CHAQUE MATIN D’UN TANT QUI REFAIT SA VITRINE 1


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CHAQUE MATIN D’UN TANT QUI REFAIT SA VITRINE

Chaque matin d’un tant qui refait sa vitrine, le changement d’ouverture se demande à quelle heure il pourrait se vouer l’essaim. Y a toujours les gros titres que le soutif a du mâle à maitriser. Ils font la hune, sans crier taire, vu le rôle d’est-ce-ta-fête qu’on leur a définitivement alloué. Et puis toi qui gonfle du bulbe, as-tu pensé à leur bonté naturelle, les gros ils ont une compassion pour le lecteur myope qui n’existe pas dans les alinéas des conditions d’assurances. Sont que pour des tournées d’inattention. Bien que mes doigts manifestent une émotion non rentrée devant les beaux nibards, là, mes mains con descendent à pas mettre à l’index. J’suis qu’un manuel – n’ayant rien à voir avec le Valls heurt de nôtre roi faits-néant- je me presse de préciser, vu la confusion générale du mot ment, qu’on lance comme une vérité sans appel.

Aujourd’hui c’est lessive si je reviens dans mon enfance. Après un Dimanche propre, chez moi on va pas à la messe, ma mère sort la putain de grosse lessiveuse et se la colle cul au feu, vache. Je me barre top content de retourner à l’école, tellement ça va puer le bouilli de sueur. Elle a mis des boules de bleu dans l’eau. Paraît que ça blanchit le linge. J’aime pas trop. Mon idée du bleu est noble. Elle est loin de vouloir boucher les yeux du contribuable. En aparté, fur et mesure que j’écris, je constate qu’en français énormément de mots commencent par con en première syllabe. Pas étonnant qu’on soit dans cette panade. Aparté, moi c’est le cas fait qui m’intéresse. J’chui pas de la race des causeux, des qui sont en toutes saisons atteints de gastro chronique du verbe. Comme disait Léo, vu que je suis de ceux qu’on jamais de papier sur eux, ça explique. L’herbe ça peut torcher sans que ça remonte polluer la canopée.

A deux mains, si vous l’voulez bien …

Niala-Loisobleu

9 Novembre 2015

Low Tide by Baden Bowen

https://www.youtube.com/watch?v=lAPkO_7kL3k

L’ATOUT SEINS


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L’ATOUT SEINS

Mon Mémoire, sur le bord de la fenêtre, a pris l’eau des pluies aquarelles. Lavis s’estompe, à l’acide des eaux-fortes. Je soliloque aux éraflures du burin qui incise le métal son mécanique d’un jour fade.
Les épiciers sont autorisés à diffuser les antidépresseurs pour équilibrer la pression des barreaux maîtres. Mer, cure de montagne, à la campagne, les airs paissent à 3000 m au-dessus de l’amer. Vive les petites en glaises, on va remodeler le profil de l’Eve nouvelle, à l’herminette. Non salope je parle pas de l’ère minette d’où t’issuce. Le sot de l’ange perce le mur du con, mais sans que rien n’y paraisse. On lui a certifié qu’il avait été reçu avec mention. Au moins voilà trois bangs d’honneur à la gloire du navet, qu’on ne vienne plus me raconter les difficultés des parents des lèvres, il n’y a pas qu’Angelina qui soit jolie bien que moche de pare tout, malgré le beau Tox, à qui elle a refilé un priapisme chronique, en lieu et place d’anti-rides.
Ce qui me désole c’est de penser que ceux qui m’abusent, n’imaginent même pas que je le sais, quel temps gâché a raconter n’importe quoi, quand ça leur chante.Fais-toi mal et sois moche, c’est ton lot.
Allez j’me tire, la cabane est de nature à nettoyer le mauvais tant. Même que quand je la ferme elle m’ouvre, faut dire qu’avec elle la mer n’a rien d’acide, ce n’est qu’un go élan qui pêche à la lune.

Vive l’atout seins.

Niala-Loisobleu
1er Novembre 2015

fantasy..........P

https://www.youtube.com/watch?v=CrtxDNNc5Uw

LES YEUX HORS MONDE


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LES YEUX HORS MONDE

Je veux crever ce regard fourbe qui coasse aux aubes prétendues. Tenir du sang chaud aux doigts de l’enfant pour lui montrer l’endroit où le rictus se fabrique. A vouloir ramper dans les longs couloirs des taupinières que ceux qui brandissent des panneaux revendicateurs, apprennent d’abord à voir clair. On a toujours ce et ceux qu’on mérite. Le choix existe, la fatalité est un miroir aux alouettes.

