31 Janvier des millions d’ânées après


 original-21176-1446121947-3

31 Janvier des millions d’ânées après

 

 Matricule empoigné

image de dis-moi si tu trouves

aqua ça rime

la rivière à la configuration d’un grand et long marécage venu d’un autre monde

Puisses-tu seulement défaire du parcours cette collante odeur de brûlé

quand elle tombe en soleil  poisseux de la pomme de douche de la chambre

qu’on dirait du gaz

Si le monde a varié

puis s’est pendu au crochet du boucher jusque l’amor s’ensuive

c’est par l’attrait du public pour l’horreur dans tous ses états

l’essence ciel  s’est engagée dans les unités spéciales de la horde sauvage

Au Musée-Homme d’Histoire Naturelle la reconstitution d’un brachycératops a réussi

pour son premier déjeuner il a demandé l’humanité toute entière

 

Niala- Loisobleu – 31 Janvier 2018

PARTICULARITE PROPRE A LA GENERALITE


d2c0f1034b58c9d554e7b652fd6aa86d

PARTICULARITE PROPRE

A LA GENERALITE

Déjà quand ça prend l’eau de partout, si tu baignes dans un temps magnifique d’un prématuré printemps, tu te sens retenu de crier ta joie, averti quelque part que c’est trop beau pour y croire. Derrière tout ça, le loup a lancé son offensive de séduction de faim de petit-chaperon rouge et de mère-grand.

Il est milieu de l’après-midi, le soleil occupe chaque oiseau à chanter qu’il fait un Dimanche merveilleux. Tu penses cabane depuis quelques jours. Elle t’appelle, te veut, t’es à demi déjà en route pour y retourner.

Dring, dring, dring, fait le téléphone…

Un ami cher t’annonce le viol

Suit un gendarme

La cabane a subi des dommages avec effraction…

Les risettes se pétrifient. Ce beau a plus de merde en lui qu’un intestin naturel. Si on était pas dans un scénario de promesse électoraliste, peut-être que le maquillage printanier aurait resté dans l’armoire de toilette. Où il est devenu ton phare ?

J’ai mal de cette société qui ne respecte qu’un besoin de détruire. Elle a le mal plus fort que son mensonge et sa calomnie. Le seul acte auquel elle passe, c’est de mutiler ce qui est la joie de vivre la plus simple.

Niala-Loisobleu – 20 Février 2017

chateau-d-oleron_philippe-rio

 

 

N’ouvrez pas la fenêtre si elle n’est pas en trompe-l’oeil.


N’ouvrez pas la fenêtre si elle n’est pas en trompe-l’oeil.

En séparant les choses usuelles des listes de courses à faire on peut faire la grasse matinée. Dans la resserre les paumes flétriront dans leurs cagettes sans que le frigidaire déborde de produits à jeter. Les poubelles n’en peuvent plus. Manuel fera bac +5 avant d’avoir l’épaule en proie aux doux leurres. Mieux vaut un plumeau cul, une époussette modèle et quelques ballets roses dans le savoir-vivre que le projet que ça changera si on s’y colle. Le bon ménage est fait d’un con promis non tenu de venir à terme. Toute maison respire grâce à la bouteille d’oxygène de sa télé. On a mis les mauvaises odeurs sous scellés sans attendre l’heure fatale. Pour la couche d’ozone le poêle à ma zoute a été remplacé par une centrale nue clef air. T’appuie sur le bouton et le petit rossignol se tord le coucou. Vive les p’tites en glaise, dans le fond de la cuvette de l’évéché les vilaines pensées mises en cage dans les z’eaux bleues « absoutent » (celui-là le premier qui me dit que cette conjugaison ça n’existe pas aura une tapette) toute idée ringarde sur l’abstinence. Nôtre Père est dresseur au cirque Amarre-et-tais-toi-ta-gueule.

N’ouvrez pas la fenêtre si elle n’est pas en trompe-l’oeil.

