BRIBES (XX)


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BRIBES (XX)

Défaite d’empreinte la marque du passage

disparaissait doucement sous la montée des herbes en reconquête

le silence, ici chez lui, ne s’alarma point quand il sentit l’air remué d’ailes,  laissant le passage à la construction du nid après qu’elle en eut choisit la place

entre les tâches que la natte porte

chaleur d’un ouvrage au métier

parcelles d’un labour

fiente de bonheur

que l’araire du peintre émiette en suivant l’envolée de son imaginaire

Reste au show de l’atelier, les parfums de ta menthe et la fleur de ton arbre à soie mis aux brindilles du nid, bienvenue chez Toi…

Niala-Loisobleu – 05/12/18

BRIBES (IV)


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BRIBES (IV)

Courant qui se répercute

langue commune

au plus profond du nombril

Fut la grotte dans l’abominable denture du dinosaure et la flamme du dragon aux ailes d’un futur mont

que la mer au galop mettra en Normandie

prouvant l’inexistence du hasard

Mis à feu

vois l’arbre qui sort des menthes

à t’empoigner mille sabords dans sa bouche à feu

bien rangée dans l’enclos des yeux..

Niala-Loisobleu – 23 Novembre 2018

BRIBES


 

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BRIBES

Cubisme

jeu de construction

qu’un pinceau lèche

A la roue du vélo un rayon d’alimentation vient d’ouvrir

 

au sein de son oeil ce qui n’est qu’en paire jubile

 

teint fripon vole au vent

 

Niala-Loisobleu – 21/11/18

EN ATTENDANT QUE REVIENNE LE JOUR


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EN ATTENDANT QUE REVIENNE LE JOUR

 

Les doigts encore tremblants du jardin que les ongles ont fouillés, des iris jusqu’aux noyaux, la feuille frémit comme un claquement de langue, la table de ferme s’ouvre comme une fringale…

L’armoire normande grimpe aux chaumes,

les pommiers tournent en cabane, le pressoir c’est en bolée, nous itou…

 

N/L/03/11/18

ATELIER D’UN LUNDI


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ATELIER D’UN LUNDI

Un doigt de vent, tu te souviens comme ta poitrine déboutonnait les endroits cachés, pourtant le chemin tu l’avais emprunté pour avoir le droit d’y croire, pourtant la clairière que tu ne cessais de croire n’y était pas.

L’herbe fait vivre le sentiment de se donner au bonheur avec un arôme qui voyage. Les lointains y sont proches, l’encens brûle en cordes de balançoire auxquelles on ne peut rester étranger.

Le mouvant de l’eau aide à tenir souple.

Ta peau avec les traces que tu en laisses mue à me greffer, c’est vrai Nous c’est une brûlure au degré élevé à l’origine.

Au bord du chevalet suspendue l’envie d’être n’est plus la même. Au tapis le coin où tu poses, tape des deux poings assis en tailleur. Ces fleurs qui t’habillent sentent la femme qui sort du soleil trempée de rayons. Et toujours une cabane éventrée longe le bord de mer…

Niala-Loisobleu – 22/10/18

LA TABLE A PIERRES A EAU


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LA TABLE A PIERRES A EAU

Roulant le chevalet sur la droite du tapis, je dresse

Une table à Pierres à Eau

L’eau roule

Dessein qui s’anime

Des hanches l’escalier-roulant-vertébral monte et descend les demies-sphères de l’assise

Les tréteaux du théâtre de tes jambes sont plantés

Je vais entrer en scène…

Niala-Loisobleu – 04/09/18

Le bonheur, ça vient de là !


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Le bonheur, ça vient de là !

Le caillou s’agite dans le creux de la poche. Au beffroi de ta poitrine ça s’est mis d’un coup à carillonner. J’appuie ta tête contre la mienne, les fleurs de ton corps sage sortent sur le devant des portes, la période de la fraise je la guarriguette du sein droit au sein gauche puis recommence en sens inverse. On est dans l’atelier que le soleil baigne. Tu es assise parterre. Ton regard envoie à la toile le bruit de tes sabots, pourtant tu es calme, ta main comme jointe à celle qui peint. Nous nous cherchons, nous inspirant en silence. Ce qui passe est créateur de vie. Les cathédrales sont montées haut à cause de leur tracé au sol. Un plan gravé en fondation, sans se préoccuper du quand se sera qu’on se promènera dans l’ogive, des morceaux de vitrail dans les toiles. L’aria est vierge. Le choeur vient de lui. Il y a des mots, en langue de jardins suspendus aux chapiteaux. Et dans les cordes du plus vieil instrument nous vibrons à l’unisson. Des fleurs se font belles pour venir, des fruits germent dans des ventres d’arbres, les maisons s’étalent en rondes, toutes fenêtres chantantes, des amoureux aux secrets d’alcôves passent à table en compagnie d’oiseaux gourmands. Une certaine fête en fond de thème, ne se départit pas de sa joie malgré tout ce qui croit pouvoir trouver une raison de faire du mal. Le bonheur ça vient de là.

Niala-Loisobleu – 24 Avril 2018