peut-être pas les sous mais on a le dessus.

Les prisons les plus pleines, je ne crois pas que ce soient celles des condamnés par les tribunaux. Je pense que ce sont d’abord celles des gens libres qui se volent leur vie.

Niala-Loisobleu – 12/08/16

 

Anna Kapustenko 56

GLORIEUSE NUDITE


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GLORIEUSE NUDITE

Quelques cris plus loin

Les arbres du parc gardent aux troncs

Les coeurs gravés dans la pierre

Des rires les ont martelés au burin

A grands coups de je t’aime

Les pleurs les ont transfusés

Aux déchirures de la raison

Du socle de la rue de Varenne

Je t’entends hurler

Camille

Hurler dans l’écoute du silence

qui, largement, dépasse les limites du cloisonné d’un musée de cire cacheté sous le sceau des lâchetés coutumières. Pathétique opéra-soap. Grand bain pour la Diva. Paroxisme de la comédie humaine. Un rat tatouille d’un couloir à l’autre. A la louche, remontent d’écoeurantes odeurs de cuisine des latrines-évêchés, au premier croissant du pétrin qui mue et z’in son obscure menace.

Retourne au bord de ta marée Loiso. Tant qu’il y aura de l’eau ton coeur fera surface. Tire de la coquille de quoi remettre assez de pigment au mortier. Tu n’as pas tout consommé de ta faculté créative. Nous n’avons d’autre besoin que celui de la simplicité de l’authentique. Rien à espérer du clinquant. Plus nus dans le champ de ruines, nous ferons encore cet Autre enfant constructeur de l’Amour. Sans rougir d’être naïfs pour croire qu’en vertu de la force de vivre l’Univers éteindra le barbare entre ses doigts.

Niala-Loisobleu – 30 Juillet 2016

 

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L’Oeil à perte de Vue


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L’Oeil à perte de Vue

Au sommeil naturel, pris entre nuit et jour, se joint ce nouvel endormissement qui croît à vue d’oeil au fil des mois. J’ouvre grand la porte sur le jardin. Mis à part les fleurs bleues en lisière, rien ne m’apparaît net. Les impressions qui ne font que s’installer grandissent dans toutes les directions. Egarées comme un point d’interrogation en proie à une perte de conscience. Si j’ôte mes illusions que reste-t-il de cet amour monologue ? Je sais Nil. Et ça n’a rien à voir avec je sénile. Au départ du Soudan, la source ne baisse pas les bras. Les crocodiles des cataractes s’y cassent les dents depuis la nuit des temps. Pharaon garde le soleil sur l’assise de ses vallées où Reines et Rois se tiennent par la main d’un hiéroglyphe qui ne se dément pas. Dans le monde d’en bas on a bien raison de soutenir que l’amour ne tient pas plus loin que le bout de son né.
J’ouvre la poitrine pour laisser ton l’oeil entrer. Horus colle-toi s’il-te-plait au milieu du front de mon torse, suffisamment décalé rive-gauche. Je réglerai mon coeur au tien à la m’aime alluvion.

Tu sais
je n’avais pas été
en corps
séparé de ma mer
que je bus la première tasse
d’une comédie humaine

accrochée au  cordon de détresse

Sur les tapis-volants où partent les fumées indiennes ?

Niala-Loisobleu – 20/07/16

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J’Passe pour une Caravane


 

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J’Passe pour une Caravane

Comme le boyau d’un test 1 qui n’en finit pas de poser la question qui tue, tu m’fais voir l’couloir de l’amor. Aujourd’hui on solde. Les zamours en carton pâte viennent faire la rosace à la corps niche. Ouah gare au vide t’es précipice. T’as vu comme c’est, un ange qui passe – que sa vacherie à lui – sous silence. A la courte paille y a des  oeil qui poutrent un max. Marre de passer pour une caravane qui transporte rien pour soie. Tout pour tousse mon P’tit-Gars et mouche-toi dans mes en vie quand je r’fais surface. Un honneur que t’offre mon coeur à trinquer pour finir la bouteille un seoir où j’suis en manque…