A l’instant présent un passé d’avant-hier me remonte en nausée.

CELLE DES YEUX OUVERTS

la vie joue dans le jardin
avec l’être que je ne fus jamais

et je suis là

danse pensée
sur la corde de mon sourire

et tous disent ça s’est passé et se passe

ça va passer
ça va passer
mon cœur
ouvre la fenêtre

vie
je suis là

ma vie
mon sang seul et transi
percute contre le monde

mais je veux me savoir vivante
mais je ne veux pas parler
de la mort
ni de ses mains étranges.

Alejandra Pizarnik

(Œuvre poétique © Actes Sud 2005, La dernière innocence (1956)

Le couvercle de mes crayons
envolé en couleurs
les maisons se sont embrassées bouche à bouche
entre les dents des horizons suspendus
des figues pleins les doigts

Un aloès en bât d’un âne
montait fort le violet des chardons

La musique s’est libérée des cordes
au frappé des mains de tous les coups de reins
la terre restituait les morts à la vie
ses dents jaunes porteuses d’e.mails

Les temps bourrent

sabre au clair

Niala-Loisobleu
5 Septembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=QPPbIY9eqpA

CHAT CRAINT D’AMOUR


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CHAT CRAINT D’AMOUR

Dehors, pas plus que dedans, impossible de me rappeler quel endroit c’était. Soudain tout se met à tourner sur lui-même. Grand trou noir. En cherchant bien dans les fumées des doutes qui se sont baladés, des morceaux de bouchons passent en flottant. Quel désordre. Voilà le résultat de mois restés dans l’ignorance la plus complète. Qu’est-ce que , mais, oui peut-être, hein, ah, non, que répondre quand le trouble se glisse dans l’acte comme dans le psychique, hein ?

Toute la nuit sur le pont. J’ai arraché mes yeux au brouillard. Du délire, quais de gares, pontons, pris dans les tourbillons…

Elles étaient plusieurs. Une haleine d’accordéon rance traînant sur les chaises renversées. Montrant sous leurs nappes la réserve que les hommes de l’amer chargent en cales avant d’appareiller pour le monologue qui disserte sur le ciel vu dans l’eau, d’un bout à l’autre de l’horizon.

Le jaune de la lumière, ne tenait qu’à peine sur ses jambes. L’épaisseur de la fumée quand ça nicotine l’ambiance un max, tu ne reconnais plus  les mandolines des violons. Que cafard.. D’horribles visages ricanent. Du bitume descend sur les rosières, t’es con à un point pas possible. Il y aurait eu des enfants se mêlant de défendre les grands…tout devient autre, bizarre.

La mer monte et descend.

Tatoués comme un déplacement de boeufs de western, des bras s’ouvraient jusque dans le dos de la poitrine pour étaler des souvenirs de tôles pris aux escales des mers caraïbes. Batailles de coqs, fumeries, mineur(es) bradés par la famille, nauséeuses randonnées, bar à putes, coups de poings, couteaux, coupé on va plus loin. Une forme dont le sexe ne pouvait plus faire que l’objet de paris pour donner son genre, gérait l’instrument à musique du tiroir-caisse. Glauque sans que rien n’y manque. Dans le coin où la piste retenait les épaves, des morceaux qui avaient perdu la boule, jetaient des éclats de rires gras intermittents en spectacle. Un chien sans poils léchait la sueur au pied des murs. Entre les cuisses ouvertes du balcon qui menait aux chambres. Dans une odeur de poudre à sexe qui venait des cuisines, quelques habitués se faisaient fouetter, attachés à une figure de proue qui n’avait plus de dents.

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À LA DÉSESPÉRADE

—Je ne désire plus que tu me sois ouvert,

Et que l’eau grelottant sous ta face profonde
Me parvienne joyeuse et douce, touffue et sombre, (Passagères serrées accourues sur mes lèvres
Où réussissent si complètement les larmes).
Puits de mémoire, ô cœur, en repli et luttant.


Laisse dormir ton ancre tout au fond de mon sable,

Sous l’ouragan de sel où ta tête domine,

Poète confondant, et sois heureux,

Car je m’attache encore à tes préparatifs de traversée !

René Char

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De chaque côté de la porte cochère un drap noir cache la poterne.

Au bout de la jetée, entre les paniers de crabes et les filets anti-sous-marins rien ne monte à la surface.

Le fond du ciel est d’une couleur de relâche,

Des tamaris se penchent à tomber, l’évent avec…

Un enfant prend le large

tout est sauvé !

Niala-Loisobleu

31 Août 2015

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