INTIMITE


4929fc305b9b8d9babf5f8f14d312424

 

INTIMITE

 

Le coin de la rue accroché à la prochaine marée

nous embarquerons hors de la vitrine

J’y laisserais un mannequin dévêtu

personne ne pourra voir que je suis dans ta robe de sable

les quatre pieds dans l’eau

hors de portée des filatures tiré par le cheval de campagne à l’écume de semailles

Des oiseaux nous cachant dans la rougeur coquelicot d’un intime tableau sans que tu cherches tes mots.

 

Niala-Loisobleu – 7 Juin 2018

 

 

 

A PROPOS – JONCTIONS D’ATELIER 3


A PROPOS – JONCTIONS D’ATELIER 3

BLUES DE MIE NUIT

Que ceux qui croient que le blues est l’expression du cafard, s’écrasent. D’abord le blues est Art. L’expression d’un peuple esclave se libérant en chantant.

« Au menu du jour, je mangerais un home-sandwich, assis en terrasse du bord de mer. Quelques oiseaux marins en pavois sur un air d’accordéon émotionnant une plaine de fesses pour que ça saute à la corde du grand-huit. Puis dans la rumeur écrasée j’irais marcher sur la pelouse interdite du paradis perdu au devant de l’écrivain-public déballant ses dernières volontés avec son orgue de barbarie (la couleur du temps) à l’adresse des illuminations de nos ailes…
Merci beatricelise. « 

Vie triée ! Vie triée !

Mi-nuit déjà, c’est vrai que quand y fait noir au mât teint on voit pas Claire même avec les volets ouverts.

De la couleur le blues en a des arcs-en-ciel, mais sous le derme ouvert à coups de cœur.

Comme dit Moïse quand y s’traverse not’désert : « Miserere ».

D’avoir le visqueux du couloir qui patine en lise sans lettre et moindre petit mot de nouvelles, les suints du mur en labyrinthe, on dira ce qu’on en voudra, mais ça mine au tort.

« Tiens bonjour Céleste, ce jour auras-tu fin, pareil que quand sur la table tu mets le soleil cuit dans tes roux sillons -quelque chose de tiens naît si road revenu- air de tige-de-botte léché de vent d’autan d’arômes pistant la garenne au son des envolées de jupons en garrigue à la seins libre. Ô que mettre l’oreille à ta rosée ça donne à l’arc une bonne raison de bander l’écoute. Loft pour loft, ma Belle, tiens bon la baume ! »

La bandoulière de tes jambes autour du cou, me dis-je en peignant Muse, c’est ce que mes épaules préfèrent pour tenir la guitare un soir pareil à un tant tôt qu’on s’regretterait pas d’avoir con eu. De l’amour, de l’amour, bordel, plus de ris d’ô en tringle de jeûne. Viens m’refaire beaux yeux pleine bouche à deux dos, ta chevillette a cherrera en m’aime temps que ça me libérera l’espar dans l’herbe. Les colchiques nous empoisonneront plus, Mieux  elles nous rendront à la vie, heureux d’être des chiens !

Niala-Loisobleu – 3 Décembre 2016

tumblr_oburo8z8cz1rcbr54o1_1280

PAR DEVANT


373px-Amadeo_Modigliani_060

PAR DEVANT

Devant la roue avant de mon vélo

un coup de pédale en filant ses chaussettes

se disait voilà un bon jour pour faire que de l’amour

Je vais d’abord me rincer l’oeil d’un cou de torchon matinal

l’oreiller est resté chaud des rondeurs de ses rêves

Partir à traversin

me semble plus sain

qu’enfourcher le ballet de la sorcière

et ses petits rats

Les paroles d’un chant de lin vont à l’autre

en se tenant par la main

tout au long d’un chemin d’école

A la vérité si je mens

je laisse aux autres les sarments pour mettre mes javelles dans l’âtre

Elle est chaude ma pierre.sans que les mauvaises ô ne l’éteignent

Un point

un trait

c’est tout

à la ligne ce que tes yeux me disent..bien rentrée

emporte-moi bien plus loin qu’un projet de décret de raie forme

Viens

nous allons raccourcir la distance de nos langues

par le traducteur instantané de nos lèvres.

un

deux

trois

ça y est les voilà qu’elles nagent.dans la gorge du vert don

de nôtre commune soif !

Niala-Loisobleu – 31 Août 2016

800px-Amadeo_Modigliani_008