Gré Ment


791245

 

Gré Ment

Sable à l’étendue

le vent pousse la rencontre

au hasard

Du mont émerveille ?

On aime pas à foulées

La liberté des serfs viets

à la folie du pas du tout, disent les yeux de Marguerite au plus lointain entrés…

N-L

11/03/18

 

PRIERE DU SEOIR


PRIERE DU SEOIR

Aux yeux qui sont restés dans les daubes, les herbes marinent toujours. Sur les tâches d’huile d’ô live des meules, les soupirs ont eus l’humeur garenne. Quel âge a le tant ? Il n’a que de brèves aller et venues, qui font qu’il n’a pas le loisir de vieillir. Mais seulement si l’on prend garde de ne pas le semer par grand vent. Oui, elle fut demoiselle, blanche dans sa robe d’un printemps de poète. Un jour où les poubelles girls ne faisaient pas semblant de denser. Qu’en garde-je ? Une belle image au coeur qui en me brûlant l’oeil fait aller mon vélo sur les traverses d’une lueur de bougie-bougie quand vient l’heur de la prière du seoir.

Niala-Loisobleu – 23 Mars 2017

fr.pinterest.com.jpg

FACE A FACE AVEC MA PEUR


dyn004_original_337_520_pjpeg_2646967_c836b7d205c781014db94a46fe44d84c

FACE A FACE AVEC MA PEUR

Mes ongles ont rencontré la peur au contact des tables d’école, sans être alors en mesure de la lier au plongeon dans le vide du ventre maternel.

La peur comme ces odeurs d’encre

se garde dans ses livres d’histoire

de sa géo du patrimoine.

Les unes sur les autres

en estrade

mes peurs ont peint mes couleurs sur le tableau noir des jours.

L’enclume a battu la sève de mes arbres d’amour avec un faire pas toujours forgé à l’intention première. Je me suis tapé sur les doigts à tourner mal le marteau. au point que le savetier chante à perdre alène.

D’où es-tu, me suis-je dit tout tremblant, ce jour d’été où nous nous sommes trouvés face à face, à flancs de poubelles ? De partout, des endroits d’ici de mon pays, à là-bas, par mes racines la couleur de l’accent plantée aux creux des pierres, la peur en pisés, mélange de terre et de paille, s’est mise en planque des siècles sur les terrasses de nos flancs sans rien dire de notre rencontre programmée pour ce jour là. Dans nos natales différences préparées à nous mettre au pied du mur.

Chaque coin de chez-nous

heureusement,

existe autrement que par les tristes gravures de noms à son monument,

l’herbe qui renaît toujours aux bords des ornières

où les roues ont marqué le sol,

montre bien la verdeur de ses chemins

Ce que j’ai appris de la peur m’a suffit à comprendre que nous sommes maîtres et compagnons de notre existence

L’odeur du bois qui brûle sous la poêle de l’oignon roussissant le calcaire d’une vigne aux âtres des garbures, choucroutes, potées, tourtes, et charcutailles fromagères ou pas, plats qui ont mariné dans les cépages de nos crues, ont le tannin de nos chênes, derniers lièges, ultimes bouées. La suie des sueurs de mines, tient mieux les galeries des sources souterraines, phréatique des estuaires,  que les étais branlants d’un refus de surmonter sa peur sous prétexte que ne pas prendre de risques conforte. Et nos charpentes, vertébrales des pêches lointaines, bossoir maritime au vent des flèches vous ne voulez plus les entendre gémir la douleur du vouloir tenir coûte que coûte ? Allons on ne fait pas l’économie de son passé au seul prétexte de rester soumis à la raison du code d’une société.

Aimer ne correspond pas à une taille, une pointure,un étalon, un paramètre, un code de bienséance. Aimer n’est que la réponse d’une âme à l’autre, ayant trouvé le sens de ce qu’est le silence.

Je sais pour l’avoir vécu il y a quelques heures encore que la peur permet de se voir tel que l’on désire être.

