Bruits de Bidet


 

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Bruits de Bidet

Tirant un trait sans règle, j’ai carrelé la page blanche de mon chant opératoire, le coquelicot dans la marge et le bleuet en tête de chapitre, j’en conclus que mon cheval laboure mieux que le chef de gare. La SNCF rencontre un vrai problème d’abstinence. Mais pour sa dame reste le troisième home. Rien n’est jamais cithare pour qui se lève t’ô. Au train où nous z’hâlons c’est pas demain qu’on s’ra arrivés quelque part.. Hétre ou ne pas hêtre c’est Dubois mort qui fantasme sur son identité. La transe sexualité reste le problème du féminisme. Ou le genre unique des mâles baisés. Le mariage pour tousse peut-il remplacer le vaccin anti-grippe de l’Autre ? Grande question. La poubelle girl du Lido, peut-elle évacuer la montée des zoos de la lagouine ? Comme dit Marie ma p’tite-fille, j’aime mieux laver ma ria que son aber à scion. Le polichinelle est toujours à l’affût du tiroir. Merde c’est que des questions, de vivre. En réalité, ce qu’on peut entendre comme conneries en une seule journée trouble l’immaculée conception.

Niala-Loisobleu – 29 Septembre 2017

Après quoi le déluge ne reviendrait pas devant, si…


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Après quoi le déluge ne reviendrait pas devant, si…

L’encre humide perle au bout des cils de la plume éperdue. Elle gratte aux cordes, funambule, franchira-t-elle la page? Quelque estompe est passée sur l’aspérité du derme que la liaison connectait. Entre le négatif et le tirage, le ressenti de l’image est devenu identique.

Des roux sillons au sépia, il n’y a qu’un pas qui seiche à la sortie du refuge où le pigment animal semait. Grasse, la lèvre lippue de la glèbe s’offre au soc par consentement araire mutuel. Que déjà les oiseaux sortent des branches la grande nappe immaculée. Tandis que les feuilles en mettant le couvert, isoleraient l’autel en suivant un rite toujours initiatique.

L’instant d’amour ne se répète pas, il se poursuit par renouveau s’il ne meurt sacrifié dans une messe noire.

Appelez-le comme vous voudrez, fougue, fontaine, chemin, escalade, plongée, vol-au-vent, éclosion, séisme, éruption, passage de l’équateur, germinale, verdeur, pulpe, suc, sève….et tout ce que désirerez rajouter, c’est toujours par un synonyme de vie que son nom se prononce.

Derrière l’orée les éclats du miroir font jaillir les rivières. Après quoi, la mèche sort du front, son huile essence ciel battant aux tempes, sans que rien ne disparaisse dans le noir. La chaise où il laissait hâler le côtelé de son velours, la table où elle mettait ses fruits sur la langue, demeurent au papier peint des gestes. L’escalier marche, la pendule est enlisée, ses aiguilles emmêlées dans la mauvaise foi  de ses dires.l’odeur du drap enlace le cou, le mouvement des doigts pianote, le silence parle comme jamais.

Chaque jour sorti du labyrinthe est une date différente de l’autre. Mais à l’expresse condition de ne pas reproduire encore et encore les mêmes erreurs en se rabibochant sur l’oreiller avec le Minotaure.

Avec ses pierres à écrire, la marée monte à la lune, porter son sel. Entre les dents des râteaux passent les chemins qu’on a mordu avec et sans la poussière. Toutes les couleurs du pavois en se jetant à l’ô, gonflent les roulis du bal pour que l’accordéon empêche le violon de pleurer si ce n’est d’émotion.

Après quoi: l’Eternelle Victoire du Recommencement au tarif en vigueur.

Après quoi

La peinture remontera fraîche et pimpante, laissant ses écailles au fripier des gémissants. Que l’amer reprendra en se retirant…

Niala-Loisobleu – 25/03/16

 

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