REFLETS D’ESTRANS 17 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Après Tempête / Levé de Soleil


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REFLETS D’ESTRANS 17 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Après Tempête / Levé de Soleil

« Aimer, c’est trembler pour –
Ce que m’a dit la feuille penchée sur la dernière fleur –
Tandis qu’un signe ardent
Faisait le siège des racines… »
Claude Braun
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REFLETS D’ESTRANS 17

2015
NIALA
Acrylique et Collage s/toile 65×54
Adresse de mon site officiel : http://www.niala-galeries.com/

REFLETS D’ESTRANS 12 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Algues Longs cheveux Flottants / Le Serpent qui danse


REFLETS D’ESTRANS 12 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Algues Longs cheveux Flottants / Le Serpent qui danse

MUE

Des eaux retirées

voici que la roche

ôcre sanguine

tend sa mue au soleil

A peine a t-on entendu sonner l’écaille

que les rouilles

ont enfilées le bleu sorti de la nasse

Niala-Loisobleu

9 Janvier 2016

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Le serpent qui danse

Que j’aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau !

Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s’éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.

Tes yeux, où rien ne se révèle
De doux ni d’amer,
Sont deux bijoux froids où se mêle
L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d’abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d’un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d’enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s’allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l’eau.

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l’eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de Bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon coeur !

Charles Baudelaire

(Les fleurs du mal)

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REFLETS D’ESTRANS 12
2015
NIALA
Acrylique et collage s/toile 61×50

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REFLETS D’ESTRANS 5 / Le Grand A d’Amour mis à flot /


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REFLETS D’ESTRANS 5 / Le Grand A d’Amour mis à flot /Sonia Delaunay et Blaise Cendrars / Formes chromatiques de la Poésie

« J’annonçais la ruine de la haute-couture

je disais que la seule chose intéressante

c’était le prêt-à-porter »

Sonia Delaunay

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Quel fil !

Sonia-Ariane mine au tord

ondule

arc-en-ciel

quelques sleepings plus loin

jusqu’au Blaise

J’en pêche au retiré de la mer

des trésors de la prose du Transsibérien

Niala-Loisobleu

2 Janvier 2016

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REFLETS D’ESTRANS 5
2015
NIALA
Acrylique et collages s/toile 65×54

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LA GRAND CONCHE


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LA GRAND CONCHE

Je me sens né à chaque instant

à l’éternelle nouveauté du Monde…

[…]

Le Monde ne s’est pas fait pour que nous pensions à lui

(penser c’est avoir mal aux yeux)

mais pour que nous le regardions avec un sentiment d’accord…

Fernando Pessoa

(Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes, trad. Armand Guibert, p.40, nrf Poésie/Gallimard)

Vois comme un arrêt sur image ça met en voyage. Je n’irais pas cueillir de gui plus de lustre où l’accrocher. Quand nous dansions aux tombées des ans, cocagne tendait son mât, jusqu’au petit matin le branle hennissait du sabot. Des rubans aux cannes on embrassait la Mère avant d’aller s’en tailler un autre d’une cayenne à l’autre. Compagnon, y es-tu ? A croire que le cours de la vie a remis les portes basses à jour.L’humilité fait défaut. On ne fait plus qu’utiliser le mot à toutes les sauces. Mascarades, pour trouver l’embarcadère faut creuser un puits, sans garantie que la vérité y sera pas tarie.

Laisse-moi ventiler ces odeurs de graillou, goûtes mon poisson à laisse cabêche, il est cru sur parole. Suis au carré du matin au soir. Dis-moi, t’aurai-je un jour menti de la bouche en cessant de ne m’adresser à Toi qu’avec les doigts ? T’aurais-je laissée boutonnée, zippée comme une trappiste sans jamais descendre à la mine ? Hein et aux foins, t’ai-je jamais dit à partir de main tenant on épile ? Comme si faux-cul j’aurais pu me convertir aux faux-seins….Ah label église, y a de quoi voir rouge.

J’suis l’pirate de Vallières. Ce matin-là où, quittant mon Paname, je mis sac à terre à St-Georges de Didonne, je renouais avec mon début dans la navigation sous pavillon noir. Un bail, mon Amiral.

Tu vois c’est quand j’ai senti ton souffle au travers des boutons de ta nuisette, que mon pyjama avait du quelque temps avant, se lier d’amitié avec la chaise. A te voir ainsi, comme une figure de proue, ça m’a mis l’étrave cap à peindre. Une nouvelle histoire de mots chauds à te servir au lit mon Amour. T’inquiètes, le grand bruit que tu viens d’entendre c’est le quotidien et sa gueule de raie que je viens de pousser dans l’escalier. On va y voir clair en courant sur la grand conche !

 

Niala-Loisobleu

27 Décembre 2015

 

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