 

Niala-Loisobleu – 4 Février 2017

 

LETTRE D’AMOUR


10a49d7d5e2c4e977a0a27f159def59d

LETTRE D’AMOUR

Je pense aux holothuries angoissantes qui souvent nous entouraient à l’approche de l’aube
quand tes pieds plus chauds que des nids
flambaient dans la nuit
d’une lumière bleue et pailletée

Je pense à ton corps faisant du lit le ciel et les montagnes suprêmes de la seule réalité
avec ses vallons et ses ombres
avec l’humidité et les marbres et l’eau noire reflétant toutes les étoiles
dans chaque œil

Ton sourire n’était-il pas le bois retentissant de mon enfance
n’étais-tu pas la source
la pierre pour des siècles choisie pour appuyer ma tête ?
Je pense ton visage
immobile braise d’où partent la voie lactée
et ce chagrin immense qui me rend plus fou qu’un lustre de toute beauté balancé dans la mer

Intraitable à ton souvenir la voix humaine m’est odieuse
toujours la rumeur végétale de tes mots m’isole dans la nuit totale
où tu brilles d’une noirceur plus noire que la nuit
Toute idée de noir est faible pour exprimer le long ululement du noir sur noir éclatant ardemment

Je n’oublierai pas
Mais qui parle d’oubli
dans la prison où ton absence me laisse
dans la solitude où ce poème m’abandonne
dans l’exil où chaque heure me trouve

Je ne me réveillerai plus
Je ne résisterai plus à l’assaut des grandes vagues
venant du paysage heureux que tu habites
Resté dehors sous le froid nocturne je me promène
sur cette planche haut placée d’où l’on tombe net

Raidi sous l’effroi de rêves successifs et agité dans le vent
d’années de songe
averti de ce qui finit par se trouver mort
au seuil des châteaux désertés
au lieu et à l’heure dits mais introuvables
aux plaines fertiles du paroxysme
et de l’unique but
ce nom naguère adoré
je mets toute mon adresse à l’épeler
suivant ses transformations hallucinatoires
Tantôt une épée traverse de part en part un fauve
ou bien une colombe ensanglantée tombe à mes pieds
devenus rocher de corail support d’épaves
d’oiseaux carnivores

Un cri répété dans chaque théâtre vide à l’heure du spectacle
inénarrable
Un fil d’eau dansant devant le rideau de velours rouge
aux flammes de la rampe
Disparus les bancs du parterre
j’amasse des trésors de bois mort et de feuilles vivaces en argent corrosif
On ne se contente plus d’applaudir on hurle
mille familles momifiées rendant ignoble le passage d’un écureuil

Cher décor où je voyais s’équilibrer une pluie fine se dirigeant rapide sur l’hermine
d’une pelisse abandonnée dans la chaleur d’un feu d’aube
voulant adresser ses doléances au roi
ainsi moi j’ouvre toute grande la fenêtre sur les nuages vides
réclamant aux ténèbres d’inonder ma face
d’en effacer l’encre indélébile
l’horreur du songe
à travers les cours abandonnées aux pâles végétations maniaques

Vainement je demande au feu la soif
vainement je blesse les murailles
au loin tombent les rideaux précaires de l’oubli
à bout de forces
devant le paysage tordu dans la tempête

1942

Cesar Moro (poète péruvien – 1903-1956)

Parle-moi, dis-moi en corps la voie…des enfants qui sèment


Parle-moi, dis-moi en corps la voie…des enfants qui sèment

Un comment taire,

à deux vouloir dire…

Cité là et que tu m’entends

sens comme je t’habite

en l’ô qu’à taire

sous ton Toi brûlant

assis, accroupi, couché en l’air

debout en bout

De mois en moi

ma régnée qui tisse partout

Je suis là, au bord du lac, yeux clos pour mieux m’inhiber de la beauté du lotus, peu importe la posture, c’est une gymnastique à erre aux biques que ce gain trouble, je t’ai choisi d’entrer pieds nus dans l’onde de tes rins qui me traverse l’échine en tous points, la vois-tu, lier ses mèches à ta lampe, en tremblotant la lumière s ‘élève en parfums dansants, oui, immobile la voilà qui reflète ses dents dans l’émail d’un regard, elle demeure immobile, pénétrée pénétrante, dans cet instant à ne point perdre, je saisis d’une touche la couleur unique qu’elle m’a transmise, ma Muse je dirai sans bas aux ambages la joie humble de l’évasion que l’amour est seul capable de donner. Et au frisson de l’onde qui envoie des cercles liants, je noie ma tête, heureux comme un imbécile, qui vient à la fontaine remplir ses seaux d’anges

Fou comme un matin allumé du seoir…

J’ai gardé les images de ma plume vespérale pour la tremper, matinal, dans les vapeurs de l’aube. Il fait froid d’un noir masquant jusqu’à la tête du lit, la blancheur du drap dont le jardin est couvert. Le silence a pris l’apparence d’une épaisseur.Ma tête et ses trous, hibernent à l’amorti de ta poitrine.Ta tête s’est coiffée de la ouate que le bouleau avait accroché à ses branches. Te voilà poudrée comme une marquise. Tiens… je suis à ton abri de dimanche.