Le risque de voir un Président vous dire que le risque zéro ça n’existe pas serait un comble.

En l’ayant aux manettes on le savait déjà.

Mon coeur tais-toi

Ce matin sur les galets

de Nice

j’ai du sable plein les yeux

J’ai trop mal à l’Amour

quand un enfant

devient le jouet d’un méchant camion blanc

Qu’un adulte soit immature ça s’explique

mais un gosse

ça croit vraiment à la lumière de joie

de vivre libre

des feux d’artifices

Niala-Loisobleu – 16 Juillet 2016

thought_earth_was_flat_version_3_by_oneoftheclan-da9rk91

Nice ta fête du citron tourne à la Cid…


205175

Nice ta fête du citron tourne à la Cid…

Un accordéon est tombé au bal d’honneur, les poumons perforés par un camion…

En ce jour de faites national le ô de mon drapeau saigne à en tomber en berne. Je laisse aux baveux des médias l’expression des pleureuses. C’est pas mon truc les vains maux. Je garde juste ceux du roi faits-néants qui quelques heures au paravent déblatérait à tous propos, celui de la sécurité n’étant bien entendu point laissé de côté. De ses propos je retiens juste l’allusion à l’extrême-droite et ses dangers. Ben mon P’tit-Gars la petite-fille du borgne va pouvoir te répondre, tu lui ouvres un boulevard. Et là si, depuis longtemps, j’en ai les boules, je t’accuse à présent toi et le socialisme (enfin ce truc obsolète qui n’en porte que le nom) de nous renvoyer au barbare. On te doit et sans aucunes circonstances atténuantes l’entière responsabilité d’un retour annoncé au fascisme.

Imbu de toi-même au point d’avoir l’inconscience du ras-le-bol de tes chers compatriotes, ça relève de l’intervention psychiatrique  de toute urgence. C’est un retour au César par le néronisme que pourrait être 2017. Tu veux foutre le feu au pays ?

 

Percé jusques au fond du cœur
D’une atteinte imprévue aussi bien que mortelle,
Misérable vengeur d’une juste querelle,
Et malheureux objet d’une injuste rigueur,
Je demeure immobile, et mon âme abattue
Cède au coup qui me tue.
Si près de voir mon feu récompensé,
Ô Dieu, l’étrange peine !
En cet affront mon père est l’offensé,
Et l’offenseur le père de Chimène !

Que je sens de rudes combats !
Contre mon propre honneur mon amour s’intéresse :
Il faut venger un père, et perdre une maîtresse:
L’un m’anime le cœur, l’autre retient mon bras.
Réduit au triste choix ou de trahir ma flamme,
Ou de vivre en infâme,
Des deux côtés mon mal est infini.
Ô Dieu, l’étrange peine !
Faut-il laisser un affront impuni ?
Faut-il punir le père de Chimène ?

Père, maîtresse, honneur, amour,
Noble et dure contrainte, aimable tyrannie,
Tous mes plaisirs sont morts, ou ma gloire ternie.
L’un me rend malheureux, l’autre indigne du jour.
Cher et cruel espoir d’une âme généreuse,
Mais ensemble amoureuse,
Digne ennemi de mon plus grand bonheur,
Fer qui cause ma peine,
M’es-tu donné pour venger mon honneur ?
M’es-tu donné pour perdre ma Chimène ?

Il vaut mieux courir au trépas.
Je dois à ma maîtresse aussi bien qu’à mon père ;
J’attire en me vengeant sa haine et sa colère ;
J’attire ses mépris en ne me vengeant pas.
À mon plus doux espoir l’un me rend infidèle,
Et l’autre indigne d’elle.
Mon mal augmente à le voir guérir ;
Tout redouble ma peine.
Allons, mon âme ; et puisqu’il faut mourir,
Mourons du moins sans offenser Chimène.