 Je passe pour une caravane
Pour un chien qui n’en démord pas
Le labyrinthe
Conduit l’homme mobile
A des étreintes
Loin du réconfort

Je passe de sas en sas
Et mes visites s’espacent
Des ombres s’échinent
A me chercher des noises

Le plus clair de mon temps
Dans ma chambre noire
De l’étuve au blizzard
Des coups de latte
Un baiser
Des coups de latte
Un baiser
Des coups de latte
Un baiser

Je passe sous silence mes avatars
Je passe sur tes frasques
M’obnubiler ? Pourquoi ?
Pour un vasistas
Loin du réconfort

Je passe de sas en sas
Et mes visites s’espacent
Mes élans me courent et m’entraînent
Vers d’autres riveraines
Vers la grande inconnue
Loin du réconfort

Je passe de sas en sas
Et tes visites s’espacent
Des ombres s’échinent
A me chercher des noises

Le plus clair de mon temps
Dans ma chambre noire
De l’étuve au blizzard
Des coups de latte
Un baiser
Des coups de latte
Un baiser

Alain Bashung

Comme La chanson de Prévert j’ai plus souffert la chute des feuilles aux branches que je croyais vertes. Des fois, la pire c’est la mauvaise comme dit Ictère. Un homme ça pleure aussi. Elle est trop belle la vie pour ne l’ouvrir qu’à ce qui l’enlaidit. J’ai pas fini, le bout du chemin s’éloigne, j’choisis d’être encor sur la ligne de départ et pas celui de la mort. Un baiser. Debout la mer monte, j’embarque à d’air, l’amer épave au cimetière marre hein. J’passe pour une caravane et j’abois.

Niala-Loisobleu – 16/06/16

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CAMBALACHE


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CAMBALACHE

 

L’où y es-tu ?

Au vide creux nié

les vitrines zonent

l’amer roule ses gars laids, entre aide et générosité  quel est le plus déductible d’un pot ?

Je ratisse l’écume pour bourrer ma pipe

sans vouloir venir aux rives dans l’amer t’hume

Il ne manque pourtant pas de fanes à la carotte du sentiment

Si tu te fais une rencontre avec tes hiers, vois si c’est lavable en machine ou mieux à deux mains d’masseur dans la culotte d’un zouave en période de crue. Un foutoir à caresser dans dans le sens de la peluche.

Mystère Lapin a son chat peau bien en main mon Canard

Mais moi

qui suis-je autre chose que le con que je façonne

 au grand brique-à-braque de fausses églises ?

Les quat’-saisons sont sorties de leur réserve, il pleut été comme hiver et fait froid dans l’do, printemps comme automne. Bordel de la tendresse, qu’on nous remette un tango dans le brasero des cuisses de la chanson des rues. Marrons chauds – non c’est la frite qu’je préfère, avec la moule à nue sans moucharabieh pour le dispositif de ventile action

Beurque ah

Le jour ça se met à la voile sans cacher le  visage pour laisser appareiller l’air et les paroles du sentiment prononcés des yeux. C’est quoi la foi: un île était ? Je refuse de croire que c’est à la va peur des deux mains qui déchantent qu’on avance

La cause d’un coup tôt en planque à l’entrée du jardin ou l’arrivée brutale de violentes rafales un soir qui se voulait gay n’est pas recevable

Rock-attitude

troc Madoura

le rêve s’effrite à Vallauris

Rien à vendre en corps à donner

j’aime les seins oints et leurs Puces

 l’absence d’indifférence suréquipée en arrivée massive pour promo

Les beaux yeux des promesses politiques qu’une campagne pousse en vils, ça fait pantalon Garance un triste matin de sortie de tranchée d’assaut à Verdun

le canal St-Martin où c’est y qu’il a foutu l’hôte, tel du Nord du berger qui guide ?

Niala-Loisobleu – 15/06/16

Titre d’un des plus célèbres tangos des années 40, dont l’auteur est Enrique Santos Discépolo, le mot Cambalache désigne aussi en espagnol l’échange, le troc, la boutique du brocanteur, le méli-mélo et le bric-à-brac….