GRAIN D’AILE


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GRAIN D’AILE

Brillant d’avoir été au frais, sorti en commençant à chauffer le soleil tenait d’abord à éclairer. C’est vrai les intentions n’ont pas toujours l’apparence du regard que l’on peut avoir.

J’ai allumé l’atelier de l’intention de franchir, il n’a pas crispé , pourtant on dirait qu’il glace j’allume aussi Mozart, entre fous on s’entend mieux.

Que le bleu mette en marche, juste ses ouvertures de rues dans cet espace infini d’un quartier inhabité de tours dévoreuses. La barque tremperait aux cuisses du confluent, la pureté retenue au bief du moulin à marées. Le bruit du lit de la rivière, ne froisse pas les bras.

Niala-Loisobleu – 03/11/18

JE RETOURNE LE TAIRE POUR QUE POUSSE NOTRE JARDIN 3


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JE RETOURNE LE TAIRE POUR QUE POUSSE NOTRE JARDIN 3

 

La tôle frappée des pensées non retenues entraîne les stimuli sensoriels.

Derrière le papier-peint l’espace a le goût du plâtre. La fissure insinue l’air.

Marches-tu sur un fil qu’à peine mus, tes pieds me jettent leurs chansons aux paumes.

Coeruléum les pierres aiguisées au fusil, ont allumées un rai sous ma porte.

J’ai pu lire ta présence l’instant de l’éclair.

Mot à mot.

En courant sur la passerelle de tes voyelles.

Cadnium d’un escabeau jaune levé le premier.

Des rouges remuent aux queues des branches, déplaçant le suc sorti de la motte de tes reins adossés à l’espalier. Une nervure prometteuse à la ligne de la feuille.

 

La chambre dans l’espace

Tel le chant du ramier quand l’averse est prochaine – L’air se poudre de pluie, de soleil revenant –, je m’éveille lavé, je fonds en m’élevant ; je vendange le ciel novice.

Allongé contre toi, je meus ta liberté. Je suis un bloc de terre qui réclame sa fleur.

Est-il gorge menuisée plus radieuse que la tienne ? Demander c’est mourir !

L’aile de ton soupir met un duvet aux feuilles. Le trait de mon amour ferme ton fruit, le boit.

Je suis dans la grâce de ton visage que mes ténèbres couvrent de joie.

Comme il est beau ton cri qui me donne ton silence !

René Char

Les Matinaux, La Parole en archipel, © La Pléiade, p.372

 

Je dirais à tout le Monde comme je t’aime en dehors de lui. A toi je tairais l’artificiel.

Mes mains iront écoper les sueurs de la canopée, pour ranimer les volcans éteints.

Pas besoin d’un silex. Il suffit que tu dégrafes tes bras.

Vas où la virginité indélébile regarde les viols s’autodétruire. J’ai ta robe blanche à nos nuits pures.

Les arbres sont en orée des clairières. J’ai peint.

Pour limer la solitude stérile au ras des barreaux du lit des rivières.

Un rose tyrien émergé de ta poitrine. Pris à pleine bouche.

L’eau pure fait chanter tes battements de pieds.

Ecailles dépeignées tu bruisses aux branchies de mon oui.

Tu as aboli le temps. Empalant la pendule sur les aiguilles d’un maquis corse.

Ils seront aucun. Nous serons deux à comprendre l’autodafé

Ma mer cobalt rejoint les ocres où les coraux se reproduisent. A pas lents d’une course océane.

Je l’aime partout

Nage ma Muse dans la transparence de ton rayon.

Je t’aime à la force du souffle que ton existence met à l’énergie créatrice de mes doigts !

 

Niala-Loisobleu – 19/09/18

Quand j’peins l’écrit


Quand j’peins l’écrit

Quand plus lourd qu’une pierre à porter de légende mytho, ton jour se prend lui-même en filature, que pourrais-tu espérer qu’il en sorte ? Un proverbe dit qu’il faut commencer par balayer devant sa porte.

Et ça porte.

Le faux est devenu une telle vérité, que plus rien ne lui échappe.

On vit un mensonge.

Enorme difFérence avec la forme mensongère connue depuis toujours. A présent quand c’est pas leurre c’est encore leurre. Evidemment ça corrompt autrement qu’une chanson de Bachelet. Pire qu’une usine éco-musée, un terril de campagne aménagé en remonte-pente pour la déprime. On te pique à gogo, l’addiction se fait lourde (sans miracles). Le climat atteint le mental dans sa dégradation. Basta !

Les abus d’amour en tous genres, preuves à l’appui de conduite strictement intêressées font florès.

A tout ce qui aurait du me pourrir la vie – faut dire que depuis un an, l’entreprise a été menée avec une volonté étonnante – je dis ramassez vos billes j’vais continuer à vivre le plus longtemps possible. Quelque soit la durée qui me reste, sachez que je vais la faire plus belle qu jamais. D’une propreté d’autant plus grande qu’elle sera sans vous, les gales, morbacs de dessous sales, chancres mous, rats dégoût. D’autant que chaque jour sera plus dur avec le Macron que vous nous avez scotché pour cinq ans, voilà un motif qui pourrait se suffire à lui-même. Mes faux-amis, faux-témoignages d’attachement, je vous quitte sans regrets, j’ai donné plus que vous avez pris.

L’Amour ne baisse en rien de son grand A

Bien au contraire il grandit

il s’élève

Lumineux

Sacré

Présent au seul endroit qui ne s’étale pas comme un trottoir où l’on racole. Mon Coeur te garde ma Muse, ton jardin est fertile parce que mieux que bio, nature.

Niala-Loisobleu – 31 Août 2017

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PAR DEVANT


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PAR DEVANT

Devant la roue avant de mon vélo

un coup de pédale en filant ses chaussettes

se disait voilà un bon jour pour faire que de l’amour

Je vais d’abord me rincer l’oeil d’un cou de torchon matinal

l’oreiller est resté chaud des rondeurs de ses rêves

Partir à traversin

me semble plus sain

qu’enfourcher le ballet de la sorcière

et ses petits rats

Les paroles d’un chant de lin vont à l’autre

en se tenant par la main

tout au long d’un chemin d’école

A la vérité si je mens

je laisse aux autres les sarments pour mettre mes javelles dans l’âtre

Elle est chaude ma pierre.sans que les mauvaises ô ne l’éteignent

Un point

un trait

c’est tout

à la ligne ce que tes yeux me disent..bien rentrée

emporte-moi bien plus loin qu’un projet de décret de raie forme

Viens

nous allons raccourcir la distance de nos langues

par le traducteur instantané de nos lèvres.

un

deux

trois

ça y est les voilà qu’elles nagent.dans la gorge du vert don

de nôtre commune soif !

Niala-Loisobleu – 31 Août 2016

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