Mourir sans tirer ma raison !
Rechercher un trépas si mortel à ma gloire !
Endurer que l’Espagne impute à ma mémoire
D’avoir mal soutenu l’honneur de ma maison !
Respecter un amour dont mon âme égarée
Voit la perte assurée !
N’écoutons plus ce penser suborneur,
Qui ne sert qu’à ma peine.
Allons, mon bras, sauvons du moins l’honneur,
Puisqu’après tout il faut perdre Chimène.

Oui, mon esprit s’était déçu.
Je dois tout à mon père avant qu’à ma maîtresse :
Que je meure au combat, ou meure de tristesse,
Je rendrai mon sang pur comme je l’ai reçu.
Je m’accuse déjà de trop de négligence :
Courons à la vengeance ;
Et tout honteux d’avoir tant balancé,
Ne soyons plus en peine,
Puisqu’aujourd’hui mon père est l’offensé,
Si l’offenseur est père de Chimène.

Corneille ‘ Les Stancesè Acte VI)

Nice ta fête du citron tourne à la Cid…baillons plus au Corneille

Niala-Loisobleu – 15 1uillet 2016

T’inquiètes c’est qu’une Valls…

cid-francis-huster

« Ce n’est pas la lumière qui m’a inspiré, c’est ce qu’elle éclaire » W.R.


 Ronis-amoureux-au-reverbere

« Ce n’est pas la lumière qui m’a inspiré, c’est ce qu’elle éclaire » W.R.

Je tousse d’étouffements nés d’appendices contaminés

Depuis  que – j’étais encore enfant par la taille – regardant la hauteur de l’arbre de vie m’apparut le danger de se couper la branche d’assise. Je me mouchais entre mes dois faire par réflexe d’auto-défense naturel

Agir, agir, agir au lieu du laissé-faire

Les rues pieuvres du chemin de profit rapprochèrent tant leurs façades qu’il devenait impossible de ne pas toucher l’embrouille du doigt. L’histoire dirigée par des dieux- prête-noms-divers se répétait comme une implacable prédestinée dramatique. Evidemment c’est bien sûr…quand le vrai patron reste toujours en retrait parce qu’il s’appelle Machiavel. Et que le troupeau des terriens passe toujours par le chemin que les plus mauvais ont tracé. Et nous y voilà plus que jamais, au bord du précipice. Tapi dans le moindre cagibi de la terre entière le monstre mafieux veut conquérir le monde par la terreur. Sommes-nous au 21° ou à l’époque des huns et des autres tartares en hordes sauvages ? Qu’allons-nous enfin pouvoir trouver pour stopper  la course à la destruction humaine ?

Une seule solution couper l’hydre de nos épaules responsables.

Ne plus se vouer au dépôt de larmes sur le trottoir du crime, ne plus se tourner vers un espoir de pacotille dès lors qu’il n’est fondé sur aucun acte, ne plus commémorer, ne plus s’en remettre aux dangereux tartuffes qui nous gouvernent, mettent en berne tout en honorant l’émir de la plus haute distinction honorifique nationale..il faut sortir nôtre existence des mains de joueurs vicieux et viciés. La vie n’est pas un jeu et l’amour n’est pas un sort de lumière noire.

Dédicace à Willy Ronis

Niala-Loisobleu – 23/03/16

Source: http://www.espritsnomades.com/artsplastiques/ronis/ronis.html

 

Vincent_5ans_1945

Quand ça était… avant Paris- Bruxelles…


Quand ça était…avant Paris- Bruxelles…

Jadis les arbres étaient des gens
comme nous.
Mais plus solides, plus heureux,
plus amoureux peut être.
Plus sages c’est tout. ~

Jacques Prévert

Photo de L'échappée Belle.
Photo L’Echappée Belle
Il nous reste les feuilles du printemps avenir
neuves du m’aime espoir
replanté
Unis comme un saule vouloir
qui pleure plus
la paix bleue de vie
Niala-Loisobleu
22/03/16