Des maisons ouvrent leurs murs le long des côtes. Mille sabords pointent l’affût des canons au Bar de la Marine. Brouage est resté à quai, la marée est accrochée aux Amériques. Si ce n’était le vent qui gonfle les soufflets des orgues de Barbarie, de toutes ces traversées, ne resteraient que des cartes postales délavées. Un héron cendré secoue les braises, Moëze conserve mon intimité dans le sel du marais d’Oléron. Laisse glisser le vieux loup dans ton Pertuis ma Chérie.

Depuis que les oranges se sont vues remplacer par des cons soles, je ne joue plus au ruban de Noël que l’on coupe au paquet des sabots de la cheminée.Avec mes fils, les Rois Mages ont foutu un sortilège dans la fève. Il y a des contes à rendre.

Il pleut pleuvoir tant qu’on vœux sur Brest, rappelle-toi Barbara, t’inquiètes mon bon Jacques, je n’ai rien oublié. On dit que la mémoire est sélective, si c’est vrai, ceci explique cela. T’es toujours en tête de liste dans le carnet d’adresse de mon coeur. Il en est tellement passé de visiteurs, qu’entre les biffures, demeurer c’est siéger au Temple de l’Amour. En cette matière, tu fus mon meilleur instituteur….parle-moi, dis -moi en corps la voie…des enfants qui sèment

Niala-Loisobleu – 1er Décembre 2016

enfants-saiment-jacques-prevert-l-1

LA BOÎTE AU L’ÊTRE 8


LA BOÎTE AU L’ÊTRE 8

L’ÂGE DE

Des couleurs dont je suis né, j’ai le sang des chemins verts

Verts le dépassement, verts la pensée,

verts la transcendance,

verts tout ce qui entre dans l’espoir.

L’espoir pour un monde plus humain, naturellement,

mais l’espoir de faire

sans attendre

d’un Messie

que ça tombe du ciel…

Le ciel nous en sommes le pilote.

Car c’est de notre ciel qu’il s’agit.

Notre ciel incluant notre environnement

quelque

ÎLE

soit.

La vie est belle au naturel d’une saloperie ambiante.

Je ne vais pas dégueulasser les couleurs qu’elle m’a donné.

J’ai à mon âge, les jambes du gamin qui m’a fait découvrir tout seul le trésor

de mon Paname.

J’ai à l’âge que j’ai le m’aime sourire du môme qu’on recevait de plaisir pou lui faire connaître

le savoir à transmettre

J’ai en fin de parcours plus de jeunesse de découvrir qu’avant d’avoir vu

J’ai le coeur à aimer, en dehors de la peur de mourir

Je n’ai pas besoin d’aide

J’appelle pas au secours

Je vais tout traverser du désir d’aimer dans cet

Absolu Vertical

qui refuse

L’aliénation

La trahison

La compromission

L’imposture

La soumission

En chantant de toutes mes cellules et mes viscères qu’il est bon de vivre

Dans le grand bassin

des

Tuileries

mon bateau à l’ô…

Niala-Loisobleu – 7 Mai 2014

____________________________________________

Et comme si je l’avais su

Mai sans le savoir

cet été là, sortit la bicyclette des poubelles

Rayonnement de l’Amour

cabane aux carreaux du sel

N-L – 23/11/16

P1040989

 

LA BOÎTE AU L’ÊTRE 1


main-header_father-nature

LA BOÎTE AU L’ÊTRE 1

SUR LA ROUTE

Sa nuit l’avait retournée dans sa maison d’enfance
fendillée de tant de cloisons-membranes
que par surdité elle entendait des images aux bruits grinçants tourner les serrures
qu’elle finit par se demander
assise sur son lit
si elle rêvait
ou si
c’était l’araignée du plafond
qui ouvrait les armoires à cauchemarder debout

– Ecarte tes pattes de moi, je ne veux plus que tu me touches !!!

On croirait des tôles à fer l’orage
un vrai théâtre d’horreur
Ce bruit lancinant de la scie qui vous rabote l’échine
d’un bout à l’autre des étages
non qu’il se coupe

Imprimés d’une page à l’autre, robes, tee-shirt, vestes, jupes, sweats couraient à travers la forêt
tournant les vilaines pages
en enfilant entre les bretelles et les dentelles des transparences nouvelles
des jours avenir

Ô ma couleur revient me pourprer les joues
me transpercer le ventre
d’un regain d’amour

Les magasins d’épouvantes ont la devanture qui n’est plus à l’étalage
je le vois qui nage à moi…

Niala-Loisobleu
5 Janvier 2015

3