FENÊTRE SUR HORIZON


ca5bb49347943b2f573255a6a3c7a26e

FENÊTRE SUR HORIZON

Ses cils entre une noire et une blanche, la ville rause ô ma fille nous garrotte

l’oeil d’y voir au bout des cordes de l’aqueux, lâchons l’enclos du ring

Sonne pas l’étroite foi

dis au facteur de s’abstenir et gratte-moi dans le do

Je demeurerai la

Piano forte

Les corps hauts d’une assemblée se constituent, la couleur attire sans traction… Mis dans le jute d’une toile à sac, chaque pièce se cherche. Du satin blanc s’est tissé spontanément, mots-dits-blues vous voici l’harmonique innocence formée à l’expérience de l’usage d’étreints déraillés aux aiguillages trop gavés. Le décor toujours suspendu aux cintres a mis la scène en travaux. Le souffleur est en chaume pour révision de sono chez l’orthophoniste.  Il s’entraîne au Tai Chi dans le kiosque à musique. La partie secrète du jardin invite à se déchausser. Le lieu sacré a fait connaître son passage. Il ne pleut plus ,dis-moi quel est ton nom

Niala-Loisobleu – 04/02/18

 

COURANT


f7d3e6934b47ae474e76e810d05f5a69

COURANT

Les deux mains alignées au courant

alors que l’oiseau est  à la verticale de l’orbe

je m’approche

sans troubler la sérénité du jour qui point

On perçoit l’embryon du tempo auquel l’algue a joint la spirale de sa montée. Tenant le galet au-dessus du sable, l’idée des mouvements déliés par les doigts, prend forme.

Les attentes pernicieuses abandonnées à leurs hésitations, n’iront pas retenir l’embarcation comme des gueuses. Ce qui procède de la proue a besoin de la caresse du sillage.

Je ne veux rien savoir des hanches étrangères à l’instrument à vent. Je me tiens en voûte sarrasine sur la clef.

Niala-Loisobleu – 4 Novembre 2017

La Main Courante


Closeup_of_spotted_gull_eggs_0419

La Main Courante

Suivre  à tâtons le bord du monde

approche du sens vertical

Ce que l’aile a détourné dans son vol est contraire au délit. L’absence de rondeurs de la forme ovoïde ne dénigre pas le carré. Seul l’état de siège bloque la libération du cri.

Niala-Loisobleu – 30 Octobre 2017

 

GR VÎNT


P1000852

GR VÎNT

 

la géographie de ton odeur

en découpe

croise et décroise les jambes – les oliviers s’arrachent du figé

 

les montres molles affalées sur les transats

souffrent à tenir le paysage en place

reste ce clapot de Toi en calanque qui grotte son effigie

 

il y a l’évent passant le col

l’essaim dénigrant le corps sage

le m’aime va-et-vient tenu par l’amarre qui nous porte à cogner

N-L – 25/07/17

ENTRETIEN D’EMBAUCHE


Le-Photographe-surréaliste-Logan-Zillmer-explore-le-Mystérieux-04

ENTRETIEN D’EMBAUCHE

Un claquement aux flancs de la ligne de mire, remue la torpeur d’une conversation mise en consigne. Le voyage des mots est au quotidien la vacance des problèmes de circulation. Ni la vitamine pas plus que l’extase scie ne savent conduire à l’équilibre qui tient sur le fond de la liaison continue. Tous ces portables qui ne savent plus se taire, causent en continu à tort et à travers. Tu peux te faire renverser à tous moments par un quidam collé à son mobile. Regardant la façade des maisons, je cherchais dans le linge accroché aux fenêtres, le souvenir d’un coup de battoir au lavoir. Le fessier mouillé jusqu’aux genoux les lavandières se racontaient leurs amours d’une voix en ayant gardé l’odeur. Ah, fallait voir l’eau claire comme elle te rinçait  les pores qui s’étaient mis à la colle sur la literie. Le sain était grand ouvert, je me souviens comme j’aimais y poser mes yeux à téter. Curieux du bon côté. L’herbe se tendait à deux pas, toute languissante de voir et d’entendre la nature parler sans qu’un besoin de prompteur, la machine à faire lever et applaudir, se mette à diriger la conduite à tenir. Nature, bordel ce que tu sens bon. T’as autre chose dans la pigmentation qu’une fausse idée de bulbe en panne d’imagination. L’aisselle c’est fait pour ne pas s’évanouir. Aussi ce matin que je te pense, chaude de l’oreiller, tu devrais bien comprendre mon envie de te passer à travers seins, pour un raccourci qui rallonge le chemin du terminal. L’eider ou l’oie qui t’as marqué la joue, me fait sa plume pour t’écrire en corps tout le long du long de tes vallons.

Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2017

CHEVALERIE


CHEVALERIE

La nuit à cheval sur le jour

pose sur la lune

mes sabots en clair-obscur

 L’eau tisse un voile de rosée

pour faire front au paysage aride

A l’orée des claires dans la baillée des huîtres

je n’irais pas commémorer  la perle des coquilles vides

Cette côte me voulant plus sauvage encore

que la faune et la flore d’une diversion imposée

mon concept de l’amour reste lié à la quête du graal

Les arbres tremblent toujours en premier

en réception souterraine du plus intime de la racine

infiltrée par la le rugissement des lions

Je n’enfouis pas les chevaux et les bisons

d’une fresque laissée par l’Homme

à 36.000 années de là

dans l’espoir de retrouver la vie

au souffle d’Amour de tes seins

Terre aux ocres rouges

charbonne-moi de sanguine

et pose-moi en Amazone

sur le trait d’une sarbacane

chantant des couleurs de plumes avides d’aimer

Pour que Toi

Tu sortes de ton sommeil artificiel

Libre de corps comme d’esprit…

Niala-Loisobleu – 7 Décembre 2016

ob_610402_lancelot-pont-epee-detail

Parle-moi, dis-moi en corps la voie…des enfants qui sèment


Parle-moi, dis-moi en corps la voie…des enfants qui sèment

Un comment taire,

à deux vouloir dire…

Cité là et que tu m’entends

sens comme je t’habite

en l’ô qu’à taire

sous ton Toi brûlant

assis, accroupi, couché en l’air

debout en bout

De mois en moi

ma régnée qui tisse partout

Je suis là, au bord du lac, yeux clos pour mieux m’inhiber de la beauté du lotus, peu importe la posture, c’est une gymnastique à erre aux biques que ce gain trouble, je t’ai choisi d’entrer pieds nus dans l’onde de tes rins qui me traverse l’échine en tous points, la vois-tu, lier ses mèches à ta lampe, en tremblotant la lumière s ‘élève en parfums dansants, oui, immobile la voilà qui reflète ses dents dans l’émail d’un regard, elle demeure immobile, pénétrée pénétrante, dans cet instant à ne point perdre, je saisis d’une touche la couleur unique qu’elle m’a transmise, ma Muse je dirai sans bas aux ambages la joie humble de l’évasion que l’amour est seul capable de donner. Et au frisson de l’onde qui envoie des cercles liants, je noie ma tête, heureux comme un imbécile, qui vient à la fontaine remplir ses seaux d’anges

Fou comme un matin allumé du seoir…

J’ai gardé les images de ma plume vespérale pour la tremper, matinal, dans les vapeurs de l’aube. Il fait froid d’un noir masquant jusqu’à la tête du lit, la blancheur du drap dont le jardin est couvert. Le silence a pris l’apparence d’une épaisseur.Ma tête et ses trous, hibernent à l’amorti de ta poitrine.Ta tête s’est coiffée de la ouate que le bouleau avait accroché à ses branches. Te voilà poudrée comme une marquise. Tiens… je suis à ton abri de dimanche.

Des maisons ouvrent leurs murs le long des côtes. Mille sabords pointent l’affût des canons au Bar de la Marine. Brouage est resté à quai, la marée est accrochée aux Amériques. Si ce n’était le vent qui gonfle les soufflets des orgues de Barbarie, de toutes ces traversées, ne resteraient que des cartes postales délavées. Un héron cendré secoue les braises, Moëze conserve mon intimité dans le sel du marais d’Oléron. Laisse glisser le vieux loup dans ton Pertuis ma Chérie.

Depuis que les oranges se sont vues remplacer par des cons soles, je ne joue plus au ruban de Noël que l’on coupe au paquet des sabots de la cheminée.Avec mes fils, les Rois Mages ont foutu un sortilège dans la fève. Il y a des contes à rendre.

Il pleut pleuvoir tant qu’on vœux sur Brest, rappelle-toi Barbara, t’inquiètes mon bon Jacques, je n’ai rien oublié. On dit que la mémoire est sélective, si c’est vrai, ceci explique cela. T’es toujours en tête de liste dans le carnet d’adresse de mon coeur. Il en est tellement passé de visiteurs, qu’entre les biffures, demeurer c’est siéger au Temple de l’Amour. En cette matière, tu fus mon meilleur instituteur….parle-moi, dis -moi en corps la voie…des enfants qui sèment

Niala-Loisobleu – 1er Décembre 2016

enfants-saiment-jacques-prevert-l-1